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  • il y a 8 mois
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On va parler d'une autre actualité, évidemment. Il y a aussi les suites de l'enquête après l'incendie meurtrier à Cran-Montana.
00:08Dans la nuit du Nouvel An, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour accompagner les familles françaises dans les investigations menées par les autorités suisses.
00:16On va tout de suite aller retrouver Naouf Al-Kawafi. Vous êtes sur place à Cran-Montana. Racontez-nous l'atmosphère sur place.
00:25On a vu ces images, évidemment, très marquantes aujourd'hui de corps qui sont déjà rapatriés, notamment vers l'Italie.
00:34Cinq jours après, ce que je peux vous dire, c'est que l'émotion, elle est toujours aussi vive.
00:38On croise des gens qui ont toujours ce besoin viscéral de venir se recueillir, déposer quelques bougies et quelques fleurs à quelques mètres de l'endroit où s'est déroulé ce drame.
00:48Émotion vive, d'autant plus que la plupart de ces victimes sont extrêmement jeunes.
00:52Mais c'est vrai que cinq jours après ce drame, dorénavant, pour certaines personnes, cette émotion, elle se transforme parfois en colère,
00:59avec de nombreuses interrogations, toujours en suspens, des questions toujours sans réponse.
01:04La première, bien évidemment, c'est de savoir si cet établissement scolaire a répondu aux différentes normes de sécurité.
01:11Est-ce que la capacité maximale de cet établissement avait été atteinte ?
01:15Pourquoi aussi des personnes aussi jeunes, on sait que la plus jeune victime était française et avait seulement 14 ans, ont pu aussi facilement accéder à ce bar ?
01:23Et puis, il y a une interrogation qui revient de plus en plus cinq jours après ce drame.
01:27C'est notamment ce silence pesant de la part des responsables de cet établissement.
01:32Des proches, des familles qui ont besoin de réponses qui sont déronnavant en quête de vérité.
01:37Et pour cela, une enquête est justement en cours du côté suisse.
01:40Et vous le disiez, on l'a appris aujourd'hui, le parquet de Paris, en parallèle, a décidé d'ouvrir une enquête, ce qu'on appelle une enquête miroir,
01:47pour aider, accompagner les victimes françaises dans les différentes investigations auprès des autorités suisses.
01:53Et puis, il y aura cet hommage très attendu ici, vendredi, hommage avec les proches des victimes,
02:00pour rendre hommage justement à tous ceux et celles qui ont perdu la vie, qui ont été blessés à la suite de cet incendie.
02:05Hommage auquel le président de la République, Emmanuel Macron, sera présent.
02:10Il fera d'ailleurs le déplacement.
02:12Merci beaucoup Naoufel, avec Léane de la Brière derrière la caméra.
02:16Nous on rejoint sur le plateau Laurent Valdigué, journaliste d'investigation.
02:20Yves Tréard est toujours avec nous.
02:22On va parler évidemment de la présence d'Emmanuel Macron à cet hommage qui aura lieu vendredi.
02:26Mais d'abord, un mot sur cette dernière information.
02:28Le parquet de Paris, donc, qui a ouvert une enquête pour accompagner les familles françaises.
02:32Ce sont les autorités suisses, Laurent Valdigué, qui demeurent compétentes pour investiguer sur les causes de cet incident meurtrier.
02:40Mais Paris va apporter son aide.
02:41Oui, c'est une enquête d'appui.
02:43Ça va permettre aux...
02:44Il y a 40 personnes décédées côté français.
02:47Ça fait 40 familles qui seront au parti civil.
02:49Il y a 23 blessés.
02:51Ça fait autant de familles qui se joindront à l'enquête.
02:54Ça va faire des auditions, des expertises médicales.
02:56Tout ça sera géré.
02:58Et puis, il y a aussi tous ceux qui étaient dans le bar, qui est ce soir-là, dont on a vu des témoignages ici ou là.
03:04Et qui seront aussi partie civile d'un éventuel procès.
03:08Donc, ça fait des gens à entendre, à auditionner.
03:10Et c'est vrai que la police suisse aura besoin de l'aide, de l'appui de la police française pour tous ces actes.
03:17Le ministère des Affaires étrangères a fait état à ce stade de 9 Français décédés, dont plusieurs sont mineurs.
03:2423 ont été blessés.
03:28On est avec Amira.
03:31Bonsoir Amira.
03:32Vous êtes la maman du meilleur ami de Tristan Pidou, qui est malheureusement décédé.
03:40On a vu passer vos témoignages ces derniers jours.
