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  • il y a 7 mois
Ce lundi 5 janvier 2026, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, était l'invitée du Face à Face sur BFMTV et RMC. Elle a abordé le Venezuela, Crans-Montana et le budget.

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Transcription
00:00Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV.
00:03Bonne année à tous et bonne année Maude Bréjon.
00:05Bonjour à vous, vous êtes porte-parole du gouvernement,
00:09toujours pas de budget, une crise agricole qui n'est pas apaisée,
00:11des médecins en grève et des Français qui pensent que 2026
00:14ne sera sans doute pas meilleur que 2025.
00:17Bonne année quand même.
00:18Bonne année à vous, Apolline.
00:19On va évidemment analyser tous ces points,
00:22mais je voudrais commencer par évoquer la mémoire
00:25des victimes françaises de Cran-Montana,
00:27ce drame, 9 victimes françaises donc confirmées.
00:34Ce matin, quelles sont les informations dont vous disposez
00:38à la fois sur ces victimes qui ont donc désormais
00:40toutes été identifiées mais aussi sur les blessés ?
00:43D'abord je voudrais évidemment commencer à m'associer
00:45à la tristesse et l'émotion des proches,
00:50de leur famille, de leurs amis.
00:53Ça nous a tous saisis.
00:55Je pense que c'est le cas de l'ensemble des Français
00:57qui nous écoutent ce matin.
00:58Ça a été évidemment le cas de l'ensemble du gouvernement
01:01et la France s'est immédiatement mobilisée.
01:04Vous savez que 18 victimes ont été prises en charge
01:07sur le sol français, dans les hôpitaux français.
01:10Et donc nous sommes à leur côté, nous resterons à leur côté.
01:14Vous savez aussi qu'il y a un hommage
01:16qu'il sera rendu en Suisse le 9 janvier, vendredi prochain,
01:21jour de deuil national en Suisse.
01:23Et donc bien sûr, le gouvernement sera présent et sera représenté.
01:27Sera représenté, c'est-à-dire qui ira ?
01:29Nous aurons l'occasion de le dire dans les heures ou dans les jours à venir.
01:32Mais c'est bien normal.
01:36Le gouvernement français s'associera.
01:37Le gouvernement français sera représenté au bon niveau
01:41parce qu'encore une fois, c'est un drame abominable
01:44qui a coûté la vie à neuf de nos compatriotes
01:47et qui a fait de nombreux blessés.
01:50Les blessés, il y en a un certain nombre qui sont pris en charge
01:52dans les hôpitaux français.
01:54On en est où ?
01:56Écoutez, leur État est évidemment suivi de près.
01:59Je ne suis pas en mesure de vous donner le détail pour chacun d'eux.
02:02Ce que je peux vous dire, c'est que les équipes soignantes
02:03sont pleinement mobilisées et j'en profite d'ailleurs
02:05pour les remercier ce matin.
02:07Alors, il y a eu évidemment le drame, il y a eu l'attente,
02:10il y a eu l'angoisse des familles.
02:12Je voudrais que vous écoutiez les mots de ce père,
02:15le père de Gaëtan.
02:17Gaëtan a été terriblement blessé.
02:21Il s'appelle Jean-Michel Gilbert.
02:23Il a témoigné ce matin sur BFM TV.
02:25Et voilà ce qu'il dit de ce moment d'attente
02:28et aussi du sentiment d'avoir été très seul.
02:32Personne.
02:33On a fait tous les hôpitaux un par un au téléphone
02:35jusqu'à ce que par chance, on tombe sur lui.
02:38Le chef de Lausanne nous a dit
02:39votre fille va être transférée sur Paris
02:40de la nuit du vendredi au samedi.
02:42Ne vous inquiétez pas, on ne peut pas vous dire quel hôpital
02:44parce que c'est les autorités françaises
02:45qui vont décider où on va dispatcher ce transfert.
02:49On a quelqu'un sur Paris qui a fait le tour des hôpitaux
02:51et qui a retrouvé notre enfant à 10h du matin
02:53dans quel hôpital il était.
02:54Ils ont cherché eux-mêmes et d'ailleurs pendant les premiers jours
02:58le gouvernement français a même évoqué l'idée
03:01que peut-être leur fils était décédé
03:02parce qu'ils ne le trouvaient pas.
03:04Ils ont vraiment le sentiment à ce moment-là
03:05d'avoir dû faire le boulot tout seul.
