Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 mois
Serge Papin, ministre du Commerce et des PME, répond aux questions de Sonia Mabrouk.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00La grande interview européen CNews, Sonia Mabrouk.
00:05La grande interview sur CNews et européen. Mon invité ce matin est l'ex-patron de Système U.
00:10Aujourd'hui, il est ministre. Il est ministre du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du pouvoir d'achat.
00:16Bref, ministre du quotidien. Bonjour et bienvenue Serge Papin.
00:19Bonjour Sonia Mabrouk.
00:20Merci de votre présence ce matin de commerce. Il en sera question dans cet entretien au sujet, bien sûr, des menaces américaines.
00:26Mais tout d'abord, le Premier ministre a donc actionné le premier 49-3 hier.
00:30Il s'apprête à affronter deux motions de censure tout en comptant sur la clémence des socialistes qui ont imposé leurs mesures dans ce budget.
00:38Comment vous expliquez cet argument, Serge Papin, et comment vous le défendez ?
00:41Selon lequel il vaudrait mieux un mauvais budget que pas de budget ?
00:46Écoutez, ce n'est pas le budget qu'on aurait voulu, mais en tous les cas, c'est le budget dont on a besoin.
00:52Vous savez, un budget, c'est à la fois un cap et des priorités.
00:56Alors le cap, c'est d'être en dessous les 5% par rapport à la dette.
01:02Donc on arrive de 5,8, on est passé à 5,4, et là on se dirige l'année prochaine sur ce budget à moins de 5%.
01:11Donc ça, c'est le cap.
01:12Puis après, ce sont des priorités.
01:14Moi, je vais vous dire, j'ai une conscience économique de tous les instants.
01:17Et en même temps, je ne suis pas mal à l'aise avec ce budget.
01:24Comment ? Comment c'est possible alors qu'il est bourré de dépenses nouvelles et lardé d'impôts ?
01:28Non, mais attendez, je vais vous dire, parce que ce budget, il est tourné vers l'économie de proximité.
01:33Il est tourné vers les TPE.
01:35Il protège les PME.
01:38Il les... les commerces.
01:40Vous n'allez pas me dire qu'il est pro-business ce matin ?
01:42Mais sur l'économie de proximité, c'est neutre.
01:45Et sur le reste ?
01:45C'est neutre, sur les ménages.
01:4710 milliards au bon bout de prélèvements supplémentaires sur les entreprises.
01:50Alors, il y a... il est tourné vers les jeunes aussi.
01:54Alors oui, il y a un effort qui est demandé aux très grandes entreprises, aux 320 à peu près très grandes entreprises.
02:01Il y a un effort qui est demandé aussi à l'État.
02:03Il y a un effort qui est demandé aux collectivités.
02:04Donc aux Français, disons les choses.
02:06Oui, mais en tous les cas, pour ce qui concerne le cœur des actifs et l'économie de proximité,
02:14moi j'y tiens beaucoup parce que c'est 98% des entreprises.
02:18Et on peut le comprendre.
02:18C'est le quotidien des Français.
02:20Donc moi je suis assez à l'aise aussi avec ça.
02:21Non, non, mais je vous parle aussi des autres.
02:23Ce sont 400 quand même entreprises.
02:24Vous dites grandes entreprises, mais quand même, derrière chaque entreprise...
02:27C'est la continuité.
02:28Bien sûr, bien sûr.
02:29J'ignore pas ça.
02:30Mais là, on est dans la continuité.
02:31Donc ce qui a été demandé l'année dernière, donc en 2025, cet effort était déjà demandé en 2025.
02:39Il est donc prolongé en 2026.
02:42Moi je souhaite après, évidemment, qu'il s'arrête à un moment.
02:45Et là, il y a un effort.
02:47En effet, il y a un effort qui est demandé aux très grandes entreprises.
02:49Je ne sais pas, c'est un effort qui vous a été, comment dire, imposé par le parti socialiste.
02:55C'est donc un budget socialiste.
02:56Qu'est-ce que je vous ai dit ?
02:58J'ai commencé par vous dire, ce n'est pas le budget qu'on aurait voulu.
03:02Mais en même temps, c'est un budget qui vise à l'intérêt général.
03:07Donc c'est un budget qui a du sens aussi.
03:10Mais vraiment, la question est importante, parce qu'on a beaucoup d'entrepreneurs qui nous écoutent.
03:13Ils ne touchent pas les ménages.
