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00:00La grande interview en direct sur CNews et sur Europe 1, mon invité ce matin c'est Pierre-Yves Bournazel.
00:07Bonjour. Bonjour. Et joyeux Noël. Joyeux Noël à vous.
00:09C'est un moment de souhaiter un joyeux Noël. Alors je rappelle vous êtes conseiller de Paris,
00:12vous êtes le candidat investi par Horizon et par Renaissance pour les élections municipales à Paris.
00:17On va beaucoup parler évidemment de ces élections, de cette élection qui arrive au mois de mars prochain.
00:22Mais d'abord, comme le veut la tradition, les dirigeants politiques diffusent des messages de joyeux Noël.
00:26Alors côté Emmanuel Macron, on a eu le service minimum, un petit tweet qui a été publié hier vers midi.
00:32En revanche, Giorgia Meloni, la dirigeante italienne à elle, fait un discours, une vidéo devant une crèche
00:36où elle dit cette phrase « Une nation qui connaît ses racines est une nation qui n'a pas peur de la confrontation ni de l'avenir ».
00:44Est-ce que vous êtes d'accord avec la présidente du Conseil italien ?
00:46En tout cas, je vous souhaite un joyeux Noël.
00:48Merci.
00:48Et à travers vous, aux auditeurs et aux téléspectateurs, c'est important.
00:52Noël, c'est un moment où les familles peuvent se retrouver et puis c'est un moment où on pense aussi aux autres.
00:56À celles et ceux qui sont en souffrance ou seuls aussi.
00:59Et je pense que c'est l'occasion aussi de faire le point sur nos vies.
01:02Et sur Giorgia Meloni, vous diriez qu'elle a plutôt raison de souligner les racines chrétiennes.
01:07Elle fait cette vidéo devant une crèche.
01:08Elle assume les racines chrétiennes de l'Italie.
01:11Il n'y a pas besoin de Giorgia Meloni pour dire que nous avons des racines chrétiennes.
01:14C'est l'évidence, c'est notre histoire et c'est notre patrimoine.
01:16Alors l'actualité, c'est aussi cette loi votée par le Parlement en Algérie pour criminaliser la colonisation.
01:23Quelle doit être la réponse de la France, Pierre-Yves Bournazel ?
01:25On a la stratégie de l'apaisement, vantée par le Quai d'Orsay.
01:29Mais visiblement, de l'autre côté de la Méditerranée, l'apaisement n'est pas de mise.
01:32Non, on a un sujet avec le régime algérien, qui est un régime dur.
01:37On l'a vu avec l'arrestation et l'emprisonnement de Boalem Samsal.
01:42Ça a été la bonne nouvelle de fin d'année, sa libération.
01:44Et puis on a aujourd'hui un journaliste, Christophe Gleize.
01:47Et je demande sa libération immédiate et sans condition.
01:51C'est important.
01:52Nous devons défendre Christophe Gleize.
01:54Nous devons nous mobiliser et nous devons obtenir rapidement sa libération.
01:58Pour le reste, il est urgent que les peuples, que les nations s'entendent.
02:03Mais pour ça, il faut une évolution très nette de ce régime.
02:05qui est un régime dur et un régime qui emprisonne, qui embastille pour délit d'opinion.
02:11Et ça, c'est inacceptable.
02:12Et la France ne peut l'accepter parce que nous sommes le pays des Lumières.
02:16Et nous défendons la tolérance, la liberté et notamment la liberté d'expression.
02:20Le parti auquel vous appartenez, Horizon, a plaidé pour la dénonciation des accords franco-algériens de 1968.
02:27Il faut revoir complètement nos traités qui régissent aujourd'hui nos relations diplomatiques avec Alger.
02:31Oui, je crois que c'est absolument important.
02:33Les temps ont changé.
02:35Il y a eu des évolutions.
02:37Et pour la paix entre les peuples, parce que c'est ça qui compte,
02:41les peuples français et les peuples algériens sont attachés à la paix entre eux, à des passerelles.
02:47Et le régime algérien lui durcit le ton et essaye d'utiliser, évidemment, le passé,
02:53qui peut être un passif, avec des responsabilités d'ailleurs des deux côtés,
02:58pour antagoniser les choses.
02:59Et je crois qu'il faut trouver surtout des solutions rapides et immédiates.
03:04Et ça commence par défendre Christophe Gleize, qui doit être libéré.
