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  • il y a 6 semaines
Avec Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA

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##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-01-08##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:04Il n'y aura pas de vaches au Salon de l'Agriculture 2026.
00:06Les organismes représentatifs des races bovines renoncent à faire participer leurs animaux
00:10à la prochaine édition du concours général agricole par prudence face à l'épidémie
00:14de dermatoses nodulaires contagieuses.
00:17Et à deux mois de l'ouverture du Salon de l'Agriculture à Paris, les agriculteurs ne décolèrent pas.
00:21Tôt ce matin, une vingtaine de tracteurs sont entrés dans Paris.
00:24Certains se trouvent en ce moment devant l'Assemblée nationale.
00:26On en parle avec le vice-président de la FNSEA, Lux Messar. Bonjour.
00:30Bonjour. Bonjour, Lux Messar. Merci d'être à l'antenne de Sud Radio.
00:34Oui, deux sujets. Évidemment, l'actualité agricole avec la colère des paysans
00:38par rapport à la façon dont le gouvernement traite ce problème de dermatoses,
00:43cette épidémie de dermatoses. Et puis, nous l'apprenions hier.
00:47Donc, il n'y aura pas de bovins. Je dis bien, je ne crois pas que c'est au Salon en totalité.
00:52Je crois que c'est au concours agricole. Il n'y aura pas donc de concours pour les vaches cette année.
00:56Lux Messar, c'est une mesure qui a été prise par les éleveurs ou par les autorités du Salon ?
01:02Alors, c'est une mesure qui a été prise par les races, les races charolaises, limousines, primochetines.
01:10C'est un choix de tous ces éleveurs qui sont vraiment top au niveau génétique,
01:16qui ont eu peur. On peut le comprendre par rapport à cette dermatose nodulaire bovine.
01:23Je pense qu'aujourd'hui, elle est contenue, notamment dans le sud de la France,
01:27mais que par rapport à ces transports d'animaux, pour éviter tout risque,
01:32la France est quand même l'excellence en termes de génétique,
01:35puisqu'on exporte partout en Europe et dans le monde.
01:39Et donc, ces éleveurs ont préféré rester chez eux.
01:43Je crois que c'est un crève-cœur, mais par contre, comme vous l'avez dit,
01:47il y aura une présentation des races.
01:48On aura aussi, bien sûr, tous les autres animaux de la ferme.
01:52On aura les ovins, les porcins, les chevaux.
01:55Et donc, ça ne donne qu'envie de donner un message.
01:58Il faudra venir à ce Salon pour vraiment soutenir les agriculteurs français.
02:03Je crois qu'il faut savoir, comme ça a été fait d'ailleurs à Cournon d'Auvergne,
02:07il y a le sommet de l'élevage en octobre dernier.
02:09Tous les ans, oui.
02:10Les bovins n'étaient pas présents, mais par contre, les gens,
02:13les Français sont venus en masse à Clermont d'Auvergne.
02:16Ce sera la même chose, il faudra qu'il y ait du monde à Paris.
02:18Il peut y avoir un risque de contamination si on amène des animaux
02:22qui sont confinés dans un espace restreint ?
02:24On peut véhiculer le virus ou c'est vraiment une mesure de précaution ?
02:31Là, c'est vraiment une mesure de précaution.
02:33Il n'y a quasiment aucun risque, puisque, bien sûr, aujourd'hui,
02:37dans les zones concernées sur la DNC, il y a des zones sans transport,
02:41réglementées, mais par contre, pour les autres départements, les autres secteurs,
02:46je crois que c'est le principe de précaution, mais précaution qui se comprend.
02:53Et je crois qu'aujourd'hui, tous ces éleveurs qui ont vraiment investi
02:57depuis des générations, c'est souvent la génération des parents, des grands-parents,
03:02et ça peut se comprendre.
