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00:00C'est l'heure du face-à-face entre Pablo Piovivien, éditorialiste à la revue Regards, et Dominique de Montvallon, éditorialiste politique.
00:12Bonjour Ă  tous les deux.
00:14Le budget, cette fois, on va en voir le bout, j'espère, avec 49,3.
00:20Alors il y en aura trois. Le premier sur recette, dépense, puis le texte dans son ensemble.
00:27Sébastien Lecornu a donc décidé de dégainer l'arme fatale.
00:30C'est avec amertume que le premier ministre s'est décidé à l'utiliser, malgré ses promesses.
00:34Il considère qu'il est allé au bout du bout.
00:36Alors peut-on dire qu'Ă  l'impossible, nul n'est tenu ? Dominique.
00:41Dans le contexte actuel, oui.
00:43Il a dégainé, dites-vous, c'est vrai, c'est un constat, que je partage l'arme fatale,
00:48avec les vifs encouragements des socialistes.
00:51Parce qu'au total du total, les échanges qui ont eu lieu, les négociations en sous-main ou publiquement, etc.,
01:00au fond, rien n'est extraordinaire, rien n'est parfait, tout le monde est insatisfait.
01:06Mais ceux qui sont les moins insatisfaits, ce sont les socialistes qui ont obtenu le plus de choses
01:10et qui ont demandé publiquement au premier ministre d'utiliser le 49.3.
01:18Bon, alors c'est vrai qu'il est à l'obligeur de venir en arrière sur un engagement spectaculaire qu'il avait pris.
01:23Mais il faut le dire, c'est un axe ponctuel entre le premier ministre,
01:29ceux qui le suivent en traînant les pieds,
01:32et les socialistes qui se frottent les mains d'avoir obtenu, non pas tout ce qu'ils voulaient,
01:37mais pas mal de choses.
01:38Alors quasiment, Pablo, ils ont obtenu le repas universitaire Ă  1 euro,
01:43la hausse de la prime d'activité, 50 euros.
01:49Certains raillent désormais, donc au sein du gouvernement,
01:52ils disent, ou mĂŞme Ă  droite, on a un gouvernement socialiste.
01:57Oui, vous pouvez aussi parler de certaines reconductions d'impĂ´ts exceptionnels,
02:02comme l'impôt sur les bénéfices très importants de certaines entreprises,
02:06qui a été reconduit, qui avait été amené par Barnier,
02:09et qui est reconduit dans ce budget-lĂ .
02:11Et on peut mentionner aussi l'abandon de la réforme des retraites.
02:17On n'est pas revenu en arrière sur ce recul.
02:22Abandon, je n'irais peut-ĂŞtre pas jusque-lĂ , en tout cas,
02:24entre parenthèses...
02:26Boncuellement, cette réforme historique n'est pas au rendez-vous.
02:30Je pense qu'il y a une victime, en fait, de ce débat, c'est la politique.
02:35C'est-à-dire que, hélas, aujourd'hui, on a un budget
02:39oĂą certains se disent un peu gagnants, d'autres peut-ĂŞtre un peu perdants.
02:44Mais le constat qui est fait, hélas, par beaucoup de Français et de Françaises,
02:49c'est que, bon ben, bon an, mal an, il est toujours produit, entre guillemets,
02:57la même politique, à 50 euros près.
02:59Je prends par exemple la prime d'activité.
03:00Elle est augmentée de 50 euros.
03:01C'est important, 50 euros.
03:03Pour beaucoup de gens, c'est même nécessaire, en fait...
03:06Oui, c'est 50 euros par an.
03:07Exactement.
03:08C'est même nécessaire, en fait, pour pouvoir terminer son mois.
03:12C'est vital.
03:12C'est vital, exactement.
03:14Le seul problème, c'est que ça ne change rien, en fait,
03:17au problème fondamental auquel est confrontée notre société,
03:22qui est, nous avons un problème politique.
