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00:008h13, la grande interview CNews Europe 1 avec ce matin Franz-Olivier Gisbert.
00:05Bonjour Franz-Olivier Gisbert.
00:06Bonjour Romain Desarbre.
00:07Merci d'être avec nous ce matin.
00:09Je rappelle le titre de votre livre « Voyage dans la France » d'avant de votre dernier livre aux éditions Gallimard.
00:16On va parler évidemment de toute l'actualité ce matin.
00:18Je voulais commencer bien sûr par l'actualité agricole, la colère agricole.
00:22Pour les téléspectateurs de CNews, on voit des images du périphérique parisien qui est bloqué actuellement par des tracteurs.
00:28Et je décris ces images également pour les auditeurs d'Europe 1 bien sûr.
00:34Emmanuel Macron a annoncé qu'il votera contre l'accord du Mercosur cet après-midi.
00:39Mais cela ne devrait cependant pas empêcher la Commission européenne d'obtenir le feu vert d'une majorité d'États membres.
00:45Parce qu'il va y avoir une majorité pour le Mercosur.
00:48C'était perdu d'avance.
00:50Oui.
00:51Oui et je pense que Emmanuel Macron dans cette affaire il est évidemment complice parce qu'il savait que ça finirait comme ça.
00:56Et ça lui permet, parce qu'il a peur, ça lui permet de donner quelque chose en apparence en tout cas aux agriculteurs.
01:05Et si vous voulez dans cette histoire, c'est Roadrunner.
01:08Vous connaissez ce dessin animé de Walt Disney ?
01:10Oui, le petit personnage, c'est-à-dire c'est le grand géocoucou californien qui est très haut sur pattes là, qui court, qui court.
01:18Et derrière il y a le coyote.
01:24Et dans le film de Walt Disney, c'est un dessin animé, on est dans le monde parallèle dans lequel vit Emmanuel Macron.
01:31C'est toujours le grand géocoucou californien qui arrive à échapper au coyote.
01:38Mais dans la vie, ce n'est pas ça.
01:38Parce que le coyote, il fait 60 km heure, un peu plus, en vitesse de pointe.
01:42Et le grand géocoucou, il fait exactement 40 km heure en vitesse de pointe, un peu plus, un tout petit peu plus.
01:49Donc, de toute façon, il se fait rattraper.
01:50Et dans la, comment dire, l'allégorie qu'on peut faire...
01:54Oui, parce que l'allégorie qu'on peut faire, le coyote, c'est la colère des Français, le temps qui passe,
02:01le tic-tac aussi, parce que, bon, la fin de règne, elle arrive bientôt, ce n'est plus qu'un an et demi.
02:08Mais il fait semblant, il fait comme si les affaires continuaient.
02:11Et ça ne va pas durer.
02:14C'est-à-dire qu'on voit très bien, il ne peut plus rien faire.
02:16Il a peur, il a peur, il a raison.
02:18Il a peur de tout le monde, en fait.
02:19Il a peur des Français, il a peur d'à peu près tout le monde,
02:22sauf de Vladimir Poutine, pour raison très simple.
02:26C'est que c'est vrai qu'en France, il y a tout un clan de Poutineolat qui vous explique
02:29que Poutine, très important, qu'on ne contrôle rien du tout.
02:32Parce que, quand même, excusez-moi, cette grande puissance,
02:35avec toutes ses ressources naturelles, ses 150 millions d'habitants,
02:40elle a le PIB de l'Italie, c'est rien du tout,
02:44c'est quand même le plus grand pays du monde en surface.
02:46Elle a le PIB de l'Italie, et elle se fait tenir la dragée haute
02:50par l'Ukraine, un tout petit pays.
02:54Cette guerre, elle va durer depuis 4 ans bientôt.
02:57Et l'armée russe n'avance même pas dans les territoires prétendus russophones.
03:04Donc, si vous voulez, c'est le seul ennemi qu'il a trouvé,
03:08c'est quelqu'un, en fait, qui ne peut pas faire peur.
03:10Il fait peur à certains, mais quand on regarde les choses de près...
03:12On va aller sur l'Ukraine.
03:14Restons quelques instants sur le Mercosur.
