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00:00Il est 10h ici à Paris, bonjour à toutes et tous et bienvenue dans Parlons-en, votre rendez-vous avec l'info qui prend son temps.
00:08Voici les titres de ce mercredi 7 janvier.
00:10D'abord la situation très confuse au Yémen, le chef des séparatistes du sud ne s'est pas rendu à Riyad
00:16où devait se tenir des pourparlers de paix avec le gouvernement yéménite sous l'égide de l'Arabie Saoudite.
00:21Selon ces hommes, il est encore aux manettes à Aden, on y reviendra dans le journal de 11h.
00:26Neuf personnes ont été tuées lors d'affrontements entre forces gouvernementales et kurdes dans le nord de la Syrie.
00:32Les discussions pour intégrer les groupes kurdes à l'état syrien piétinent.
00:36Les aéroports, les écoles, les services publics sont fermés à Alep aujourd'hui par sécurité.
00:42Et puis pagaille dans les aéroports parisiens en raison d'importantes chutes de neige.
00:45Une centaine de vols annulés notamment à Roissy.
00:48Les flocons tombent en abondance sur le nord et l'ouest de la France.
00:52Et voilà les déplacements qui sont très compliqués, notamment en Ile-de-France.
00:5638 départements sont en vigilance orange.
00:59Les précisions à suivre de Nathalia Audicharia.
01:03Et si cette météo hivernale glissante à l'issue incertaine n'était pas la meilleure métaphore du sujet qui va nous occuper aujourd'hui jusqu'à 10h45 ?
01:11Nous sommes le 7 janvier et c'est à l'année politique qui commence tout juste en France que nous nous intéressons.
01:16Élections municipales, sénatoriales, procès en appel de Marine Le Pen.
01:21Après une année 2025 pour le moins chaotique, la dernière année pleine de mandat d'Emmanuel Macron va-t-elle être tout autant erratique ?
01:28Va-t-on parvenir à parler du fond, à résister au rouleau compresseur de la campagne pour 2010-27 qui a en réalité déjà commencé ?
01:352026, année de tous les possibles politiques.
01:38Question posée ce matin à mes deux invités, Elisabeth Pinault et Aurélien Devernois qui ont bravé la neige pour être avec nous.
01:44Bonjour à tous les deux. Merci d'être là, on a beaucoup de choses à dire, c'est Parlons-en et c'est parti.
02:00Bonjour Elisabeth Pinault.
02:01Bonjour.
02:02Merci, mais bonne année à vous aussi. Une année qui va être riche.
02:05En actualité, bien sûr, grand reporter à l'agence Reuters en charge de l'exécutif Aurélien Devernois.
02:11Bonjour Aurélien.
02:12Bonjour Pauline.
02:12Vous êtes ici chez vous du service politique de RFI.
02:15J'évoquais la météo de ce début d'année il y a un instant, peuplée d'incertitudes.
02:20Elle ne va pas nous occuper toute l'année, mais on va s'y arrêter un instant, si vous le voulez bien, avant d'entrer dans notre sujet.
02:25Parce que c'est le sujet du jour et en réalité ici en France, tout est toujours un peu politique.
02:30Bonjour Nathalia Odisharia.
02:31Vous êtes à quelques encablures de la rédaction de France 24.
02:35Une journée très compliquée pour les déplacements et spécifiquement en Ile-de-France.
02:39Bonjour Pauline.
02:43Oui, la colaneche complique la circulation partout en France, y compris en région parisienne.
02:50Et comme annoncé la veille, les bus ne circulent plus du tout ici.
02:54Ils ont tous été rappelés au dépôt, en tout cas jusqu'à ce que la situation s'améliore, a expliqué la RATP.
03:00Côté métro et RER, la circulation est plutôt normale, mais bien évidemment la situation va dépendre de l'évolution des conditions météo durant la journée.
03:10Sur les routes, les poids lourds sont interdits dans certaines régions comme ici en Ile-de-France, dans l'ouest ou bien le centre Val-de-Loire.
03:18Et pour des mesures de sécurité, les véhicules légers devraient être limités à 70 km heure.
03:28Le ministre des Transports, Philippe Tabarro, a fortement conseillé aux automobilistes d'éviter de prendre la route aujourd'hui, en tout cas en Ile-de-France.
03:37Du côté des transports aériens, une centaine de vols a été annulés, donc une centaine à Charles-de-Gaulle et puis une quarantaine de vols à Orly.
03:49Depuis lundi, vous le voyez, les conditions météo ont provoqué d'un côté d'énormes bouchons et puis de l'autre côté plusieurs décès,
03:59notamment liés à la circulation et donc au Verglas.
04:02Il y a quelques jours, un chauffeur VTC, pour rappel, est décédé dans la Marne.
04:07Merci beaucoup Nathalia. Prudence, donc évidemment, si vous devez absolument vous déplacer,
04:12on limite autant que possible dans l'un des 38 départements en vigilance neige-verglas, les déplacements.
04:20Je disais que tout est politique ici en France.
04:22Elisabeth Pinault, Aurélien de Vernoy, c'est un marronnier qui revient à chaque fois que la neige est en abondance sur notre territoire.
04:29Et le procès, en manque d'anticipation des autorités, de fleurir à nouveau, notamment ce matin dans la bouche des élus Rassemblement National.
04:35Oui, c'est en effet un marronnier, quelques centimètres de neige à Paris et tout s'arrête.
04:41Paris n'est pas Moscou et dans le reste de la France d'ailleurs.
04:44Oui, il y a eu déjà une petite polémique entre le ministre des Transports, qui est sous le feu des projecteurs,
04:49les Français apprennent à le connaître, Philippe Tabarro, qui a fait mine de critiquer un peu Météo France, un service public.
04:57Qui n'aurait pas assez anticipé.
04:58Qui n'aurait pas assez anticipé le nombre de centimètres.
05:01Et puis bien sûr, il y a la pagaille dans les aéroports, sur les routes.
05:05Que fait la mairie ? Que font les services de l'État ?
05:08Bien sûr, à chaque fois, c'est une occasion de revenir sur le fonctionnement de la France, les services publics, l'organisation, la mairie.
05:15Voilà, tous les services qui sont censés faire face à ce genre d'intempéries.
05:20Oui, bien sûr, on aime discuter autour de tous ces sujets.
05:25Et c'est vrai que dans l'époque actuelle, où on attend beaucoup de l'État, et à trois mois des élections municipales, ça prend encore plus d'ampleur.
05:35D'un mot là-dessus, Aurélien ?
05:37Il y a eu encore une petite bataille de boules de neige, notamment entre les candidats à la mairie de Paris depuis hier.
05:43La mairie de Paris est accusée de ne pas avoir bien anticipé également, de ne pas avoir salé les rues, etc.
05:47Donc il y a des coups à peine mouchetés depuis quelques heures entre les candidats, notamment d'opposition,
05:57qui disent que la mairie de Paris, encore une fois, n'a pas su faire face aux besoins des Parisiens.
06:04Et puis la mairie, les adjoints, les candidats qui répondent que 85% des axes routiers ont été salés,
06:10et que tout va bien, et que c'est aussi lié au dérèglement climatique, qu'on a des épisodes de froid, de neige qui sont plus intenses qu'auparavant.
06:21Notamment l'ex-candidat à la mairie écologiste, David Béliard, qui dit qu'il faut aussi se préparer à avoir ça plus régulièrement.
06:31Et les climato-sceptiques de douter à nouveau du réchauffement des températures.
06:34Mais c'est un autre sujet. Tout est politique ici en France. On va reparler, bien sûr, on va essayer de passer en revue tous les grands rendez-vous politiques de l'année.
06:41On viendra dans un instant, bien sûr, sur les municipales, qui est le grand rendez-vous, qui donnera peut-être le ton pour 2027.
06:48Ce sera d'ici deux mois.
06:51Mais pour commencer, je parlais d'incertitude tout à l'heure dans mon introduction.
06:56Il y a une certitude, 2026 sera la dernière année pleine et entière de mandats pour Emmanuel Macron, avant que la présidentielle de 2027 écrase absolument tout.
07:06Comment peut-elle se passer cette année pour le président Macron, Elisabeth Pinault ?
07:10Ce sera forcément difficile. Ça l'est déjà.
