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Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée chargée de l'Énergie, était l'invitée du Face-à-Face de ce jeudi 18 juin sur BFMTV et RMC.
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00:01Vous êtes bien sur RMC et BFM TV, bonjour Maud Bréjon, merci de répondre à mes questions ce matin.
00:06Vous êtes la porte-parole du gouvernement, vous êtes ministre déléguée en charge de l'énergie.
00:10Je vais évidemment vous interroger sur les propos d'Emmanuel Macron hier soir,
00:13qui à l'issue du dîner à Versailles a promis une bonne nouvelle,
00:18que les prix du carburant et du gaz allaient baisser.
00:21Mais je voudrais d'abord vous demander si vous avez passé le test salivaire.
00:24Alors pas encore, mais je le ferai tout à l'heure, je vous enverrai les résultats.
00:27Ah vous ferez tout à l'heure le test salivaire pour savoir si vous avez consommé de la drogue ?
00:31C'est une question d'exemplarité, on va le demander à nos collaborateurs,
00:34on va le demander au directeur d'administration et donc c'est normal,
00:38le Premier ministre l'a fait lui-même, qu'au plus haut niveau de l'État, on montre l'exemple.
00:43Encore une fois, le message qu'il a envoyé, ce qu'on veut dire par cette directive c'est quoi
00:47?
00:47Des tests salivaires inopinés et obligatoires pour les fonctionnaires notamment et les membres de cabinet ministériel.
00:54On a un problème, vous le savez, vous en parlez souvent sur vos plateaux, face au narcotrafic.
00:59Le narcotrafic, il y a des vendeurs, il faut évidemment s'y attaquer et puis il y a des consommateurs.
01:04On ne peut pas ignorer qu'aujourd'hui, les consommateurs de drogue, qui qu'ils soient,
01:09et peu importe la drogue dont on parle, ont une responsabilité centrale jusqu'au drame
01:15qu'on voit se passer dans certains de nos quartiers ou dans certaines de nos villes.
01:19Et donc ça concerne tout le monde, ça traverse peut-être plus qu'avant les classes sociales,
01:26les secteurs géographiques, ce n'est plus uniquement dans les grandes villes,
01:29c'est aussi dans les petites villes de province.
01:33Mais ça veut dire quoi ?
01:34Et donc le message qu'on envoie, c'est que pour des questions d'exemplarité,
01:38pour des questions d'autonomie dans la prise de décision, notamment au plus haut sommet de l'État,
01:43enfin on voit bien ce que tout ça pourrait embarquer comme conséquence,
01:46sur la lucidité, sur la disponibilité mentale quand on prend une décision ?
01:51Sur l'autonomie, sur le fait de ne pas avoir d'addiction, de ne pas être dépendant de quelqu'un
01:56ou de quelque chose,
01:57c'est quand même ce qu'on attend des plus hauts fonctionnaires, évidemment des ministres.
02:02Et donc c'est toute cette démarche-là qu'on met en œuvre et on recentre la place du consommateur.
02:07On ne peut pas pleurer le week-end les morts que l'on déplore dans les quartiers dus au narcotrafic
02:14et en même temps consommer de la drogue le samedi soir.
02:16Ça, ce n'est pas possible.
02:17Et il y a aujourd'hui une hypocrisie qui est réelle dans la société française sur ces questions.
02:22Avec quelles conséquences ?
02:24La question qui se pose, et d'ailleurs elle s'était posée semble-t-il lorsqu'un des membres du
02:28cabinet du Premier ministre
02:30avait visiblement consommé de manière jusqu'à faire une sorte vraiment de malaise
02:36qui était un des conseillers agriculture semble-t-il de Sébastien Lecornu.
02:40Il n'est plus au cabinet aujourd'hui.
02:41C'est ce qui semble-t-il a fait prendre conscience à Sébastien Lecornu de cette urgence aussi à dépister.
02:47Mais moi je vous pose la question, quelles conséquences ?
02:49C'est-à-dire que si vous répondiez positive à un test salivaire, vous ou quelques membres de votre cabinet,
02:56c'est quoi ? C'est un licenciement derrière ?
02:58Je pense que quand vous avez aujourd'hui une dépendance aussi importante qu'une dépendance à la drogue,
03:04vous ne pouvez pas rester à des fonctions où vous êtes amené à prendre des décisions pour 65 millions de
03:12Français.