03:03Moi, je pense que ce qu'il faut surtout, derrière ce message,
03:06c'est de se dire qu'on a la chance d'avoir en France un ensemble de races,
03:11et c'est toutes les petites races aussi qui se disent,
03:14quand on n'a que quelques milliers d'animaux en France,
03:17il ne faut pas prendre le moindre risque.
03:19Il est vrai qu'on oublie trop facilement que, j'allais dire,
03:22la filière bovine est l'un des fleurons,
03:25mais c'est quand même le grand fleuron du patrimoine agricole français,
03:28avec une diversité de races, un savoir des traditions, des qualités de viande.
03:34N'oublions pas qu'une vache, ça donne de la viande, ça donne aussi du fromage.
03:36Je fais allusion à la vache normande que vous connaissez bien dans votre territoire,
03:39qui pour moi, c'est la Rolls des vaches.
03:41Non seulement, pendant sa vie, elle vous donne des meilleurs fromages du monde,
03:44que peuvent être le camembert, le pont-l'évêque, le livaro,
03:47et une fois qu'elle a fini sa carrière,
03:50eh bien, on peut la remettre à l'herbe et avoir une viande exceptionnelle.
03:53Bon, je sais qu'il y a un problème de filière,
03:54puisqu'il y a race à viande, race à lait.
03:56En fait, on sait très bien que ce même animal a les deux fonctions,
03:59et qu'il est urgent de préserver ce trésor,
04:02dont non seulement profiter français, mais toute l'humanité,
04:04quand ils viennent chez nous.
04:05Je veux dire, le paysage français, Lux Messart,
04:07sans les vaches, bien sûr, sans les moutons,
04:10sans les chèvres, sans les cochons,
04:12mais sans les vaches, ça ne serait plus tout à fait la France.
04:14Lux Messart, quelle est l'évolution de la FNSEA
04:17par rapport à l'actualité chaude ?
04:20C'est un peu la coordination urale
04:21qui avait pris le devant de la contestation.
04:23Pourtant, vous êtes conscient du problème,
04:25vous n'avez pas déserté le combat,
04:27vous avez toujours une petite nuance par rapport à eux
04:29sur la façon de traiter cette crise agricole ?
04:32Il y a la dermatose, il y a tout le reste,
04:35et en ce moment, on revient au devant de la scène, le Mercosur.
04:38Sur la dermatose, je crois qu'on est assez clair,
04:41on est sur le sujet depuis le départ.
04:43J'étais moi-même en Savoie et en Bourgogne-Franche-Monté
04:46dès le mois de juillet, dès les premiers cas.
04:48On a accompagné, nous on s'est rangé derrière le protocole scientifique des vétérinaires
04:55et on s'aperçoit qu'aujourd'hui, là où les protocoles ont été respectés,
04:59on a eu le moins d'animaux dépeuplés, c'est là qu'on a perdu le moins d'animaux.
05:04Et donc c'est ça qui est important, c'est de se dire que là où les choses ont été respectées,
05:09notamment les transports d'animaux, ça fonctionne.
05:11On a demandé, on a fait accélérer, je pense avec l'ensemble des syndicats, la vaccination.
05:17En Ariège, par exemple, très touché, on est aujourd'hui à 95% d'animaux vaccinés.
05:25Il y a eu un gros travail de fait, même pendant les fêtes, pour accélérer cette vaccination.
05:28Aujourd'hui, toute la barrière des Pyrénées est en train de vacciner.
05:31Ça serait le meilleur rempart pour éviter aussi qu'au printemps, ça redémarre.
05:36Je crois que cette dermatose, on est en train de gagner cette bataille, tant mieux.
05:40C'est une vraie saloperie sanitaire, on va le dire comme ça.
05:45Je pense que les auditeurs vont mieux comprendre.
05:47Et puis, revient au devant de la scène, tout ce sujet du Mercosur,
05:51puisque de nouveau, ce week-end à Bruxelles, on nous dit que le traité serait signé.
05:59On se fait moins d'espoir aujourd'hui parce qu'on voit bien que l'Italie est en train de quitter la France
06:04et donc on n'a plus cette minorité de blocage.