07:13Le président a donné le ton lors de ses voeux du 31 décembre.
07:16Il a dit vouloir une année utile.
07:17C'est évidemment une formule de communication avec différents thèmes qui vont être abordés, qui ne dépendent pas complètement du Parlement.
07:27En tout cas, ça va pouvoir se passer, quoi qu'il arrive même, en cas d'incertitude politique, c'est-à-dire le dossier sur la fin de vie.
07:35Ça reprend de mer, ça fait un moment.
07:36Le président espère que ça va aboutir.
07:39Le service national qu'il a lancé en fin d'année dernière, qui évidemment rejoint l'actualité en Ukraine et au-delà, l'actualité internationale qui est quand même très inquiétante.
07:52Et puis, son travail sur les réseaux sociaux et le danger qu'il représente, en particulier sur les jeunes, pour les jeunes.
08:00Et il devrait faire des annonces à la fin du mois de janvier.
08:03Voilà pour les différents dossiers.
08:04C'est maigre.
08:05En tout cas, Emmanuel Macron n'a plus la main.
08:08C'est bien sûr le gouvernement, avec une majorité extrêmement relative, qui a pour l'instant la main.
08:15On n'a toujours pas de budget.
08:17Donc là, on est revenu.
08:18Hier, j'ai passé la journée à l'Assemblée.
08:20On parle maintenant d'un 49-3 qui permettrait d'obtenir ce budget plus vite.
08:24Mais ça voudrait dire, une fois de plus, un texte sans vote et tous les problèmes politiques que ça peut engendrer.
08:31Emmanuel Macron, bien sûr, fait face à une impopularité quand même importante.
08:37Il faut relativiser, parce que j'ai suffisamment d'expérience pour dire que les fins de mandat sont toujours difficiles.
08:42Que ce soit Jacques Chirac, François Hollande, Nicolas Sarkozy.
08:46Emmanuel Macron ne fait pas exception.
08:48Une fin de mandat, c'est toujours de l'impopularité.
08:51Et il fait aussi face à une situation internationale particulièrement inquiétante.
08:55Donc, ça va être ces différents éléments.
08:58C'est-à-dire que cette année, il va essayer d'exister.
09:01Bon, il y a quand même le Rassemblement National et la France Insoumise qui poussent très fort pour qu'ils partent prématurément, si possible.
09:07Quand même, il y a toujours cette pression.
09:09Jusqu'ici, il a toujours écarté cette autre pression ?
09:10Absolument, il a de nouveau écarté lors de ses voeux.
09:13Et jamais l'Elysée n'a changé de ligne là-dessus.
09:17Même si, par exemple, quelqu'un comme Édouard Philippe, candidat à l'Elysée, lui a suggéré de préparer sa sortie anticipée.
09:23Ce qui n'est pas rien.
09:24En tout cas, lui veut rester utile et au travail et à la manœuvre jusqu'au dernier quart d'heure.
09:30Mais là, on s'approche.
09:32Là, on ne parle plus en année.
09:33On parle en mois avant la présidentielle.
09:35Aurélien, on sait que le réflexe d'Emmanuel Macron, quand il est en difficulté en politique antérieure, c'est de se consacrer à l'international.
09:42Est-ce qu'a priori, ça va être effectivement l'un de ses gros enjeux cette année ?
09:46Bien sûr, les sujets ne manquent pas.
09:48Il a de quoi faire.
09:49Il risque d'être plus enclin à aborder ces sujets-là.
09:53Le problème d'Emmanuel Macron, c'est qu'il risque de débuter cette année 2026 par une énorme défaite, une bérésina, puisqu'on parle de neige.
09:59C'est sur le Mercosur.
10:01La France...
10:02Donc, accord de libre-échange.
10:03Voilà, accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays d'Amérique latine, enfin d'Amérique du Sud.
10:08Et cet accord-là, a priori, va être signé contre l'avis de la France, qui s'y oppose toujours.
10:15Sauf que Paris avait réussi à monter une espèce de coalition avec la Pologne, la Hongrie et l'Italie pour avoir une minorité de blocage sur ce sujet.
10:25Et les Italiens ont annoncé hier qu'a priori, ils allaient se retirer et que donc la France se retrouvait totalement isolée.
10:31Ce qui, pour Emmanuel Macron, qui a axé ses deux mandats sur la question de la construction européenne, de l'Europe, d'être quelque part un leader de l'Europe
10:41et une vraie alternative au leadership allemand, c'est une vraie défaite en race campagne qui s'annonce.
10:49Et ça va être, en plus, très compliqué à gérer pour le gouvernement français, qui fait face à une grogne très forte des agriculteurs.
10:55Et cette grogne, malgré quelques concessions sur la politique agricole commune qui s'annonce, cette grogne-là devrait encore prendre de l'ampleur.
11:03Donc ça va être un début d'année très compliqué pour Emmanuel Macron et très compliqué pour le gouvernement dirigé par Sébastien Lecornu.
11:10Oui, parce qu'on évoquait la neige, à cette actualité neige vient effectivement s'ajouter à la colère des agriculteurs
11:16qui, en dépit des interdictions et des arrêtés préfectoraux, veulent notamment compliquer la situation à Toulouse
11:24et bien sûr, ce revirement de l'italienne, son nom m'échappe, Giorgio Meloni, pardon, merci beaucoup,
11:31sur le dossier du Mercosur est une sacrée épine dans le pied du gouvernement français.
11:36Si le Mercosur est signé d'ici quelques jours, le 12, même si la date n'est pas confirmée, Elisabeth Pinault,
11:41il faut s'attendre à, on se souvient d'un salon de l'agriculture très compliqué il y a quelques temps,
11:47il faut s'attendre à un bras de fer très intense avec les agriculteurs qui sont par ailleurs très populaires ici en France.
11:53Oui, là aussi, c'est un sujet qui revient régulièrement, la colère des agriculteurs
11:59et le soutien de la part des Français qui ont tous des racines paysannes quelque part
12:03et qui soutiennent l'agriculture parce que ce sont les paysages français, c'est nourrir la France et tout ce que ça représente
12:11avec, bien sûr, ces agriculteurs qui travaillent tellement et qui sont mal rémunérés,
12:15ça c'est vraiment quelque chose qui touche les Français au cœur,
12:18même si ensuite, évidemment, quand on va dans le détail, il y a différentes façons de concevoir l'agriculture, etc.
12:23Mais en tout cas, il y a vraiment une culture agricole en France qui fait qu'à chaque fois qu'il y a une colère agricole,
12:28il y a un soutien et un intérêt important au-delà du nombre d'agriculteurs, je crois qu'ils ne sont plus que 400 000.
12:34En tout cas, ce sujet du Mercosur est en effet majeur.
12:39Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a vraiment essayé d'éteindre l'incendie préventivement en écrivant aux agriculteurs,
12:46en leur disant que, par exemple, que la politique agricole commune leur serait toujours...
12:52La France, on est le premier bénéficiaire en Europe, les chiffres ne baisseraient pas, il les reçoit,
12:57il les a reçus en début de semaine, mais est-ce que cela va suffire à calmer leur colère avant le Mercosur ?
13:03Ce sera difficile. Bien sûr, on s'attend à un moment particulièrement délicat et c'est en haut de la pile des préoccupations du gouvernement,
13:12mais là, on est vraiment au niveau européen et en effet, vous l'avez bien dit, la France a perdu une bataille sur ce sujet
13:19et c'est une défaite pour Emmanuel Macron.
13:23Aurélien Devernois, Elisabeth Pinault évoquait cette fin de mandat d'Emmanuel Macron
13:28qui, comme toutes les fins de mandat des présidents de la 5e, est très compliquée.
13:33Et à la différence notoire d'Emmanuel Macron, qui, il ne me semble pas que c'était le cas de François Hollande,
13:38n'a pas de majorité, épée de Damoclès incroyable qui pèse au-dessus de la tête de son premier ministre,
13:43là, il y a quand même un amoncellement de difficultés pour les quelques mois qui restent, qui est assez inédite.
13:49Oui, tout à fait. C'est vrai que c'est une situation qui est un peu compliquée.