03:16Qu'est-ce que peut faire la France pour bloquer l'application du Mercosur ?
03:19Marine Le Pen demande à Emmanuel Macron de suspendre le versement
03:22de notre contribution au budget européen, d'aller jusque-là.
03:25Jordan Bardella a annoncé, lui, que le RN allait déposer
03:29deux motions de censure.
03:31Qu'est-ce qu'on fait ?
03:32C'est pas trop le sujet.
03:34D'ailleurs, j'ai entendu l'ami Dimitri Pabelenko tout à l'heure
03:36qui disait sur Europe 1 qu'au fond, ça ne changeait pas grand-chose
03:41par rapport à la situation des agriculteurs.
03:43Le vrai sujet, c'est que l'agriculture est en crise grave.
03:47Et comme sur tous les sujets, on laisse pisser le mérinos.
03:51C'est-à-dire que...
03:52Mais oui, il faut regarder, regardez bien.
03:54La France était le deuxième exportateur pendant très longtemps,
03:58deuxième exportateur de produits agricoles.
04:01Aujourd'hui, elle est tombée sixième exportateur.
04:03C'est la France d'avance.
04:04Mais oui, et si vous voulez, aujourd'hui, la dégringolade,
04:08elle est partie pour continuer.
04:10Elle est partie pour continuer, vous savez très bien,
04:12parce qu'à cause des normes, à cause de la fiscalité qui pèse sur les entreprises,
04:16à cause du coût du travail, etc.,
04:17l'agriculture, elle est empêchée en France.
04:20Alors, il y a la loi du plomb, peut-être qu'il faut l'améliorer,
04:23peut-être qu'elle va un peu trop loin,
04:24mais il faut évidemment enlever des normes.
04:27Et puis, il faut laisser cette agriculture respirer.
04:31Vous savez, l'agriculture, c'est un des piliers de la France.
04:34C'est quand même, sur le plan d'exportation, les produits agricoles,
04:37c'est le premier poste et on s'acharne contre l'agriculture
04:41avec tous ces escrologistes qui n'ont jamais vu une vache
04:43et qui font tout pour, justement, empêcher ces agriculteurs de travailler.
04:47Et c'est pour ça qu'ils sont populaires, d'ailleurs, les agriculteurs.
04:49Les Français savent bien que laborage et pâturage
04:52sont les deux mamelles de la France, comme disait Sully.
04:54Et c'est vrai...
04:5580% des Français les soutiennent, les agriculteurs.
04:57Oui, évidemment, parce que tous ceux qui voient des agriculteurs
05:02savent qu'ils travaillent au minimum 55 heures par jour, par semaine, pardon.
05:07Excusez-moi, le temps de travail, ils ne travaillent pas.
05:11Ils ne sont pas employés municipaux à la mairie de Paris.
05:13Ils travaillent tout le temps, tout le temps, par tous les temps.
05:16Et donc, c'est un métier extrêmement difficile, maltraité.
05:18Et aujourd'hui, si vous voulez, on est en train de perdre tout le temps des parts de marché.
05:22Mais savez-vous que c'est un tiers des poulets qu'on consomme ?
05:26Ils viennent de l'étranger.
05:27Un tiers des fruits et légumes.
05:29Les abricots, c'est un quart des abricots.
05:32C'est un tiers des cerises qui sont importées.
05:34Tout ça est grotesque.
05:35C'est-à-dire que vous voyez qu'aujourd'hui, par exemple,
05:37la balance commerciale pour les produits agricoles,
05:40on est tout juste bénéficiaires grâce à l'exportation des vins espiritueux.
05:46Donc, il faut à tout prix faire une espèce de grand plan de relance.
05:49Et ça n'a rien à voir avec l'Europe.
05:51Parce que pendant ce temps-là, il y a en Europe des pays
05:55qui ont une agriculture extrêmement conquérante.
05:59Je pense par exemple à l'Espagne et qui avancent.
06:01On ne peut pas continuer comme ça.
06:03C'est-à-dire que la vérité, on a l'impression qu'il n'y a pas de pilote dans l'avion.
