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  • il y a 6 heures

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Transcription
00:00On en a beaucoup parlé, donc on avance, on va parler politique à la une du journal du dimanche,
00:04si vous ne l'avez toujours pas découvert ce matin.
00:08L'union des droites est une nécessité, dit Eric Ciotti, qui est le premier, l'ancien président LR,
00:15le premier à avoir franchi ce Rubicon pour le candidat à la mairie de Nice.
00:19L'union des droites n'est plus une option, mais une urgence.
00:22Il veut par ailleurs inscrire le droit à la sécurité dans la Constitution.
00:28Et il y a un sondage très intéressant à découvrir dans les colonnes du JDD, sondage CSA.
00:34Ils ont sondé les sympathisants LR, Rassemblement National Reconquête UDR.
00:3966% des sondés sont favorables à ce qu'il y ait une union des droites pour gagner l'élection présidentielle 2027.
00:47Et parmi les personnalités qui représenteraient le mieux, ou du moins les mieux placées,
00:52pour représenter l'union des droites lors de l'élection présidentielle,
00:55eh bien ce serait Jordan Bardella en tête avec 38%, Marine Le Pen derrière à 22%,
01:01Bruno Retailleau, Sarah Knaffo, Laurent Vauquiez, Marion Maréchal, Eric Ciotti et Eric Zemmour.
01:07Écoutez le sujet, il est signé Anaïs Bauché.
01:10S'unir pour mieux régner, une volonté affirmée des électeurs de droite.
01:15Dans un sondage publié ce dimanche dans le JDD, 66% d'entre eux se déclarent favorables à une union des droites.
01:20Une idée qui séduit particulièrement 89% des sympathisants de Reconquête contre 66% des Républicains.
01:27Un chiffre qui tombe à 63% pour le Rassemblement National.
01:31Une question se pose alors, qui pourrait prendre la tête de cette union ?
01:34Le président du RN, Jordan Bardella, est largement plébiscité par 38% des sondés,
01:39suivi de loin par Marine Le Pen.
01:41Bruno Retailleau est à la 3ème place du podium avec 12%.
01:44Sarah Knaffo complète le quatuor avec 8%.
01:47Si tous les dirigeants des parties de droite se déclarent favorables au regroupement des forces,
01:52chacun le nuance à son avantage.
01:54Pour le RN quasi assuré d'accéder au second tour,
01:56une alliance devra se créer après avoir remporté le scrutin.
01:59Mais tous ne cherchent pas à ratisser large.
02:01Edouard Philippe se refuse à l'ornier sur sa droite et aspire à une union avec le centre.
02:06Un plan qui risque de se heurter aux ambitions de Gabriel Attal.
02:09Alors, Mathioc, Éric Revelle, union ou non-union ?
02:15Vous avez vu, je n'ai pas dit union or not union,
02:17parce que là, Jean-Marie Roy, il serait revenu dans le studio d'Europe 1
02:22pour nous dire pas d'anglicisme dans le studio.
02:26Éric Revelle, vous y croyez ou pas ?
02:27Alors, d'abord, il faut le rappeler, c'est un vieux serpent de mer.
02:30Ça fait un bout de temps qu'on parle de cela.
02:32Alors moi, ce qui me semble le plus intéressant...
02:33Oui, mais il n'y a jamais eu un tel plébiscite.
02:35Voilà. Ce qui me semble le plus intéressant, c'est le chiffre que vous avez donné,
02:3766% des Français seraient pour, alors que 63%, le sujet nous le disait,
02:44au Rassemblement National.
02:45Et pourquoi je vous dis ça ?
02:46Parce que les deux chiffres que vous avez cités pour Jordan Bardella et Marine Le Pen
02:50montrent que l'un pourrait souhaiter cette union des droites, Jordan Bardella,
02:56l'autre l'a toujours officiellement, publiquement refusé, Marine Le Pen,
03:00plutôt en disant, si j'accède au pouvoir, on verra après avec qui je gouverne.
03:04Donc c'est déjà, c'est la question du centre de gravité.
03:07J'entends.
03:08C'est la question du centre de gravité.
03:09Je vais vous parler du centre de gravité.
03:10Vous me permettez une analyse ?
03:11Je pense que c'est une question générationnelle.
03:13Oui.
03:14La génération de Jordan Bardella, ou la génération qui a entre aujourd'hui 18 et 40 ans,
03:20n'est pas dans la même composition, dans le même logiciel que les générations
03:25qui ont pu connaître le RPR, l'UMP, et finalement ces difficultés à créer une union des droites.
03:32Pourquoi ? Parce que la jeune génération, il n'y a pas une feuille de papier
03:36qui sépare les sympathisants LR, des sympathisants RN ou du sympathisant Reconquête.
03:41Ils se connaissent tous.
03:43Ils ont la même urgence.
03:44Ils ont la même boussole.
03:45C'est aujourd'hui de défendre une certaine idée de la France.