13:53Emmanuel Macron n'est pas vraiment en cohabitation, puisque Sébastien Lecornu est l'un de ses très proches
13:57et que, globalement, c'est quand même le camp macroniste qui peuple les rangs du gouvernement
14:02et qui est toujours à l'initiative, on va dire, d'un point de vue législatif.
14:07Mais c'est vrai que ça rappelle un peu ce côté crépusculaire, peut-être, de François Mitterrand.
14:12Dont on reparle beaucoup en ce moment.
14:13Voilà, exactement. C'est vrai qu'en 95, 94, 95, il avait perdu les élections de 93.
14:20Et c'est vrai que ça avait été très, très, très compliqué.
14:22Alors, la situation était différente, parce que François Mitterrand était, par ailleurs, très malade en fin de vie, etc.
14:26Ce qu'on ne souhaite pas à Emmanuel Macron, bien sûr.
14:29Mais c'est vrai qu'on a ce côté crépusculaire qui pèse et qui, pour un président comme Emmanuel Macron,
14:36qui est un président encore jeune, il a été élu à 39 ans, il n'a même pas 50 ans à la fin de son mandat,
14:42c'est quelque chose d'assez probablement compliqué à gérer à titre personnel et à titre politique.
14:48Et puis, il y a cette question de quel héritage il va laisser politique et qui va lui succéder.
14:54Et c'est vrai qu'Emmanuel Macron, qui avait démarré sa carrière politique en disant
14:59« Moi, je veux proposer une alternative à la droite, à la gauche, quelque chose de nouveau, une nouvelle politique, etc. »
15:06se retrouve dans une situation où il risque de laisser les clés de l'Elysée, peut-être à l'extrême droite,
15:11avec une France qui n'a jamais été aussi polarisée politiquement.
15:14Et c'est vrai qu'on va dire que l'héritage d'Emmanuel Macron est déjà en train de se discuter
15:20et qu'il risque de ne pas être très glorieux pour l'actuel chef de l'État.
15:25Et dans son propre camp, les flèches n'ont pas tardé à pleuvoir.
15:30Donc je parlais d'Edouard Philippe, bien sûr qui a quand même été son premier ministre pendant trois ans,
15:34y compris pendant la période Covid, qui s'en éloigne depuis un bon moment déjà.
15:38Donc il est candidat, lui, officiellement, ce qui n'est pas le cas d'autres.
15:43Il est candidat s'il gagne les municipales aux Havres, non ?
15:45Oui, ça c'est un bémol important.
15:48Il faudra suivre de près ce qui se passe aux municipales aux Havres,
15:51parce qu'il fait face à beaucoup d'adversités, en effet.
15:55Il a fait un tour de France, en tout cas.
15:57Il a quand même demandé un départ anticipé du président de la République, ce n'est pas rien.
16:01Il y a bien sûr Gabriel Attal, autre ancien premier ministre,
16:05qui s'écarte complètement d'Emmanuel Macron aussi.
16:07Il n'hésite pas à dire le contraire.
16:09Parce que c'est que l'héritage est trop lourd et que...
16:11Ne met pas son nom, ne s'en revendique pas, ne met pas son nom sur les affiches
16:15et veut absolument s'émanciper de celui à qui il doit tout, quand même.
16:20Ce n'est pas rien.
16:21On a d'autres personnalités comme Gérald Darmanin, qui est toujours dans le gouvernement,
16:25qui dit avoir mis de côté ses ambitions présidentielles pour le moment,
16:28tant qu'il est au gouvernement.
16:29Mais on sait très bien, dans un coin de sa tête, voilà quelqu'un qui vient de la droite classique,
16:35qui pourrait y revenir et qui a le bilan au sein du gouvernement.
16:40On a Bruno Retailleau qui a été au gouvernement, qui n'y est plus,
16:43qui tape à bras raccourcis contre le président de la République,
16:46qu'il avait relativement préservé lorsqu'il était au gouvernement,
16:49qui maintenant fait cavalier seul.
16:51En tout cas, tout le monde essaye de profiter du tremplin
16:55que lui a donné Emmanuel Macron, de certaines façons,
16:59en les nommant au gouvernement ou à Matignon,
17:01et qui maintenant veulent s'en éloigner parce que, évidemment,
17:05se revendiquer d'un président aussi impopulaire,
17:08avec un bilan difficile, y compris économiquement,
17:11même si je pense qu'il a quand même des résultats sur l'emploi,
17:13il faut quand même être un peu équilibré.
17:15Mais sur de nombreux autres dossiers, c'est décevant.
17:21Et puis, il y a tout l'aspect international, ça on verra pendant la campagne,
17:25mais la situation internationale, et à France 24, vous l'avez suivi très près,
17:28est tellement inquiétante que ce sujet peut prendre le dessus soudain.
17:32Voilà, il reste peu de temps.
17:34Est-ce que la campagne...
17:35Et redistribuer les cartes précisément ?
17:37Absolument, et à ce moment-là, on se retourne vers le président.
17:39On le sait qu'à ce moment-là, il faut un chef,
17:42un chef des armées, un chef de la diplomatie.
17:45Donc, voilà, la question va être,
17:48est-ce que la question va être sur le plan national,
17:51des sujets nationaux, purement nationaux,
17:54la retraite, le pouvoir d'achat, l'emploi, l'immigration,
17:57ou l'international ?
17:59D'ailleurs, ce qu'a dit le président Macron hier
18:01sur la possible venue dans une hypothétique fin de guerre en Ukraine
18:06de soldats français sur le sol ukrainien,
18:08nul doute qu'on en reparlera.
18:10Je vous ai vu tiquer sur l'emploi, sur le bilan sur l'emploi.
18:12Oui, sur l'emploi, c'est vrai que jusqu'à la fin de son premier mandat,
18:17c'était relativement encourageant,
18:18ça allait quand même beaucoup moins depuis 2022.
18:21On est parti, je crois, en 2017, de 9% de taux de chômage,
18:24et là, on est remonté quasiment à 8%,
18:26on est entre 7,5 et 8%.
18:27Donc, ce n'est pas aussi favorable que ce qu'aurait espéré Emmanuel Macron,
18:31qui avait fait quand même deux campagnes sur la question du plein emploi,
18:34ce qu'on n'a pas aujourd'hui en France,
18:35mais parce que, là aussi, la situation internationale
18:38est venue percuter l'économie.
18:40C'est des choses qu'il ne peut pas forcément maîtriser.
18:42Par ailleurs, c'est vrai, je suis d'accord avec ce que dit Elisabeth Pinault
18:45sur la question de ce qui va se passer au niveau international.
18:48Ça peut vraiment redistribuer les cartes pour la présidentielle,
18:51comme ça avait été le cas en 2022.
18:53En 2022, en 2021, on va dire,
18:55on était partis sur une présidentielle en se disant,
18:57on va beaucoup parler des sujets de société,
19:01des sujets d'économie intérieure, etc.
19:03Et finalement, la guerre en Ukraine a complètement redistribué,
19:07ce qui a finalement poussé Emmanuel Macron
19:10à ne quasiment pas faire campagne,
19:12au-delà de sa proposation sur la réforme des retraites
19:15qui lui a permis de récupérer les voix de la droite.
19:17Mais c'est vrai que c'était un président quasiment absent en campagne
19:20et ça a complètement paralysé, en fait, les autres candidats.
19:24Est-ce qu'on peut se retrouver dans une situation similaire ?
19:27Par exemple, s'il y a un coup de force américain au Groenland,
19:30si en effet il y a un accord de paix entre l'Ukraine et la Russie
19:33qui implique un déploiement militaire important européen
19:36et notamment français,
19:38il va y avoir des débats là-dessus.
19:40Peut-être que ça sera moins défavorable
19:42aux héritiers d'Emmanuel Macron
19:44que la situation actuelle le présage.
19:47Incertitude, incertitude.
19:48Je le disais d'ailleurs, la réforme des retraites,
19:50on n'en a pas parlé,
19:50mais voilà un échec a priori du président français
19:54qui avait fait effectivement campagne d'abord
19:56sur cette réforme qui aujourd'hui est suspendue.
20:00Est-ce à dire précisément que le scénario de 2027
20:04n'est pas plié ?
