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  • 3 days ago

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00:00Dans sa conférence de presse d'hier, Donald Trump a aussi déclaré que les Etats-Unis allaient diriger le Venezuela.
00:07Je vous propose qu'on l'écoute avant de retrouver Shirley Sidbon pour son décryptage.
00:14Nous allons diriger le pays jusqu'à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse.
00:22Nous voulons la paix, la liberté et la justice pour le peuple vénézuélien
00:26et cela inclut de nombreux Vénézuéliens qui vivent maintenant aux Etats-Unis
00:31et veulent retourner dans leur pays.
00:38Nous ne pouvons pas prendre le risque de voir le Venezuela de nouveau dirigé par quelqu'un
00:43qui n'a pas le bien du peuple vénézuélien à l'esprit.
00:47Nous ne laisserons pas cela se produire.
00:51Bonjour Shirley Sidbon.
00:52Pendant que Donald Trump fanfaronnait et racontait son histoire,
00:57les autorités chavistes investissaient la vice-présidente d'Elsi Rodriguez comme présidente par intérim.
01:04Tout change pour que rien ne change, tout au moins pour l'instant, est-on tenté de dire ?
01:09Oui, et finalement la situation, tout le monde a décrit comme étant fluide, en suspens.
01:13On va voir comment cela va se passer.
01:15En tout cas, déjà, la conférence de Donald Trump nous a permis peut-être de comprendre un peu
01:20ce qu'au moins lui, il envisage, parce que ce n'était pas très clair depuis cette attaque.
01:25Au départ, avec un tweet qui disait qu'il a atteint ses objectifs
01:28et les experts se disaient qu'il allait se mettre en retrait,
01:32voir comment les Vénézuéliens gèrent la situation.
01:35et beaucoup d'experts auxquels nous avons parlé hier nous ont décrit la situation
01:40comme étant la situation la plus probable, c'est que les chavistes resteraient au pouvoir,
01:45ceux qui restent après la capture, l'enlèvement de Nicolas Maduro,
01:50allaient continuer en place et que petit à petit la situation allait se décanter.
01:55Finalement, Donald Trump a surpris beaucoup de monde, peut-être pas tout le monde,
01:58mais beaucoup de personnes, car non seulement il a fait ce coup, cette attaque,
02:03mais en plus, il compte que les Américains restent sur place,
02:08il compte rester et diriger, comme on vient de l'entendre dire,
02:13diriger le Venezuela à distance.
02:16Évidemment, les dirigeants sur place ne sont pas d'accord.
02:20Donald Trump pensait qu'il allait peut-être mettre l'opposition sur place.
02:24Pas du tout, et il nous a surpris en disant que pour lui,
02:27l'opposition n'a pas de soutien sur place, c'est pas légitime.
02:29Il va travailler avec les chavistes, par contre, il va les diriger un peu,
02:32si on comprend bien, par la menace, à distance.
02:35Mais il dit que partir sur place, les boots on the ground,
02:39les bottes militaires au sol au Venezuela, ça ne lui fait pas peur.
02:43Donc, en gros, par la menace, dire à la vice-présidente,
02:47maintenant investie-présidente, comment elle doit gérer les choses.
02:51Évidemment qu'elle, la vice-présidente Rodriguez,
02:55qui a dit hier que le Venezuela n'est pas une colonie,
02:58que le dirigeant officiel est toujours Nicolas Maduro,
03:02et que le Venezuela exige son départ.
03:04On sait que c'est un système, un réseau très important et très solide,
03:08finalement, même après le départ de Nicolas Maduro,
03:12après sa capture, son enlèvement,
03:14que c'est un système qui marche à la fois par la corruption,
03:17par la fidélité, par la menace.
03:19Et donc, c'est un système qui est difficile à démanteler.
03:24Le scénario post-Maduro, tout au moins selon Trump,
03:28semble assez brouillon, finalement, absurde,
03:31disent par exemple les journaux américains aujourd'hui.
03:37Quel impact, cependant, sur la politique étrangère de Donald Trump,
03:41qui se prétendait, Shirley, isolationniste ?
