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  • il y a 7 semaines
Le budget 2026 est de retour à l'Assemblée et le gouvernement met la pression sur les parlementaires pour obtenir un compromis avant fin janvier. Mais de quelles nouvelles marges de manœuvre Amélie de Montchalin dispose-t-elle après les échecs des discussions en décembre ? La ministre des Comptes publics est l'invitée de RTL Matin.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 08 janvier 2026.

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Transcription
00:00Compte pro, Penny Lane.
00:01Quand la compta va, tout va !
00:03Thomas Soto, RTL Matin.
00:06Remettre sans cesse l'ouvrage sur le métier
00:07et puis recommencer. Elle cherche toujours à trouver un budget
00:10à peu près acceptable pour tout le monde et pour la France.
00:12Amélie de Montchalin, la ministre de l'Action
00:14et des Comptes Publics est l'invitée d'RTL Matin.
00:16Bonjour et bienvenue sur RTL, Amélie de Montchalin.
00:18Bonjour. Vous êtes venue cet automne, nous expliquer
00:20qu'on n'avait pas le choix, que c'était non négociable,
00:22qu'il fallait un budget avant fin décembre.
00:23Vous revenez en janvier, nous dire que cette fois,
00:25c'est non négociable, il faut un budget avant fin janvier.
00:28Et vous savez parfaitement
00:30que les députés ne voteront pas ce budget, alors ?
00:33Déjà,
00:34on a eu entre-temps la nuit du 31 décembre
00:36et on a eu un président de la République
00:38qui nous a fait des voeux et qui nous a dit
00:39la France, au fond, elle est forte.
00:41François Langlais le dit, on a des raisons aujourd'hui
00:43de croire qu'on a des choses qui peuvent nous aider
00:45à avoir une année porteuse,
00:47porteuse pour les Français et porteuse aussi
00:50pour leurs projets personnels, pour les projets
00:52des entreprises. Ce qu'on voit, c'est que
00:54on est quand même dans un monde aujourd'hui
00:55où pour que la France soit forte, au fond, il faut deux choses.
00:58Il faut qu'on arrête de tourner en rond, nous,
01:00la classe politique, parce que moi, je ne crois pas que le pays soit bloqué.
01:02Je pense que les Français ont plein de projets
01:04dans leur vie personnelle, dans leur vie d'entreprise.
01:07Et il faut aussi qu'on sache
01:08nous-mêmes ce qu'on veut faire de nous-mêmes
01:10quand on voit le monde autour de nous.
01:12Quand on voit ces crises extérieures.
01:13Tout le monde est d'accord avec mon charme.
01:15Ma question que je vous pose, c'est pourquoi et comment
01:16ce qui n'a pas fonctionné pour avoir un budget fin décembre
01:18fonctionnerait cette fois ?
01:19D'abord, si on regarde le calendrier parlementaire,
01:22il y a une première lecture, c'était ce qui s'est passé
01:24à l'automne.
01:25Il y a eu une commission mixte paritaire,
01:26au moment où les sénateurs et les députés se sont réunis.
01:29Ils se sont réunis une demi-heure.
01:30Oui, ils n'étaient pas d'accord.
01:31Ça montre que, peut-être, ils n'ont pas
01:33ou su se mettre d'accord,
01:34ou pris le temps de se mettre d'accord.
01:35Bref, il fallait remettre, comme vous le dites,
01:37l'ouvrage sur le métier.
01:38Nous sommes maintenant dans ce qu'on appelle
01:40la reprise des travaux à l'Assemblée.
01:42Et vous avez vu que le gouvernement,
01:44le Premier ministre l'a dit,
01:44nous allons nous plier en 4, en 6, en 12, en 18.
01:47Nous n'allons pas ménager nos efforts.
01:49Et nous avons proposé aux partis politiques,
01:51aux députés,
01:53qui ont peut-être considéré qu'une demi-heure,
01:54ça ne suffisait pas,
01:55ce n'est peut-être pas tout à fait, d'ailleurs,
01:57assez d'engagement pour les Français,
01:59de se réunir mardi soir à Bercy,
02:01avec Roland Lescure.
02:02Vous pensez que vos opposants politiques
02:03vont vous faire ce cadeau-là
02:04à deux mois des municipales ?
02:05Mais la première chose...
02:07Chacun campe sous ses positions,
02:08vous le savez très bien.