06:06C'est-à-dire que quand il y a un problème en France,
06:09on a l'impression, en tout cas depuis 10 ans,
06:10depuis que Macron est au pouvoir, depuis que c'est l'eau en même temps,
06:13on a l'impression que les problèmes continuent à s'accumuler
06:16et personne n'essaie de régler.
06:18Il y a une crise agricole grave et ça n'a rien à voir avec le Mercosur.
06:23Il faut régler ce problème.
06:25Au-delà de la crise agricole,
06:27est-ce que la France a totalement bradé sa souveraineté économique à Bruxelles
06:31et qu'en réalité, on n'a plus les manettes ?
06:33– Excusez-moi, c'est des bêtises.
06:34C'est des bêtises parce que vous le voyez.
06:36Par exemple, la France, c'est le pays le plus désindustrialisé d'Europe,
06:39le plus, avec la Grèce.
06:41Pourquoi est-ce que des pays, par exemple, comme l'Italie tiennent ?
06:44C'est à cause de la fiscalité.
06:46Ils n'ont pas, évidemment, eux, ça.
06:48On devrait d'ailleurs les exporter, ceux-là.
06:50Voilà, des exportations qu'on pourrait faire.
06:52Les deux farceurs fumistes, là,
06:54les Laurel et Hardy du marxisme économique,
06:57Piketty et Zuckman, voilà,
06:59il faudrait les envoyer en Italie ou en Espagne, je ne sais pas,
07:02mais on ne peut plus les garder chez nous, ces gens-là.
07:04Parce qu'au fond, il y a toute une partie du pays
07:07qui pense qu'il faut faire payer les riches.
07:09Mais derrière les riches, il y a toujours les entreprises.
07:11Parce que les entreprises, vous savez très bien,
07:13les impôts de production, les impôts de production,
07:16ils sont cinq fois plus importants en France qu'en Allemagne.
07:19Cinq fois plus importants.
07:21Il faut quand même régler ces problèmes.
07:23Mais non, on attend, on reporte, on attend.
07:25Ce sont les prochains.
07:26Et de toute façon, ce n'est pas avec le budget
07:28qui a été concocté avec Olivier Faure,
07:31bras cassés du socialisme,
07:32qu'on va réussir à relancer ce pays.
07:35Il faut le relancer.
07:36Il faut le relancer en baissant les dépenses
07:38et puis en baissant également les prélèvements obligatoires
07:42pour faire une espèce de choc de croissance.
07:44François-Olivier Gisbert,
07:45invité de la grande interview de CNews Europe 1 ce matin.
07:47Bruno Retailleau, le président des LR,
07:49a présenté son programme économique.
07:51Il y a le plafonnement des allocations sociales
07:52justement à 70% du SMIC,
07:5415 heures de travail hebdomadaire en contrepartie du RSA.
07:58Qu'est-ce que vous en pensez ?
07:59Il faut prendre une direction libérale pour sauver ce pays ?
08:01C'est la seule façon de s'en sortir.
08:03C'est évidemment.
08:04Moi, je n'ai rien à redire.
08:06Il y a très peu de libéraux en France.
08:09J'en suis peut-être un des derniers,
08:12mais non, il y en a quand même.
08:14Ce n'est pas vrai.
08:14Les Français comprennent bien.
08:18Il suffit de regarder les pays.
08:20Les Français sont peut-être plus libéraux
08:21que leur responsable politique.
08:22Ils comprennent les choses.
08:23Excusez-moi, il faut arrêter de penser
08:24que les Français sont des imbéciles.
08:26Alors, c'est vrai qu'ils veulent protéger
08:28et ce que je très bien comprends,
08:30ils veulent protéger leurs droits acquis.
08:32Ils ne veulent pas qu'on touche à leur retraite, etc.
08:34Mais ça, c'est un peu normal.
08:35Mais les Français savent bien ce qui marche
08:37et ce qui ne marche pas.
08:38Et le collectivisme, ça ne marche pas.
08:40Ça n'a pas marché.
08:41Ça ne marche nulle part.
08:42D'ailleurs, pourquoi est-ce que la Chine réussit aujourd'hui ?
08:44C'est parce qu'elle a adopté un régime proche du capitalisme.
08:47Avec la police en plus, avec le communisme, etc.
