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  • il y a 7 mois
Marie-Thérèse Bonfanti a été tuée en 1986. Il a fallu attendre 2022 pour que Yves Chatain, son meurtrier, ne se dénonce. Pourtant, les faits sont désormais prescrit, et ne sera donc pas jugé. "C'est une immense déception", déclare l'avocate de la famille Bonfanti

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Transcription
00:00Oui, l'arrêt de la chambre de l'instruction est cassé, a constaté la cour de cassation,
00:05qui a donc constaté là aussi la prescription des faits.
00:1040 ans après la disparition de Marie-Thérèse Bonfantier,
00:14Yves Châtain ne sera pas jugé.
00:17On en restera donc là pour les suites judiciaires.
00:20Je suis d'ailleurs avec Maître Boer-Violas, l'avocate de la famille.
00:23Maître, bonjour, déjà en quelques mots.
00:25Est-ce que vous avez une réaction suite à cette décision de la cour de cassation aujourd'hui ?
00:30Ma première réaction, évidemment, elle est pour la famille, et celle de la famille d'ailleurs.
00:37C'est une immense déception.
00:40La famille Bonfantier, depuis 40 ans,
00:43milite pour que la personne qui a avoué le crime de Marie-Thérèse Bonfantier soit jugée.
00:49Et nous voilà avec un arrêt de la cour de cassation,
00:53qui considère que le meurtre est prescrit, et qui casse et annule sans renvoi.
00:58Donc pour la famille, l'affaire s'arrête là, aujourd'hui.
01:02Alors justement, pour les téléspectateurs qui nous regardent aujourd'hui,
01:05comment expliquer qu'un homme qui a avoué son crime ne puisse pas être jugé ?
01:13Comment vous, en tant qu'avocate, vous l'expliquez ?
01:16Ça s'explique par les règles de la prescription,
01:19qui sont assez anciennes et appliquées depuis longtemps,
01:23enfin depuis toujours d'ailleurs, en matière pénale notamment.
01:26Un meurtre se prescrit à compter de sa commission,
01:30et en 1986, la prescription était de 10 ans.
01:33Donc la question dans ce dossier, c'était de savoir
01:35si le jour de sa disparition en 1986,
01:40Marie-Thérèse Bofanti pouvait également avoir été victime d'un meurtre.
01:47La famille, ainsi que le procureur général de la cour de cassation,
01:52militaient et précisaient et démontraient
01:55qu'en 1986, il n'y avait pas d'élément matériel
01:59qui permettait d'ouvrir l'enquête pour meurtre.
02:02Elle ne l'a été d'ailleurs que pour disparition.
02:06Enfin, dernière question, quelles vont être les suites ?
02:09Est-ce que vous envisagez des suites avec la famille ?
02:11Peut-être vous tournez vers la Cour européenne des droits de l'homme ?
02:15Écoutez, à ce jour, c'est une information
02:18que je ne peux absolument pas vous confirmer.
02:21La famille, vous vous en doutez, est sous le choc,
02:24puisqu'encore une fois, aujourd'hui,
02:25après 40 années d'investigation, tout s'arrête.
02:30Donc, c'est une possibilité,
02:33mais qui, pour l'instant, ne peut pas être confirmée à nous.
02:36Merci à vous, Maître.
02:38Vous l'aurez compris, 40 ans après la disparition
02:40de Marie-Thérèse Bonfanti,
02:41les suites judiciaires s'arrêtent ici
02:44avec la famille, les enfants de Marie-Thérèse Bonfanti
02:48que l'on a vus abattus ici, à la cour de cassation.
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