02:09Moi, ce que j'ai vu mardi, vous voyez,
02:10c'est que j'ai vu des députés d'opposition,
02:12des députés qui soutiennent le gouvernement,
02:14des députés qui représentent des partis
02:17qui sont au gouvernement,
02:18Est-ce qu'ils ont dit qu'ils ne voteraient pas le budget ?
02:20D'abord, ils ont travaillé ensemble.
02:21Et ils ont fait la première chose...
02:22Est-ce qu'ils ont dit qu'ils ne voteraient pas le budget ?
02:23Oui.
02:23La première chose,
02:24avant de savoir si on vote,
02:26s'il y en a qui nous parlent de 49.3,
02:28bref, de méthode.
02:29Avant de parler de méthode,
02:29il faut parler de fonds.
02:31Où y a-t-il des convergences ?
02:33Des convergences sur des sujets concrets,
02:34pas sur des grands chiffres,
02:36ou des grandes cibles en pourcentage,
02:38ou en milliards.
02:39Des choses concrètes pour les Français.
02:40On a parlé de quoi ?
02:42On a parlé de la manière
02:42dont on soutient l'industrie,
02:44dont on soutient l'innovation,
02:45dont on soutient notre jeunesse,
02:47nos universités,
02:48la recherche, l'écologie.
02:49En fait, on a parlé des Français.
02:51On a tous envie que tout ça soit soutenu.
02:53Moi, je veux qu'on soit très concret.
02:55Et comment réduire le déficit aussi ?
02:56Parce que ça, il y a aussi un point de jeu.
02:57On sait qu'on n'a pas de budget,
02:58on ne voit pas la sortie.
02:59Je vais vous poser des questions très précises.
03:01En l'État,
03:02le budget 2026 frôlerait
03:03des 5,5% de déficit.
03:05Vous êtes d'accord avec ça ?
03:06En l'État, là, aujourd'hui, ce matin.
03:07C'est bien pour ça qu'on continue de travailler.
03:08Est-ce que c'est devenu acceptable, 5,5 ?
03:09Où est-ce que vous mettez la ligne ?
03:10Alors, je peux vous dire,
03:11le gouvernement, depuis le début,
03:13a dit que ce n'est pas plus que 5.
03:14Et la bonne nouvelle
03:15que je peux ici partager avec les Français,
03:17c'est que, mardi soir,
03:19tous les députés présents,
03:20qui ne sont pas tombés dans le piège
03:21de Jean-Luc Mélenchon,
03:22qui étaient de dire
03:22si vous allez à cette réunion,
03:24vous écologistes et communistes,
03:25c'est qu'au fond,
03:26vous êtes devenus dans la majorité
03:28la Macronie.
03:29Mais c'est une absurdité.
03:30Personne ne croit.
03:31Et c'est quoi la bonne nouvelle, alors ?
03:32La bonne nouvelle,
03:33c'est que tous ces députés,
03:34d'opposition et, effectivement,
03:35plus proches du gouvernement,
03:36ont dit que 5%,
03:38réduire le déficit,
03:39arrêter d'alimenter notre dette,
03:41c'est un objectif partagé.
03:43Oui, mais ils ne prennent pas du tout
03:44le même chemin pour y arriver.
03:45Ils prennent des chemins qui se rapprochent.
03:46Il y a combien de milliards à trouver
03:46pour être à 5% ?
03:47Il y a un peu plus d'une dizaine
03:48de milliards d'euros.
03:49Non, mais c'est combien ?
03:49C'est 10, c'est 12, c'est 15,
03:50c'est combien ?
03:51On est entre 11 et 12 milliards
03:52de travail à faire,
03:54de, soit, économie supplémentaire.
03:56Il y aura des hausses d'impôts ?
03:58D'économies supplémentaires,
03:59il y a aussi des ajustements fiscaux.
04:01Non, mais, je voudrais, pardon,
04:02je vous en prête.
04:03Je vais vous donner des choses
04:04très concrètes, M. Soto.
04:06Nous ne pourrons,
04:07de facto, pas augmenter,
04:08et je crois que c'est une bonne nouvelle
04:09pour les Français,
04:10les impôts sur les ménages.
04:11Ce n'est plus possible,
04:12puisque quand on passe le 31 décembre,
04:14l'abattement sur les retraités,
04:16certains voulaient le réformer,
04:17j'en faisais partie,
04:18nous avions fait une proposition en ce sens.
