00:00Dominique de Villepin, vous m'avez dit que vous n'aimez pas les cuisses, c'est dommage, j'en ai
00:02un à vous se mettre.
00:03Je vous fais la même réponse que le précédent.
00:05Non, c'est la minute présidentielle, vous êtes la première à l'inaugurer, on va l'inaugurer pour cette année
00:09effectivement.
00:09Vous n'êtes pas tombé.
00:10Si vous êtes élu président de Dominique de Villepin, qui est-ce que vous appelez en premier le soir de
00:15votre élection ?
00:18Vous appelez qui ?
00:19Je ne vous le dirai pas.
00:20Ah, vous refusez de répondre à cette question ?
00:22Je refuse.
00:23Vous appelez Donald Trump, Vladimir Poutine ?
00:24Mais je ne vous le dis pas.
00:26Pourquoi ?
00:26Mais parce que l'ambiguïté, c'est le premier atout d'un président de la République.
00:30Votre premier déplacement à l'étranger ?
00:31Mais je ne vous le dirai pas non plus.
00:33Votre premier été à Brégançon, jet-ski ou paddle ?
00:36Bah écoutez, je pense que le premier été, il est compromis pour le futur président de la République.
00:42Donc qu'il fasse provision de vacances avant, parce qu'il y a fort à parier qu'un président élu
00:47au mois de mai n'aura pas de vacances.
00:49L'objet ou la photo que vous poseriez sur votre bureau à l'Élysée ?
00:53Pourquoi vous voulez que je pose une photo ?
00:54Ou un objet, un livre, on voit que certains présidents symboliquement le font.
00:58Oui, je n'éprouve pas le besoin d'avoir un signe démonstratif sur mon bureau.
01:03Quelle habitude vous refuserez, à laquelle vous refuserez de renoncer une fois que vous êtes président ?
01:08Quelque chose qui est important aujourd'hui, vous dites même président, je ne renoncerai pas à ça.
01:11Le sport, un peu de jogging matinal, ça fait du bien.
01:13La première personne que vous feriez entrer au Panthéon, qui est-ce que vous feriez entrer au Panthéon en tant
01:16que président ?
01:18Un tirailleur sénégalais.
01:20Parce que j'aime bien que la France reconnaisse ses dettes.
01:23Voyez-vous, quand on regarde notre histoire, elle est faite de beaucoup d'ingratitudes.
01:30Un certain nombre de nos présidents ont commencé à reconnaître les dettes de la France.
01:34Jacques Chirac a fait, Nicolas Sarkozy a fait des gestes aussi, François Hollande, et Emmanuel Macron en a fait d
01:39'autres.
01:39Mais la façon dont nous avons traité les tirailleurs sénégalais, grâce à qui nous avons gagné la Première Guerre mondiale,
01:46la Deuxième Guerre, ils ont par ailleurs mené un certain nombre de combats ailleurs à travers le monde.
01:52La façon dont nous les avons traités, le massacre de Thiaroy, je n'oublie pas cela.
01:57Et j'estime que vis-à-vis de l'Afrique, il y a un devoir de reconnaissance centrale.
02:06Et la façon dont nous avons pour ne pas payer des pensions,
02:10la façon dont nous avons pour éviter le risque que pouvaient représenter un certain nombre de tirailleurs
02:16qui avaient été emprisonnés sur le territoire français au retour,
02:19et le risque qu'ils auraient pu avoir de semer la mauvaise parole après 1945 au retour dans le pays.
02:24La façon dont nous avons tiré sur ces gens-là plusieurs centaines de morts,
02:28eh bien, je ne l'oublie pas.
02:30Et dans ma famille, il se trouve qu'il y a, nous sommes liés de militaires,
02:33il y a un certain nombre de mes parents qui ont combattu avec ces tirailleurs algériens,
02:40sénégalais, c'est le titre générique.
02:41Et je n'oublie pas cette dette, sans la contribution de l'Empire colonial,
02:46la France, qui est en paix aujourd'hui et dans laquelle nous vivons, ne serait pas la même.