03:07Est-ce que vous entendez ça ?
03:09Oui, je l'entends.
03:09Alors je ne connais pas les détails de cette situation
03:11mais ce qui s'est passé tel qu'ils le décrivent
03:14et tel que je le découvre ce matin
03:16est évidemment anormal.
03:18Évidemment anormal.
03:20Je me mets à la place de ce papa
03:22qui a cherché son fils
03:24qu'il a peut-être cru décédé
03:26pendant un instant.
03:27On imagine tous quand on est parent
03:29ce qu'il a pu ressentir à ce moment-là.
03:31Et donc ça a été le cas.
03:34Je ne remets aucunement en doute sa parole
03:36et je le dis comme je le pense.
03:37Ce n'est pas normal.
03:38Son fils Gaëtan est hospitalisé à Paris
03:41et il est dans le commun.
03:44Il y a aussi la question de la sécurité.
03:47Le personnel des bars, des boîtes de nuit
03:49se pose la question aujourd'hui en France
03:51des normes de sécurité
03:52qui sont infiniment plus strictes
03:54et en réalité disent-ils tout à fait respectées.
03:57Mais est-ce qu'il faut davantage de contrôle ?
03:59Est-ce qu'il faut officiellement interdire
04:02les bougies incandescentes ?
04:03Certains disent qu'on ne les utilise plus
04:05depuis cette nuit-là.
04:06La sécurité incendie en France
04:07est extrêmement encadrée
04:09et extrêmement contrôlée.
04:11Ce que je peux vous dire ce matin
04:12c'est que Laurent Nunez
04:12a demandé à l'ensemble des préfets
04:14vendredi dernier
04:15via un télégramme
04:16de s'assurer que ces exigences
04:19et que l'effectivité de ces contrôles
04:21que la périodicité de ces contrôles
04:23qui doivent être faits régulièrement
04:25par les mairies et par l'État
04:27sont bien réalisés.
04:28Donc il y a une vigilance particulière
04:30qui est celle de chaque instant
04:32et ce depuis des années
04:33parce qu'encore une fois
04:34on a une réglementation,
04:36on a une législation
04:37qui est de très haut niveau
04:38mais qui a été rappelée
04:39eu égard au drame
04:41qui s'est produit.
04:42Donc l'État est pleinement mobilisé
04:44et les collectivités territoriales,
04:46les mairies le sont également.
04:47Maude Bréjon, vous le dites donc,
04:50vendredi, le gouvernement sera présent
04:54à cet hommage ?
04:55Oui, le gouvernement sera présent.
04:57Je crois que c'est en fait attendu,
05:00c'est normal, encore une fois,
05:01il y a des victimes,
05:02il y a des blessés.
05:03Et donc voilà, c'est normal
05:06que le gouvernement soit présent,
05:08soit représenté en Suisse
05:09pour ce qui est, je le rappelle,
05:10un jour pour eux de deuil national.
05:12On va revenir dans un instant
05:13sur le budget,
05:15toujours pas de budget
05:15et on se demande d'ailleurs
05:16pourquoi ça passerait cette fois-ci
05:18alors que ça ne passait pas en décembre,
05:20mais un mot aussi sur le Venezuela
05:21et notamment sur les réactions en France,
05:24les réactions politiques.
05:26Emmanuel Macron est visé
05:28par Jean-Luc Mélenchon
05:29qui dit que la prise de position
05:31d'Emmanuel Macron, je cite officiellement,
05:34n'est pas la voix de la France,
05:35il nous fait honte,
05:36il abandonne le droit international,
05:37jour sombre pour notre pays,
05:39dit Jean-Luc Mélenchon.
05:41Dominique de Villepin
05:43qui parle à propos d'Emmanuel Macron
05:45d'une réaction aveugle,
05:47Olivier Faure lui-même
05:48qui dit
05:48la déclaration du président de la République
05:49n'est pas à la hauteur
05:50de la voix de la France,
05:51la voix que la France porte dans le monde
05:53et des valeurs qu'elle doit continuer
05:54à défendre.
05:55Alors d'abord,
05:55je voudrais rappeler
05:56ce qui a été dit
05:56par le président de la République
05:57et par le Quai d'Orsay,
06:00par la voix de Jean-Noël Barrault.
06:01Nous avons dit trois choses.
