- il y a 6 semaines
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00:00Europe 1 Soir Weekend, 19h, 21h, Stéphanie Demureux.
00:04Europe 1 Soir Weekend, on est ravis de vous accueillir.
00:08Beaucoup de gens du JDD aujourd'hui, Antonin André, chef du service politique du JDD.
00:14Bonsoir Antonin.
00:15En face de vous, Raphaël Stainville, directeur adjoint de la rédaction du JDD.
00:19Ça va, vous ne passez pas trop de temps ensemble ?
00:20Mais on se presse, on se discute pour être dans votre émission, Stéphanie.
00:24Bon, écoutez, on est en tout cas ravis de vous accueillir.
00:27Mon invité, Stéphane Manigold, président du groupe Eclore et patron de PME.
00:31Bonsoir Stéphane Manigold.
00:33Bonsoir Stéphanie, bonsoir tout le monde.
00:34J'ai sorti une tribune la semaine dernière dans le JDD.
00:36Ah bah décidément ?
00:38J'ai ré-publié une tribune.
00:40Bon, c'est un bon support.
00:41Vous êtes en tout cas, Stéphane Manigold, à la tête de plusieurs restaurants.
00:45Vous travaillez, vous évidemment, en direct avec les agriculteurs que vous défendez farouchement.
00:51Alors on a vu les nouvelles mesures de Stéphane Lecornu.
00:53En tout cas, quelques garanties envoyées.
00:55Et Sébastien Lecornu, oui ?
00:57Oui, vous avez dit Stéphane.
00:58C'est vrai ?
00:58Non, en regardant, c'est normal.
00:59Oui, je vous ai déjà patronisé Premier Ministre.
01:03Ça va peut-être vous porter chance.
01:04Si c'est...
01:05En tout cas, quelques garanties à la veille de Noël.
01:09Manifestement, ça n'a pas suffi, puisque les barrages sont encore présents.
01:13Aujourd'hui, 59 actions au total.
01:16Des agriculteurs pas contents.
01:17On a vu que d'ailleurs, ici ou là, il y avait des taxis qui les rejoignaient.
01:21Des pompiers, des gilets jaunes.
01:23Bref, on sent une colère dans le pays.
01:25En tout cas, on va s'arrêter aux agriculteurs pour aujourd'hui.
01:29Vous, clairement, Stéphane Manigold, vous comprenez ce ras-le-bol.
01:33Non seulement, je le comprends, je le partage,
01:34mais je ne comprends pas comment mon secteur, les chefs notamment,
01:37ne se manifestent pas plus pour aller soutenir nos agriculteurs.
01:41J'ai vu que mon ami Philippe Etchemest est allé au contact des agriculteurs.
01:46Moi, je le fais également.
01:47J'étais, il y a une dizaine de jours, à la rencontre d'éleveurs de Charolaise, en Bourgogne.
01:54Et je peux vous assurer, je peux vous témoigner que la misère, elle est absolue.
01:58Imaginez, vous gagnez 750 euros par mois.
02:01Au mieux, 1500 euros, travailler 7 jours sur 7, 305 jours par an,
02:05pas de vacances, pas de Netflix et compagnie,
02:07pas d'abonnement parce que vous n'avez pas les moyens.
02:10Et des politiques qui, pardon, mais j'en ai ras-le-bol de les entendre,
02:15l'alarme à l'œil expliquer aux Français qui vont les aider.
02:19Ce que les éleveurs veulent, ce n'est pas de l'aide.
02:22C'est d'arrêter l'hypocrisie dans l'application des textes
02:26et dans ce qu'ils produisent de normatif.
02:28Je vais prendre la dernière, pardon, ça va être un coup de colère parce que j'en ai ras-le-bol des politiques.
02:33Mais même Serge Papin, qui est un ancien patron, veut alléger, par exemple, dans mon secteur, le fait maison.
02:39Il veut faire une espèce de fait maison light.
02:41Mais ça, c'est juste faire plaisir aux industriels.
02:43Alors, je vais vous donner un exemple.
02:44Dans ce que lui veut alléger, lui considère qu'un œuf, on n'a plus besoin de le casser pour faire une omelette.
