00:00C'est pas pour parler de vos chemises, mais de vos origines toulousaines, parce que vous avez grandi à Toulouse, même si vous êtes né à Fontainebleau, votre ville de cœur c'est vraiment Toulouse.
00:15Oui, je suis parti à 27 ans de Toulouse.
00:18Et alors vous connaissez bien les saucisses de Toulouse, c'est même un peu grâce à elles finalement que vous avez découvert votre métier d'animateur Jean-Luc.
00:2311 francs 95 le kilo en tête de gondole à Mammouth, vous n'avez pas connu les Mammouths, alors que Mamie, ça c'était connu à ce même micro de Robin d'ailleurs, il y a très longtemps.
00:37Et ben non j'ai commencé en tête de gondole, j'ai pas honte de le dire, j'avais 14 ans et mon papa, je lui ai dit je voudrais une mobilette, il m'a dit tu veux une mobilette, il n'y a pas de problème, tu te payes l'essence, l'assurance, la carte grise, tu te payes la mobilette.
00:49Et il a bien fallu que j'aille travailler, donc à 14 ans, il m'a mis en tête de gondole et j'ai vendu 4 tonnes de saucisses en 5 jours anniversaire.
00:59Je leur faisais déguster cru la saucisse de Toulouse, je vous jure que c'est vrai.
01:03Il y a des cas de Salmonello d'ailleurs.
01:05Et dans le laboratoire la nuit, il me détestait à la charcuterie parce qu'il disait mais il va arrêter le gosse.
01:12J'avais 14 ans et j'en ai vendu 4 tonnes en 5 jours, j'ai eu ma mobilette.
01:17Et votre père qui voulait que vous fassiez des études de commerce, mais vous en décidez autrement, vous faites vos débuts en 80 sur une radio libre toulousaine, Radio Cambos, sous le pseudonyme de Boogie Chou.
01:28Oui monsieur, l'association d'une danse et d'un légume.
01:32C'était mon premier jeu que j'avais inventé à la radio, je disais on va associer une danse et un légume, donc il y a eu Salsi Fissalsa, il y a eu Concombre Java et j'ai gardé Boogie Chou, voilà c'est tout.
01:43Allez, un autre souvenir maintenant.
01:44Béatrice Guillemin estime avoir été licenciée abusivement du garage dans lequel elle travaillait.
01:50Micheline Gondart, la propriétaire du garage, lui reprochait son attitude provocatrice et s'est tenue vestimentaire légère visant à semer le trouble parmi les employés.
02:00Tribunal, la série judiciaire tribunal.
02:02Micheline Gondart, je ne le crois pas, c'est vrai que j'étais la voix de tribunal, c'était un truc de fou et puis ça a été un élément quand même déclencheur
02:11parce que dans ce même studio, il y avait Georges Chatelain qui enregistrait les voix des guignols.
02:18Et au début je faisais écouter, Micheline Gondart va recevoir.
02:22Je disais ouais alors Micheline Gondart va se faire exploser par les petits fromoches qui puent.
02:28C'est mon colonne.
02:29Et de là, je suis passé voix des guignols aux côtés de Yves Lecoq et autres.
02:35Et voilà, vous avez fait beaucoup de voix off à la télé, aussi on s'en souvient dans la brosse à dents de Nagui.
02:40La brosse à dents ?
02:41S'adents, bien sûr.
02:43Dans Motus.
02:45Et est-ce que vous vous souvenez maintenant de ce générique télé, Jean-Luc Rechman ?
02:49C'est le poisson dans la cafetière ou pas ?
02:56Non.
02:57Ah, je suis content que vous ne l'ayez pas.
02:58Vous l'avez fait un été.
03:00Un été ?
03:01Un été.
03:01Alors c'est Interville, c'est Jeux sans frontières.
03:03C'est Jeux sans frontières, absolument.
03:05Été 98.
03:07Je vais vous raconter des anecdotes, allez-y, continuez.
03:09C'était avec Christelle Balestrero, c'est ça ?
03:11Oui, Balestrero.
03:11Vous n'avez fait qu'une année.
03:13Est-ce que vous avez gardé un bon souvenir ? C'était pénible.
03:15Non, non, c'était génialissime.
03:17Parce que c'était très bruyant.
03:18C'était très très brillant.
03:20Et figurez-vous que c'était à Trento en Italie.
03:22Et donc on devait être là tout l'été.
03:24On a enregistré pendant une semaine.
03:26Et pendant une semaine, je vous promets Thomas, Anissa, il a plu pendant une semaine.
03:31Ah non, pas que je ferme.
03:31Et tous les soirs, on était avec un parapluie, avec Christelle Balestrero, parapluie de couleur,
03:37pour essayer de mettre de la couleur.
03:38C'était une catastrophe, j'ai adoré.
03:41On s'est marrés comme des fous, mais il pleuvait tout le temps.
03:44Donc on n'arrivait pas à sécher, puisqu'on faisait des émissions, des émissions.
03:48Et vous savez comment ça se passe ?
03:50On empile toutes les émissions pour l'été en une semaine.
03:54Et pendant une semaine, il n'a pas arrêté de dracher.
03:56Et c'était fantastique.
03:58Ça vous manque ce genre de gros barnum comme ça ?
04:00Oui, après voilà, je fais du théâtre, je fais plein de choses.
04:04Donc voilà, je m'aère la tête.
04:05Mais quand vous voyez Nagui faire intervile par exemple, c'est un truc qui vous amuserait vous ?
04:08Oui, avec Nagui oui.
04:10Et de toute manière, mon fantasme dans la vie, c'est Nagui.
04:13Ah oui, carrément.
04:14C'est-à-dire que ce n'est pas lui physiquement,
04:16mais c'est ce duo qu'on a fait dans les années 90 avec la...
04:21N'oubliez pas votre brosse à dents.
04:23C'est un bonheur, parce que c'est un bonheur de créativité cet homme.
04:27Je dois vous avouer que son épouse a travaillé sur la nouvelle saison de Léo Matéi.
04:33Je l'ai embarqué avec moi.
04:34J'ai même embarqué l'épouse d'Arthur.
04:36Comme ça, ils sont tous dans la nouvelle saison de Léo Matéi.
04:39Non, non, mais ça me manque et ça ne me manque pas.
04:42C'est vrai que ce contact physique, cette espèce d'effervescence, ça galvanise sur le terrain.
04:48Mais Jeux sans frontières, c'est un très bon souvenir,
04:50parce que j'écrivais des cartes postales et je disais n'importe quoi.
04:54C'est-à-dire, aujourd'hui, nous recevons, bien sûr, l'équipe du Portugal.
04:58Regardez cette carte postale avec son trottoir.
05:02Lisbonne s'éraille.
05:04Et je racontais n'importe quoi.
05:05Regardez, observez la petite poubelle derrière le tramway.
05:08Et je disais n'importe quoi et je riais.
05:10Ah bah ouais, c'était les cartes postales, j'écrivais ça toutes les nuits.
05:13J'étais comme un malade, j'étais tout seul, vu qu'il pleuvait toute la journée.
05:16Et je disais, qu'est-ce qu'on va recevoir ?
05:17Je veux sans frontières.
05:18C'est bien quand on peut s'amuser comme ça et que finalement, on n'a pas de limites, pas de barrières.
05:23Je n'ai aucune barrière depuis tout le temps.
05:25Je n'ai aucune barrière depuis tout le temps.
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