03:12Donc ensuite c'est à la discrétion du ministre, c'est précisé, tout ça est détaillé dans la circulaire.
03:19Mais enfin je crois qu'encore une fois, on ne peut pas demander l'exemplarité aux Français
03:24et en même temps, au plus haut sommet de l'État, avoir des dérives aussi importantes.
03:30Est-ce que ça a vocation à être généralisé, y compris dans les entreprises ?
03:34Ça a été évoqué.
03:35La question n'est pas posée de cette manière-là.
03:38Et vous savez qu'il y a un cadre légal.
03:40Mais c'est un message qui est envoyé, encore une fois.
03:42C'est un message qui est envoyé, c'est la responsabilité du consommateur.
03:46Est-ce que le haut fonctionnaire, puisque ça a vocation, si je comprends bien, à être fait dans les cabinets,
03:52dans les ministères,
03:52mais aussi vis-à-vis des fonctionnaires, est-ce que les hauts fonctionnaires devront démissionner ou être licenciés s'ils
04:00consomment de la drogue ?
04:01D'abord on va attendre de voir les résultats.
04:03Non mais je vous donne un exemple.
04:04On en a un sous les yeux.
04:06Il y a un an tout pile, l'ancien directeur de l'INA, souvenez-vous,
04:09qui a été suspendu après son interpellation pour achat de cocaïne.
04:14Il venait de dépenser 600 euros auprès d'un dealer de cocaïne.
04:18Suspendu, ça ne veut pas dire licencié.
04:20Il a ensuite de lui-même démissionné.
04:22Il est membre de la fonction publique, il est énarque, il est, semble-t-il, en tout cas membre de
04:26la direction du Trésor.
04:26Je ne sais pas si au moment où on se parle, il est revenu à la direction du Trésor ou
04:29pas.
04:29Mais est-ce que, typiquement, sur cet exemple-là très concret, est-ce qu'il a vocation à rester membre
04:35de la haute fonction publique ?
04:35Il y a trois choses.
04:36Il y a l'exemplarité, la morale et le droit du travail.
04:39Le droit du travail, il s'applique pour chacun, évidemment, en fonction de votre statut, en fonction de la direction
04:45dans laquelle vous êtes.
04:46Quand vous travaillez au ministère de l'Intérieur, au ministère des Armées, la situation n'est pas tout à fait
04:50la même que dans d'autres services.
04:51Donc ça veut dire qu'au Trésor, on peut être drogué ?
04:53Non, je dis qu'il y a, encore une fois, le droit du travail qui s'applique et nous devons
04:57aussi l'appliquer, chacun le comprend.
04:59Et puis ensuite, il y a une question, encore une fois, je le redis, d'exemplarité et de morale.
05:03Quand vous parlez sur vos plateaux télé des jeunes qui meurent à coup de kalachnikov dans certains quartiers en France,
05:12tout le monde s'en émeut pendant quelques jours.
05:15Eh bien, ceux qui font part de leur émotion ne peuvent pas être les mêmes.
05:20Soyons très clairs, Maud Bréjean, j'ai parfaitement compris l'aspect symbolique, comme vous le dites, il faut montrer l
05:25'exemple.
05:25Ce n'est pas uniquement symbolique.
05:26Je voudrais savoir concrètement, parce que s'il n'y avait pas de consommateur, s'il n'y avait pas
05:30d'acheteur, il n'y aurait pas de vendeur, vous voyez ?
05:33Mais ce que je veux dire, c'est que vous ne m'en répondez pas, le test salivaire pour des
05:38fonctionnaires, s'il est positif, est-ce qu'ils peuvent rester fonctionnaires ?
05:42Aujourd'hui, encore une fois, il y a un droit du travail qui s'applique.
05:46Donc ils peuvent rester fonctionnaires ?
05:47Il y a un droit du travail qui s'applique.
05:48Moi, ce que je peux vous dire vis-à-vis des membres de mon cabinet, c'est que c'est
05:52une décision ministérielle qui est discrétionnaire.
05:56En revanche, j'estime qu'à un certain niveau de responsabilité, vous ne pouvez pas avoir des femmes ou des
06:04hommes qui seraient dans une grande dépendance.
06:06Est-ce qu'il faut leur interdire de rester s'ils sont testés positifs ?