02:49On n'a plus besoin de casser des œufs pour faire une mousse au chocolat.
02:51Eh bien, les ovoproduits, c'est très bien, selon lui, avec toutes les saloperies qu'il y a dans les ovoproduits.
02:57Les ovoproduits, c'est d'un côté, vous avez une brique de blanc d'œuf.
03:00De l'autre côté, vous avez une brique de jaune d'œuf.
03:01Vous mélangez, vous faites une omelette et ça, on dit que c'est du fait maison.
03:04Mais ça, c'est de la honte parce que c'est exactement là où on rompt le chemin entre le cuisinier et l'éleveur.
03:11C'est là où on rompt la chaîne.
03:13C'est là où on dit aux industriels, on va vous donner encore les clés de mieux négocier
03:16pour encore plus massacrer nos éleveurs et nos agriculteurs.
03:19C'est passionnant de vous écouter.
03:21C'est passionnant, Stéphane Manigold, de vous écouter parce qu'il y avait un reportage tout à l'heure de Wilfried de Villers.
03:27On entendait un agriculteur dire « mais moi, les millions de Sébastien Lecornu, j'en veux pas ».
03:31Et vous, vous êtes en train de nous expliquer au micro d'Europe 1 que le problème, il faut le prendre totalement autrement.
03:38Arrêter de faire des chèques aux agriculteurs, mais peut-être revoir tout le système.
03:42Peut-être favoriser d'ailleurs la bonne bouffe, comme vous dites,
03:46et supprimer, par exemple, l'ultra transformé.
03:49Ce type d'action serait plus utile qu'une forme de colmatage des brèches.
03:54Mais on est devenu le pays de la malbouffe, de l'ultra transformé, de l'obésité.
03:59Le pays où les maladies cardiovasculaires coûtent entre 12 et 18 milliards chaque année
04:04dans les comptes publics de la Sécurité sociale.
04:06Ce n'est pas moi qui le dis, c'est la Sécurité sociale.
04:08En creuse, ça tombe à excédent.
04:09Et les politiques viennent nous expliquer la larme.
04:12Parce que c'est toujours sympathique de poser avec des éleveurs, avec une jolie botte de paille.
04:17Bon, ça c'était Gabriel Attal.
04:18Oui, mais Gabriel ou les autres.
04:20Mais tous, ils le font.
04:22Ils viennent faire des selfies avec les agriculteurs.
04:23Et ils se foutent de la gueule du monde.
04:25Parce que derrière, les agriculteurs, on les massacre par du normatif.
04:29On les massacre avec une concurrence déloyale.
04:30On les massacre en favorisant l'ultra transformé, en favorisant le fait qu'il n'y ait plus de cuisiniers en France
04:35et qu'il y en ait de moins en moins.
04:37Et que 60% de la production aujourd'hui alimentaire, c'est la malbouffe.
04:42C'est le premier restaurant de France, c'est McDonald's.
04:45C'est le clown dont je citais dans la tribune du JDD le dimanche dernier.
04:51Stéphane Manigol, c'est aussi une question de pouvoir d'achat.
04:55Il y a certains Français qui n'ont pas nécessairement les hurler.
04:58Je sais, mais bon, et eux, ils vous diront ça, qu'ils n'ont pas forcément les moyens d'aller au restaurant,
05:03manger un bon plat et vous prenez les étudiants.
05:05C'est sûr qu'ils vont davantage au McDonald's.
05:07Ils ne vont pas se faire un steak brocoli à midi, c'est sûr.
05:10Ce qui est terrible, c'est que les éléments de langage des industriels,
05:13elles ont percé toute la société française.
05:15C'est faux de dire que ça ne coûte pas cher d'aller manger chez McDonald's.
05:18Je pense qu'on n'a pas fait une revue de prix pour aller manger un menu, entre guillemets,
05:24avec leurs frites XXL, leurs boissons XXL et un dessert.
05:27Vous en avez pour 20 euros.
05:28Mais moi, à Paris, je vous trouve plein d'établissements pour moins de 20 euros.
05:31Vous mangez 100 fois mieux que dans un McDonald's et avec une qualité nutritionnelle beaucoup plus adaptée.