04:19Vous n'avez plus le droit de le faire.
04:19On n'a plus le droit de le faire.
04:20Mais c'est quand même une chose
04:21que les Français doivent entendre.
04:22Quels sont les impôts
04:23qui vont augmenter, alors ?
04:23Ensuite, nous avons effectivement
04:25des enjeux communs
04:26de lutte contre la sur-optimisation fiscale
04:28dans un certain nombre de dérives.
04:29On avait proposé, notamment,
04:31que les dérives, par exemple,
04:32de ce qui a trait au holding,
04:34qui deviennent parfois des outils
04:35pour mettre des biens personnels,
04:37ça, on puisse le corriger.
04:38Il y a aussi un impôt qu'on va augmenter,
04:40c'est la taxe sur les petits colis,
04:41parce qu'on considère que,
04:41voyez, Cheyne...
04:42Elle va passer à combien, cette taxe ?
04:43On a proposé 2 euros par article,
04:45parce qu'on considère qu'aujourd'hui,
04:46pour pouvoir contrôler la qualité,
04:48protéger les Français,
04:49et derrière aussi protéger nos commerçants,
04:51parce que si on a des faillites
04:52dans tous nos centres-villes,
04:53je ne pense pas que le pays aille mieux,
04:54ça, on assume.
04:56Oui, mais ce n'est pas la taxe
04:56sur 2 euros sur les colis
04:57qui va nous donner 10 ou 11 milliards d'économies.
05:01D'abord, des économies,
05:02nous allons en faire beaucoup.
05:04Parce qu'il y a aussi un sujet,
05:05c'est que dans notre pays,
05:05on ne parle toujours que des impôts.
05:07Mais ce budget, on l'a présenté,
05:09avec 2 tiers de baisse sur la dépense,
05:13un tiers sur les ajustements
05:14de fiscalité.
05:15Pardon, mais c'est de l'arrivée.
05:17On l'a déjà dit,
05:18on l'a déjà entendu.
05:18Mais vous savez, il y a des choses...
05:19Et de bonne foi,
05:20je ne conteste pas cet automne.
05:23Un truc très concret.
05:23Non, mais monsieur Soto,
05:24juste que...
05:25Un geste sur la surtaxe
05:26de l'impôt sur les sociétés.
05:28Est-ce que ça, vous allez le faire ?
05:29Est-ce que vous êtes prête à aller ?
05:30Le gouvernement avait proposé 4 milliards,
05:32là où Michel Barnier
05:33avait proposé 8 milliards en 2025.
05:35Et là, ce matin-là,
05:35vous êtes à combien ?
05:36Nous avons donc discuté de ce sujet.
05:38Aujourd'hui,
05:39il y avait eu un vote à l'Assemblée
05:39qui amenait ça à 6 milliards.
05:41Et nous n'avons pas,
05:42voyez, l'idée qu'on va faire
05:43les poches des entreprises
05:44pour tout régler.
05:44Donc ça sera 6 milliards
05:45et pas plus ?
05:46On est.
05:47Donc les sénateurs étaient à zéro.
05:48Je pense que tout le monde voit bien
05:49que ce n'est pas réaliste.
05:50Le gouvernement avait fait
05:51une proposition à 4 milliards.
05:52Ça a été voté à 6 milliards.
05:54Et vous voyez bien que notre but,
05:55ce n'est pas de se dire
05:55qu'on va tirer sur la corde infiniment.
05:57Mais ça vous va 6 milliards ou pas ?
05:58Mais moi, à la fin,
05:59qu'est-ce que je cherche ?
06:01Je cherche à ce que...
06:02Si je vais répondre à votre question,
06:03très clairement,
06:04un, il faut réduire le déficit.
06:05Deux, il faut qu'il y ait
06:05un compromis sur le fond.
06:07Et ce compromis sur le fond,
06:08c'est de dépasser
06:09ce qui peut apparaître
06:09comme des blocages
06:10pour servir les Français
06:12ici et maintenant.
06:13Au fond, vous avez
06:13deux visions de la politique.
06:15Vous avez ceux qui considèrent
06:16d'ailleurs que la radicalité,
06:18des visions binaires des choses,
06:19le fait qu'on ne peut jamais
06:20contribuer à rien ici et maintenant
06:21parce que tout serait
06:22la présidentielle
06:23et que si possible,
06:24le blocage,
06:25ce serait une bonne année,
06:26une bonne manière par contre
06:27d'y aller.