06:09Je pense aussi aux élus.
06:10Il y a eu le cas du sénateur Joël Guerriot qui a fini par démissionner et qui était non seulement
06:17en train de droguer une de ses consoeurs, mais visiblement lui-même aussi en train de consommer de la drogue.
06:23Il y a eu le député Andy Kerdrat qui a député à l'FI.
06:27Est-ce qu'ils sont toujours... Lui, il est toujours député.
06:30Est-ce qu'on peut être député et consommer de la drogue ?
06:33Vous disiez qu'on a du mal à... C'est aussi une altération de la prise de décision.
06:37Oui, je me permets juste de mentionner que dans le premier cas que vous avez cité, il s'agit de
06:41soumission chimique.
06:43Tout à fait, mais là je ne parlais pas de la soumission chimique pour laquelle il a été poursuivi de
06:47manière pénale.
06:48Je vous parle aussi du test. En fait, ce que je veux savoir simplement, c'est est-ce que le
06:52test salivaire, c'est juste on fait le test ou est-ce que c'est on fait le test et
06:55ça a des conséquences ?
06:56Aujourd'hui, quand vous êtes élu maire ou député, vous avez deux manières de quitter votre mandat.
07:01Soit les Français ne vous réalisent pas à la prochaine échéance électorale, soit il y a une décision de justice
07:07qui fait de vous une femme inéligible.
07:12Donc c'est dans ce cadre-là que l'on se place.
07:14Ensuite, je crois qu'on est tous responsables, encore une fois, face à notre miroir, du mandat et de la
07:19confiance que les Français nous ont donnée.
07:22Ce serait le signe de la confiance.
07:23Et il y a, encore une fois, des échéances électorales.
07:26On revient devant les Français, on leur redemande ou pas leur confiance.
07:31Et lorsqu'on fait quelque chose par ailleurs d'interdit dans le cadre de nos fonctions, les juges peuvent nous
07:35déclarer inéligibles.
07:36Il ne s'agit pas, encore une fois, il ne s'agit pas de pointer du doigt l'ensemble des
07:41fonctionnaires qui font pour l'immense majorité un travail remarquable.
07:45Et pour l'ensemble des élus qui sont dévoués à leurs électeurs et à la population française.
07:51Ce que l'on dit, c'est qu'à tout niveau, l'exemplarité est nécessaire.
07:55C'est compris.
07:56Maude Bréjon, porte-parole du gouvernement, ministre déléguée en charge de l'énergie.
08:00Emmanuel Macron, hier, après la signature à Versailles de l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, a déclaré
08:07que cet accord permet de mettre fin au conflit.
08:10C'est une très bonne nouvelle.
08:13Les prix du carburant et du gaz vont normalement baisser.
08:16Quand ?
08:17Alors, le plus rapidement possible, je l'espère.
08:19Vous savez qu'on est évidemment très prudent sur les prédictions d'évolution de prix.
08:24Nous, on dit une chose simple.
08:25D'abord, c'est une très bonne nouvelle pour les consommateurs, pour les Français qui vont partir en vacances dans
08:30les semaines à venir.
08:31Et une très bonne nouvelle pour les entreprises.
08:33Je pense notamment aux entreprises les plus exposées, aux agriculteurs, aux pêcheurs, au secteur des transports, évidemment, au secteur du
08:39BTP.
08:40Donc, ça, c'est la première chose.
08:42Et ensuite, on demande aux distributeurs, dans une logique d'équité, de justice et de bon sens, de répercuter les
08:49baisses aussi vite que les hausses.
08:50Qu'est-ce qu'ils nous ont répondu ?
08:51Lorsqu'on leur avait demandé ça.
08:52Ils se sont engagés à le faire.
08:54Je constate que dans la majorité des stations-service, ces baisses commencent à se voir.
09:00C'est un centime par jour sur le sans-plomb, c'est deux centimes sur le gazole.
09:05Le prix du gazole n'a pas été aussi bas depuis le 9 mars dernier.
09:09Donc, ça, c'est une bonne nouvelle, encore une fois.
09:11Pour les Français, ça doit continuer à baisser.
09:13Cette baisse, à vos yeux, doit retrouver le niveau d'avant-guerre.
09:17Mais ça dépendra de l'évolution de la situation, notamment internationale.