03:08Pierre-Yves Bournazel, il y a également ce baromètre du Figaro Magazine,
03:12où on constate une lourde chute de popularité pour le chef de votre parti,
03:16Édouard Philippe, ancien Premier ministre, qui perd six points en l'espace d'un an.
03:20On peut noter d'ailleurs que Gabriel Attal, patron de Renaissance,
03:23qui vous a également investi pour les élections à Paris, perd lui aussi six points.
03:27Comment vous expliquez cette chute d'Édouard Philippe et de Gabriel Attal ?
03:31Est-ce que c'est parce qu'ils ont émis trop de critiques, peut-être,
03:34contre le président de la République ?
03:35Édouard Philippe a notamment appelé à sa démission.
03:38Vous savez, ça n'a pas été une période facile, l'année 2025.
03:41Elle a été même très dure, d'abord pour les Français.
03:44Ensuite, politiquement, il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale.
03:48Et c'est évidemment dur de dessiner un cap et une boussole.
03:52Mais je crois que ce n'est pas le plus important, un an et demi avant la présidentielle,
03:55de savoir si on gagne des points ou on en perd.
03:57On préfère toujours en gagner qu'en perdre, évidemment.
03:59Ce qui compte, c'est de savoir si on a un bon projet pour la France,
04:01si on a une bonne vision, et si on a les femmes et les hommes de qualité.
04:04Je crois que dans ce baromètre, Édouard Philippe, Gabriel Attal,
04:07ce sont des hommes de très grande qualité.
04:09Édouard Philippe a annoncé déjà, il n'y a plus d'un an,
04:12sa candidature à la prochaine élection présidentielle de 2027.
04:15Il s'y prépare avec beaucoup de sérieux.
04:16Il sera votre candidat, Édouard Philippe, on peut le dire ?
04:19C'est le candidat, bien sûr, c'est le candidat de rassemblement.
04:21C'est un candidat qui est un homme d'État, qui voit loin, qui a des idées.
04:25Il a récemment évoqué la baisse des impôts de production,
04:29c'est-à-dire le soutien à nos entreprises pour soutenir notre compétitivité,
04:33pour corollaire la baisse des dépenses publiques,
04:35pour alléger le poil de la dette, baisser la pression fiscale,
04:38et permettre à notre pays de repartir l'avant et de créer de l'emploi.
04:41Avant d'en arriver à l'élection municipale à Paris,
04:43un mot quand même pour comprendre votre positionnement politique,
04:46Pierre-Yves Bournazel, sur ce plateau,
04:47c'était lors des élections législatives de 2024,
04:50vous plaidiez pour une grande coalition, je vous cite,
04:53des forces républicaines pour faire face,
04:55et je vous cite encore, à l'extrême droite.
04:57Est-ce que vous diriez ce matin que l'extrême droite,
04:59comme vous la qualifiez, c'est le principal danger aujourd'hui pour notre pays ?
05:02Le principal danger, c'est l'extrémisme politique,
05:04dont l'extrême droite, mais aussi l'extrême gauche,
05:06la gauche radicale.
05:08La grande coalition que j'appelais de mes voeux,
05:10c'était la social-démocratie,
05:12la droite libérale,
05:15et le centre,
05:16pour essayer de construire une majorité dans notre pays.
05:19Cela n'a pas été malheureusement possible,
05:21serait permis de la stabilité,
05:22cette stabilité n'a pas été possible,
05:25je le regrette aujourd'hui,
05:26puisqu'il n'y a pas eu le rendez-vous,
05:29il n'y a pas eu les auteurs,
05:30à la hauteur de leurs responsabilités.
05:33Maintenant, ce qui compte,
05:34c'est préparer l'avenir de notre pays,
05:36lutter contre l'extrémisme politique,
05:37oui, c'est important,
05:38parce que je pense que notre pays
05:39ne doit pas s'embrir dans le populisme,
05:41ne doit pas s'embrir dans la facilité.
05:43Partout où le populisme, l'extrémisme,
05:45arrive au pouvoir,
05:46c'est le recul des libertés.
05:48Et c'est pareil pour l'extrême droite
05:50comme pour l'extrême gauche.
05:51Il y a une gauche radicale,
05:53qui est extrêmement dangereuse dans notre pays,
05:54la mélanchonisation des esprits
05:56coûte très cher à la vie publique.
05:58On a des débats aujourd'hui,
06:00d'une rare virulence à l'Assemblée nationale,
06:02on a des comportements inacceptables,
06:04et c'est le poison de l'antisémitisme
06:06qui est revenu par la gauche radicale
06:08dans le débat public.