06:28Ça, c'est la vision des extrêmes.
06:29Ils l'ont bien dit,
06:30ils veulent tout bloquer.
06:31Jean-Luc Mélenchon le fait.
06:32Et puis, il y a une autre vision.
06:33C'est qu'il y a des partis
06:34de gouvernement
06:34qui considèrent
06:35qu'ils ne sont pas d'accord sur tout
06:36mais que leur culture,
06:37c'est d'avoir, au fond,
06:38des propositions à faire
06:39pour les Français
06:40ici et maintenant s'y retrouvent
06:41et je pense qu'ils gagneront
06:42du respect des Français.
06:446 milliards, ça vous va ?
06:44Oui ou non ?
06:45Sur la surtaxe ?
06:46Oui.
06:46Le gouvernement a proposé
06:47un amendement à 6 milliards
06:48donc oui, ça va au gouvernement.
06:50Est-ce que ce budget
06:51va passer par le 49-3 ?
06:52Le budget,
06:54la méthode d'adoption du budget,
06:56ça dépend du gouvernement.
06:57Effectivement, il y a des méthodes
06:59autres que le vote
06:59si le vote n'est pas possible.
07:01Mais moi, je le dis
07:01ce matin en français.
07:02Vous n'excluvez pas, si ?
07:03Je n'excluis rien.
07:04Vous n'excluz pas le 49-3 ?
07:05Moi, je n'excluis rien
07:05qu'il puisse donner un budget
07:06à la fin aux Français.
07:07Le Premier ministre est d'accord
07:08avec vous, vous en avez parlé ?
07:08Le Premier ministre a pris
07:09un engagement,
07:10c'est de donner d'abord
07:11tout le pouvoir au Parlement
07:13pour en définir le contenu.
07:15Mais in fine,
07:15s'il faut en passer par le 49-3,
07:17il n'est plus braqué.
07:18Non mais in fine,
07:18il faudra qu'il y ait un budget
07:19pour la France.
07:27Si vous n'avez pas
07:29d'accord politique,
07:30il n'y aura pas de budget.
07:32Vous le savez,
07:33parce que les socialistes
07:34vous ont dit
07:34qu'on peut se mettre d'accord
07:35à minima
07:35et il y aura une motion
07:37de tension,
07:37on ne la votera pas.
07:37Vous venez de le dire ?
07:39Il faut donc se mettre d'accord.
07:41Et donc,
07:41la première chose à faire,
07:42c'est d'avoir,
07:43comme nous l'avons fait mardi
07:44pendant une réunion
07:44qui a duré 4h30,
07:45je pense que c'est plus respectueux
07:46d'essayer de trouver des compromis
07:47en 4h30.
07:48Et je referai,
07:49si les députés le veulent,
07:50autant de réunions
07:51en 4h30,
07:52le gouvernement fera tous ses efforts.
07:53Pourquoi ?
07:54Parce qu'à la fin,
07:56exactement,
07:56dans le monde
07:58dans lequel nous sommes,
07:59avec le Venezuela,
08:00le Groenland,
08:00la crise agricole,
08:01toutes sortes de pressions
08:03à la fois extérieures
08:04de notre pays,
08:04intérieures de notre pays,
08:05nous devons avoir
08:06une France forte.
08:07Une France forte,
08:08c'est une France qui sait
08:08ce qu'elle doit faire
08:09pour elle-même.
08:10C'est une France qui est capable
08:10de dire aux Français
08:11ce qu'elle veut
08:12pour ce moment politique
08:13qui est l'année 2026.
08:15Il y aura 2027.
08:16Mais tous ceux qui confondent
08:17le travail qu'on fait maintenant
08:18avec l'élection présidentielle
08:20qui concerne le premier tract
08:22de la présidentielle,
08:23c'est ce budget,
08:23il nous empêche d'agir
08:24ici maintenant.
08:25Sébastien Lecornu,
08:26moi-même,
08:27je vais vous faire une annonce,
08:28un gros scoop.
08:29Sébastien Lecornu
08:30n'est pas candidat à la présidentielle
08:31et moi je ne suis candidate
08:32à rien d'autre que d'agir
08:33pour 2026.
08:34Mais ce que vous pouvez nous dire
08:35peut-être clairement,
08:35c'est qu'il y aura un budget
08:37à la fin du mois
08:37que ce soit par un vote,
08:38par un 49.3
08:39ou par des ordonnances.