03:42Vous le cherchiez désespérément.
03:45Malheureusement, il fait donc partie des 40 disparus.
03:51Votre fils a perdu plusieurs de ses amis dans ce drame.
03:55Tout à fait.
03:57Mon fils a perdu plusieurs de ses amis.
04:01Beaucoup de familles ont perdu leur enfant.
04:04Il y a beaucoup de victimes collatérales dont on parle peu, mais qui sont là présentes.
04:10C'est difficile aujourd'hui d'expliquer à son enfant l'inexplicable, en fait.
04:15Il a perdu 9 de ses copains ce soir-là, c'est ça ?
04:20Tout à fait. Il en a perdu.
04:24Samedi, on a su pour Tristan.
04:27Et puis dimanche matin, c'est tombé comme des cases de domino, en fait.
04:31La majorité des enfants qu'on cherchait étaient dans les personnes décédées.
04:36On ne le savait pas. On avait l'espoir de les retrouver, mais on ne savait pas qu'ils étaient décédés, en fait.
04:40Il a perdu donc 9 de ses copains. Ils sont tous très jeunes.
04:46C'est ça qui marque quand même particulièrement la moitié des victimes, des personnes décédées, sont d'ailleurs des mineurs.
04:55J'imagine que ça vous interpelle aussi.
04:56Pour vous dire la vérité, c'est commun en Suisse ou dans les stations de ski que l'après-ski, il y a beaucoup de jeunes.
05:07Ils viennent boire un petit verre. Des fois, ils boivent juste du coca. Ils ne boivent même pas d'alcool.
05:12Nous, les parents, on est conscients, on le sait.
05:16Pour moi, mon enfant était en Suisse. C'était assez sécure pour moi.
05:21Aujourd'hui, j'ai peur pour mon fils, je vous dis la vérité.
05:25Parce que je pensais que quand même, les Suisses étaient très réglementées au niveau des bars, des restos.
05:31Et je me rends compte que je me suis complètement trompée.
05:33Donc c'est vrai que je suis un peu choquée de ce qui s'est passé au niveau sécurité.
05:37S'ils avaient été plus rigoureux, comme ils le prétendent, pour tout ce qu'ils font, leur contrôle de vitesse, tout ce qu'ils font,
05:45ce drame n'aurait pas eu lieu. On aurait pu éviter ce drame humain, en fait.
05:51Depuis, vous avez du mal à dormir. C'est ce que vous racontez, évidemment, très choquée par cet épisode.
05:56Votre fils a fait un malaise lié, selon vous, à ce qui s'est passé à Cromontana.
06:03Mon fils a beaucoup de stress, a beaucoup d'émotions, a des questions sans réponse.
06:11Si quelqu'un a une réponse, comment on peut expliquer à un enfant de 16 ans ce qui est arrivé ?
06:16Ce n'est pas possible d'expliquer.
06:19Je n'avais aucune réponse moi-même, j'étais anéantie.
06:22J'ai essayé d'aider mon fils jusqu'à aujourd'hui.
06:25Je le soutiens, je suis là pour lui.
06:27Mais je pense qu'il intériorise beaucoup de choses qui font qu'il est très faible aujourd'hui.
06:33Il ne se sent pas bien.
06:35J'ai vraiment peur pour lui, en fait.
06:39Merci, Amira.
06:40Merci pour votre témoignage.
06:42Et bon courage pour ces prochains jours.
06:46Autre témoignage, celui de la cousine de Noah.
06:48Il en parlait, Naoufali, il y a un instant.
06:50Noah, c'est la plus jeune victime française décédée dans l'incendie.
06:53Il n'avait que 14 ans.
06:55Et on écoute sa cousine qui a accepté de témoigner à notre micro.
07:00Hier en fin d'après-midi, on a eu l'annonce que Noah était parti.
07:05On a tous été très en colère qu'il ait été dans cette discothèque et qu'il en soit mort.
07:14On est en colère contre ce bar qui n'a pas, pour moi, respecté les normes.
07:19Il n'a pas su protéger les jeunes vies qui étaient dedans.
07:22On ne sait pas qu'est-ce qui s'est passé pour lui, s'il a souffert de ne pas réussir à sortir.
07:29C'est horrible.
07:30Depuis l'identification, on est tous fatigués.
07:33On a passé ces quatre jours à appeler sans arrêt partout, à regarder toutes les vidéos qui circulaient,
07:39voir si on le voyait sur les vidéos.
07:41Non, ça a été une attente abominable, abominable, abominable.