06:04Premièrement,
06:04il y a une responsabilité implacable
06:06de M. Maduro
06:08dans ce qui s'est passé
06:09et non,
06:10nous n'allons pas pleurer
06:11le départ d'un dictateur
06:13qui a confisqué la liberté
06:15à son peuple
06:15et qui a volé les élections.
06:17Deuxièmement,
06:17bien sûr que ça contrevient
06:19aux droits internationaux.
06:20Nous n'avons jamais dit le contraire.
06:22Et troisièmement,
06:22il faut maintenant
06:23permettre au Venezuela
06:24de se projeter dans l'après-Maduro
06:26avec une transition
06:27qui doit être pacifique
06:28et qui doit être démocratique.
06:31Ça commence par la libération
06:32des prisonniers politiques
06:33et ça doit ensuite se traduire
06:35par une prise en compte réelle
06:36des élections de 2024.
06:38J'en viens ensuite
06:38aux réactions politiques.
06:39Qu'est-ce que vous répondez
06:40à Jean-Luc Mélenchon,
06:41à Dominique Vélecine ?
06:41Et notamment à M. Mélenchon.
06:44Je vais vous dire,
06:45j'aurais aimé
06:45que M. Mélenchon
06:47organise la même manifestation
06:49de soutien
06:50au peuple ukrainien
06:52lorsque l'Ukraine
06:53a été envahie par Poutine.
06:55Et j'aurais aimé
06:55que Mme Le Pen
06:56rappelle avec
06:57la même vigueur
06:59l'importance du droit international
07:00lorsque ce même
07:02Vladimir Poutine
07:03a envahi la Crimée
07:04en 2014.
07:06Il y a de toute évidence
07:07de leur part
07:07un deux poids, deux mesures.
07:09Et pour revenir sur M. Mélenchon,
07:11quand on organise
07:12une manifestation,
07:13comme ça a été le cas,
07:14pour demander
07:16le retour dans son pays
07:17d'un dictateur...
07:18Il a demandé la libération
07:19et le retour
07:20immédiat
07:22de Nicolas Maduro
07:23à Nicolas Maduro.
07:24Quand on sait
07:25ce qu'a fait subir
07:26Nicolas Maduro
07:27au Venezuela,
07:29ça interroge
07:30quant à son propre rapport
07:32à la démocratie.
07:34Vous vous interrogez
07:35sur le rapport
07:36à la démocratie
07:36de Jean-Luc Mélenchon ?
07:37Quand on demande
07:38la libération immédiate
07:39et le retour
07:40dans son pays
07:40d'un dictateur
07:41qui, encore une fois,
07:41a confisqué
07:42la liberté de son peuple
07:44et lui a volé
07:45les élections,
07:46oui, ça interroge
07:47dans un rapport
07:48au moins trouble
07:50à la démocratie
07:52de sa part.
07:52Est-ce que vous estimez
07:54ce que vous allez
07:54jusqu'à dire
07:54que Jean-Luc Mélenchon
07:55est en paix ?
07:56Jean-Luc Mélenchon
07:57avait lui-même dit
07:58que le régime
07:59de M. Maduro
08:00était pour lui,
08:01je cite,
08:02une inspiration.
08:04Je vous sens...
08:05Une inspiration.
08:06Oui, ça me met en colère.
08:08Bien sûr que ça me met en colère.
08:09Ça me met en colère
08:10parce qu'on parlait
08:11d'un dictateur
08:11qui a fait subir
08:12des choses
08:13absolument terribles
08:15à son peuple.
08:16Et donc,
08:17se porter comme
08:17grand défenseur
08:19de Nicolas Maduro
08:20organisé sur la place
08:21de la République,
08:22quand on sait
08:22la symbolique
08:23de cette place
08:23de la République,
08:25un rassemblement
08:26pour demander
08:26son soutien immédiat
08:27et son retour
08:28dans son pays.
08:29Quand on voit
08:29ce qu'est devenu
08:30le Venezuela
08:31depuis plusieurs années
08:32et après que M. Mélenchon
08:33ait lui-même dit
08:34que Nicolas Maduro
08:35était une source
08:36d'inspiration,
08:37ça a de quoi
08:37nous mettre en colère
08:38à Pauline de Malherbe.