03:24Nous avons un problème de savoir où est-ce que nous avons envie d'aller.
03:28Et la démonstration que font les socialistes aujourd'hui,
03:31c'est que, d'une certaine manière, ils ne sont qu'une nuance, en fait, du macronisme.
03:36Ils ne sont qu'une nuance de ce que toute la politique a produit depuis maintenant 20 ans,
03:42à 50 euros près.
03:43Et ça, c'est un problème.
03:45C'est un problème fondamental, notamment pour la gauche.
03:48Parce que, ce qu'on est en train de dire, c'est, bon ben, finalement,
03:50par rapport Ă  ce qu'on appelle la droite,
03:53qui est actuellement au pouvoir avec un groupe qui va des macronistes jusqu'au LR,
04:00eh bien, le Parti Socialiste ne serait qu'une variante de ça.
04:05Il n'y aurait pas de rupture.
04:06Il n'y aurait pas de cassure, en fait,
04:08si demain, les socialistes arrivaient au pouvoir.
04:11Ils modifieraient, en fait, Ă  la marge,
04:13des budgets qui sont ceux qui sont portés par la droite.
04:17Et ça, qu'est-ce que ça alimente ?
04:19Ça alimente notamment l'extrême droite.
04:20C'est-à-dire, ceux qui se disent, bon ben, en fait, nous, on en a marre de ça.
04:23On ne veut pas 50 euros.
04:25On veut un changement de système qui nous permette de vivre bien,
04:28de vivre mieux.
04:30Et en ça, je pense qu'à court terme,
04:33le Parti Socialiste peut avoir un discours triomphant,
04:37dire, voilà ce que nous avons gagné.
04:39Satisfait, disons.
04:39Satisfait, exactement.
04:41Mais Ă  moyen terme et Ă  long terme,
04:43je crains que ça ne soit que la marque de leur absence de colonne vertébrale politique.
04:48Oui, mais alors vous dites que c'est un problème politique,
04:50c'est aussi un problème économique.
04:52On ne peut pas se toucher au salaire.
04:56Ce n'est pas le pouvoir politique qui peut le faire.
04:59Ce sont les entreprises, c'est le patronat.
05:02Non, mais je comprends la peine ou l'amertume,
05:06ou l'inquiétude, on va dire ça,
05:08du nœud très plus fort de Pablo.
05:10Mais il y a deux choses qui sont Ă  prendre en compte.
05:16Premièrement, tout le monde, à des degrés variables,
05:20est victime et subit les conséquences d'une dissolution insensée
05:26décidée sur un coup de tête par le président Macron
05:30avec quelques conseillers plus ou moins occultes autour de lui.
05:34Ça, c'est une première chose.
05:35Et la deuxième qui est plus de fond, me semble-t-il,
05:38alors je ne sais pas si vous serez d'accord, Pablo,
05:41c'est ce qu'on pourrait appeler la droitisation de la société.
05:45C'est-à-dire que si demain, il y aura forcément une dissolution
05:49après l'élection présidentielle, probablement pas avant maintenant,
05:53mais on verra Ă  ce moment-lĂ  qu'au lieu d'un triptyque,
05:59la classe politique, enfin, le Parlement divisé en trois,
06:02on verra qu'il y aura un renforcement d'un niveau X ou Y
06:07qui correspondrait Ă  cette droitisation
06:10que l'on constate un peu partout en Europe,
06:11qu'on peut regretter, mais qui est un fait incontournable.
06:15Est-ce que vous l'admettez ?
06:16Moi, je pense que c'est pas ma grille d'analyse.
06:19C'est difficile de pouvoir admettre que l'extrĂŞme-droite,
06:23mĂŞme, est en tĂŞte de tous les sondages.
06:26Alors déjà, ça, il faudrait mettre une continuité
06:30entre la droite dite républicaine et l'extrême-droite.
06:35Pour l'instant, cette continuité, on peut dire que...
06:38En allant pas jusque-lĂ , quand mĂŞme.