05:39Vous savez, le principe de l'industriel, c'est de tuer le petit pour créer une situation de monopole.
05:43Et je vous invite à regarder la croissance de l'évolution des prix dans un McDonald's,
05:46dans un Burger King, dans un Otakos, dans un Geladal et toutes ces compagnies-là.
05:49toute cette bouffe qui nous tue, qui tue l'agriculture, qui tue la France, qui tue nos gamins.
05:56Eh bien, je vous invite à regarder l'augmentation des prix.
05:59Non seulement les prix augmentés, mais en plus, ils détruisent de l'emploi,
06:02puisque les étudiants, avant, vous accueillaient avec le sourire.
06:06Au moins, ça avait une utilité sociale.
06:08Maintenant, c'est des bornes.
06:09C'est des lieux complètement déshumanisés.
06:10Je vous invite à regarder ce qui se passe aux États-Unis.
06:12Vous avez deux grandes chaînes, McDonald's et Taco Bell,
06:17qui ont ouvert les premiers fast-foods totalement déshumanisés,
06:21avec de l'intelligence artificielle qui prend votre commande,
06:23des robots qui produisent et des robots qui vous livrent.
06:25Il n'y a pas un salarié dans le truc.
06:27Donc ça, c'est le modèle que nos politiques sont en train.
06:30Politique française, la schizophrénie, elle est chez nous.
06:33On tape sur Trump, on tape sur tout ça.
06:34Mais Trump, il affiche fermement dans son avion qu'il mange du McDo.
06:37On n'est pas foutu dans ce pays de taxer la malbouffe.
06:42On n'est pas foutu de dire, ceux qui font maison, la normalité, TVA, c'est 5-5.
06:47Et ceux qui font de l'assemblage, toute la malbouffe, la TVA vint.
06:50Ça tombe bien, on a besoin d'argent.
06:52Eh bien, on n'est pas capable dans ce pays,
06:54on n'est pas capable de réellement protéger l'agriculture française
06:57et de protéger ceux qui aiment leur terroir.
06:59– Antonin André, vous les suivez, ces responsables politiques depuis des années.
07:03C'est vrai que ce sont des paroles pleines de bon sens.
07:06– Oui, mais enfin, là, vous amalgamez énormément de sujets différents.
07:09Dire que les politiques, en général, ne défendent pas l'agriculture,
07:12c'est peut-être un peu excessif.
07:14Il y a par exemple, en ce moment, une négociation en Bruxelles sur la PAC,
07:17de façon à préserver un certain nombre de dispositifs qui aident nos agriculteurs à vivre.
07:21– Vous avez raison, mais là, on parle d'argent.
07:22Moi, je parle de transparence pour le consommateur,
07:24pour que le consommateur puisse choisir et qu'on arrête d'irriguer de l'argent.
07:27– Il y a aussi eu des efforts faits ces dernières années
07:29pour davantage flécher les aliments transformés,
07:34pour les noter avec des nutricores.
07:37Il y a un certain nombre de normes et de règles qui ont été imposées aux industriels.
07:40Donc, je ne dirais pas que rien n'est fait.
07:42Simplement, ce qui est vrai, c'est qu'on se heurte aussi à des lobbies
07:45qui ont une puissance, notamment à Bruxelles,
07:48pour effectivement amoindrir certaines contraintes
07:51qui pourraient peser sur elles.
07:54Et ça, c'est un sujet, j'allais dire, de mastodonte économique,
07:57face auquel, parfois, les gouvernants sont un peu démunis,
08:00parce que la puissance de ces liens de chriels et de l'argent que ça brasse
08:04rend difficile la lutte contre ces...
08:08– Je vais prendre un exemple.
08:09Il y a, par exemple, une norme européenne de 2012
08:14que l'Italie applique depuis 2016,
08:16qui dispose que lorsque vous avez un produit surgelé,
08:19dans un restaurant, dans une boulangerie,
08:21partout où vous consommez de l'alimentation,
08:24eh bien, vous devez afficher un flocon,
08:26le fameux flocon surgelé.
08:27C'est une norme qui existe depuis 2012.
