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  • il y a 6 semaines

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Transcription
00:00Dounia, vous êtes à l'Assemblée nationale avec Emma Loro.
00:02Bonsoir à tous. Pardon de vous avoir fait attendre.
00:05La loi spéciale a été votée.
00:06Qu'est-ce que ça veut dire concrètement, ma chère Dounia ?
00:08La loi spéciale pour pallier à l'absence de budget.
00:16Surtout, cette loi spéciale, il n'y avait pas vraiment de surprise pour son vote, chère Laurence.
00:20La loi a été adoptée avec 496 voix pour et aucune voix contre.
00:26Donc c'était simplement une formalité.
00:28Et maintenant, c'est direction le Sénat pour un dernier et un ultime vote.
00:33Une manière de s'accorder un délai.
00:35Il faut se dire, cette loi spéciale, voilà ce que c'est pour le gouvernement.
00:38C'est un service minimum de l'État.
00:40Je cite les mots qui ont été tenus hier lors du compte rendu du Conseil des ministres.
00:46En attendant le vrai budget, celui qui va être à nouveau discuté en janvier.
00:52Mais certaines oppositions accusent déjà le gouvernement de mettre la pression
00:56pour avoir coûte que coûte un budget qui ne serait pas satisfaisant selon eux.
01:01Ce sont les mots d'Éric Coquerel dont vous avez déjà parlé de la France insoumise.
01:06Voilà ce qu'il nous a dit ce matin.
01:09On ne votera pas n'importe quel budget.
01:11Il faut dire que depuis hier, il y a une petite musique, ma chère Laurence,
01:15sur ce 49-3 qui monte.
01:18Est-ce que le gouvernement va finalement céder à une forme de passage en force
01:23qui était tant redoutable ?
01:26Mais malgré cela, Sébastien Lecornu maintient.
01:29Il veut poursuivre une politique des compromis.
01:32Mais qui va-t-il convaincre ?
01:34C'est ça la grande question.
01:35Mais ça, rendez-vous en janvier.
01:36Et cher Laurence, joyeuses fêtes et joyeux Noël.
01:39Merci Dounia. Joyeux Noël à vous aussi.
01:41On aura de cesse de le répéter sur cette antenne avec nos auditeurs.
01:45Loi spéciale, pas loi spéciale.
01:47Est-ce qu'il faut s'en émouvoir, pas s'en émouvoir ?
01:49François Ndrogi, rapidement.
01:50Vous pouvez vous faire un petit condensé de la loi spéciale pour les nuls.
01:53On serait super content.
01:54Et après, on passe à autre chose.
01:55C'est ce qui permet la continuité de l'État, en fait.
01:58C'est ce qui permet de faire fonctionner l'État.
02:00Alors, on aurait pu, à la limite, avoir des députés qui votent compte
02:02parce que la loi spéciale permet de continuer à prélever l'impôt, par exemple.
02:05Donc, il aurait pu y avoir quelques démagogues
02:07qui auraient pu dire qu'on ne va pas prélever l'impôt
02:10mais il faut faire fonctionner l'État à la fois avec les recettes et les dépenses
02:13sachant que, normalement, tant qu'on est sous le régime de la loi spéciale,
02:16on ne peut pas dépenser plus que l'année dernière dans chacun de mes ministères.
02:20Et donc, les dépenses supplémentaires qui sont prévues, par exemple, pour la défense,
02:24ne peuvent pas être mises en œuvre si on en reste à la loi spéciale.
02:26Et c'est forcément temporaire.
02:28Il faut, à un moment donné, revoter un budget.
02:30C'est ce qui avait été fait l'an dernier, d'ailleurs,
02:31puisque François Bayrou avait d'abord fait voter une loi spéciale,
02:34puis un budget, je crois que c'était un peu par morceaux, d'ailleurs,
02:37au mois de janvier et février.
02:39Bon, Gauthier, et après ?
02:40Oui, c'est la continuité d'État.
02:41Je vous rappelle que l'année dernière, quand il y avait un doute sur le budget,
02:45autour de Michel Barnier, qui a fini de censurer,
02:47Elisabeth Borne nous avait dit que les cartes vitales ne fonctionneraient plus,
02:50que les retraites ne seraient pas versées,
02:52que les fonctionnaires ne recevraient pas.