06:39Il y a certains paramètres, en fait, qui l'attestent.
06:42Il y en a d'autres, notamment la position
06:45de certains dirigeants cadre LR qui disent
06:48non, il y a un fossé infranchissable
06:51entre nous et l'extrĂŞme-droite.
06:53Ensuite, concernant la droitisation de la société...
06:55Oui, c'est culturel, c'est sociologique, c'est...
06:59Non, mais en fait, qu'est-ce que ça veut dire
07:00la droitisation de la société ?
07:02Est-ce qu'on a envie de revenir à un système
07:04d'ancien régime contre-révolutionnaire,
07:07ce qui a été historiquement la droite ?
07:08Non, non, non, mais lĂ , vous avez...
07:09Non, mais Pablo, vous allez beaucoup trop loin.
07:12Mais donc, c'est quoi ?
07:12Un ancien régime contre-révolutionnaire ?
07:15Est-ce que la droite, c'est le néolibéralisme ?
07:18Non, mais pas...
07:19Alors, qu'est-ce qu'est la droite ?
07:20Enfin, genre, dites-le-moi.
07:21Les gens, ce qu'ils veulent...
07:22Je ne sais pas ce qu'est la droite,
07:24mais visiblement, à vous écouter,
07:25on ne sait pas ce qu'est la gauche.
07:26Non, attendez.
07:27Tout le monde est perdu.
07:28Lorsqu'on regarde les études d'opinion,
07:30ce que l'on peut voir qui se détache,
07:32c'est, certes, il y a une demande d'ordre
07:34que l'on peut rattacher, effectivement,
07:36Ă  certains combats de la droite,
07:38mais il y a aussi une demande de pouvoir d'achat,
07:41il y a une demande de reprise de pouvoir sur la vie,
07:43il y a une demande de plus de services publics.
07:46Excusez-moi, mais demander plus de services publics,
07:48on ne peut pas vraiment dire
07:49que ce soit l'apanage de la droite.
07:50Ou alors, je me suis trompé
07:51dans ce que j'ai regardé depuis 100 ans.
07:53Dans ce que j'ai hasardé comme bout d'analyse,
07:56je n'ai jamais dit que c'était le monopole.
07:58Ces thématiques étaient les monopoles de la droite.
08:00Exactement, mais je pense que la grille de lecture
08:02n'est pas la bonne.
08:03La grille de lecture, c'est
08:04nous sommes dans un système politico-économique
08:09qui est globalement le mĂŞme
08:11depuis le sortir de la Deuxième Guerre mondiale.
08:15Est-ce que nous avons les moyens aujourd'hui
08:17de faire une proposition alternative,
08:20de dire la façon dont vivent nos agriculteurs,
08:23ça ne va pas,
08:23la façon dont vivent nos travailleurs les plus pauvres,
08:26ça ne va pas,
08:26la façon dont vivent...
08:27Mais ça fait 30 ans qu'on se pose la question.
08:29Exactement, mais je suis complètement d'accord.
08:31Et ça fait 30 ans, en fait,
08:32qu'il y a un coup la gauche,
08:35un coup la droite,
08:36un coup le milieu.
08:37C'est ce que vous souhaitez quand mĂŞme
08:38quand vous dénoncez
08:40l'approche d'Emmanuel Macron.
08:44Vous faites partie de ceux nombreux majoritaires aujourd'hui
08:46qui en ont assez du nini, etc.
08:49et du mélange des genres.
08:50Donc vous souhaitez qu'il y ait
08:51un équilibre qui fasse que ce soit
08:53tantĂ´t les uns, tantĂ´t les autres.
08:55Oui, mais sur un projet.
08:57Et sur un projet, en fait,
08:58qui soit différent.
08:59Et c'est ça,
09:00c'est ça que je reproche aujourd'hui
09:01aux socialistes...
09:02C'est pas possible, c'est pas possible.