08:39Maud Bréjon,
08:40vous irez juste après
08:41cette interview
08:42à Beauvau
08:43pour le traditionnel,
08:45chaque année
08:45ça commence pareil,
08:46traditionnel petit déjeuner
08:47au ministère de l'Intérieur
08:48avant de vous rendre,
08:50tous ensemble,
08:50à pied de l'autre côté
08:51de la rue,
08:52du côté de l'Elysée
08:53pour le premier conseil
08:54des ministres.
08:56Mais avec quel projet ?
08:57C'est-à-dire qu'on se dit
08:58vous avez quitté décembre
09:00sans budget,
09:01vous commencez l'année
09:02sans budget
09:03et sans réelle perspective.
09:05Quand on demande
09:05aux Français,
09:06et c'est ce que nos partenaires
09:08des labs ont fait,
09:09s'ils estiment que 2026
09:11sera meilleur que 2025,
09:13ils répondent non.
09:13D'abord moi je comprends
09:14les Français
09:15parce qu'on a passé
09:1718 mois
09:18de politique nationale
09:20extrêmement difficile.
09:22Ma conviction
09:22c'est qu'à l'heure
09:23où le monde avance,
09:25à mille à l'heure,
09:26on le voit encore
09:26avec ce qui se passe
09:27en Amérique latine,
09:29nous ne pouvons pas
09:30nous permettre
09:30d'être bloqués.
09:31Et donc nous,
09:31nous avons,
09:32je dirais à minima
09:33trois responsabilités.
09:34La première,
09:35c'est de faire atterrir
09:36le budget.
09:37Il est temps,
09:37il est temps
09:38de passer à autre chose
09:39et donc c'est ce à quoi
09:40on s'attèlera
09:41dans les prochaines semaines.
09:42Il faut un budget
09:43en janvier.
09:44Il y aura un budget
09:45en janvier.
09:47La deuxième urgence,
09:48vous savez,
09:48c'est celle des agriculteurs
09:49qui attendent beaucoup
09:50de nous,
09:51qui souffrent,
09:52qui sont face
09:53à des difficultés
09:54extrêmement importantes
09:55et le Premier ministre
09:55recevra les organisations
09:57agricoles cet après-midi.
09:59Et la troisième,
10:00c'est les priorités
10:01du quotidien des Français.
10:02Le gouvernement
10:03n'est pas cantonné
10:04au budget
10:04et j'ai eu l'occasion
10:05de le dire
10:06chez certains
10:06de vos confrères.
10:07Le premier trimestre
10:08sera
10:10porté sur le régalien.
10:11Le régalien sera
10:12la priorité
10:13des premiers mois
10:13de l'année
10:14une fois passé
10:14le budget.
10:15Quand vous dites
10:15le régalien,
10:16c'est quoi ?
10:17C'est l'armée ?
10:17C'est la sécurité ?
10:18C'est l'ensemble.
10:20C'est l'augmentation
10:21du budget de l'armée
10:22avec l'actualisation
10:23de la loi
10:23de programmation militaire.
10:25C'est le renforcement
10:26des moyens
10:26de la police municipale.
10:27Vous savez qu'un projet
10:28de loi va être examiné
10:30rapidement au Parlement.
10:32C'est le projet
10:32de loi de justice
10:33sur lequel travaille
10:33Gérald Darmanin.
10:34De réforme de la justice pénale
10:36pour avoir davantage
10:36de simplicité
10:37et davantage de fermeté
10:38dans l'organisation
10:40de la justice pénale.
10:41Ça, c'est des éléments
10:42extrêmement concrets
10:43sur lesquels
10:44les Français nous attendent.
10:45Les questions d'insécurité
10:46en ce début d'année
10:47sont aux yeux des Français
10:49à nouveau la première priorité
10:50avant le pouvoir d'achat.
10:52Et c'est pour ça
10:52qu'on s'y attelle.
10:53C'est pour ça qu'on s'y attelle
10:54encore une fois
10:54avec ce paquet régalien
10:56qui comprend à la fois
10:57l'armée,
10:57qui comprend à la fois
10:58l'intérieur,
10:59qui comprend à la fois
10:59la justice
11:00avec un certain nombre
11:01de projets de loi,
11:02avec le déploiement
11:03de lois qui ont déjà
11:04été votées.
11:04Je pense à la loi
11:07beaucoup sur vos antennes
11:08et à juste titre,
11:09elle a été votée
11:10il y a un an,
11:11il faut maintenant
11:11continuer à la déployer
11:12et puis il y a les moyens
11:13qui sont prévus dans le budget.