09:21Je ne sais pas vous dire sous combien de jours ou combien de semaines le détroit d'Hormuz réouvre,
09:26sous combien de jours ou combien de semaines les tankers qui sont actuellement bloqués peuvent circuler.
09:31Vous savez qu'il y a un risque insurrentiel qui est pris en compte dans les prix.
09:34Il y a la question du brut, il y a la question des produits raffinés.
09:37Donc, il y a l'ensemble d'une chaîne.
09:39Pour autant, le prix du baril de Brent avoisine et est passé hier, je crois, sous les 80 dollars.
09:46Il a été à plus de 120, 130 dollars.
09:49Il est à 76 ce matin.
09:51Courant du mois d'avril.
09:52Est-ce que vous dites, on peut viser que les gens qui pourront partir en vacances en juillet,
09:58ou alors ce sera plutôt pour ce doute qu'ils auront des prix à la pompe,
10:02disons à peu près de l'ordre de ceux d'avant.
10:04Je ne peux pas m'engager là-dessus et je mentirai aux Français
10:07ou je prendrai le risque de mentir aux Français
10:09en m'engageant sur le prix de l'essence et du gazuel à horizon quelques semaines.
10:14Ce que je peux dire, c'est que ça a commencé à baisser,
10:17que ça doit continuer à baisser,
10:18que c'est une bonne nouvelle pour les gens
10:20et qu'en tout état de cause, si cet accord se confirme
10:23et que tout avance dans le sens que l'on espère,
10:26on en voit le bout.
10:27Est-ce que l'aide gros rouleur a été touchée par les Français ?
10:30Est-ce qu'elle est sur le compte en banque des Français ?
10:32Elle a été touchée par les Français.
10:33Elle a commencé à être versée en début de semaine.
10:35Vous savez qu'il faut parfois quelques heures ou quelques jours
10:38le temps que ça arrive sur votre compte.
10:40Et donc, ces premières aides sont arrivées,
10:42commencent à arriver sur le compte des Français.
10:45Est-ce qu'on les prolonge, ces aides ?
10:47Il y a un million de Français qui ont fait cette demande.
10:50D'accord.
10:51Un certain nombre ont déjà reçu l'aide.
10:53Les autres vont les recevoir.
10:55Un million ?
10:56C'est à peu près ce que vous imaginez de ceux qui souffraient de ces hausses de carburant ?
11:02Écoutez, nous, on a ouvert cette aide pour 3 millions de Français.
11:05Il faut faire une demande, évidemment, justifiée d'un certain nombre de critères.
11:08Vous le savez, critères de revenus, être en activité et utiliser sa voiture,
11:13plus de 25 km par jour pour aller travailler.
11:15Aujourd'hui, il y a environ un million de Français qui ont formulé cette demande
11:20et qui donc ont touché ou vont toucher dans les jours à venir cette aide.
11:23Vous la prolongez, cette aide ?
11:24Elle était annoncée pour 3 mois avec un versement unique.
11:29Et il y a, en revanche, les aides au secteur d'activité les plus exposées.
11:32Aujourd'hui, 30 000 agriculteurs ont fait une demande d'aide
11:37suite aux annonces qui ont été faites.
11:39Vous savez, 15 centimes par litre d'aide.
11:42Pour le bâtiment, c'est environ 1 000 demandes.
11:44Et pour les transports, c'est environ 850 demandes.
11:47Ces aides seront maintenues.
11:49850 seulement ?
11:508 500.
11:51Ah, pardon, parce que j'étais étonnée.
11:52Excusez-moi, 8 500.
11:54Ces aides seront maintenues jusqu'au mois d'août.
11:57Et on voit que c'était utile.
11:58Elles seront maintenues jusqu'au mois d'août ?
12:00C'est-à-dire que même si là, dans deux semaines, dans trois semaines,
12:02le carburant est vraiment baissé ?
12:04C'était notre engagement.
12:07D'abord, ils ont traversé une période difficile.
12:10On s'est engagés en mai à des aides pour trois mois sur juin, juillet, août.
12:15Nous n'avons pas de raison de reprendre aux Français ce que nous avons donné
12:20ou ce que nous avons promis.
12:22Encore une fois, quand vous avez 30 000 agriculteurs
12:25qui sont venus faire ces demandes-là,
12:27c'est qu'ils en ont besoin.