07:45Noah, c'était un garçon très sportif, qui était fan de foot, très joyeux, malgré la vie qu'il a.
07:53C'était un garçon sage, qui ne faisait pas de bêtises, très aimant.
07:58C'était un bon petit garçon.
08:00Parmi les questions, évidemment, qui se posent, il y a cette question de l'âge des personnes qui étaient présentes.
08:06On le rappelle, la moitié des 40 morts étaient mineures.
08:10Oui, parmi les Français, il y en a trois qui ont moins de 18 ans.
08:14C'est vrai qu'elle raconte aussi ces quatre jours d'attente insoutenables pour les familles,
08:19qui ont tout espéré que dans les identifications, leur disparu serait plutôt dans la colonne des blessés que dans le rang des décédés.
08:30C'est vrai que c'était très long pour les familles ces quatre jours.
08:33À l'échelle de la Suisse, tous les experts le disent, il a fallu faire à peu près 200 prélèvements ADN, dentaires, comparaisons,
08:40dans 14 pays, parce qu'il y a 14 nationalités, la cité européenne, le Congo.
08:46Donc ça a été, à l'échelle de la police scientifique européenne, ça a été extrêmement rapide.
08:51Pour le Bataclan, une petite comparaison, il y a parfois eu plus de 10 jours avant d'identifier tout le monde.
08:57Mais on comprend évidemment que pour les proches des disparus, ça a été un calvaire.
09:02Pour ces 40, enfin 9 Français, 40 en tout décédés, c'est le temps du deuil qui commence.
09:08Et puis on est en train de quitter le temps de la sidération pour celui des questions et puis de la colère.
09:17Est-ce qu'on commence à avoir des réponses ? Où en est l'enquête ? Elle ne fait que commencer, mais sur les causes de cette question ?
09:22La question, c'est l'ambassadeur italien sur le tarmac de l'aéroport ce matin,
09:27qui en emmenant en Italie dans un avion militaire, avec presque des honneurs militaires,
09:33les cinq cercueils blancs des six victimes italiennes,
09:37qui a dit que ce drame aurait pu, aurait dû être évité si les normes avaient été, les normes de prévention.
09:44Et il ajoutait le bon sens. Parce que c'est vrai qu'un établissement de nuit en sous-sol,
09:50les normes de sécurité, indépendamment de ces normes au pied de la lettre,
09:55qui sont toujours assez austères, depuis cinq jours on regarde les normes,
09:59c'est toujours très compliqué, mais en réalité c'est des principes de bon sens assez simples.
10:04S'il se passe un incendie, il faut pouvoir évacuer rapidement le maximum de personnes.
10:08Là quand on voit que dans ce brasier, alors même si on comprend un peu mieux maintenant,
10:14à la fois les causes, ces fameuses bougies, ces fontaines, la mousse, tout a été très rapide.
10:20C'est vrai que tout a été très rapide, à la fois dans l'enfumage, tout a été, la fumée a été,
10:24ça a duré peut-être moins d'une minute et demie.
10:27Ça s'est propagé extrêmement rapidement.
10:27Ça s'est propagé extrêmement vite.
10:29Donc c'est vrai que 150, 160 personnes coincées dans ce, c'est beaucoup trop.
10:35C'est vrai que c'est ça l'enquête. L'enquête va devoir établir, donc ça a commencé évidemment.
10:42Si ces mousses acoustiques ont réellement propagé l'incendie ou pas.
10:45Si les normes ont été respectées, si les travaux ont été faits avec des bons matériaux, etc.
10:49Alors c'est vrai que tout le monde pointe les gérants corses qui vont avoir à répondre aux enquêteurs suisses.
10:56Deux Français qui font l'objet d'une enquête pour homicide par négligence,
11:00lésion corporelle par négligence et incendie par négligence.
11:03Ils n'ont pas été placés en détention provisoire ni assignés à résidence.
11:07Ce qui a pu d'ailleurs susciter l'étonnement.
11:10Oui, alors ça aussi c'est l'étonnement de l'ambassadeur italien qui a dit qu'en Italie ils auraient été arrêtés.
11:15C'est vrai que tout ça va se jouer aussi dans ce petit bras de fer avec la commune.
11:20On a appris ce soir que la commune leur retirait l'agrément de leur deuxième établissement.
11:25Demain matin, le maire, le président communal doit faire une conférence de presse
11:29pour un peu donner les éléments à la disposition de la commune sur les travaux.
11:33On voit bien qu'il va y avoir un bras de fer entre les gérants qui disent
11:37nous on a été contrôlé, on a respecté, on a été contrôlé trois fois en disant,
11:40on a respecté ce qu'on nous demandait.