11:151600 postes supplémentaires
11:16pour la justice,
11:171400 pour l'intérieur,
11:18raison de plus pour le voter.
11:20Sur cette question
11:20de l'insécurité,
11:21ce matin sur RMC,
11:23on a consacré
11:23de nombreux reportages
11:24à ces lieux
11:26désormais pour femmes
11:28parce que les femmes
11:29disent avoir peur
11:30dans les transports.
11:31Il y a désormais
11:32des applications
11:32pour pouvoir prendre
11:33un taxi ou un Uber.
11:35Uniquement femmes
11:36être sûres d'être conduits
11:38par une femme,
11:39il y a désormais
11:39des vacances pour femmes,
11:40il y a désormais
11:41même des clubs de sport
11:43pour femmes.
11:44C'est bien
11:45ou c'est inquiétant ?
11:47C'est très inquiétant.
11:48C'est très inquiétant
11:49parce que ça revient
11:50à dire qu'au fond,
11:51la seule façon
11:52qu'il y aurait
11:53de protéger les femmes,
11:54c'est de les faire vivre
11:56en parallèle des hommes.
11:59Ça ne peut pas
11:59être la solution.
12:00Ça, c'est une résignation.
12:01C'est une résignation,
12:04c'est une capitulation
12:05face aux agressions
12:07sexistes et sexuelles
12:09que de nombreuses femmes
12:10ont vécues
12:10et que de nombreuses femmes
12:11vivent encore.
12:12Donc, ce n'est aucunement
12:13aucunement la solution.
12:15Donc, la solution,
12:16c'est quoi ?
12:17La solution,
12:17c'est de continuer.
12:18À ces femmes qui sont tentées
12:19de prendre ces applis
12:21ou de se retrouver
12:22dans des salles de sport
12:23désormais séparées ?
12:25Non, je leur dis à elles
12:26que je les comprends.
12:28Je ne blâme aucunement
12:29les femmes qui ressentent
12:30ce besoin-là,
12:31qu'on soit extrêmement clairs.
12:33Ça nous est arrivé à toutes
12:35d'avoir peur à certains moments
12:37dans les transports,
12:38dans la rue.
12:39Ça m'est arrivé à moi.
12:40Ça vous est probablement
12:41arrivé à vous.
12:41C'est arrivé à beaucoup de femmes
12:42qui nous écoutent aujourd'hui.
12:44Pour autant,
12:44en tant que responsable politique,
12:46cette solution-là
12:47ne peut pas en être une.
12:49Notre responsabilité,
12:50c'est de continuer
12:50à déployer
12:51des moyens de sécurisation
12:53nécessaires dans les transports,
12:54des caméras de vidéoprotection,
12:56des moyens pour mieux
12:57les accompagner,
12:58mieux former les policiers
12:59quand elles vont porter plainte.
13:00C'est ce qu'a fait Gérald Darmanin.
13:02Mieux permettre à la justice
13:04de répondre,
13:04de répondre plus rapidement.
13:05C'est sur ça qu'on doit agir.
13:07L'insécurité,
13:08le régalien,
13:09dites-vous.
13:09Et puis,
13:10la question du budget.
13:11Quel deadline ?
13:12Vous dites,
13:13il y aura un budget en janvier.
13:15Comment vous faites ?
13:16Il y aura un budget en janvier.
13:18Pourquoi ça passe là
13:18alors que ça ne passait pas
13:19en décembre ?
13:20Parce que la France a besoin.
13:22Parce que la France a besoin
13:23d'un budget.
13:24Parce qu'on ne peut pas
13:25se permettre de tenir
13:26avec une loi spéciale.
13:27On en a parlé déjà
13:28en décembre dernier.
13:29Une loi spéciale,
13:30c'est une rustine.
13:31C'est ce qui vous permet
13:32de continuer
13:33quelques mètres supplémentaires.
13:34Mais ça veut dire
13:35quand vous dites
13:35qu'il y aura un budget,
13:37ça veut dire aussi
13:38que si ça ne passe pas
13:39par le vote,
13:39vous ferez en sorte
13:41que ça passe tout de même.
13:42La première étape,
13:43c'est de s'accorder
13:43sur la question de fond.
13:45Avant de parler
13:46des outils de procédure
13:49qui permettent
13:50de faire passer ce budget,
13:51il y en a.