08:49Mais plus, c'est un pays qui fonctionne
08:52comme un pays capitaliste normal.
08:53Il n'y a que ça qui peut marcher.
08:54L'économie de marché, avec le libre-échange derrière.
08:57François-Olivier Gisbert,
08:59je voulais vous entendre également sur ce qui se passe
09:01autour du Venezuela, avec Donald Trump
09:04sur le plan international.
09:05Il y a eu l'interpellation de l'arrestation
09:07de Nicolas Maduro à Caracas.
09:11Certains s'en félicitent, d'autres s'en inquiètent.
09:14On entend la gauche et l'extrême-gauche
09:16dire que le droit international
09:17est définitivement enterré
09:19et le regretter.
09:20Il y a de nouvelles règles du jeu.
09:22Ça, c'est certain.
09:23Vous, comment est-ce que vous avez perçu,
09:25comment vous analysez
09:26cette interpellation de Nicolas Maduro ?
09:29Je pense que c'est une bonne chose.
09:31De toute façon, vous savez,
09:32c'est une histoire qui est en cours.
09:33L'action en justice, ça démarre à la fin des années 2010.
09:41Ça fait longtemps qu'il travaille sur ce dossier.
09:44Le 26 mars 2020, l'affaire a été lancée.
09:49C'était la fin du mandat de Trump.
09:51Ça a continué sur Joe Biden.
09:52Sur ce point, en tout cas, ils sont d'accord les deux.
09:54Donc, ça veut dire quand même quelque chose.
09:56Oui, il fait du narcoterrorisme.
09:58Il a bricolé avec la Colombie, etc.
10:02Parce que vous savez très bien
10:03que la Colombie a des problèmes pour...
10:05Elle est très surveillée.
10:06Elle a des problèmes pour exporter sa drogue.
10:08Et voilà, c'est passé par Maduro,
10:09c'est-à-dire directement par le pouvoir.
10:11Mais il y a des tas d'éléments.
10:13Donc, de toute façon, sur ce plan,
10:15je pense qu'il est absolument féopathe.
10:17Et ce qui est incroyable, si vous voulez,
10:19c'est que vous avez effectivement
10:20toute une partie de la gauche
10:21qui soutient Nicolas Maduro,
10:23qui est quand même un type qui a...
10:25Comment dire ?
10:25Fait tuer 10 000 personnes, au moins,
10:28avec les escadrons de la mort,
10:30la torture dans les prisons...
10:31Et les filles, elle est manifestée le soir même.
10:33Oui, mais c'est du délire.
10:34C'est du délire.
10:35C'est-à-dire, on est pour défendre un dictateur
10:38qui est mouillé dans le dark trafic,
10:41qui fait tuer des gens,
10:43qui a quand même provoqué la fuite
10:45de 8 millions de réfugiés.
10:47C'est entre 7 millions et 8,
10:48mais c'est plus proche de 8 maintenant.
10:50De réfugiés, il y en a partout.
10:52D'ailleurs, vous avez vu la liesse.
10:53Ça gênait certaines télés, d'ailleurs.
10:56Mais il y avait des manifestations de liesse
10:58à peu près partout dans le monde.
10:59Que ce soit évidemment à New York,
11:01où il y a beaucoup de réfugiés vénézuémiens,
11:02mais il y en avait aussi à Madrid,
11:04en Argentine, partout.
11:06Et ça montre très bien
11:07que c'est un imposteur,
11:10c'est un escobre.
11:11Enfin, je veux dire,
11:12on a une inversion totale des valeurs.
11:14Ces gens-là,
11:15en fait,
11:15ils défendent nos ennemis.
11:17Regardez d'ailleurs
11:17la différence de traitement
11:19avec ce qui se passe en Iran.
11:20On a l'impression que ça gêne la gauche,
11:22enfin, l'extrême-gauche.
11:23Alors ça, c'est extrêmement important.
11:25On a le sentiment que ça les gêne.
11:27Ça les gêne.
11:27Souvenez-vous,
11:28quand Roménie est arrivée au pouvoir,
11:30la célébration qu'il y avait de toute la...
11:32Aujourd'hui,
11:33il y a une révolution
11:34contre un régime abject,
11:36corrompu,
11:38qui...
