00:00Je n'étais pas commissaire ni à l'agriculture, ni au commerce extérieur.
00:03J'avais pratiquement tout le reste.
00:05Vous êtes un patriote français, si je puis dire, j'aurais pu vous exprimer.
00:07Ah oui, mais je me suis toujours exprimé, toujours, je vous le dis sincèrement,
00:10vous ne l'avez peut-être pas trouvé, mais je me suis toujours exprimé
00:12sur le fait que l'accord du Mercosur, aujourd'hui, ne correspondait pas à nos besoins
00:16dans son volet, évidemment, industrie agroalimentaire et agriculture.
00:20Je ne cesse de le dire, je le redis encore, et je soutiens la position de la France
00:24qui est contre cet accord aujourd'hui, dont j'estime encore une fois
00:27que les clauses de sauvegarde ne sont pas suffisantes pour garantir
00:31ce que nous devons garantir pour nous, les Français.
00:35Qui a reçu mandat ? C'est Mme Ursula von der Leyen.
00:40Elle a reçu vraiment mandat des 27 pour discuter en notre nom.
00:45Voilà le partage européen.
00:45Mme Abroux, ça fait partie du traité, effectivement.
00:47Aujourd'hui, le traité dit quoi ? Et c'est une bonne chose.
00:50Le traité dit que sur les discussions de commerce international,
00:55parce que nous sommes plus forts à 27,
00:57on a donné le mandat à la commission de négocier en notre nom.
01:02Mais négocier en notre nom, ça ne veut pas dire négocier pour une partie seulement.
01:05C'est-à-dire l'Allemagne ?
01:06Là, on le voit, et puis il ne faut pas appeler un chat un chat,
01:09ce n'est pas moi qui le dis, encore une fois, je ne veux jeter l'anathème sur personne,
01:12mais tout le monde voit bien qu'aujourd'hui, nous avons des institutions,
01:15en particulier la commission, qui fait beaucoup trop la part belle, évidemment,
01:19à un seul pays.
01:20Et ce n'est pas bien, parce que nous sommes encore une fois 27,
01:22et qu'on a besoin, en particulier d'un couple franco-allemand,
01:26qui soit équilibré.
01:27On en voit encore le mot couple aujourd'hui, franco-allemand ?
01:29Oui, parce que c'est aussi l'histoire qui est la nôtre,
01:31parce que c'est comme ça, encore une fois, qu'on s'est reconstruit.
01:32C'est comme ça qu'on s'est reconstruit, encore une fois, après-guerre.
01:36Je dirais que cet équilibre, appelons-le plutôt équilibre, plutôt que couple,
01:40je suis d'accord avec vous, cet équilibre est consubstantiel, encore une fois,
01:44de la raison pour laquelle nous avons voulu nous mettre ensemble après-guerre.
01:47Mais aujourd'hui, il y a une autre raison, Sonia Mabrouk,
01:49c'est que nous sommes entourés d'empires, qui sont des empires qui ne nous veulent pas du bien,
01:53d'empires qui veulent plumer, pardon cette expression, l'Europe.
01:56Je parle, bien entendu, de la Russie, c'est évident.
01:58Là, c'est l'Allemagne qui veut nous plumer.
02:00Non, non, non, l'Allemagne ne veut pas nous plumer, l'Allemagne est un pays européen.
02:04Je parle de la Chine, mais je parle aussi désormais, hélas, et je le regrette,
02:07et j'espère qu'on va inverser des choses des Etats-Unis d'Amérique.
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