03:49C'est ça la clé.
03:51Et finalement, cette union, elle ne se fera pas naturellement par les partis.
03:56Elle se fera peut-être par la base, Mathieu Ocque.
03:58Exactement.
03:58Et vous avez raison de parler des jeunes générations,
04:01parce que pour beaucoup de jeunes aujourd'hui dont vous avez parlé,
04:03la droite n'est plus au pouvoir depuis 2012.
04:05Donc beaucoup de jeunes n'ont jamais vu un pays, la France, gouverner par la droite.
04:10Et si l'élection présidentielle n'est pas gagnée et remportée par un président ou une présidente de droite,
04:15ça va faire plus de 20 ans que la droite n'aura jamais été aux responsabilités dans notre pays.
04:20Donc c'est ça aussi l'enjeu.
04:21Il y a un deuxième enjeu qui est électoral.
04:23Marine Le Pen aussi ne veut pas l'une des droites,
04:25parce qu'elle considère qu'elle est élue sur des terres de gauche,
04:28notamment dans le nord de la France,
04:29et qu'elle a toujours répété que ses électeurs dans le Nord-Pas-de-Calais
04:37ne pouvaient pas voter pour des libéraux conservateurs,
04:40parce qu'ils ont voté pendant toute leur vie communistes ou socialistes.
04:43Donc ça, c'est le point qui explique pourquoi au RN, ils ne sont pas d'accord.
04:47Ensuite, après, effectivement, aujourd'hui, c'est que non seulement il y a une écrasante majorité
04:51de la base des sympathisants de droite, des partis de droite qui veulent l'union des droites,
04:56mais c'est surtout, et c'est ça le dernier verroux qu'il y avait,
04:58c'est qu'il y a une majorité massive, 66% des sympathisants de la base,
05:03les Républicains, qui veulent l'union des droites.
05:05Or, ce n'était pas le cas jusqu'à il y a encore 5 ans.
05:08C'était un peu moins de la moitié.
05:09Le facteur X, c'est évidemment Éric Ciotti.
05:13Éric Ciotti, entre autres, qui a lancé son parti au moment des législatives,
05:18c'est-à-dire le parti UDR.
05:20Que dit-il dans les colonnes du JDD ?
05:22L'union des droites, la question, c'est l'union des droites est au cœur du débat public.
05:25Pourquoi est-ce, selon vous, une nécessité ?
05:27Il répond, Éric Ciotti, cette urgence, elle tient à l'effondrement de l'État.
05:32Jamais la France n'a été plongée aussi profondément dans la politique politicienne.
05:35La dissolution dissuadée par Emmanuel Macron a ramené la cuisine nauséabonde de la 4ème République.
05:40Et la classe politique donne le sentiment de ne penser qu'à la conservation de ces sièges.
05:44On le voit, c'est en grandeur nature, avec cette menace de dissolution.
05:49Et des partis qui préfèrent renier leurs idées et leur histoire pour garder le petit siège.
05:54Parce que c'est vrai que le siège rouge à l'Assemblée nationale, il est agréable, il fait chaud dans le Palais Bourbon.
05:59En revanche, cette urgence-là, elle est finalement poussée naturellement par la base.
06:06Exactement.
06:06Et on le voit dans les chiffres, en témoigne aujourd'hui avec Reval.
06:11Il y a ce que vous venez de dire sur Éric Ciotti, qui est le premier à franchir le Rubicon, comme vous l'avez dit.
06:15Mais il y a aussi, à mon avis, un autre facteur très important, qui a été la prise de position de Nicolas Sarkozy,
06:20l'ancien chef de l'État, qui, dans une interview au Figaro, expliquait que le RN, après tout, était dans l'arc républicain.
06:26Je pense que, vu la figure tutélaire que représente Nicolas Sarkozy, notamment pour son camp d'origine, l'ELR, l'UMP, l'URPR,
06:34ce n'était pas du tout une déclaration neutre.
06:37Et puis, ce qui est intéressant aussi, c'est est-ce qu'on se serait posé cette question dans un journal, quel qu'il soit, il y a 5-6 ans ?
06:44Non, parce que le Front National était ce qu'il était, mais aussi parce qu'il y avait un tabou culturel, il faut le rappeler.
06:50Personne n'a moufté, finalement, quand François Mitterrand, dont on commémore la disparition il y a quelques jours,
06:56avait fait une union de la gauche avec, bon, des radicaux de gauche de M. Robert Fabre,
07:00mais avec Georges Marchais, Georges Marchais qui était à la tête d'un parti communiste le plus stalinien,
07:04qui avait épousé toutes les exactions des soviétiques.
07:08Donc, en fait, il y avait une espèce de tabou culturel.
07:12Éric Ciotti ou le président Sarkozy ont permis que cette question soit posée.
07:16Sous-titrage Société Radio-Canada
07:18Sous-titrage Société Radio-Canada
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