11:38Enfin,
11:39avec la terreur,
11:40la torture.
11:41Souvenez-vous de l'affaire de Hamza Amini,
11:43cette pauvre fille de 22 ans.
11:45Vous savez, c'était...
11:46Pourquoi est-ce que les intellectuels de gauche
11:48ne réagissent pas,
11:50selon vous,
11:50sur l'Iran,
11:51alors que les manifestations
11:52prennent de l'ampleur
11:53pour demander
11:54le départ des Mollahs
11:57et la fin de cet abominable régime
11:59islamiste des Mollahs ?
12:00Si les intellectuels de gauche,
12:02notamment,
12:02ne réagissent pas,
12:04il y a plusieurs raisons,
12:05mais il y a évidemment,
12:06on pourrait les résumer,
12:07dans la gazawisation de la politique.
12:08C'est-à-dire que
12:09l'Iran étant un allié du Hamas,
12:14forcément,
12:14l'Iran est dans le camp du bien,
12:16puisqu'on est dans une inversion des valeurs.
12:17Le camp du mal,
12:19ce sont les démocraties,
12:21le camp du bien,
12:22ce sont les terroristes,
12:23les dictateurs,
12:24les narcotafricains,
12:25etc.
12:26Parce que c'est ça,
12:27c'est une inversion des valeurs.
12:28Nous avons une partie
12:29de nos compatriotes
12:31qui pense à l'envers,
12:32c'est-à-dire,
12:32pour eux,
12:33le bien,
12:33c'est le mal,
12:34et le mal,
12:34c'est bien.
12:35Et c'est ça,
12:35et c'est ça qui arrive.
12:36Et d'où l'espèce de silence
12:38assourdissant
12:39d'une grande partie
12:40de la classe politique
12:41sur ce qui se passe en Iran.
12:42Quand Roménie est allé
12:45remplacer le chat d'Iran,
12:47vous vous souvenez,
12:47les manifestations partout,
12:49la joie,
12:49c'était merveilleux.
12:50Là,
12:51aujourd'hui,
12:51non,
12:51rien,
12:52personne ne bouge.
12:54François-Olivier Gisbert,
12:55avec nous.
12:55Je voulais vous entendre
12:56sur les municipales
12:58en mars prochain.
12:59Il y a les élections municipales
13:01avant la présidentielle.
13:01La course à la mairie de Paris
13:03s'annonce sans merci.
13:05Chaque parti investit
13:06des candidats
13:06à forte personnalité.
13:07Sarah Knafot
13:08va courir
13:10sous les couleurs
13:10de reconquête,
13:11le parti d'Éric Zemmour.
13:14Quel serait le maire idéal
13:15de Paris,
13:16selon vous ?
13:17Quelles devraient être
13:17les priorités ?
13:19C'est sûr qu'il faut,
13:21comment dire,
13:22réenchanter Paris.
13:23Parce que Paris,
13:24aujourd'hui,
13:24est très désenchanté.
13:25Je ne parle pas seulement
13:26de la saleté.
13:27Il y a beaucoup de choses.
13:28Quand on pense que cette ville
13:29a 55 000 employés municipaux
13:31et on ne sait pas très bien
13:31ce qu'ils font,
13:33il faut remettre les gens
13:33au travail
13:34et puis il faut faire aimer
13:36à nouveau cette ville.
13:38Alors,
13:38bon,
13:39il n'y a pas eu que du mal
13:40qui a été fait
13:41pendant les deux mandats
13:43d'Anne Hidalgo.
13:44Mais enfin,
13:44quand même,
13:45le bilan,
13:46c'est surtout
13:46de remettre les gens
13:48au travail
13:48et puis cesser
13:49de dépenser l'argent
13:50du contribuable
13:51comme ça
13:51avec un endettement
13:52qu'il faudra payer
13:53parce que les endettements,
13:54ça se paye.
13:55L'endettement français,
13:56aujourd'hui,
13:57vous savez très bien,
13:57il faut penser toujours
13:58aux 100 milliards
13:58qu'il faudra payer
13:59juste pour la charge
14:00de la dette.
14:01Ce n'est pas rembourser
14:01les dettes,
14:02la charge de la dette,
14:02les intérêts en 2029.