09:03... qui ne vont pas voter la censure
09:05et qui finalement vont valider ce budget.
09:08Vous seriez socialiste
09:09ou vous voteriez la censure ?
09:10Oui, oui.
09:11Mais déjà,
09:11si j'étais socialiste,
09:12je réfléchirais à qu'est-ce que ça veut dire
09:13ĂŞtre socialiste.
09:14Ce que je remarque, c'est que justement,
09:15il n'est pas socialiste.
09:16Exactement.
09:16Je ne suis pas socialiste.
09:17Vous ĂŞtes socialiste, on le savait.
09:18Non, non, non, mais je...
09:19Non, non, mais d'accord.
09:20Mais j'ai un esprit de responsabilité.
09:22L'esprit de responsabilité,
09:23c'est quand mĂŞme que maintenant,
09:24ça fait des mois et des mois
09:25qu'on n'a pas de budget.
09:26Vous avez vu le changement,
09:28la brutalisation du monde
09:30avec l'importance de refaire ses armées,
09:35du budget de l'armée,
09:36de la réindustrialisation,
09:39je vais y arriver, Dominique.
09:40Donc, lĂ -dessus,
09:42on ne peut plus perdre de temps.
09:43Enfin, je veux dire,
09:4449-3, pas 49-3,
09:46droite ou gauche.
09:47Le sujet, c'est quand mĂŞme
09:48d'avoir un budget qui soit mauvais
09:50ou désastreux pour les uns
09:52ou acceptable pour les autres.
09:54Non, mais le budget actuel,
09:55qu'est-ce qu'il est ?
09:56Il est frustrant, décevant si on veut,
09:58parce qu'il ne plaît
10:00dans sa cohérence,
10:01dans la bout de cohérence qu'il a,
10:02il ne plaît ni aux uns ni aux autres.
10:04Mais je partage totalement
10:05votre observation, votre appel.
10:08C'est une réalité objective.
10:09on vit dans un monde dangereux,
10:12explosif.
10:13Au moment oĂą nous parlons,
10:14nous ne savons pas encore,
10:15de toute façon,
10:15ça change toutes les deux heures,
10:17ce qui va encore tenter
10:18de vouloir nous imposer
10:19idéologiquement, pratiquement,
10:21militairement, économiquement.
10:23Monsieur Trump,
10:25qui se veut le roi du monde,
10:26je pense qu'un jour,
10:27il retombera de son fauteuil
10:28et ce sera un peu douloureux pour lui.
10:30Mais en tout cas, pour l'instant,
10:32il y a un monde dans lequel
10:33on ne peut pas se permettre,
10:35c'est autre chose,
10:36on ne peut pas se permettre
10:37de se consacrer dans notre petit précaré
10:40français ou parlementaire
10:42Ă  des discussions interminables
10:44et sans fin sur la virgule,
10:46de point virgule,
10:47le truc que se consacre.
10:48On a besoin d'un budget.
10:50Il a raison,
10:50on a besoin d'un budget.
10:53Bon, point barre,
10:54on ne sera pas content.
10:55Vous ne serez pas content,
10:55je ne serai pas content,
10:56les Français ne sont pas contents.
10:58Mais encore,
10:59le tir,
10:59c'est de ne pas en avoir.
11:00Il est évident
11:01que nous avons besoin d'un budget.
11:03Vous avez rappelé,
11:03en fait,
11:04ces semaines,
11:04en fait,
11:05de discussions au Parlement
11:07sur la question du budget.
11:10Et par exemple,
11:11si je reprends
11:12ce que vous disiez,
11:14en fait,
11:15sur la désorganisation,
11:17la crise,
11:17en fait,
11:18qui est en train de vivre
11:18le monde,
11:20en ce moment,
11:20du fait notamment
11:21de Donald Trump,
11:22mais pas uniquement.
11:23Eh bien,
11:23qu'est-ce qu'on va en dire,
11:24par exemple,
11:25les socialistes ?