08:40Il y en aura un.
08:40Il y aura un budget
08:41et la question de fond...
08:42Quel que soit le chemin.
08:43La question de fond,
08:45c'est que le chemin,
08:46c'est à la responsabilité
08:47du premier ministre
08:47et du gouvernement.
08:53nous, on peut arriver
08:55avec n'importe quel instrument,
08:56nous ne résoudrons pas
08:57le blocage.
08:58Donc l'énergie que je mets,
08:59c'est de trouver un accord
09:00des convergences.
09:01Et le compromis,
09:02ce n'est pas la compromission.
09:03Vous avez vu,
09:03on l'a fait sur le budget
09:04de la sécurité sociale.
09:05Oui, tout ça,
09:05c'est des formules
09:05qui ont déjà été visitées.
09:08Le budget de la sécurité sociale,
09:09ce n'est pas une formule.
09:10Le budget de la sécurité sociale,
09:11il a été approuvé
09:13par des gens
09:13qui sont restés dans l'opposition.
09:15Personne ne doute
09:15que le Parti Socialiste
09:16et que les écologistes
09:17sont dans l'opposition.
09:18Et il a permis de travailler
09:19pour les soignants,
09:20pour les médecins,
09:21pour les Français
09:21et d'avancer.
09:23Et moi, c'est ce que je veux
09:24faire aujourd'hui.
09:24Vous évoquez les agriculteurs,
09:25ils sont en colère
09:26dans les rues à Paris aujourd'hui,
09:28notamment,
09:28un dépôt de carburant
09:29bloqué près de Bordeaux.
09:30Est-ce que le gouvernement
09:31est prêt pour signer
09:32pour voter le Mercosur,
09:33ce qui les met en colère ?
09:34Non.
09:34Non ?
09:35Il n'y aura pas de signature
09:36lundi au Paraguay ?
09:37D'abord, le compte n'y est pas.
09:38Il n'y est pas
09:39parce que nous avons fait
09:39des demandes
09:40sur un certain nombre
09:41d'objectifs
09:42d'équité,
09:43de justice
09:43et de protection.
09:44Vous ne pouvez pas
09:45ouvrir vos frontières
09:48et dire
09:49tout ce qu'on interdit
09:49chez nous,
09:50ça peut être fait ailleurs
09:51mais les Français
09:51le mangeront quand même
09:52dans leur assiette.
09:53Donc, on a demandé
09:53des clauses de sauvegarde
09:54pour que s'il y a jamais
09:55des problèmes sur les marchés,
09:57les prix ne s'effondrent pas
09:58en France.
09:58On a demandé des clauses
09:59de réciprocité de normes.
10:01Vous pouvez rassurer
10:01Bruno Retailleau,
10:02le patron de République 1
10:03qui a dit
10:03si c'est sillé,
10:04il y aura une motion de censure.
10:06Non mais attendez,
10:07à nouveau,
10:08reprenons les choses
10:08dans le bon ordre.
10:09La France a fait des propositions.
10:11Ça fait 20 ans
10:11que la France fait des propositions,
10:12ça fait tellement 20 ans
10:13qu'elle l'est fait
10:13que d'ailleurs,
10:14ça n'a toujours pas été signé.
10:15Donc, nos propositions
10:15ne sont pas si absurdes.
10:16On était contre
10:17pour des bonnes raisons.
10:18Aujourd'hui,
10:19la Commission européenne
10:19nous doit des réponses
10:20et je veux ici dire quelque chose
10:22pour conclure à votre micro.
10:23Ce n'est pas parce qu'il y a
10:24des propositions de la Commission
10:25qu'ensuite,
10:26il n'y a pas une ratification
10:27au Parlement européen.
10:29Et se passera la semaine prochaine
10:30un élément très important
10:31sur le Mercosur au Parlement européen,
10:32c'est ce que le Parlement européen
10:33veut saisir ou pas
10:34la Cour de justice
10:35de l'Union européenne
10:35sur la validité du Mercosur.
10:37Ça, c'est un élément très important.
10:38C'est toujours non.
10:39Merci beaucoup.
10:39Et parce qu'au Parlement européen,
10:41vous avez toutes les forces politiques
10:42françaises représentées
10:43et donc vous aurez aussi
10:45un moment de vérité
10:46sur ce que les Français
10:47au Parlement européen voteront.
10:48et donc vous aurez
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