12:29Et donc, c'est normal d'être à leur côté jusqu'au bout.
12:32Maintenant, il faudra aussi tirer les conséquences de cette crise.
12:34Moi, je veux redire devant vous qu'on a fait ce choix d'aide ciblée,
12:39d'aide respectueuse des finances publiques.
12:42Et je crois que c'était la bonne solution.
12:43Mais dans un contexte où ces finances publiques,
12:44elles vont largement se dégrader.
12:46Je voudrais quand même vous rappeler les révisions de croissance à la baisse
12:48annoncées hier par le gouverneur de la Banque de France.
12:50On passe de 0,9% de perspective de croissance à 0,5%.
12:55Parallèlement, l'inflation qui était prévue pour 1,25%
12:57est prévue finalement aux alentours de 2,5%.
12:59C'est une très mauvaise nouvelle.
13:01Est-ce qu'honnêtement, le budget tient toujours ?
13:03D'abord, je voudrais finir sur la question des aides en disant une chose.
13:06Si on avait écouté par exemple le Rassemblement National il y a deux mois,
13:09on aurait 12 milliards d'euros de trous dans la caisse.
13:12Puisque la baisse de la TVA sur l'ensemble des produits énergétiques,
13:15carburant, électricité, gaz, c'est 12 milliards d'euros.
13:19Si on avait écouté la France Insoumise,
13:22on aurait bloqué les prix avec probablement en ce moment vos caméras
13:25en train d'observer des pénuries dans certaines stations-services en France.
13:29Et donc la gestion de crise, je le dis, ça demande un peu de sang-froid.
13:34Et je crois qu'encore une fois, faire ce choix respectueux des finances publiques,
13:37notamment au regard de ce que vous venez de dire, c'était important.
13:40Je vous repose la question, est-ce que notre budget,
13:42qui était prévu avec une croissance de 0,9% et qui finalement va se retrouver
13:45avec une croissance de 0,5% au mieux, est-ce que ce budget tient toujours ?
13:48Nous, nous maintenant l'objectif de 5% de déficit.
13:50Les prévisions qui ont été publiées ne tiennent pas compte de la réouverture du Z3
13:55et donc d'une relance la plus importante possible, on l'espère,
13:59de l'économie et notamment de l'économie française.
14:01Pour autant, ne cachons pas aux Français que nous sommes dans une situation
14:05qui est une situation difficile, avec un contexte international,
14:09un contexte européen qui est difficile.
14:11Et donc, il faut continuer, encore une fois, à gérer les choses
14:14et à gérer l'argent, qui est l'argent des contribuables, avec sérieux, tout simplement.
14:18Maude Bréjon, dimanche soir, fête de la musique et les Insoumis
14:22avaient prévu un grand concert militant Place de la République.
14:25La préfecture de police de Paris a décidé de l'interdire.
14:28Comment vous réagissez ?
14:29La préfecture de police de Paris est dans son rôle.
14:31Elle constate des risques de troubles à l'ordre public,
14:34du fait d'invités qui ont tenu par le passé des propos insurieux.
14:39Mais la plupart de ceux qui sont évoqués par la préfecture de police
14:43ne seront pas sur scène.
14:44Des forces de l'ordre, il y a plus d'une cinquantaine de zones
14:46pour, encore une fois, nos policiers à sécuriser.
14:49Moi, je les remercie du travail qu'ils vont faire dans des conditions
14:52qui, pour des raisons d'affluence, pour des raisons météorologiques,
14:56ne seront pas faciles.
14:58Et donc, je crois qu'ils font un travail, encore une fois, essentiel
15:00pour l'ensemble de la population.
15:04Et on voit bien, dans la réaction de la France Insoumise,
15:06puisqu'ils sont encore dans une stratégie de conflictualisation
15:09de toutes les décisions, y compris lorsqu'elles sont prises
15:13par des représentants de la République.
15:15Le préfet de Paris fait un travail absolument remarquable.
15:18Ils ont fait appel lors de cette décision.
15:19Et c'est tout à fait leur droit.
15:20Il prend cette décision pour protéger les Parisiens,
15:23pour permettre à ce que ces festivités,
15:26parce que c'est d'abord un moment festif,
15:27se passent dans les meilleures conditions possibles.
15:30Voilà.