11:26Ben, rien.
11:27Genre,
11:27les socialistes,
11:28je n'ai pas entendu
11:29un seul socialiste
11:30prendre la parole
11:32sur cette question,
11:33si ce n'est
11:33François Hollande.
11:35Qu'est-ce qui se passe
11:36avec Donald Trump ?
11:36Qu'est-ce qu'on fait,
11:37en fait,
11:37dans le monde ?
11:38François Hollande,
11:38en tant que,
11:40non pas en tant que socialiste,
11:41mais en tant qu'antien
11:42président de la République.
11:44Après,
11:44vous avez Raphaël Glucksmann
11:45qui a un peu parlé,
11:46mais il n'est pas socialiste,
11:47il est dans une autre partie,
11:48place publique.
11:49C'est-Ă -dire que
11:49le temps,
11:51en fait,
11:51disponible
11:53pour les socialistes,
11:55parce qu'ils passent
11:56leur temps,
11:56en fait,
11:57à négocier des virgules,
11:58des 50 euros,
11:58etc.,
11:59dans le budget.
12:00Vous auriez dĂ» les encourager
12:01à régler ce problème
12:02de budget,
12:03tristement,
12:04de façon frustante,
12:05plus tĂ´t,
12:06et Ă  ce moment-lĂ ,
12:06ils auraient parlé du fond,
12:08je n'en doute pas.
12:08Mais je vais vous dire,
12:09pour moi,
12:10ce n'est pas non plus
12:11la pire crise que...
12:13Ce n'est pas l'horreur,
12:14en fait,
12:15ce qu'ont fait les socialistes
12:15en ne votant pas.
12:16C'est Trump va au bout
12:17de ses décisions
12:19ou de ses projets.
12:21Ce sera très douloureux
12:22pour les Européens en général
12:23et pour les Français en particulier.
12:26Les socialistes ont besoin
12:27de nous dire
12:28qu'est-ce qu'un socialiste aujourd'hui ?
12:29Qu'est-ce qu'un social-démocrate,
12:31si c'est le mot
12:31qu'ils ont envie d'utiliser ?
12:33Or, aujourd'hui,
12:34ils n'ont pas de réponse,
12:36en fait,
12:36Ă  cette question.
12:37Moi, je vais les rencontrer,
12:39je leur demande
12:39c'est quoi un socialiste ?
12:40Est-ce que vous pouvez me dire
12:41vraiment qu'un socialiste,
12:43ce n'est pas une nuance
12:44du macronisme ?
12:45Et ils n'ont pas de réponse
12:46Ă  cette question.
12:47Je prends un exemple.
12:48On parlait tout Ă  l'heure
12:49de la réforme des retraites.
12:50Allez demander Ă  un socialiste
12:52alors, ok,
12:53vous ĂŞtes pour quoi,
12:54en fait ?
12:54Vous ĂŞtes contre
12:54la réforme des retraites,
12:55d'accord,
12:56mais c'est quoi
12:56l'alternative ?
12:58C'est quoi votre plan après ?
12:59Eh bien,
12:59ils n'ont pas de réponse.
13:00Ils vous disent
13:01qu'on va y réfléchir,
13:02on va y réfléchir.
13:03Vous pensez que les filles,
13:04eux, c'est rien,
13:05ils sont contre tout.
13:06Non,
13:06ils ne sont pas contre tout.
13:07Ils ont une proposition alternative
13:09avec laquelle on est d'accord
13:10ou pas,
13:10et la retraite a 60 ans.
13:12VoilĂ ,
13:13c'est la proposition
13:13de Jean-Luc Mélenchon
13:14et de la France Insoumise.
13:15Vous n'avez le droit
13:15de ne pas ĂŞtre d'accord.
13:16Les socialistes
13:17n'ont pas de réponse
13:18Ă  cette question
13:19qui pourtant
13:20est dans notre débat public
13:21depuis 2022.