13:51Et il y en a
13:52dans la Constitution.
13:53Et vous ferez usage
13:54de tout ce que la Constitution
13:55vous propose ?
13:55Il y en a dans la Constitution.
13:56Mais aujourd'hui...
13:57Vous ne vous interdirez rien
13:58qui s'est pris le 49-3 ?
13:59Aujourd'hui,
14:00la seule question
14:01à laquelle nous demandons
14:02aux forces politiques
14:03de répondre,
14:03c'est ce qu'on met
14:04dans le budget de l'État
14:05et des collectivités territoriales.
14:07Qu'est-ce qui bloque ?
14:08Notamment l'effort
14:09que demandaient
14:10aux collectivités territoriales
14:11entre ce qu'on avait proposé
14:12initialement,
14:13ce qu'a proposé le Sénat
14:15et aujourd'hui
14:15un écart important.
14:16Donc il faut qu'on arrive
14:17à faire converger
14:18les uns et les autres.
14:19Il y a la question
14:20de l'effort
14:21qu'on demande
14:21aux grandes entreprises,
14:23aux 300 grandes entreprises
14:24qui paieraient
14:25la surtaxe d'impôts
14:26sur les sociétés.
14:28Vous savez qu'elle était
14:28de 8 milliards
14:29l'année dernière.
14:30On a proposé 4 milliards.
14:31L'Assemblée l'a portée à 6.
14:33Le Sénat à 0.
14:34Bon, entre le tout ou rien,
14:35on doit probablement
14:36pouvoir trouver...
14:37Le problème, c'est la droite ?
14:38On doit probablement
14:39pouvoir trouver...
14:39Le problème, c'est la droite ?
14:40Le Sénat a demandé
14:41à revenir à supprimer
14:44cet effort exceptionnel.
14:46Nous, on pense
14:47qu'un effort exceptionnel
14:48demandé encore une fois
14:49à 300 grandes entreprises
14:50eu égard au contexte
14:52qu'on traverse,
14:52c'est légitime.
14:53Donc là, vous vous adressez
14:54aux députés de droite.
14:55Vous leur dites...
14:56Vous savez,
14:56les députés de droite
14:57ont largement contribué
14:58à faire aboutir
15:01et voter le projet
15:02de loi de finances
15:02pour la sécurité sociale.
15:04Je sais qu'on peut
15:05compter sur eux.
15:05Par ailleurs,
15:06cette surtaxe
15:07d'impôt sur les sociétés,
15:09elle était portée
15:09par Michel Barnier,
15:10j'étais dans son gouvernement
15:11à hauteur de 8 milliards d'euros
15:13l'année dernière.
15:13Donc ça, ça devrait passer ?
15:14Qu'est-ce qui bloque encore ?
15:15Aujourd'hui,
15:16on n'a pas convergé dessus,
15:17mais on doit pouvoir
15:18trouver un chemin
15:19de convergence.
15:20Et puis,
15:20il y a une question centrale
15:21qui est celle du déficit.
15:23Nous disons une chose simple,
15:25nous tiendrons
15:26et nous devons tenir
15:27le cap
15:27d'un déficit
15:28inférieur à 5%.
15:30C'est absolument majeur.
15:32Le budget quand il est sorti
15:35du Sénat
15:35était un 5,3%.
15:37Ce n'est pas acceptable.
15:38En parallèle,
15:39les socialistes demandent
15:4010 milliards d'euros
15:41de fiscalité supplémentaire.
15:42C'est trop important.
15:44Et donc,
15:44les uns et les autres
15:44doivent continuer
15:45à se parler.
15:45Amélie Montchalin
15:46et Roland Lescure
15:47recevront d'ailleurs
15:47les chefs de file
15:48de l'ensemble des groupes
15:50hors LFI et RN
15:51cette semaine
15:52pour faire aboutir,
15:54encore une fois,
15:55ces discussions
15:55le plus rapidement possible.
15:57Vous dites avoir confiance
15:58dans le fait qu'on trouve
15:58un moyen.
16:00Si ça n'est pas le cas,
16:01vous dites aussi
16:02il faut quoi qu'il arrive
16:03un budget avant la fin janvier.
16:04Donc,
16:04si fin janvier,
16:05il n'y a pas d'issue favorable
16:06à un vote,
16:07vous passerez par le 49,3%.