20:05Elisabeth Pinault,
20:07il y a eu ce sondage en fin d'année dernière
20:09qui a fait grand bruit donnant Jordan Bardella,
20:11donc numéro 2 du Rassemblement national aujourd'hui,
20:15enfin disons candidat non naturel aujourd'hui,
20:17derrière Marine Le Pen,
20:18on y reviendra à la présidentielle vainqueur
20:20au second tour quel que soit l'adversaire.
20:23On sait aussi que le favori un an et demi
20:26avant le scrutin
20:27n'est pas nécessairement celui qui l'emporte au final.
20:31Alors quoi, tout est possible ?
20:32Absolument.
20:33Il faut toujours être très prudent.
20:35À un an et demi d'une présidentielle,
20:36tout est possible
20:37et les sondages n'ont aucune valeur.
20:39Tout se joue vraiment dans les derniers mois,
20:41les dernières semaines même,
20:42en fonction de ce qui peut survenir.
20:44Par exemple, vous prenez l'exemple de Jordan Bardella.
20:46Mettons que Marine Le Pen soit empêchée,
20:49rappelons que son procès en appel commence la semaine prochaine,
20:52que Bardella soit le candidat
20:54qui semble favori, en tout cas en tête pour l'instant.
20:58Et il y a une situation internationale très difficile.
21:00Est-ce que les Français donneront la clé
21:02à quelqu'un qui a 30 ans
21:05et n'a absolument aucune expérience de la sorte ?
21:07Ils ne vont pas se tourner vers quelqu'un d'expérience.
21:10Et là, d'autres noms surgissent.
21:12François Hollande n'a pas dit son dernier mot.
21:14Dominique de Villepin...
21:15Vous y croyez au comeback de François Hollande ?
21:17En tout cas, je peux vous dire que...
21:19Il y croit.
21:20Sur un malentendu, ça peut marcher,
21:22c'est la phrase de lui.
21:23C'est une option encore valable,
21:26on l'entend beaucoup.
21:27Et puis, il peut se targuer d'avoir été président,
21:29d'avoir...
21:29Enfin, il n'a pas osé se présenter
21:31à sa propre succession quand même à l'époque.
21:32Absolument.
21:33À l'époque, il a eu...
21:34On peut dire que c'est un aveu d'échec.
21:37Certains disent aussi qu'il a eu ce courage-là
21:39que d'autres n'ont pas eu.
21:40Enfin, François Hollande, c'est un...
21:42En tout cas, tout est possible.
21:43Dominique de Villepin, qui l'eut cru aussi,
21:45quand même, il arrive quand même de la lune,
21:48un peu, Dominique de Villepin.
21:49Mais enfin, on l'entend, les gens commencent...
21:50Dans une situation internationale qui est ce qu'elle est,
21:53un Dominique de Villepin n'est pas du tout exclu ?
21:55Disons qu'en tout cas, lui, il apparaît
21:57comme l'homme d'expérience.
21:59Ça peut se jouer aussi là-dessus,
22:01en fonction des sujets qui vont advenir au dernier moment.
22:05Ça va vraiment se jouer.
22:06Je pense que ça va partir...
22:07Bon, il y a les municipales qui vont être un point important.
22:09Notamment, on va voir le score du Rassemblement national,
22:13par exemple.
22:13Est-ce qu'ils vont vraiment réussir
22:15à avoir une véritable assise,
22:16à en prendre des grandes villes,
22:18comme par exemple Toulon,
22:19ce qu'ils espèrent vraiment ?
22:21Il y aura ensuite des sénatoriales en septembre
22:24et le Rassemblement national espère avoir
22:26au moins un groupe au Sénat,
22:27ce qu'il n'a pas pour l'instant,
22:28c'est-à-dire dix sénateurs,
22:29ce qui semble envisageable.
22:30Et puis ensuite, la campagne va vraiment démarrer.
22:33Je pense qu'on aura quelques prémices l'été prochain.
22:35Et puis à la rentrée,
22:36ça va vraiment se décider,
22:38primaire ou pas primaire,
22:39à droite, au centre,
22:41la primaire de Gérald Darmanin
22:43à Sarah Knafow,
22:45à gauche bien entendu,
22:46avec des personnalités anciennes,
22:48François Hollande,
22:49nouvelles,
22:50François Ruffin, par exemple,
22:52un ex de la France insoumise,
22:53qui a quand même des propositions
22:54assez originales,
22:57qui en porte une partie de la gauche,
23:01Raphaël Glucksmann,
23:02qui avait fait un bon score.
23:04Qui ne veut pas participer
23:05à la primaire de la gauche.
23:06Mais qui avait un bon score
23:07à la présidentielle,
23:08ça avait été presque une surprise.
23:10Et puis maintenant,
23:11il a perdu un peu son capital,
23:12donc évidemment,
23:13ça pousse derrière.
23:14D'autres noms pourraient surgir,
23:15y compris hors politique.
23:16Moi, c'est ce qu'on me dit aussi,
23:18on n'est pas à l'abri,
23:19comme la politique est tellement décriée
23:20en France.
23:21On peut imaginer une candidature
23:23à la Emmanuel Macron,
23:25c'est-à-dire,
23:26lui, il était quand même parti très tard,
23:27et ça avait été,
23:28ça avait emporté,
23:29c'est un peu la magie de la politique,
23:30ça avait emporté le pays
23:32de façon soudaine.
23:35Donc, tout est possible.
23:36Je voudrais quand même
23:37qu'on reste un moment
23:38sur, justement,
23:40l'hypothèse Marine Le Pen.
23:42Je crois que ce serait
23:43sa quatrième candidature,
23:45Marine Le Pen,
23:46à cette présidentielle.
23:48Effectivement,
23:48l'enjeu recommence pour elle
23:50la semaine prochaine,
23:5113 janvier.
23:53Le procès en appel,
23:55j'ai dit le procès de Marine Le Pen,
23:56mais c'est bien sûr
23:57le procès en appel
23:58de l'affaire des assistants
23:59parlementaires européens.
24:01On rappelle
24:01qu'elle a été condamnée
24:02en première instance
24:03à une peine d'inéligibilité
24:04qui, a priori,
24:05l'empêchait de participer.
24:07C'est remis tout à fait
24:08en cause, bien sûr,
24:09enfin, en jeu.
24:11Et la Cour d'appel
24:12rendra là sa décision,
24:13ce qui est assez exceptionnel
24:14en termes de délai,
24:15cet été,
24:16ce qui permettra
24:16de savoir où on en est
24:18avant que la campagne
24:19ne commence.
24:19On va voir en image
24:20de quoi on parle exactement
24:22dans cette affaire,
24:22dans ce dossier,
24:23dans ce procès
24:24très important
24:25et assez crucial
24:26pour l'avenir de la France
24:27et on en reparle juste après.
24:31Elle avait quitté la salle
24:32sans dire un mot,
24:33avant même
24:34que le tribunal correctionnel
24:35de Paris
24:36n'ait prononcé sa peine.
24:38Dans l'affaire
24:38des assistants parlementaires
24:40du Rassemblement National
24:41au Parlement européen,
24:43Marine Le Pen
24:43a été reconnue coupable
24:44de détournement
24:45de fonds publics
24:46et condamnée
24:47à 4 ans de prison,
24:48100 000 euros d'amende
24:49et surtout 5 ans
24:50d'inéligibilité
24:52avec effet immédiat.
24:53Quelques jours plus tard,
24:54elle s'insurgeait
24:55devant ses partisans.
24:56Ce n'est pas
24:57une décision de justice,
24:59c'est une décision politique.
25:03C'est pourquoi j'affirme
25:05que cette décision politique
25:07a non seulement bafoué
25:08l'état de droit,
25:09mais aussi
25:09l'état de démocratie.
25:11vous avez compris ?
25:13Nous ne demandons pas
25:14d'être au-dessus des lois,
25:17mais pas au-dessous des lois.
25:21Le procès en appel
25:22doit commencer le 13 janvier
25:24et durer un mois.
25:25C'est la dernière chance
25:26pour la fille
25:27de Jean-Marie Le Pen
25:28de se présenter
25:29une troisième fois
25:30à la magistrature suprême,
25:32mais ses options
25:33restent limitées.
25:34Trois scénarios
25:35pourraient rendre
25:36sa candidature possible.
25:38La députée du Pas-de-Calais
25:39pourrait être copée
25:40de la même peine,
25:41mais sans exécution provisoire.