15:30Et puis, vous voyez, quand je lis hier la réaction de Jean-Luc Mélenchon,
15:33et que je vois dans ce tweet qu'au fond, à la fin,
15:36le responsable, c'est le président du CRIF,
15:38je vois qu'on retombe quand même dans ces vieux travers.
15:40Ce que vous voulez dire, c'est qu'en pointant la décision,
15:44lui, il dit, en fait, c'est parce que le président du CRIF
15:46avait critiqué la tenue de ce meeting.
15:48Alors, c'est marrant parce que, vous voyez,
15:50Apolline de Meller, on est nombreux à avoir critiqué
15:53la tenue de ce meeting ou la tenue de ce concert
15:57très politique dans un moment qu'on estime...
15:58Mais il a retenu, en effet, deux responsables à ses yeux,
16:01Jonathan Arfi du CRIF
16:03et le maire du centre de Paris, Ariel Veil.
16:05Et là encore, on flirte avec quelque chose.
16:08On flirte avec quelque chose qui ne dit pas son nom.
16:11Mais ce que vous voulez dire, c'est que ce sont deux non-juifs ?
16:14Ce que je veux dire, c'est qu'à la fin,
16:15le préfet de police prend une décision
16:17et que, pour Jean-Luc Mélenchon,
16:19le responsable, c'est le président du CRIF.
16:21Alors, je veux bien qu'on nous dise qu'on hallucine
16:23quand on voit des divagations
16:26à connotation antisémite
16:28de la part de Jean-Luc Mélenchon.
16:29Mais là encore, on retombe dans une...
16:32Ce qu'on veut dire, c'est que vous êtes prête à vous
16:34endosser la responsabilité aussi avec plein d'autres
16:36d'avoir critiqué la tenue de ce meeting.
16:39Et je constate que de très nombreux responsables
16:41de très nombreux responsables politiques
16:43ont critiqué la tenue de ce meeting
16:45et qu'à la fin, le responsable, c'est le président du CRIF.
16:49Le maire de Saint-Denis, Badi Bagayoko,
16:51a dit chez mes confrères de l'Opinion hier matin
16:53que siffler la Marseillaise dans les stades
16:55était, je cite, un droit légitime
16:56à la réplique populaire.
16:58Siffler la Marseillaise, quand la France se déshonore
17:00par ses actes à l'international,
17:02c'est un droit à la réplique populaire
17:04parce que les enfants de celles et ceux
17:06qui sont ici dans les grands stades,
17:08ils sont aussi citoyens d'ici,
17:09mais aussi de là-bas.
17:10Comment vous réagissez ?
17:11Ça rendit long sur leur rapport à la République.
17:14Qu'un élu de la République
17:17qui porte l'écharpe tricolore,
17:20donc les couleurs de la République,
17:23puisse dire publiquement
17:26qu'au fond, il est normal,
17:27il est légitime de siffler la Marseillaise.
17:32Là encore, ce n'est pas...
17:33C'est un droit.
17:34Siffler la Marseillaise, c'est un droit
17:35à la réplique populaire.
17:36Voilà l'expression.
17:37Ça, Pauline de Valère,
17:38ce n'est pas un dérapage,
17:40c'est une stratégie politique.
17:42C'est une stratégie de conflictualité
17:45et une stratégie de sédition
17:49vis-à-vis de nos valeurs républicaines.
17:50De sédition ?
17:51Oui.
17:51D'ailleurs, on a vu un certain nombre
17:54de propos de M. Bagayoko
17:57allant dans ce sens,
17:59remettant en cause...
18:00Sur la question de l'insurrection populaire ?
18:03Remettant en cause les fondements
18:05même de notre République.
18:09Ce que vous évoquez, j'imagine,
18:11c'est la question de l'insurrection populaire possible.
18:13Voilà ce qu'il disait.
18:14Je ne dis pas que c'est souhaitable,
18:15a dit Badi Bagayoko,
18:16mais elle est possible
18:17à partir du moment
18:18où toutes les digues
18:19auraient sauté face à l'extrême droite.
18:20Il évoque une éventuelle arrivée
18:22de l'extrême droite au pouvoir.
18:24Maude Bréjon,
18:25merci d'avoir répondu
18:25à mes questions ce matin.
18:27Porte-parole du gouvernement
18:27et ministre délégué
18:28en charge de l'énergie.
18:29Vous êtes bien sur AMC BFM TV.
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