16:09Je dis qu'il y a des outils
16:10dans la Constitution
16:11qui permettent
16:11de passer à un budget,
16:13qu'il faudra en tout état de cause
16:14un budget pour le pays.
16:16Mais qu'à l'heure
16:16où on se parle,
16:18il est,
16:19comment dire,
16:20secondaire
16:20de parler des questions
16:21de procédure
16:22parce que ça revient
16:23à contourner
16:24le problème de fond.
16:25Prenez l'exemple
16:26de Bruno Retailleau
16:26et François Hollande.
16:27Tous deux nous demandent
16:28d'utiliser le 49,3%.
16:29Elisabeth Borne également.
16:30Enfin,
16:31quand ils nous disent ça,
16:32sur quel budget ?
16:33Je doute
16:33que le budget imaginé,
16:35même via un 49,3%
16:36par Bruno Retailleau,
16:37soit exactement le même
16:38que celui imaginé
16:39par François Hollande.
16:41Donc,
16:41vous voyez bien
16:41qu'il faut d'abord
16:42répondre à la question de fond.
16:43Maude Bréjou,
16:44deux colères,
16:45les médecins,
16:45le monde agricole.
16:46Le monde agricole,
16:47est-ce que vous pouvez
16:48nous affirmer ce matin
16:50que l'accord sur le Mercosur
16:52ne sera pas en l'état
16:53appliqué à la France ?
16:55Oui,
16:55notre position est claire
16:56l'accord n'est pas acceptable
16:57en l'état.
16:58Nous voulons un accord équitable
17:00et nous voulons un accord juste.
17:02En l'état,
17:03il n'est ni équitable
17:04ni juste.
17:04Les médecins,
17:05est-ce que vous allez
17:05leur tendre la main ?
17:06Il commence une grève dure
17:08aujourd'hui pour 10 jours.
17:09Bien sûr,
17:10ma collègue ministre de la Santé,
17:11Stéphanie Harris,
17:11leur a d'ailleurs
17:12adressé un courrier.
17:14Moi,
17:14ce que je veux dire ce matin,
17:15c'est que le projet
17:16de loi de finances
17:16pour la sécurité sociale,
17:18la loi de finances
17:18pour la sécurité sociale
17:20qui a été votée
17:20en décembre dernier,
17:22n'est pas une loi de régression.
17:23Elle prévoit une hausse
17:24de l'objectif national
17:25de dépense.
17:27Y aura-t-il une rentrée ?
17:293% ?
17:29Donc,
17:29ce n'est pas un budget
17:30de régression sanitaire.
17:32Ce n'est pas un budget
17:33de régression sanitaire.
17:34Il s'inquiète également,
17:35par exemple,
17:36sur la question
17:37de la limitation
17:38des arrêts maladie.
17:39Des quotas d'arrêt maladie,
17:41pour certains.
17:41Les arrêts maladie,
17:42entre 2019 et aujourd'hui,
17:45indemnisés par l'assurance maladie,
17:46augmentés de 25%.
17:47C'est une raison qui,
17:49je pense,
17:50permet à tout le monde
17:51de comprendre
17:51qu'il faut les encadrer.
17:52Mais enfin,
17:53on ne les limite pas.
17:54On pose un cadre,
17:55mais on ne les limite pas.
17:56On ne contrevient pas
17:57à la liberté médicale.
17:59Voilà.
18:00Donc,
18:00il y a un dialogue
18:01qui doit se poursuivre.
18:02Si je vous entends,
18:03vous comprenez pas très bien.
18:04Oui,
18:04j'entends parce que
18:05c'est une profession
18:06qui fait face
18:07à des difficultés majeures.
18:08La première difficulté,
18:10c'est le nombre
18:10de médecins conformes.
18:11Beaucoup de Français
18:12savent qu'il y a en France
18:14des déserts médicaux.
18:15Ils le vivent au quotidien,
18:16la difficulté
18:17pour trouver un rendez-vous,
18:18la difficulté
18:18pour trouver des spécialistes
18:20dans certains endroits.
18:22Et donc,
18:22c'est à ces questions-là
18:23qu'on doit arriver
18:23à répondre ensemble.
18:24Merci,
18:25Maude Bréjon,
18:26porte-parole du gouvernement.
18:27Bonne année à vous.
18:29Il est 8h47
18:30sur AMC BFM TV.
18:31Merci.
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