02:54Effectivement, oui, qu'il y aurait cette plaie d'Égypte
02:55qui s'abattrait sur Paris et sur Bercy.
02:59Tout ça, évidemment, n'est jamais arrivé.
03:00C'était toujours la même tactique de la peur.
03:02Sur tous les sujets, il faut faire peur pour éviter la censure.
03:05Là, la vérité, c'est que Sébastien Lecornu
03:08s'est tiré une balle dans le pied en disant
03:09« Je n'utiliserai jamais le 49-3 ».
03:11Alors, il va prendre la parole ce soir.
03:13On va sans doute avoir une idée de s'il va varier ou pas
03:15sur le 49-3, parce qu'évidemment, Emmanuel Macron...
03:18La France tremble.
03:19La France tremble à l'idée de savoir s'il y aura ou non un 49-3.
03:23Je pense que la France s'en fiche, effectivement,
03:24et les Français sont plus occupés à la cuisson de la dinde que...
03:28C'est un peu tôt, elle va être bien desséchée, là.
03:33Elle va être bien sèche demain.
03:35Donc, bref.
03:36Bon, bref.
03:37Tout ça pour dire qu'à la rentrée, on verra,
03:40et on verra dès ce soir, s'il fait marche arrière sur le 49-3,
03:43parce qu'il a un président de la République qui lui met la pression
03:45pour qu'un budget soit adopté à la rentrée
03:47pour avoir les crédits supplémentaires.
03:48Ça l'énerve, Emmanuel Macron.
03:50Il est énervé.
03:51Et juste sur le 49-3, on dit « Mais il va finir censuré ».
03:53Mais non, ils ne veulent pas aller à l'élection.
03:56Ils n'appuieront pas sur le bouton censure
03:57parce qu'ils ne veulent pas la dissolution,
03:59parce qu'ils ont les pétoches pour leur petit siège.
04:01Donc, vu qu'ils ont les pétoches...
04:02Mais vous êtes tous dans une forme éblouissante.
04:03Vu qu'ils ont les pétoches, ils ne vont pas censurer
04:05pour garder leur petit siège de député jusqu'à 2027
04:08et à une dissolution qui sera sans doute prononcée
04:11par le nouveau président de la République.
04:12Qu'est-ce que ça veut dire pour les policiers, là ?
04:13En fait, ce qui veut dire, entre guillemets,
04:15c'est qu'on repart sur le budget 2025.
04:17Donc, ça veut dire que toutes les nouvelles dépenses
04:18qu'on avait projetées, par exemple, ne seront pas datées.
04:21C'est-à-dire que pour l'instant,
04:22on ne peut pas utiliser les crédits, les lignes budgétaires.
04:24Donc, on repart avec le même budget
04:26et ça, c'est dédommageable,
04:28pas que pour la police, mais aussi pour tous les ministères.
04:32Dans, par exemple, des caisses de retraite,
04:33quand on ne trouve pas un compromis,
04:35on appelle ça le 1 12e.
04:36C'est-à-dire que vous repartez sur un budget,
04:38c'est le même budget divisé par 12
04:39et à chaque fois, vous demandez au tutelle,
04:41par exemple, l'autorisation d'engager des frais.
04:43Et là, c'est la même chose.
04:45Donc, du coup, ça ne peut pas s'éterniser
04:47parce que ça veut dire qu'on ne peut pas justement
04:48tout budgéter et c'est problématique
04:51pour les institutions.
04:53Petite pause, on se retrouve dans un instant
04:54dans Punchline, sur CNews et sur Europe 1.
04:56On va parler de cette bataille navale
04:57qui a démarré entre Donald Trump et Emmanuel Macron.
05:00Ah oui, alors lui, il donne son nom.
05:02Qui va avoir le plus gros porte-avions ?
05:04Qui va donner son nom au plus gros porte-avions du monde ?
05:06Réponse dans un instant.
05:08À tout de suite.
05:1018h-19h sur CNews et Europe 1,
05:12Punchline, Laurence Ferrari.
05:17...
05:28...
05:33...
05:37...
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