25:43Elle aurait alors
25:43le temps de se pourvoir
25:44en cassation,
25:46ce qui annulerait
25:46l'inéligibilité.
25:49Sa peine pourrait aussi
25:50être réduite,
25:51donc considérée
25:51comme déjà purgée.
25:53Enfin,
25:53elle pourrait être relaxée,
25:55mais cette option
25:55semble la moins probable
25:57au vu de la sévérité
25:58du premier jugement.
25:59Des options ténues,
26:01l'équivalent
26:01d'un trou de souris judiciaire.
26:03Alors est-ce
26:04la rampe de lancement
26:05de Jordan Bardella ?
26:07Le poulain
26:07du Rassemblement National
26:08serait plus populaire
26:10que sa mentor,
26:11selon le sondage IFOP annuel
26:12des personnalités
26:13préférées des Français.
26:15Mais est-ce suffisant
26:16pour combler
26:16son manque d'expérience ?
26:18À 30 ans,
26:19il est parfois attaqué
26:20au sein même
26:21des rangs du RN.
26:22Fin novembre,
26:23le baromètre d'Oxa
26:24le donnait pourtant
26:25déjà vainqueur
26:26de l'élection présidentielle.
26:28Mais à plus d'un an
26:29du premier tour,
26:30les dés sont loin
26:31d'être jetés.
26:35Aurélien de Vernois,
26:36est-ce qu'au Rassemblement National,
26:37on prépare vraiment
26:39ces deux candidatures
26:40qui sont à la fois
26:42très proches,
26:42bien sûr,
26:43mais très différentes ?
26:44Officiellement,
26:45oui,
26:45puisque Marine Le Pen,
26:46encore en fin d'année,
26:47a dit que Jordan Bardella
26:49était quelque part
26:51son alternative logique.
26:53Donc évidemment,
26:54et vu,
26:55et ça a été bien expliqué
26:56dans votre sujet,
26:57vu la difficulté
27:00qu'a Marine Le Pen
27:01de croire
27:02qu'elle va réussir
27:03à se sortir
27:04de cet imbroglio judiciaire,
27:07évidemment que le parti,
27:08s'il veut assumer
27:10ce qu'il revendique
27:11depuis des années,
27:11c'est-à-dire arriver au pouvoir,
27:12il faut qu'il y ait
27:14une alternative concrète
27:16et légitime
27:17à Marine Le Pen.
27:17Donc Jordan Bardella,
27:19de toute façon,
27:20fait figure
27:21de remplaçant naturel.
27:23Après,
27:24en effet,
27:25est-ce que tout le RN
27:27se rangerait
27:28comme un seul homme
27:29derrière lui
27:30ou est-ce qu'au fil
27:31d'une campagne
27:31de Jordan Bardella,
27:33ça se déliterait
27:34pour des raisons
27:35déjà idéologiques,
27:36puisqu'il y a quand même
27:37des divergences idéologiques
27:39au sein du RN ?
27:39Parmi lesquels ?
27:40Eh bien,
27:41par exemple,
27:41Marine Le Pen
27:42est quand même
27:42plutôt sur un axe social,
27:44alors que Jordan Bardella,
27:45ces derniers mois,
27:46ces dernières semaines,
27:47a envoyé des messages
27:47assez forts
27:48envers le patronat,
27:50envers les chefs d'entreprise,
27:51c'est-à-dire sur une ligne
27:52plutôt libérale,
27:54estimant que
27:54c'était probablement
27:55la manière
27:56de récupérer
27:57un électorat
27:58de droite
27:59plus traditionnel.
28:00Marine Le Pen,
28:01c'est pas sa ligne politique.
28:02Et donc là,
28:03il y a quand même
28:03divergence idéologique
28:05au sein du RN
28:06à ce sujet-là.
28:07Donc,
28:07est-ce que ça peut
28:08créer des problèmes
28:09ensuite
28:10dans une campagne
28:11présidentielle
28:12où est-ce que
28:12finalement,
28:13l'éventualité
28:14d'arriver au pouvoir
28:15effacera ça
28:16le temps
28:17de gagner
28:18l'élection
28:19et d'arriver
28:19à l'Elysée ?
28:20C'est une grosse incertitude
28:21au sein du RN,
28:22je pense.
28:23Est-ce que Jordan Bardella,
28:24Elisabeth Quinault,
28:25qui brasse peut-être
28:26plus large
28:26effectivement
28:27que Marine Le Pen
28:28ou en tout cas
28:28qui veut s'émanciper
28:30peut-être
28:30de certains
28:31des carcans
28:32de sa patronne,
28:35pourrait briser
28:36un plafond de verre
28:37qu'elle n'a finalement,
28:37en tout cas à la présidentielle,
28:39jamais réussi à briser ?
28:40Même si, bien sûr,
28:41c'est à elle
28:41qu'on doit l'arriver
28:42en force des députés
28:43RN à l'Assemblée
28:44ces dernières années.
28:45C'est ce qu'il espère.
28:47En tout cas,
28:47pour l'instant,
28:48on est dans une période
28:48de flou
28:49et en espèce
28:50de carrefour.
28:51Parce que les 120 députés
28:53qui sont à l'Assemblée,
28:54ils doivent toute
28:55leur carrière
28:56à Marine Le Pen.
28:58Marine Le Pen,
28:58c'est un bon mot.
29:00C'est un territoire
29:02pauvre
29:04avec beaucoup
29:05de questions sociales,
29:07des petits fonctionnaires.
29:09Il faut voir
29:10Marine Le Pen
29:11qui embrasse
29:13les enfants
29:14dans un marché
29:15des nains.
29:16Gendarme Bardella,
29:17là, il voit
29:18les chefs d'entreprise.
29:19C'est beaucoup plus
29:20de jeunes.
29:21Il faut voir
29:21les files d'attente
29:22qui sont très longues
29:22pour la signature
29:23de son livre.
29:24Il a écrit son deuxième livre
29:26qui sont des succès.
29:28Mais c'est une population
29:30beaucoup plus jeune.
29:31Oui, il est le produit
29:31de sa génération.
29:32Il est très fort
29:33sur les réseaux sociaux,
29:34très fort en communication.
29:34C'est vraiment une autre
29:34culture politique.
29:36Et puis après,
29:36au sein du parti,
29:38personne ne vous dira
29:40qu'il y a deux camps
29:40et ce n'est pas encore
29:41tout à fait le cas.
29:42Mais en tout cas,
29:42jusqu'à présent,
29:43c'était vraiment Marine Le Pen.
29:44C'est toujours Marine Le Pen
29:45la patronne.
29:46Il faut voir un peu,
29:47elle est dans une pièce,
29:48le silence se fait.
29:49C'est vraiment quand même
29:50encore la patronne
29:51jusqu'à la semaine prochaine.
29:53Qu'est-ce qu'on sait
29:54de leur rapport
29:54à eux deux,
29:55de leur relation ?
29:56Parce qu'il y a quand même
29:57beaucoup qui se jouent
29:58entre eux.
29:58En tout cas,
29:59je les ai vus.
30:00Quand on les voit
30:00tous les deux,
30:01par exemple,
30:02c'était le cas à Bordeaux
30:03pour la rentrée politique
30:04du RN,
30:05même le meeting,
30:06elle arrive,
30:07c'est Marine Le Pen
30:08présidente.
30:09Et Jordan de Mardella,
30:10il était encore jusqu'ici,
30:12celui qui devait aller
30:13à Matignon,
30:13donc il parle de choses
30:14plus concrètes.
30:15Et puis,
30:15il y a quelque chose
30:16autour de sa personne,
30:17de sa jeunesse,
30:19même de son physique.
30:21Enfin,
30:21il y a une autre,
30:23quelque chose
30:23qui se construit
30:24différemment.
30:25Mais en effet,
30:26vous l'avez bien dit,
30:27lui espère pouvoir
30:28faire cette union
30:31des droites
30:32qui permet d'aller
30:32jusqu'à Retailleau.
30:35Donc,
30:35ils ont déjà récupéré
30:36Éric Ciotti.
30:37Mais c'est une façon
30:38différente de voir les choses,
30:40alors que Marine Le Pen,
30:41jusqu'à présent,
30:42était sur une ligne
30:44qui est héritée
30:45de son père,
30:45bien entendu,
30:46mais qui s'élargissait,
30:48mais avec une base sociale
30:49en effet.