06:07La détermination, elle est totale, elle est forte.
06:10Et je crois que là, la FNSEA, les jeunes agriculteurs étaient ce matin devant la Tour Eiffel,
06:15étaient au ministère de l'Environnement, étaient au Sénat pour dire clairement qu'on ne veut pas de cet accord.
06:22C'est le fait qu'on ne veut pas travailler, on ne veut pas jouer un match avec des boulets au pied.
06:28Et c'est ça qui est important.
06:29On voit bien aujourd'hui, c'est que quand M. Lecornu reprend le devant de la scène,
06:34reprend en main ce dossier, il reste simplement toujours avec des promesses.
06:39Mais des promesses qui, depuis deux ans, n'ont pas vu grand-chose dans les cours de ferme.
06:44Tant que ça ne va pas transpirer dans les cours de ferme, je peux vous dire qu'il faut renverser la table
06:48de cette agriculture qu'on a voulu administrer.
06:52Et je pense que vous en faites souvent l'écho, on ne peut pas administrer l'agriculture française.
06:56On est bien d'accord.
06:57Lux Messart, les Italiens qu'on a questionnés disent qu'ils ont obtenu de Bruxelles des compensations majeures,
07:03très importantes par rapport au Mercosur, d'où le fait qu'ils aient accepté de les signer
07:07parce qu'ils auraient obtenu des protections.
07:09Vous avez vu que l'autre jour, Mme Annie Gennevard a fait une déclaration assez solennelle
07:13disant que la France fermera les frontières à ces produits indignes d'être importés
07:17qui ne correspondent pas, qui ne respectent pas les normes européennes et françaises.
07:21Donc c'est niais, ils ne pourront pas mettre les pieds en France.
07:23C'est des produits assez marginaux, j'en parlerai un petit peu tout d'ailleurs.
07:27C'est certains fruits.
07:28Donc on découvre quand même le principe de Lux Messart d'une certaine forme de protectionnisme acceptable.
07:33Pourquoi est-ce qu'on le découvre que maintenant ?
07:34Pourquoi est-ce qu'on ne l'a pas mis en place ?
07:36Et pourquoi est-ce que le gouvernement ne vous propose pas à voir agriculteur en disant
07:39écoutez, que l'Europe signe le Mercosur d'accord, nous on fera un droit de réserve
07:43et on dira que le Mercosur, on ne l'applique pas chez nous.
07:46Est-ce que c'est quelque chose qui est envisageable ?
07:48Alors ce que vous dites est plein de bon sens.
07:51Et je pense que ce qui manque aujourd'hui aux politiques, c'est du courage et du bon sens.
07:55Déjà on est en Europe et on sait très bien qu'aujourd'hui,
07:58tous nos engagements font que si ce n'est pas validé à Bruxelles,
08:02et elle est allée hier à Bruxelles,
08:03si on ne revient pas avec un accord que Bruxelles nous laisse protéger,
08:08déjà en France, ça ne fonctionnera pas.
08:11Donc ça c'est le premier élément, comment la France fait pour regagner,
08:15en tout cas retrouve sa place sur l'échiquier européen.
08:20Le deuxième c'est est-ce qu'on est prêt à contrôler et mettre les moyens ?
08:24Je pense que nous on a une idée assez simple à l'FNSEA.
08:27Tous ces contrôleurs qui embêtent le monde sont en permanence sur le dos des paysans.
08:34C'est plus d'un agriculteur sur cinq qui est contrôlé chaque année.
08:38Donc peut-être que ces contrôleurs, on les met aux frontières,
08:41on les met dans les ports, on les met partout à Rungis pour que vérifier.
08:45Et puis l'annonce de M. Lecornu sur vérifier cinq matières actives,
08:51c'est autrement que ça.
08:52C'est-à-dire qu'il va falloir aller voir dans ces pays
08:55si on utilise ou pas ces produits interdits chez nous
08:58et si on arrête ces importations.