03:44Oui, il disait qu'il fallait absolument aller dans l'autre direction
03:48par rapport au président précédent,
03:50ceux qui avaient mené une politique extrêmement interventionniste,
03:54qui changeait des régimes en Irak, en Amérique du Sud, au Panama,
04:00notamment, par son prédécesseur, le président Bush.
04:05Et désormais, il a fait un premier demi-tour
04:08en disant qu'il va mener des coups.
04:11On a vu son bombardement, ses bombardements en Iran,
04:14ses différentes interventions à travers le monde.
04:17Et puis, hier, quand on a vu ces attaques dans la nuit,
04:21de vendredi à samedi, ces attaques au Venezuela,
04:24on pensait que ça allait être quelque chose de limité.
04:26Oui, une intervention, ça va contre tout ce qu'il a dit,
04:28tout ce qu'il a promis aux électeurs Maga,
04:31mais qu'il allait en rester là,
04:32que c'était en effet un revirement sur ses promesses,
04:35mais qu'il allait en rester là.
04:36Pas du tout. Désormais, il veut gérer un pays à distance,
04:40peut-être envoyer des soldats sur place.
04:42Donc, il fonce dans ce demi-tour,
04:44180 degrés par rapport à sa politique d'origine,
04:47à sa campagne d'origine, à ses idées d'origine.
04:50C'est ce qu'on a vu.
04:52Il a même reparlé de l'Ukraine,
04:54précisant que c'était la guerre de Biden,
04:56son prédécesseur, c'était pas la sienne.
04:59Il s'en est également pris à d'autres jambes.
05:01Cependant, encore une fois, pour rester pratique et politique,
05:04quel impact, maintenant, en termes de politique intérieure,
05:07on a vu des élus s'indigner,
05:09car le Congrès n'a pas été consulté,
05:11pour ce qui n'est ni plus ni moins qu'un acte de guerre.
05:15Absolument.
05:15Et finalement, Marco Rubio a essayé de défendre cette position,
05:20hier, dans la conférence de presse,
05:22d'abord en disant qu'il ne pouvait pas informer
05:24les membres du Congrès,
05:26car ils auraient forcément parlé à la presse.
05:29Donald Trump qui disait,
05:30on les connaît, ces élus,
05:31ils donnent toutes les informations à la presse,
05:33auraient mis en danger toute l'opération et nos soldats.
05:36Marco Rubio qui disait aussi que
05:38Nicolas Maduro, finalement, c'est pas vraiment un acte de guerre,
05:40parce que c'était un fugitif.
05:42Les États-Unis, finalement, il n'est pas vraiment un leader,
05:45puisque son élection n'est pas légitime.
05:48Et donc, finalement,
05:49ce leadership américain qui essaye de naviguer,
05:51de rendre ce qu'il a fait,
05:53parfaitement illégal,
05:54légal aux yeux des Américains,
05:55mais au Congrès américain, cela ne passe pas.
05:58C'est un droit, c'est la Constitution qui donne au Congrès le devoir.
06:02Et c'est le Congrès qui décide,
06:04qui valide ses décisions présidentielles.
06:06C'est le Congrès qui décide si l'Amérique part en guerre ou pas.
06:09Et finalement, Donald Trump a non seulement contourné le Congrès,
06:14mais il a complètement ignoré.
06:16Les démocrates, on les entend enfin,
06:18parce que souvent, on ne les entend pas beaucoup.
06:19Là, ils sont unis.
06:20Par contre, les républicains qui critiquent parfois,
06:23eh bien là, ils se sont un peu rangés derrière Donald Trump.
06:25Même les magas, on ne les entendait pas très forts.
06:30À voir comment la situation se déroule par la suite.
06:32Peut-être que les républicains vont se scinder un peu plus
06:35et soutenir finalement les règles de la Constitution un peu plus fortement.
06:39Merci beaucoup, Shirley Sidbon, pour votre décryptage.
06:43Merci.
06:48Merci.
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