30:49Mais en fait,
30:51il s'adresse à tous
30:51les Français,
30:52ça c'est sûr,
30:53c'est toujours ce qu'ils répètent,
30:54ils ne sont pas là
30:54pour récupérer
30:55un électorat
30:56ou un autre,
30:57mais en effet,
30:58il va falloir convaincre
30:59à grande échelle
31:00s'ils veulent faire
31:0151% des voix
31:02et ça reste
31:03un objectif
31:06très difficile.
31:07Évidemment,
31:07tout dépendra
31:08de qui il y aura en face,
31:09mais ça reste un objectif
31:10très difficile.
31:11À propos de qui il y aura en face,
31:12donc réponse
31:13de la Cour d'appel
31:14à propos de Marine Le Pen
31:15cet été.
31:17À propos de qui il y aura en face,
31:18on a évoqué
31:18tout à l'heure
31:19les candidats
31:20plus ou moins
31:21du camp présidentiel.
31:23Un mot quand même
31:24des candidats
31:25de la droite,
31:26vous évoquiez
31:26tout à l'heure
31:27Elisabeth Pinault
31:29que ça se bousculait
31:30quand même
31:30à droite.
31:32Aurélien,
31:33entre les Rotaillot,
31:34les Wauquiers,
31:34les Bertrand,
31:35les De Villepin,
31:36la Villiers-Nard,
31:37le maire de Cannes,
31:38on va vers une primaire
31:39à droite ?
31:41Moi,
31:41ça me semble assez improbable
31:42qu'il y ait une primaire
31:43à droite,
31:44déjà parce que
31:44l'espace politique,
31:45il est très réduit
31:46aujourd'hui,
31:47notamment parce que
31:48le Rassemblement National
31:49prend de plus en plus
31:50de place
31:51sur l'ensemble
31:52du paysage politique
31:53de droite,
31:54que malgré tout,
31:55Emmanuel Macron
31:56a pris
31:57un peu par surprise
31:59une grande partie
32:00de son électorat.
32:01On se rappelle
32:01du score
32:02de Valérie Pécresse
32:03en 2022
32:05qui fait moins
32:05de 5%
32:06alors qu'elle est
32:07la candidate
32:07des Républicains.
32:09Et donc,
32:09du coup,
32:10comment exister
32:11politiquement
32:12dans cet espace-là
32:14qui est déjà
32:14phagocyté par le RN
32:16et très occupé
32:19par les macronistes ?
32:20Je pense que
32:20c'est compliqué.
32:21Faire une primaire,
32:22c'est-à-dire
32:23mettre en concurrence
32:24des gens
32:24sur un espace
32:25aussi réduit que ça,
32:26c'est,
32:27pour moi,
32:28ça me paraît difficile,
32:29mais c'est un peu
32:30le même problème
32:30qu'il y a à gauche
32:31en réalité.
32:32C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
32:33il y a Jean-Luc Mélenchon,
32:34Raphaël Glucksmann
32:35qui occupent
32:36deux axes,
32:38la social-démocratie
32:38et la gauche radicale,
32:40et au milieu,
32:40il parle de faire
32:41une primaire
32:42pour un espace politique
32:43qui, là aussi,
32:44est très réduit.
32:45Donc,
32:45c'est très compliqué
32:46et c'est peut-être
32:47la plus grande réussite
32:48politique d'Emmanuel Macron
32:49d'avoir complètement
32:50siphonné,
32:51finalement,
32:52ces deux grands piliers
32:53qui étaient,
32:55on va dire,
32:56le Parti Socialiste
32:57et les Républicains,
32:58auparavant,
32:58UMP,
32:59RPR,
32:59etc.,
33:00des avoir complètement
33:01fragilisés
33:02et quasiment détruits
33:03en une dizaine
33:05d'années au pouvoir.
33:06Et c'est aussi
33:06ce qui donne
33:07un Parlement fragmenté
33:08comme on le connaît
33:09aujourd'hui.
33:10est-ce que le scénario
33:13d'une jonction
33:14des droites,
33:15d'une union des droites
33:17pour la présidentielle
33:17de 2027,
33:18c'est-à-dire
33:19une droite républicaine
33:21qui n'aurait pas
33:22de candidat,
33:23c'est possible
33:24en faveur
33:26du Rassemblement national ?
33:28La recomposition
33:28est en cours.
33:30Edor Philippe,
33:31par exemple,
33:32lui,
33:32veut rassembler
33:32le centre
33:33plutôt vers la droite.
33:35Bruno Rotaillot
33:36espère faire
33:37ce qu'a fait peut-être
33:38en son temps
33:39Nicolas Sarkozy,
33:39avait réussi
33:41à siphonner
33:41les voix
33:42du Rassemblement national.
33:43Mais les temps
33:45ont changé,
33:45bien entendu,
33:46les temps ont vraiment changé
33:47et le Rassemblement national
33:48a pris
33:49énormément d'importance.
33:53Et Jordan Bardella,
33:54quand même,
33:55on voit,
33:55a donné
33:56les premiers signes
33:57d'appel
33:57au reste
34:00de la droite.
34:00Et on a
34:01Marion Maréchal,
34:03on va voir
34:05ce que va dire
34:06Bruno Rotaillot,
34:07mais lui aussi
34:07voit bien
34:08que LR seulement,
34:09ça ne va pas suffire,
34:10c'est une évidence.
34:11Donc il y a
34:12une vraie recomposition.
34:13Alors,
34:13une partie de la droite
34:14qui a aussi été allée
34:16vers Emmanuel Macron
34:17peut revenir
34:18vers LR,
34:19mais est-ce qu'ils vont
34:20aller jusqu'à
34:20un LR qui se rapproche
34:22du Rassemblement national ?
34:23Les lignes rouges
34:25deviennent un peu floues.
34:26C'est sûr qu'avant,
34:27il y avait vraiment
34:28une rupture,
34:29ça a été longtemps,
34:30le Front républicain
34:31qui a tenu
34:33jusqu'aux législatives
34:36anticipées
34:39qui ont mis la gauche
34:41en premier
34:41par ce Front républicain.
34:43Mais là,
34:43on a vu la limite
34:44de ce Front républicain.
34:46Donc il y a une vraie
34:47recomposition
34:47et ça va être
34:48l'enjeu des prochains mois.
34:49Et c'est en ça,
34:51sauf si vous voulez dire
34:51quelque chose là-dessus,
34:52Aurélien,
34:52mais c'est en ça
34:52que les municipales
34:53qui, bien sûr,
34:55sont des enjeux locaux,
34:57en réalité,
34:58vont dire beaucoup de choses
34:59de cette possible jonction
35:00de la droite
35:01vers l'extrême droite,
35:02mais aussi des liens
35:03entre les socialistes
35:04et la France insoumise.
35:05Oui, parce que moi,
35:06de mon point de vue,
35:07la clarification,
35:08elle va se faire par le bas,
35:09notamment à droite,
35:10plutôt que par le haut.
35:10C'est-à-dire que ce n'est pas
35:11les chefs de parti
35:13qui vont décider
35:14de se rassembler.
35:15Là, je pense que
35:15les municipales,
35:16notamment sur un éventuel
35:18basculement d'une partie
35:20du vote
35:20Les Républicains
35:21vers le RN,
35:22on va le voir
35:23sur des élections municipales.
35:25Peut-être pas toutes,
35:25parce qu'il y a quand même...
35:26Donc c'est les électeurs
35:26qui vont dicter ?
35:27Oui, et d'ailleurs,
35:28le Rassemblement national
35:29travaille là-dessus
35:31de manière un petit peu étonnante,
35:33c'est-à-dire qu'il a
35:35un certain nombre de candidats
35:36qui ne vont pas avoir
35:36l'étiquette RN au municipal.
35:38On prend l'exemple de Toulon
35:39avec Laure Lavalette
35:40qui a annoncé sa candidature hier,
35:42qui est députée
35:43du Rassemblement national,
35:44qui est très proche
35:45de Marine Le Pen
35:46et qui annonce sa candidature
35:48sans dire qu'elle va être
35:48candidate du Rassemblement national.