06:09Et il faut combattre l'antisémitisme,
06:11il faut combattre la haine de l'autre,
06:12il faut combattre toute cette forme d'extrémisme,
06:14que ce soit de l'extrême droite
06:15ou de la gauche radicale.
06:16Mais là, en l'occurrence,
06:18ceux de la gauche radicale et de l'extrême gauche
06:19ont ramené le poison de l'antisémitisme
06:21au cœur du débat public.
06:22Et ça, il faut le dénoncer,
06:23il faut le combattre.
06:24Oui, parce que les griefs que vous exposez
06:25sont cantonnés, par définition,
06:27à l'extrême gauche.
06:28C'est-à-dire que vous faites un signe égal,
06:29vous, entre les forces de droite nationale
06:32et les forces de gauche radicale,
06:33alors même qu'il y a un poison
06:35qui est celui de l'antisémitisme
06:36qui émane de la gauche radicale.
06:38Je me bats contre toute forme
06:39d'extrémisme politique.
06:41L'extrémisme politique est un poison
06:43parce que c'est le ferment de la division.
06:45L'extrême droite dans notre pays
06:47a toujours joué la division
06:49et dont l'histoire, et aujourd'hui encore,
06:51elle joue la division
06:52et cette division est mortifère
06:54pour l'avenir de la nation.
06:55Pierre-Yves Bournazel,
06:56conseiller de Paris, candidat,
06:57Renaissance Horizon pour l'élection municipale
06:59à Paris et l'invité de la grande interview
07:01en direct sur CNews et sur Europe.
07:03Venons-en donc à cette élection municipale.
07:06Il y a un sujet qui, évidemment,
07:07préoccupe les Français,
07:08préoccupe les Parisiens aussi,
07:09c'est celui de l'insécurité.
07:11C'est le cas, on l'a vu,
07:11dans un sondage Odoxa Backbone
07:13pour le Figaro.
07:15L'insécurité figure parmi
07:15les trois priorités des Français.
07:18Est-ce que vous diriez
07:19que de ce point de vue
07:20de la lutte contre l'insécurité,
07:21la Macronie, le bloc central,
07:23dans son ensemble,
07:23a été à la hauteur
07:24depuis les huit dernières années ?
07:26En tout cas, comme maire de Paris,
07:28demain, je vais mettre du bleu dans les rues.
07:30Ça, c'est une certitude.
07:31Parce que comme maire,
07:32je veux coproduire la sécurité.
07:34La sécurité, c'est important.
07:35Parce que, quelle que soit sa génération,
07:37quelle que soit sa condition sociale,
07:39quel que soit son quartier,
07:40on a le droit à la sécurité
07:41et à la tranquillité.
07:42Et aujourd'hui, il faut monter
07:43le niveau de sécurité
07:44et de tranquillité à Paris.
07:46Donc, je mettrai du bleu dans les rues.
07:47Avec une vraie police municipale.
07:49Armée ?
07:50Oui, armée,
07:50qui sera formée à l'armement,
07:52de 6 000 agents.
07:53C'est-à-dire que je vais tripler
07:53le nombre d'agents sur le terrain.
07:55Une police qui sera visible
07:56et donc dissuasive,
07:58qui sera visible et donc réactive
07:59parce que je veux être le maire
08:00anti-incivilité,
08:02anti-délinquance
08:03et anti-mafia.
08:04Anti-mafia, on en parle peu,
08:05par exemple, à Paris.
08:06Mais il y a des mafias
08:07qui rachètent, par exemple,
08:08des commerces
08:09pour blanchir leur argent sale.
08:11Je demanderai au préfet de police
08:12la fermeture automatique
08:13administrative
08:14de ces commerces.
08:16Je peux vous amener chez moi
08:17dans le 18e arrondissement.
08:19Regardez la rue Max-Dormois
08:20qui est malheureusement polluée
08:23par cet argent sale
08:24avec le rachat de ces commerces-là.
08:26Et comme maire,
08:26je n'hésiterai pas à préempter
08:27ces lieux
08:28pour les redonner
08:29aux Parisiennes et aux Parisiens.
08:31L'insécurité,
08:32c'est aussi des reculs.
08:33Ce sont aussi des reculs.
08:34Par exemple,
08:35le concert du Nouvel An
08:36qui avait lieu depuis deux ans
08:37sur les Champs-Elysées
08:38a été annulé cette année.
08:40Alors, visiblement,
08:40c'est parce que les conditions
08:41de sécurité n'étaient pas remplies.
08:42Il y a eu des mouvements de foule
08:43les dernières années.