03:15Vous savez, à chaque fois qu'on dit, attention, les entreprises ont fait un effort derrière, c'est les Français qui plait.
03:18Non, mais il n'y a pas d'augmentation de prélèvement sur les ménages.
03:24Écoutez, c'est l'engagement.
03:26Ce budget, il est transparent.
03:27Il est vérifiable.
03:29Il est vérifiable.
03:30Donc les 10 milliards au bas mot de prélèvement supplémentaire sur l'intérêt sont...
03:338, chère Sonia Mabouche.
03:35Je vous le concède.
03:36C'est déjà pas mal.
03:37On s'y perd dans les milliards.
03:39Mais ceux qui s'y perdent, honnêtement, là, ce sont les entrepreneurs qui sont découragés
03:42et qui ne comprennent pas qu'au départ, il y a un exécutif qui soutienne autant une politique de l'offre
03:47et qui l'abandonne aujourd'hui.
03:47Non, mais attendez, les entreprises, moi, je discute avec elles chaque jour.
03:52Elles ont besoin de stabilité.
03:54Elles ont besoin de visibilité.
03:56Elles sont dans l'attente de ce budget parce qu'il faut faire redémarrer l'investissement.
04:00Il faut faire redémarrer les emplois.
04:03Il faut aussi que les ménages soient rassurés parce que, je rappelle qu'on a un taux d'épargne
04:07dans ce pays parce qu'on voit bien, les gens sont inquiets.
04:10On est à 20% de taux d'épargne.
04:13Donc il faut que les gens remettent aussi dans la consommation.
04:15Ce budget, il va nous amener de la stabilité.
04:17J'en suis sûr.
04:18C'est le maître mot stabilité et en même temps, nous avons une défaillance visibilité.
04:24Certains disent aussi soumission aux socialistes, mais je vois que vous le contestez.
04:28J'aimerais qu'on dise un mot, Serge Papin, des défaillances d'entreprise.
04:31Là, les chiffres sont inquiétants.
04:33Est-ce que vraiment, ça va être difficile, voire impossible, d'inverser la courbe ?
04:36C'est l'objectif, c'est d'inverser la courbe.
04:39Alors, ces défaillances, elles ont des explications.
04:41D'ailleurs, au passage, il y a plus de créations qu'il y a de défaillances.
04:44Alors, on est en fin de traîne du PGE-Covid.
04:50Il y a des endroits qui n'étaient pas en forme et qui ont été préservés grâce aux prêts garantis par l'État.
04:56Je rappelle aussi que les micro-entreprises, vous savez, c'est très facile aujourd'hui de créer.
05:01En trois clics, on crée son entreprise.
05:03Encore faut-il se maintenir après, c'est ça le plus important.
05:05Exactement.
05:06Et donc là, on a beaucoup aussi qui arrêtent.
05:09Donc ça fausse les statistiques.
05:10Et puis, alors, moi, évidemment, je suis attaché à ce projet de loi qui va arriver et qui va être sur les délais de paiement.
05:21Alors, vraiment, moi, je suis en attente de ça.
05:24Dès que le budget est passé, on va être sur cette proposition de loi.
05:28Et elle va faire quoi, cette proposition de loi ?
05:30Elle va déplafonner les sanctions pour les délais de paiement.
05:34Et vous savez combien ça concerne d'entreprises ?
05:36C'est le minimum, le service minimum, Serge Papin, en compte le contexte qu'on présente à nos entreprises.
05:42Non mais d'accord, mais on va, moi, je suis sur le ballon, comme on dit.
05:47Non mais très bien, on attend que vous marquiez le but.
05:49Voilà, c'est 20 000 entreprises qui sont concernées, qui défaillent à cause des problèmes de trésorerie.
05:56C'est 15 milliards d'enjeux, donc vous vous rendez compte.
05:59Donc évidemment, ça, ça va nous aider à inverser la tendance.
06:02Il faut aussi que les entreprises, vous savez, parfois, c'est les premiers signes.
06:07Et il faut que ceux qui accompagnent, je pense, aux médiateurs des entreprises, je pense aux chambres de commerce, etc.
06:13Il faut aussi que tout le monde soit mobilisé.
06:15Et le gouvernement aussi.
06:17Alors, on va passer à l'international.
06:18Je le suis.
06:18Oui, j'ai une question.
06:19Merci.
Commentaires

Recommandations