35:50C'est-à-dire qu'en gros,
35:51l'objectif du RN,
35:53c'est de présenter
35:54des candidats
35:55presque sous faux drapeaux,
35:56pour obtenir les votes
35:59de la droite conservatrice.
36:01C'est le cas, par exemple,
36:02à Marseille.
36:03Franck Alizio,
36:04qui va être le candidat
36:04du Rassemblement national,
36:06a monté un micro-parti
36:07qui s'appelle le RPR,
36:08donc qui est l'ancien nom
36:09des Républicains,
36:10et donc est en train,
36:11avec ce micro-parti,
36:13de décémer un petit peu
36:15partout en France
36:16pour faire venir
36:17sur le principe
36:19de regarder finalement
36:20qu'il n'y a pas vraiment
36:21de différence entre le RN
36:22et le RPR
36:23qui a pu être celui
36:24de Charles Pasqua, etc.
36:25voter pour nous
36:26parce qu'en fait,
36:27on défend les mêmes idées.
36:28Donc c'est quand même
36:29assez intéressant.
36:30À gauche, c'est différent
36:30parce que là,
36:32les drapeaux de chaque parti
36:33sont quand même
36:34bien identifiés.
36:35Mais c'est vrai que là aussi,
36:37il y a une offensive,
36:38notamment de la France insoumise,
36:39pour essayer d'aller
36:40siphonner le vote,
36:43de capitaliser
36:44sur ces bons résultats
36:45aux dernières élections,
36:46pour aller siphonner le vote
36:47dans des grandes villes
36:49qui sont aujourd'hui détenues
36:50par la gauche dite
36:50plus traditionnelle,
36:51le Parti socialiste,
36:52voire les écologistes.
36:54Juste d'un mot
36:55sur la jonction de la droite.
36:57On l'a vu d'ailleurs
36:57s'opérer ces derniers mois
36:58et ça a donné des idées
37:00à certains
37:00au sein du Parlement européen.
37:02Mais c'est un autre sujet.
37:03Les écologistes, précisément,
37:04on n'en a pas encore
37:05beaucoup parlé.
37:05Marine Tondelier
37:06a fait acte de candidature
37:07pour 2027.
37:08Elle accepte, a priori,
37:10l'idée de se plier
37:11à une primaire de la gauche
37:12dont les modalités
37:13ne sont pas connues
37:14ni le calendrier.
37:15Des écologistes
37:16qui jouent gros,
37:17Elisabeth Pinault
37:18sur ces municipales
37:19qui ont plutôt accumulé
37:22les défaites électorales
37:24ces derniers temps
37:25et qui pourraient perdre
37:26des villes d'importance
37:27au mois de mars.
37:28Oui, c'était les grands gagnants
37:29des dernières municipales.
37:31Ils avaient gagné
37:32des villes comme Bordeaux,
37:34Grenoble,
37:34Marseille.
37:35C'était vraiment important.
37:36Et là,
37:37c'est en grand danger.
37:40Leur positionnement
37:40est difficile
37:41parce qu'ils sont
37:42toujours des alliés
37:45de la France Insoumise.
37:46Ils sont moins critiques
37:47qu'une partie
37:48de la gauche sociale-démocrate
37:50qui veut s'en écarter.
37:51Et tout va, en effet,
37:52se décider
37:53lors des municipales.
37:55Ça pourrait handicaper
37:56la candidature
37:57de Marine Thondelier,
37:58la patronne des écologistes ?
38:00En effet,
38:00elle est favorable
38:01à une primaire
38:02donc on verra
38:02ce qui se passe.
38:04Après,
38:04les écologistes
38:05sont toujours
38:06une part importante
38:07de la gauche
38:08en tout cas
38:09qui peut être décisive.
38:10On l'a vu même
38:10sur des votes au Parlement
38:11quand les écologistes
38:13se sont abstenus.
38:14Ça a permis
38:14d'avoir le budget
38:15sur la sécurité sociale
38:16par exemple.
38:17Donc ça peut être aussi
38:17décisif
38:18dans certains scrutins.
38:20Mais c'est vrai
38:21que pour les municipales,
38:22les écologistes
38:23risquent de perdre
38:24des plumes.
38:25Le Parti socialiste
38:26allié ou non,
38:28enfin plutôt allié
38:29quand même
38:29avec les écologistes,
38:31espère conserver
38:32Paris,
38:33Lille,
38:34Nantes
38:34et en tout cas
38:36garder des bastions
38:37ce qui n'est pas le cas
38:37par exemple de LR.
38:38En dehors de Paris,
38:39ils n'ont pas grand espoir
38:40pour les grandes villes.
38:41Donc on va voir
38:42cette recomposition
38:43se faire.
38:44et c'est vrai
38:45que les écologistes
38:46et même
38:47le sujet
38:47vert
38:50a vraiment perdu
38:51des plumes
38:51ces dernières années.
38:53Aux dernières municipales,
38:55il y avait vraiment
38:56le sujet
38:57du réchauffement climatique,
38:58de la biodiversité
38:59était vraiment
39:00du bien-être
39:02au quotidien,
39:04a disparu
39:05un peu
39:05dans le débat politique
39:09et c'est sans doute
39:10malheureux.
39:10Ça peut revenir
39:11à la faveur
39:12parce que les gens
39:14voient bien
39:14que ça a une conséquence
39:15sur leur vie quotidienne
39:16mais en tout cas
39:18les verts
39:18sont quand même
39:20en difficulté.
39:21Je vois cette photo
39:22d'archive derrière vous,
39:23cette image d'archive,
39:24image du Front populaire
39:25à l'occasion
39:25des législatives
39:26anticipées.
39:28Olivier Faure,
39:29Marine Tondelier,
39:30on voyait aussi
39:31le communiste
39:32à leur côté
39:33et puis LFI,
39:34on a l'impression
39:35que 15 ans
39:36se sont passés
39:37depuis cette image
39:38d'une gauche unie
39:39pour ces législatives
39:41Aurélien.
39:42C'est vrai
39:44que beaucoup de choses
39:45se sont passées
39:46depuis 2024
39:47même si 2024
39:48était une alliance
39:49d'opportunités.
39:50Une forme d'anomalie.
39:51Pas une anomalie
39:52parce que quelque part
39:53sur le fond
39:55idéologique
39:57il n'y a quand même
39:58pas tant
39:59de différences
40:01que ça
40:01même si
40:03on peut considérer
40:04qu'un Raphaël Glucksmann
40:05qui est social-démocrate
40:05est quand même
40:06très loin
40:06de Jean-Luc Mélenchon
40:08mais le Parti socialiste
40:10a été obligé
40:11de se réorienter
40:12à gauche
40:12en gros depuis 2017
40:13et donc ça l'a
40:14mécaniquement ramené
40:16plus proche
40:17de la France insoumise
40:18ce qui a permis aussi
40:19ces rapprochements
40:19en 2022
40:20et en 2024.
40:21Là c'est vrai
40:22qu'on est en train
40:22de repartir
40:23vers une logique
40:24davantage social-démocrate
40:25d'où le fait
40:26que Raphaël Glucksmann
40:27qui dirige
40:28le parti Place Publique
40:29qui se revendique
40:31comme social-démocrate
40:31ce qui n'est plus le cas
40:32du Parti socialiste
40:33essaie de pousser
40:36sa candidature
40:37en disant
40:37de toute façon
40:38de l'autre côté
40:39de l'échiquier politique
40:40ça ne va se jouer
40:42qu'à droite
40:43il n'y aura pas
40:43de social-démocratie
40:45de centre-droit
40:46comme avait pu
40:46être représenté
40:48Emmanuel Macron.
40:49Donc c'est un peu
40:50sa logique là.
40:51Mais là c'est vrai
40:51qu'on rentre
40:52dans un moment
40:53qui va être compliqué
40:53avec donc les municipales
40:55qui risquent d'affaiblir
40:56un certain nombre de partis
40:57notamment les écologistes
40:59et les socialistes
41:00qui ont en réalité
41:00le plus à perdre
41:01puisqu'ils dirigent
41:02les grandes villes
41:02et derrière
41:03cette idée
41:04de faire ou pas
41:05une primaire.