13:22La discussion
13:23Ă  votre initiative
13:24prend un tour tel
13:25que je suis amené,
13:27ça ne me gêne pas d'ailleurs,
13:28mais à défendre
13:30les socialistes
13:30au sens oĂą
13:31le constat que vous faites
13:32ponctuellement
13:33est exact,
13:34on ne sait pas
13:35ce qu'ils veulent,
13:36les autres aussi,
13:36on ne sait pas
13:37ce qu'ils veulent.
13:37Mais je pense
13:38qu'on aura des surprises,
13:40bonnes ou mauvaises,
13:41quand enfin
13:42on aura passé le cap
13:43du budget,
13:44certes,
13:45mais aussi des élections
13:45municipales
13:46et qu'on rentrera
13:47dans la campagne
13:49présidentielle
13:50qui, compte tenu
13:50du contexte européen
13:52et mondial,
13:53va s'avérer cette année
13:54particulièrement grave
13:56et importante.
13:57J'espère.
13:58Je voudrais dire un mot
13:58sur quand mĂŞme
13:59Sébastien Lecornu
14:00qui a contourné,
14:02qui a négocié
14:03et qui a tenu,
14:04contrairement Ă  Michel Barnier
14:06et à François Bayrou,
14:08donc sans cesse
14:09ressuscité,
14:10mais ressuscité
14:12non pas de...
14:14Oui,
14:14de motions de censure
14:15qui n'ont pas abouti.
14:17Il a toujours dit
14:18que la présidentielle
14:19ne l'intéressait pas
14:20et pourtant,
14:21est-ce que l'appétit
14:22peut venir en mangeant ?
14:23Alors,
14:24peut-ĂŞtre que...
14:25Les appétits personnels,
14:26vous savez,
14:27le nombre de gens
14:28qui sont candidats...
14:29dans les sondages...
14:30Non mais le nombre de gens
14:30qui sont candidats
14:31à l'élection présidentielle
14:32de l'année prochaine aujourd'hui,
14:33non mais il y en a une légion,
14:35il y en a une tripotée,
14:35genre tout le monde...
14:36Il faut juste trouver
14:37le bon pour contrer...
14:38Exactement.
14:39Non mais la question,
14:39c'est quel espace politique
14:41peut incarner Sébastien Lecornu ?
14:44Avec quelles équipes
14:45il peut mener
14:47une campagne présidentielle ?
14:49C'est comme ça
14:49qu'on se crée
14:51en fait un chemin
14:52jusqu'à l'élection.
14:53Oui, est-ce qu'il est
14:54le dauphin du macronisme ?
14:55Est-ce qu'il est ?
14:56Exactement.
14:56Et est-ce que,
14:57franchement,
14:58en 2026
14:59et encore plus en 2027,
15:00c'est porteur
15:01d'ĂŞtre le dauphin
15:02d'Emmanuel Macron
15:03qui est,
15:04je le rappelle,
15:05aujourd'hui...
15:06C'est jamais porteur
15:07d'ĂŞtre dauphin,
15:07premièrement,
15:08et deuxièmement,
15:09désolé,
15:09mais le macronisme
15:10aujourd'hui
15:11a sacrément du plomb
15:12dans l'aile.
15:13Et quand on voit
15:14d'autres candidats
15:15à la présidentielle
15:16qui viennent
15:16de cet espace politique-lĂ ,
15:18par exemple Gabriel Attal,
15:19par exemple Edouard Philippe,
15:21par exemple mĂŞme
15:21Gérald Darmanin,
15:22qui passe leur temps
15:23en fait Ă  essayer
15:23de s'éloigner du macronisme,
15:25de le tenir Ă  distance
15:26pour ne pas ĂŞtre victime
15:28justement de ce sceau
15:30qui est aujourd'hui infamant.
15:32Je ne suis pas certain
15:33que Sébastien Lecornu,
15:35aujourd'hui,
15:35l'incarnant absolument
15:36parfaitement,
15:38ça lui donne des ailes
15:39pour la présidentielle.