09:02Alors oui, il faudra peut-être se priver pendant quelques temps d'avocats,
09:06de quelques agrumes ou quelques…
09:09Il faut avoir le courage.
09:10On pourra vivre ça.
09:11Je pense que les Français seront derrière nous.
09:13Ce que vous disiez par rapport à Annie Gennevar,
09:16c'est juste se dire la France va faire si aujourd'hui,
09:19la France ne fera que si elle est dans l'Union Européenne.
09:24Et je pense qu'il faut avoir du courage pour se dire
09:26cette Europe, ce n'est pas celle-là qu'on veut.
09:29On veut une Europe qui soit gérée par des politiques,
09:31mais pas gouvernée par une Commission Européenne
09:34où Ursula von der Leyen, finalement,
09:36fait un peu la pluie et le beau temps.
09:37Ce n'est pas possible.
09:38D'autant que vous le soulignez,
09:40une chose est de faire une profession de foi,
09:42une déclaration politique solennelle.
09:44On va décider, on va mettre en place.
09:46Autre chose est d'avoir les moyens de l'appliquer
09:48et d'avoir les effectifs, ensuite, pour contrôler.
09:51Parce que les pays exportateurs,
09:52ils vous donneront tous les certificats que vous voulez
09:54pour certifier qu'il n'y a pas de telles toxines
09:56ou de telles produits à l'intérieur.
09:57Et ensuite, une fois que ça arrivera dans nos ports,
09:59qui pourra s'assurer ?
10:00Vous vous rendez compte ?
10:01Il faudra un inspecteur derrière chaque cargo qui arrivera.
10:03Ça ne tient pas la route.
10:04Il faut se donner les moyens.
10:05Pour l'instant, les moyens, vous êtes d'accord qu'on ne les a pas ?
10:07Non, on ne les a pas.
10:10Aujourd'hui, en Europe,
10:11on contrôle à peu près 1% de ce qui rentre.
10:14Et le résultat de la répression des fronts nous dit
10:17que sur 1% contrôlé, il y a 25% d'anomalies.
10:21Donc, rendez-vous compte.
10:22C'est-à-dire, un produit sur quatre n'est pas du tout…
10:24Et là, on n'est même pas à vérifier les moyens
10:27de la façon dont ça a été produit.
10:29Et donc, vous avez raison.
10:30Si on a un certificat du vétérinaire…
10:34Un chanteur au brésilien ou uruguayen,
10:36il n'y a pas de problème.
10:38Et donc, aujourd'hui, il nous faut mettre des moyens.
10:41La Chine, quand elle importe du lait français,
10:44elle va vérifier dans nos laiteries, dans nos fermes,
10:46la façon dont on travaille.
10:47Tout à fait.
10:47Donc, soyons courageux.
10:49Et puis, ce qui permettra de travailler à armes égales.
10:52Et donc, on a annoncé, nous en tout cas, la FNSEA,
10:55qu'il n'est plus question de contrôler dans nos fermes
10:59si Mercosur est signé ce week-end,
11:02jusqu'aux présidentielles.
11:03Parce qu'on voit bien qu'en France,
11:06jusqu'aux présidentielles, il ne va rien se passer.
11:08On aura des promesses de notre gouvernement.
11:10On aura des promesses du Premier ministre.
11:12Ça sera exactement comme Gabriel Attal
11:14sur son balot de paille il y a deux ans.
11:16On vous promet de la simplification,
11:19du changement des règles.
11:20Et puis, à l'arrivée, il n'y a rien qui se passe.
11:22Écoutez, on vous sent vigilant, Lux Messart.
11:24Évidemment, Sud Radio sera toujours à l'écoute
11:26de ce combat qui est noble
11:29et qui concerne l'avenir de la France.
11:31Merci d'avoir été sur Sud Radio.
11:32À très bientôt.
11:32Restez bien avec nous.
11:34Nous reviendrons.
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