08:44Est-ce que ce n'est pas
08:45un renoncement quand même
08:46de la part de la ville,
08:47de la préfecture, de police ?
08:49Je suis pour qu'on monte
08:52notre niveau de sécurité.
08:53Donc, comme maire de Paris,
08:54demain, je prendrai ma part.
08:55Mais je souhaite soutenir,
08:56évidemment, l'État,
08:58tous les gouvernements
08:58qui pourront amplifier
08:59les politiques de sécurité.
09:01Le soutien à notre police nationale,
09:02notre police républicaine,
09:04avec des agents formés
09:05sur le terrain.
09:06Soutenir notre justice
09:07qui a besoin encore
09:09d'investissements pour...
09:11On a monté le nombre
09:12de magistrats, de greffiers.
09:13Il faut continuer à le faire
09:14pour une justice
09:14beaucoup plus rapide,
09:15beaucoup plus efficace.
09:16C'est important la sécurité intérieure,
09:19c'est important
09:19que chacun se sente bien,
09:21quelle que soit, encore une fois,
09:22sa génération ou son quartier,
09:23sa condition sociale.
09:25La sécurité est la première
09:26de nos libertés.
09:27Rachid Adhati,
09:28qui concourt également
09:29dans cette élection,
09:30propose d'installer des grilles
09:32autour du champ de Mars
09:33où on sait,
09:34il y a eu malheureusement
09:35beaucoup de faits
09:36de délinquance très graves,
09:37voire des crimes.
09:38Vous êtes favorable
09:39à cette mesure ?
09:39Vous pourriez la reprendre
09:40dans votre programme ?
09:41C'est une mesure
09:42qu'elle avait portée
09:42il y a d'ailleurs six ans.
09:44Elle est maire
09:44du 7e arrondissement
09:45depuis 2008.
09:47Ça fait donc 18 ans
09:48qu'on attend des réponses
09:49sur le champ de Mars.
09:51Il va falloir effectivement
09:51des réponses sur la sécurité
09:53et la tranquillité à Paris.
09:54Du champ de Mars
09:55au nord-est de Paris,
09:55dans tous les quartiers de Paris,
09:56on a besoin de faire reculer
09:57toute forme d'insécurité,
09:59toute forme d'attaque
10:01à la tranquillité publique.
10:02Il faut agir.
10:03Pour ça,
10:03il faut une police municipale,
10:05du bleu dans nos rues.
10:06Il faudra de la vidéoprotection,
10:07de la vidéoprotection algorithmique
10:09pour faciliter le travail
10:10de nos policiers municipaux
10:12comme nationaux.
10:13Il faudra un maire
10:14capable de travailler
10:15avec les autres
10:15et notamment avec les partenaires
10:17de la préfecture de police
10:19mais aussi d'Île-de-France Mobilité
10:21parce qu'il faut travailler
10:22avec la police des transports
10:24pour échanger les informations
10:25et être beaucoup plus réactif.
10:26Les transports, justement,
10:28selon les statistiques officielles,
10:3063% des agressions sexuelles
10:32dans les transports
10:33sont le fait de délinquants étrangers.
10:35Est-ce que, dans votre plan
10:36pour la sécurité à Paris,
10:37il y a un volet sur la partie migratoire
10:40et le lien entre une partie
10:41de cette immigration
10:41et la délinquance
10:43qu'insécurité à Paris ?
10:44Toute forme de délinquance
10:45doit être combattue.
10:46Qu'elle provienne
10:47de personnes étrangères
10:48ou de personnes qui sont installées
10:50sur notre territoire,
10:51qui sont françaises
10:52et qui respectent toutes les règles,
10:53toute forme de délinquance
10:54doit être combattue.
10:55On doit être intraitable
10:56face à la délinquance,
10:57notamment face aux agressions sexuelles.
11:00Les Parisiennes que je rencontre
11:01craignent, souvent,
11:02dans certains quartiers,
11:03de rentrer chez elles
11:04tard le soir.
11:05Je souhaite multiplier,
11:06par exemple,
11:07les arrêts à la demande.
11:09C'est déjà bien mis en place,
11:10il faut généraliser
11:11pour les bus,
11:13mais ça doit être vrai
11:14avec les plateformes
11:14Uber, Bolt, G7,
11:17les arrêts à la demande,
11:18bien sûr,
11:18et permettre à ces personnes,
11:20à ces chauffeurs,
11:21d'attendre que la personne
11:22soit rentrée chez elles
11:23pour pouvoir repartir
11:24et ainsi assurer la sécurité.