11:42Et puis la commune, est-ce que la commune a fait le nécessaire ?
11:45Parce que c'est vrai aussi que cette surpopulation dans un si petit endroit
11:51s'était aussi au vu et au su de tout le monde depuis plusieurs années.
11:54Parce qu'il y a aussi des vidéos qui circulent d'un réveillant en 2019
11:58où pareil, il y a des bougies, il y a même un barman ce soir-là qui dit
12:02attention aux mousses, attention aux mousses.
12:04Donc c'est vrai que tout ça, ça va faire l'objet de l'enquête.
12:09Avec cette pression internationale aussi sur la justice.
12:11On a entendu l'ambassadeur italien dont parlait Laurent Valdiguet.
12:18Ça va être ça aussi avec toutes ces nationalités qui sont malheureusement impliquées dans ce drame.
12:23Oui parce que je crois que la sidération, elle est due au fait, à cette horrible tragédie
12:29mais elle est due au fait aussi que ça se passe en Suisse.
12:32La Suisse qui a la réputation, comme l'a dit très justement cette mère de famille,
12:36qui a la réputation d'être extrêmement rigoureuse, tatillonne,
12:40voire sur la législation, on se dit mais comment c'est possible que même à la simple observation
12:47de voir que des bouteilles comme ça peuvent mettre, enfin des bouteilles avec effectivement des fontaines d'anniversaire
12:55peuvent mettre le feu et qu'il n'y ait pas eu plus de sécurité que ça, issue de secours, tout ça.
13:01Après, il y a une autre chose aussi que dit cette jeune femme, c'est que c'est vrai que
13:06une station de sport d'hiver, il y a toujours un peu la fête, en plus le 1er janvier,
13:12donc qu'il y ait des mineurs qui soient là, ça ne me paraît pas tout à fait étonnant non plus,
13:17je pense que c'était vrai dans toutes les stations de sport d'hiver, une espèce de mixage,
13:21c'est très familial, c'est bon enfant, donc personne ne pense vraiment à la tragédie à ce moment-là.
13:27Et là, c'est sûr que là, ce qui va se passer, c'est qu'effectivement, il y a plusieurs nationalités
13:32qui sont malheureusement mises en cause, enfin qui sont...
13:3722 Suisse et 18 étrangers qui sont morts.
13:39Qui ont été, je dirais, victimes de cette tragédie.
13:45Effectivement, chaque pays va essayer de faire en sorte que la justice aille vite,
13:51chaque pays, en plus, à ses réflexes, à sa culture juridique, je dirais,
13:57qui n'est peut-être pas toujours la même, on va voir comment ça se passe,
14:00mais la Suisse va être sous pression.
14:02Parce que c'est vrai que la Suisse, on ne s'attend pas à ce qu'un événement comme ça se déroule
14:05dans un pays comme la Suisse.
14:07Dans un pays comme la Suisse, sans cesse blessés, dont 83 sont toujours hospitalisés.
14:11Écoutez le témoignage du père d'un adolescent suisse qui a été blessé
14:15et qui est actuellement hospitalisé à Lyon.
14:17Il lui a dit, pardon maman.
14:23Donc il se sentait coupable.
14:28Parce qu'effectivement, on lui avait fortement suggéré de ne pas aller à cette soirée
14:33parce qu'il n'était pas très bien.
14:36Mais voilà, on a tous eu 17, 18 ans.
14:38Et puis, les seuls mots qu'il a dit à sa maman, c'est pardon.
14:42Donc ça nous a effectivement doublement brisé le cœur.
14:46Donc là, on essaie de... Il est en train de se réveiller.
14:48On essaie de lui dire, tu n'as rien fait de faux.
14:51Ce n'est pas ta faute pour qu'il ne culpabilise pas encore plus.
14:55On est tellement, tellement fiers de lui.
14:58C'est incroyable.
15:00Quand on voit tous ceux qui sont restés coincés, il est arrivé.
15:04116 blessés et plus de 80 qui sont toujours hospitalisés.
15:12De nombreux blessés qui sont toujours 4-5 jours plus tard dans un état grave.
15:17Oui. Il y a 11 blessés français qui ont été rapatriés en France dans un état grave.
15:22Et c'est vrai qu'on le sait, c'est des blessures par brûlure qui sont...
15:26Les médecins l'expliquent, c'est difficile à soigner parce que c'est des séquences qui vont toutes être difficiles.
15:35Vous savez, il faut stabiliser, il faut commencer des grèves de peau tout de suite.