41:06En réalité
41:07si
41:07une primaire
41:10sans Raphaël Glucksmann
41:11sans Jean-Luc Mélenchon
41:12une primaire
41:13si une primaire
41:14se met en place
41:15malgré tout
41:16entre les écologistes
41:17les socialistes
41:17et peut-être
41:18les communistes
41:19qui s'y rallieraient
41:19ce n'est pas le cas
41:20encore aujourd'hui
41:20la pression va être
41:21très forte
41:22non pas sur Jean-Luc Mélenchon
41:23mais sur Raphaël Glucksmann
41:24parce que
41:25imaginez
41:26qu'on puisse aller
41:27sur une présidentielle
41:282027
41:28avec trois candidatures
41:29de gauche
41:30dont une candidature
41:31qui rassemble
41:32des gros appareils
41:33politiques
41:34comme les socialistes
41:35les écologistes
41:35et les communistes
41:36c'est quasiment
41:37la garantie
41:39de ne pas passer
41:39le premier tour.
41:40Mais même deux candidats
41:42deux c'est un petit peu différent
41:43parce que deux
41:44il y aura un duel
41:46et donc les électeurs
41:47feront leur choix
41:47trois c'est la dispersion
41:49des voix
41:49et là c'est quasiment
41:50la défaite assurée
41:51et donc c'est pour ça
41:52que la pression
41:53en fait ne sera peut-être
41:54pas où on l'attend
41:54et c'est vrai que
41:55pour Raphaël Glucksmann
41:56on va dire
41:57la période de l'été
41:59de la rentrée
42:00va être assez décisive
42:00Il aurait à gagner
42:01d'accepter de participer
42:02à la primaire
42:03ce qu'il aurait
42:04son intérêt
42:06c'est que la primaire
42:07ne se fasse pas
42:07c'est ça l'intérêt
42:08de Raphaël Glucksmann
42:09si la primaire se fait
42:10et qu'il y a un candidat
42:11ou une candidate
42:12qui émerge de cette primaire
42:13ça va devenir compliqué
42:14pour Raphaël Glucksmann
42:14qui n'a pas
42:15un gros appareil politique
42:17derrière lui
42:17Non, elle a-dessus
42:18Elisabeth Pinault ?
42:19C'est une primaire
42:20qui a amené
42:21François Hollande au pouvoir
42:22donc il y a cette culture
42:24de la primaire gagnante
42:26à gauche
42:28et puis il y a
42:29Jean-Luc Mélenchon
42:30qui a fait
42:31un score
42:32extrêmement important
42:34à la dernière présidentielle
42:35qui ne lâche rien
42:36qui est la France Insoumise
42:38qui a de bons scores
42:39et qui dans sa radicalité
42:42que la radicalité
42:45ne handicap pas
42:47pour l'instant
42:49on est quand même
42:50dans une recomposition
42:51y compris à gauche
42:52qui est difficile
42:54la logique voudrait
42:57que ce soit
42:57plutôt la droite
42:58qui remporte
42:59la prochaine présidentielle
43:00à l'heure où nous parlons
43:01parce qu'on voit bien
43:02que la dynamique
43:03et les idées
43:04sont là
43:05mais il y a aussi
43:06mais quelle droite ?
43:07Oui et puis un front
43:08très important
43:08le résultat des dernières législatives
43:10montre que la gauche
43:11a encore une importance
43:13dans ce pays
43:14donc tout est possible
43:16ce sera passionnant
43:16à suivre
43:18et il peut y avoir
43:19vraiment des surprises
43:20et ça va être aussi
43:22en termes de personnes
43:23en termes de lignes politiques
43:25et surtout
43:26je pense que ça peut être
43:27aussi dicté
43:28par les événements
43:29parce qu'il peut vraiment
43:30se passer des choses
43:30graves
43:31dans le monde
43:32et en France
43:33d'ici là
43:34D'un mot
43:34élection
43:35qu'on a l'habitude
43:36de moins regarder
43:37c'est les sénatoriales
43:38ce sera au mois de septembre
43:39la moitié de la chambre haute
43:40en fait elles sont très importantes
43:41ces élections aussi
43:42évidemment dans le processus
43:43législatif français
43:45là le RN joue gros
43:46sauf erreur
43:47il n'a pas de sénateurs
43:48aujourd'hui
43:49Il en a 4
43:50autant pour moi
43:51alors je retire
43:52ce que je viens de dire
43:52Il en faut 10 pour faire un groupe
43:54En revanche
43:54c'est assez lié
43:55aux résultats des municipales
43:56car ce sont en grande partie
43:57les conseillers municipaux
43:59qui élisent
44:00les sénateurs
44:02plus un camp
44:02aura d'élus
44:03au printemps
44:04plus il sera en position
44:05de force au Sénat
44:05Oui
44:07après pour le Rassemblement National
44:09l'enjeu est moins
44:10d'avoir énormément de sénateurs
44:13parce qu'en effet
44:13peut-être qu'il peut avoir
44:14en groupe
44:14peut-être qu'il peut avoir
44:1515-20 sénateurs
44:16l'enjeu est de savoir
44:18si à un moment
44:19la droite traditionnelle
44:21les républicains
44:23va basculer
44:24tout ou partie
44:26du côté du RN
44:26et là ça changera forcément
44:28les rapports de force
44:29au Sénat
44:30puisque là le RN
44:31pourrait disposer
44:32d'alliés
44:33suffisamment nombreux
44:35pour pouvoir
44:36peser sur les décisions
44:37de la Chambre vote
44:38pour le reste
44:40ceux qui ont vraiment
44:42à perdre
44:42sur ces sénatoriales
44:44ce sont les socialistes
44:45qui se voient
44:47concurrencés
44:47de plus en plus
44:48par les écologistes
44:50par
44:51qui ont beaucoup
44:51d'élus
44:52et éventuellement
44:53par les insoumis
44:54qui espèrent faire
44:55beaucoup d'élus
44:55cette fois-ci
44:56et donc ça pourrait
44:57fragiliser encore
44:58un peu plus
44:59la position déjà
45:00pas très reluisante
45:01de la gauche
45:01au Sénat
45:02donc là
45:03les enjeux
45:04moi je dirais
45:05sont davantage
45:06pour
45:07encore une fois
45:09les deux grands partis
45:11traditionnels français
45:12qui existaient
45:12jusqu'en 2017
45:13c'est-à-dire
45:14les Républicains
45:15et le Parti Socialiste
45:16Je le disais
45:17en introduction
45:17l'année 2025
45:19a été chaotique
45:20elle a aussi
45:20encore un peu plus
45:21appuyé sur la défiance
45:23des Français
45:24vis-à-vis de leur classe politique
45:25d'un mot
45:25d'un mot vraiment
45:26parce qu'on arrive
45:26au terme de cette émission
45:27est-ce que les mois
45:28qui viennent
45:29pourraient permettre
45:30de retrouver
45:30une forme d'appétit
45:32non pas d'appétit
45:34parce que les Français
45:34sont des gens
45:35très politisés
45:36mais de confiance
45:38les élections municipales
45:39vous voyez
45:40plus de 60%
45:41des maires se représentent
45:42ça pour moi
45:42c'est un chiffre
45:43très important
45:44ça veut dire
45:44que dès qu'on va
45:46dans toutes les villes
45:47de France
45:47on en parle
45:49on parle politique
45:50au café
45:51dans les réunions
45:52de famille
45:53c'est un peuple politique
45:54les Français veulent agir
45:55à mon avis
45:56ils vont se remobiliser
45:58ils vont voter
45:59il le faut
46:00mais c'est pas
46:00moi de le dire
46:02mais en tout cas
46:03moi je suis très confiante
46:05sur le retour en politique
46:06des Français
46:07qui veulent avoir
46:08la main sur leur destin
46:11je vous souhaite une très bonne année politique
46:13à tous les deux
46:13en tout cas merci infiniment
46:14d'avoir balayé l'agenda de l'année
46:16ce matin sur ce plateau
46:17Aurélien de Vernois
46:18du service politique de RFI
46:20Elisabeth Pinault
46:20corps reporter à l'agence Reuters
46:22en charge de l'exécutif
46:23une émission à revoir
46:24en replay
46:24réécouté en podcast
46:25on se retrouve dans un quart d'heure
46:26pour la suite de ce rendez-vous d'info
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