11:27Mais pour ça,
11:27il faut une fois de plus
11:29une vraie police municipale
11:31sur le terrain.
11:32C'est pour ça que je disais tout à l'heure
11:33du bleu dans les rues
11:34parce que, évidemment,
11:35ça protège les Parisiennes
11:36et les Parisiens,
11:37ça protège les citoyens
11:39qui peuvent être agressés.
11:40Il y a trop de vols à l'arraché,
11:41trop d'agressions sexuelles à Paris,
11:43il y a trop de violence du quotidien.
11:45Cette violence du quotidien,
11:46je veux la faire reculer,
11:47je suis déterminé
11:48et j'aurai une équipe
11:49très experte
11:49et très prête
11:51à mettre en oeuvre ce projet
11:53qui est entièrement financé
11:54grâce aux économies
11:54que je vais réaliser
11:55sur la bureaucratie parisienne,
11:58sur l'absentéisme
11:58qui est un véritable fléau à Paris.
12:00On va remettre de l'ordre
12:00dans les comptes publics
12:01pour pouvoir financer
12:02notamment la sécurité
12:03et la propreté à Paris.
12:05Oui, l'ordre dans les comptes publics,
12:06c'est impératif.
12:0711 milliards d'euros aujourd'hui,
12:08la dette de la ville de Paris.
12:11C'est le bilan,
12:12notamment,
12:12d'Anne Hidalgo.
12:13Comment vous comptez vous y prendre
12:15pour remettre les comptes
12:17dans l'ordre
12:17et quelles conséquences
12:18pour les Parisiens
12:19et les Parisiens ?
12:20Eh bien, j'ai un plan
12:21de 4 milliards d'euros d'économie
12:24sur 6 ans,
12:24sur la mandature.
12:25Je vais débureaucratiser
12:26l'administration parisienne.
12:28Rendez-vous compte,
12:28à Paris,
12:29il y a 22 directions
12:31et 42 directeurs.
12:32On a multiplié
12:33le nombre de sous-directions.
12:34On va alléger tout ça.
12:35Il y a trop d'absentéisme.
12:37Donc, je vais améliorer
12:38les conditions de travail
12:39de nos agents
12:40et de nos fonctionnaires.
12:41La question du bien-être au travail.
12:42Vous allez réduire
12:43le nombre de fonctionnaires ?
12:43On dit qu'à Paris,
12:44il y en a beaucoup trop
12:45par rapport à...
12:45Oui, je vais débureaucratiser,
12:47ça veut dire diminuer
12:47le nombre de fonctionnaires
12:48d'encadrement, notamment.
12:50Combien ?
12:50Vous avez un ordre de grandeur ?
12:51Oui, au moins 3 000
12:52sur la mandature.
12:533 000 sur combien ?
12:54Il y a combien de fonctionnaires ?
12:54Aujourd'hui, il y a près
12:55de 55 000 fonctionnaires.
12:56Donc, il faut attendre
12:57qu'ils partent à la retraite
12:58pour ne pas les remplacer.
12:59Et puis, nous allons lutter
13:00contre l'absentéisme
13:01qui est un flot
13:02qui coûte 250 millions d'euros
13:04par an aux contribuables.
13:05Je vais mettre en place
13:06le bien-être au travail
13:07mais je vais mettre aussi
13:08des contrôles administratifs
13:10sur les certificats médicaux abusifs.
13:12Je vais revoir
13:13des missions de la ville de Paris.
13:17Collègue des ordures ménagères
13:18mais aussi le nettoiement des rues.
13:19D'abord, partout
13:20où c'est mis en place,
13:21ça marche.
13:21À Londres, à Stockholm,
13:23à Amsterdam,
13:24on va avoir des rues propres.
13:25Je vais mécaniser
13:26l'ensemble du service
13:28de la propreté.
13:30Les poubelles en tirera.
13:31Nous allons faire aussi
13:32la mécanisation
13:33grâce aux robots intelligents,
13:35grâce aux autolaveuses,
13:36grâce aux aspirateurs.
13:37Ces robots intelligents
13:38qui pourront faire l'emballage,
13:40trier les emballages,
13:41trier les papiers
13:42qui pourront aussi
13:43optimiser le ramassage.
13:45Alors, ça ne vous a pas échappé,
13:47la gauche parisienne
13:48s'est unie
13:49ces derniers jours
13:50avec une liste commune
13:52pendant que
13:52vous avez deux listes.