14:05Bon,
14:05et c'est par la même chose
14:06qui va arriver sur Paris.
14:08Donc,
14:08il faut des gens
14:10qui gèrent,
14:12des gens qui fassent travailler.
14:13Voilà,
14:14il faut,
14:14vous savez,
14:14les maires,
14:15aujourd'hui,
14:15c'est passionnant
14:16d'ailleurs ce qui se passe
14:17dans les mairies
14:17parce que ce sont
14:18les derniers grands politiciens
14:20que nous avons en France,
14:21ce sont des gens
14:21qui gèrent,
14:22ils gèrent comme des chefs
14:23d'entreprise
14:24et il y en a des très bons
14:25à droite comme à gauche.
14:27Toujours sur les municipales,
14:29ça sera ma dernière question,
14:30je vais parler
14:30de l'union des droites.
14:31À Colmar,
14:32il y a un responsable LR
14:33qui a rejoint la liste RN-UDR.
14:35UDR,
14:36c'est le parti d'Éric Ciotti.
14:37C'est l'union des droites,
14:38c'est l'avenir de la droite ?
14:40Je ne sais pas,
14:41mais c'est vrai
14:41qu'il y a un espèce de courant,
14:42vous voyez bien.
14:43Alors,
14:43le problème,
14:44c'est que si la droite
14:45fait une alliance
14:46avec le RN aujourd'hui,
14:49elle aura un petit strapontin,
14:50c'est rien du tout.
14:51Donc, la droite,
14:52elle a évidemment très peur
14:53de disparaître à cette occasion.
14:55Ce n'est pas son intérêt,
14:56mais est-ce que c'est l'intérêt
14:56des électeurs de droite ?
14:59Ce n'est pas sûr
15:00parce que le programme
15:01du RN,
15:03il faudra quand même
15:03qu'il commence à travailler
15:04un jour sur son programme
15:05parce que je ne sais pas trop
15:06ce qu'ils vont faire.
15:07Je ne sais pas sûr
15:08qu'ils le sachent eux-mêmes.
15:09On voit très bien
15:10qu'il y a deux lignes.
15:11C'est Nicolas Sarkozy
15:12qui l'a dit d'ailleurs récemment,
15:13mais c'est vrai
15:13qu'au RN,
15:14il y a deux lignes.
15:15Il y a une ligne
15:16avec un programme économique
15:17qui est assez proche
15:18de celui de LFI.
15:19Alors,
15:19bonjour les dégâts,
15:20parce que je ne sais pas trop
15:21ce qui se passera
15:21à ce moment-là en France.
15:22Et puis,
15:22vous avez une ligne
15:24qui est disons
15:24raisonnable,
15:26libérale,
15:27vous diriez,
15:27bien sûr,
15:28et je pense que
15:29ce n'est pas
15:30en augmentant
15:31toujours les impôts
15:32et toujours les dépenses
15:32qu'on va s'en sortir.
15:33La France,
15:34c'est un peu
15:34la caisse sociale du monde.
15:37Tout le monde vient chez nous
15:37pour profiter des avantages
15:39et on emprunte
15:41pour que ce système perdure.
15:43Bon,
15:43il faut quand même
15:43qu'on se pose un peu,
15:44qu'on réfléchisse.
15:45Est-ce que ce système
15:46peut perdurer éternellement ?
15:47Est-ce qu'on peut continuer
15:48à emprunter
15:49pour avoir ce bel État à Providence
15:51qui est très bien ?
15:52Attendez,
15:52moi je ne le conteste pas,
15:53mais si on veut le sauver,
15:54il faut peut-être
15:54commencer à réfléchir.
15:56Merci beaucoup,
15:58venu ce matin sur CNews
15:59et sur Europe 1.
16:00Je rappelle le titre
16:01de votre dernier livre
16:02qu'on voit à l'écran
16:03sur CNews,
16:04Voyage dans la France d'avant.
16:06C'est toujours aussi passionnant
16:07de vous écouter.
16:08Merci beaucoup
16:09d'être venu ce matin,
16:09François-Lévis Isbert.
16:10Bonne journée,
16:11à bientôt.
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