15:40Il y a des risques d'infection, il faut être en milieu stérile.
15:42C'est vrai que c'est un parcours du combattant qui est engagé pour toutes ces familles,
15:47qui va durer très longtemps, disent les médecins.
15:49C'est vrai qu'il y a des reportages en Suisse, des équipes suisses qui ont été au chevet de ces gamins,
15:55parce que ce sont des enfants, il y a 20 mineurs sur les 40 décédés.
16:00Il n'y a pas encore de comptabilité des blessés sur les 113, mais ça doit être de cet ordre.
16:06Donc c'est vrai que ça nécessite des équipes médicales.
16:09C'est aussi pour ça que toute l'Europe a joué le jeu.
16:13Il faut aussi rendre hommage à Stéphane Ivanovitch, si je n'ai pas son nom,
16:20qui est le videur serbe de 31 ans, qui était le videur de cette boîte de nuit,
16:24qui jusqu'à la dernière minute quasiment avait pour mission d'empêcher tout le monde de rentrer,
16:30notamment de faire le tri des mineurs qui voulaient rentrer,
16:33et puis de dire arrêtez de rentrer, il y a déjà assez de monde.
16:35Puis qui finalement est allé aider, et puis qui a trouvé la mort dans l'incendie lui aussi.
16:39Elle avait 31 ans.
16:40En essayant d'aider.
16:41En essayant d'aider.
16:42C'est vrai qu'il y a eu des témoignages.
16:44Il y a eu Gianni et son père, son père qui est asthmatique,
16:46et pourtant il n'a pas hésité, il est hospitalisé aujourd'hui,
16:49il n'a pas hésité avec son fils à rentrer dans l'établissement
16:54pour essayer de décoincer cette satanée deuxième sortie de secours
16:59qui avait été bloquée, fermée à clé.
17:01Parce que c'est vrai que tous les témoignages qui s'accumulent depuis 3 jours,
17:04au cas de jour, des anciens employés ou des employés actuels.
17:08Alors les employés actuels, ils ont payé un lot de tribu,
17:10parce qu'il y a un barman qui a été hospitalisé à la région de Bordeaux
17:13dans un état grave.
17:15Il y a une serveuse originaire de Seth qui est décédée.
17:18Il y a le disque jockey, le DJ qui est décédé lui aussi.
17:23Mathéo.
17:23Le videur.
17:25C'est vrai que d'anciens, les témoignages disent que les normes de sécurité,
17:30que personne n'était vraiment formé,
17:32qu'il y a un instincteur qui était dans une pièce aveugle,
17:33fermé à clé, qu'elle exige de secours était fermée à clé,
17:36et puis elle était construite dans le mauvais sens.
17:38Donc c'est vrai que ça fait quand même une accumulation
17:39qui donne raison à la colère de l'ambassadeur italien à ce jour.
17:46Avec Emmanuel Macron qui se rendra donc, Yves Tréhard,
17:49à la cérémonie d'hommage qui est prévue ce vendredi en Suisse.
17:52– Oui, alors ça c'est un déplacement qui me paraît assez normal,
17:55puisqu'il y a des victimes, il y a neuf victimes à ce jour,
17:58neuf morts français de nationalité française,
18:02il y a probablement beaucoup de blessés de nationalité française aussi.
18:06Là il est tout à fait dans son rôle, le président de la République,
18:08il ne pouvait pas ne pas y aller, c'est pas possible,
18:11parce que c'est une tragédie qui a eu lieu en Suisse,
18:14mais elle a créé un choc terrible à travers l'Europe.
18:20Toute l'Europe s'est sentie concernée,
18:22c'est un pays voisin, un pays ami,
18:25et c'est vrai qu'on a même oublié que c'était la Suisse,
18:30c'est comme si ça s'était passé chez nous,
18:33c'est dans les Alpes,
18:34les Alpes francophones, la Suisse francophone, le Valais,
18:39donc c'est tout à fait normal qu'il y soit.
18:41– Emmanuel Macron qui sera donc à cette cérémonie d'hommage ce vendredi en Suisse,
18:45on suivra ça évidemment en direct sur BFM TV,
18:47l'heure, on le disait désormais, aux questions,
18:50comment expliquer ce bilan très lourd,
18:5240 morts sans cesse blessés,
18:53qui sont les Français qui ont péri dans l'incendie,
18:56est-ce que ce drame aurait pu être évité ?
18:58Regardez ce document, il est signé Raphaël Redon,
19:01Emmanuel Abron.
19:02– Sous-titrage ST' 501
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