13:54Quand je dis vous,
13:55c'est la droite et le centre.
13:55Il y a la vôtre,
13:56donc investie par Horizon et Renaissance
13:58et puis celle de Rachid Adetti,
14:00investie par Les Républicains
14:01et par le Modem.
14:02Est-ce que ça ne va pas créer
14:03de facto une dispersion des voix
14:05et réduire les chances
14:06de la droite et du centre
14:07de l'emporter ?
14:08Non, je suis candidat
14:08parce que je veux être
14:09le prochain maire de Paris
14:10et je pense que je suis celui
14:11qui peut permettre ce changement.
14:13Sinon, je ne serais pas candidat.
14:14Madame Adetti a perdu
14:16déjà en 2020.
14:17Alors, elle était déjà
14:17favorite des sondages
14:18et elle a perdu
14:19parce qu'il faut être
14:20rassembleur pour gagner.
14:21Il faut parler au-delà
14:22de son camp
14:23et les sondages montrent
14:24qu'au second tour,
14:25le sondage du Figaro
14:26il y a quelques semaines
14:27montrait qu'au second tour
14:28je l'emporterais face à la gauche
14:29et je l'emporterais plus largement
14:31que Madame Adetti
14:32parce que dans la montée
14:33en puissance qui est la mienne,
14:34dans la dynamique que j'instaure,
14:35je peux parler à des électeurs
14:37extrêmement différents
14:38qui aiment Paris.
14:39Ma seule boussole,
14:40c'est le service de Paris.
14:41Je suis élu de Paris
14:41depuis 18 ans.
14:42J'en connais tous les recoins.
14:44Je connais la diversité
14:45des Parisiens.
14:47Je veux être maire
14:47à temps plein
14:48pour six ans
14:49rien qu'à leur service
14:50et je crois que cette dynamique
14:51de rassemblement,
14:52rien ni personne
14:53ne pourra l'arrêter.
14:54Le changement est possible
14:55à Paris
14:55parce que cette majorité
14:57est là depuis un quart de siècle.
14:59Il y a une aspiration
15:00au changement.
15:01Il faut remettre
15:01en ordre de marche Paris
15:02notre espace public,
15:03nos comptes publics.
15:04Il faut remettre
15:05en ordre de marche
15:05notre politique du logement
15:07aussi qui dysfonctionne
15:08à tout va.
15:09Et avec nous,
15:10ça va permettre
15:12de mener un changement
15:13extrêmement positif,
15:15d'amélioration
15:15de la vie quotidienne
15:16des Parisiens
15:17de manière très claire.
15:19Et il faut sortir
15:20de cette idéologie,
15:21il faut sortir
15:21de cette logique
15:22mortifère
15:23de cette gauche
15:25qui n'est pas claire
15:25sur les valeurs.
15:27Je rappelle
15:27que M. Béliard
15:28qui est l'allié
15:29de M. Grégoire
15:30veut s'allier lui
15:31avec Mme Chikirou
15:32et LFI.
15:33Je veux être clair
15:33sur les valeurs
15:34parce que quand on est clair
15:35sur ces valeurs,
15:35on peut rassembler.
15:36Et clair sur les valeurs,
15:37ça veut dire que vous nous dites
15:38ce matin,
15:38Pierre-Yves Bournazel,
15:39il n'y aura pas d'alliance
15:40dans aucun cas de figure
15:41avec la liste de la gauche
15:43pour vous au second tour ?
15:45Je ne vais pas m'allier
15:45avec des gens
15:46qui veulent s'allier
15:46avec Mme Chikirou.
15:48Donc vous,
15:48c'est clair,
15:49il n'y aura pas d'alliance
15:49avec la gauche ?
15:49Je préfère perdre
15:50les élections
15:51comme on aime,
15:52mais nous allons les gagner
15:52ces élections
15:53parce que nous sommes clairs
15:54sur les valeurs
15:54et que nous allons défendre
15:55l'intérêt de Paris,
15:56l'intérêt des Parisiens.
15:58Eh bien, merci.
15:58Merci à vous.
15:59On aura l'occasion
15:59de vous réinviter.
16:00Je note la sortie à venir
16:02de votre livre
16:02La bataille pour Paris
16:03aux éditions Plon.
16:04Ça sortira au mois de janvier
16:05et on aura l'occasion
16:06de vous retrouver
16:07pour en parler.
16:08Merci Pierre-Yves Bournazel.
16:08Merci à vous.
16:09C'était votre grande interview
16:10sur CNews et sur Europe.
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