15:40Dominique.
15:40Par respect,
15:41non pas de contradiction,
15:42mais pour nourrir le débat
15:43puisque vous parlez beaucoup
15:44de l'infamie
15:46du macronisme finissant.
15:48Moi, je regarde ça
15:49comme journaliste
15:49Ă  distance,
15:50comme vous.
15:50Je vous dirais
15:52que autant
15:53la décision
15:54d'Emmanuel Macron
15:56prise sur un coup de tĂŞte,
15:57je le répète,
15:58et avec quelques conseillers
15:59qui ne s'affichent jamais
16:01sur le devant de la scène
16:02de dissoudre l'Assemblée
16:03était une décision
16:05atterrante
16:06et catastrophique,
16:07autant ces jours-ci,
16:09voilĂ ,
16:10ça marquera la fin
16:11de son deuxième
16:12et dernier mandat,
16:13ces jours-ci,
16:14face Ă  Trump,
16:15il incarne,
16:16il n'est pas le seul,
16:17mais il incarne dans les premiers
16:19une forme de résistance
16:21intelligente
16:22et vitale
16:23face aux surenchères
16:26d'un président américain
16:27qui nous déconcerte.
16:30Il était pas mal
16:31avec ses lunettes.
16:31C'est triste Ă  pleurer,
16:32c'est triste Ă  pleurer.
16:32Oui,
16:33il fallait le dire alors.
16:34Oui,
16:34mais c'est vrai,
16:34je le reconnais tout Ă  fait.
16:36Pour autant,
16:37c'est pas pour ça
16:38qu'il revient
16:38dans le cœur des Français
16:39immédiatement.
16:40On s'en fout
16:41qu'il revienne
16:42dans le cœur des Français.
16:43Il a quand mĂŞme
16:43un bilan politique.
16:44Il revient pas,
16:44il revient pas,
16:45on est d'accord.
16:45Il a quand mĂŞme
16:45un bilan politique.
16:46Je suis d'accord
16:47sur la question internationale,
16:48il se bat comme il peut
16:49avec les outils-lĂ .
16:49Non,
16:49s'il dit des choses
16:51fortes et intelligentes
16:52que d'autres ne disent pas,
16:53ben bravo.
16:54Bon,
16:55maintenant,
16:55on a compris la dissolution,
16:57on va attendre
16:57la fin du mandat
16:58d'Emmanuel Macron
17:01pour en payer
17:02toutes les conséquences.
17:04Merci Ă  tous les deux
17:05pour ce débat vivifiant
17:07et on se retrouve
17:09la semaine prochaine.
17:10Vous nous avez manqué
17:11la semaine dernière.
17:12Il avait un problème
17:13de taxi,
17:14mais il est tombé
17:15sur le mauvais taxi
17:16de Paris.
17:18Enfin,
17:18on est content
17:18de le retrouver.
17:18On va faire un petit tour.
17:20Merci,
17:20à très vite.
17:29Notre bien le plus précieux,
17:31c'est la confiance.
17:32France 24,
17:33RFI
17:34et Monte-Carlo
17:35d'Oualia
17:35se mobilisent
17:36chaque jour
17:36à l'échelle du monde
17:38pour vous apporter
17:39une information libre
17:40indépendante,
17:41vérifiée,
17:42équilibrée
17:42qui lutte contre
17:43les manipulations
17:44en 21 langues.
17:46France Média Monde
17:47a obtenu le label
17:48Journalisme Trust Initiative
17:50qui certifie
17:51le professionnalisme
17:52et la fiabilité
17:53de nos médias
17:53d'information internationales
17:56avec une note
17:56de 100%.
17:58La confiance
17:59ne se décrète pas,
18:01elle se mérite
18:01et elle se cultive.
18:03Merci
18:04pour votre confiance.
18:06Liberté,
18:07égalité,
18:08actualité.
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