08:29C'est une norme européenne, l'Italie l'a mis en place en 2016,
08:32et dans le pays de la gastronomie,
08:34même ça, on n'est pas foutu de le mettre en place.
08:37C'est un dispositif qui permet à l'industrie agroalimentaire de reculer,
08:41et vous avez raison de souligner, au fond,
08:44les vrais patrons, ce n'est pas les agriculteurs.
08:47Ce n'est pas ceux qui se mettent à genoux
08:48et qui chantent la Marseillaise,
08:49comme j'ai pu le voir sur l'autoroute à Brive.
08:52Ce n'est pas eux, les vrais patrons.
08:53Les vrais patrons, c'est les mecs en costard
08:54qui gèrent l'industrie agroalimentaire.
08:57C'est eux, les patrons de la France.
08:58– Là où vous mélangez beaucoup de choses,
08:59c'est qu'il y a aussi des filières
09:01qui se sont mises en place par les hypermarchés,
09:03par exemple.
09:04– Non, je parle de restauration.
09:05– Oui, c'est ça, en fait, vous êtes sur l'âge.
09:07– Oui, c'est un restaurateur.
09:08– Il ne faut pas tout mélanger.
09:10– Vous avez raison de préciser.
09:12– La grande distribution a aussi des réseaux
09:15pour aller travailler avec des producteurs locaux
09:17et d'ailleurs le mettre en avant dans les publicités.
09:18Mais ce n'est pas que de la publicité, c'est réel.
09:21– Oui, intermarché.
09:22– Et on trouve aussi, vous parlez de surgelés,
09:24dans le domaine du surgelés,
09:25des produits qui sont très sains
09:26et qui sont accessibles à tous.
09:29– Oui, on ne va pas citer les marques,
09:30mais c'est vrai qu'il y a une grande marque
09:31qui propose des produits très sains.
09:33– Le sujet de la restauration, probablement,
09:34où il y a effectivement des excès et des distinctions à faire.
09:37Moi, je vais vous donner un exemple.
09:38Il y a un café pas très loin de chez moi
09:40où il y a marqué sur la carte « frites faits maisons ».
09:45Et le matin, quand j'emmène mon enfant à l'école,
09:46je vois des camions déchargés,
09:48des sacs de frites déjà prêtes et déjà produites
09:51et elles sont vendues comme des faits maisons.
09:53Donc, il y a des excès et des règles
09:54que certains ne respectent pas.
09:56Mais il faut faire attention aussi
09:58à ne pas considérer que l'ensemble des agriculteurs
10:01sont, comment dirais-je, victimes.
10:03qui ne sont que des victimes d'un système
10:05qui ne se préoccupe pas d'eux.
10:07– Dans la restauration, très clairement.
10:08– Dans la restauration.
10:08– Mais dans la restauration, pourquoi ?
10:10Parce que vous avez parlé de la grande distribution.
10:11Le chiffre d'affaires de la grande distribution alimentaire,
10:14donc tout ce qui permet aux agriculteurs
10:15de vivre potentiellement, c'est 130 milliards.
10:18Dans la restauration, c'est 100 milliards.
10:20Il n'y a pas de règles dans les 100 milliards.
10:21Vous parlez des frites faites maison affichées
10:26et dans la réalité, c'est du surgelé.
10:28Mais justement, ce que dit M. Papin
10:31dans le fait maison light,
10:33ce que vous, vous choque,
10:35lui, il veut le normaliser
10:36parce qu'il considère que le légume blanchi,
10:38c'est normal.
10:39Donc M. Papin, ministre de mon secteur,
10:42il va pouvoir permettre à McDonald's Burger King
10:44d'afficher frites faites maison.
10:46parce que justement, lui, il considère
10:48que la norme, c'est ce qui se passe
10:50et que les usages dans le secteur.
10:52Donc c'est un très recul.
10:52– Céphane, il faut avancer un peu.
10:54Malheureusement, le temps presse,
10:56on est à quelques jours de Noël quand même.
10:57Vous avez des restaurants à quand même parler Noël
11:00parce que les Français, mon cher Raphaël,
11:02on allait peut-être quand même un peu à Noël.
11:04Comment ça se...
11:05– Non mais c'est une vraie question.
11:06Je pense qu'elle se pose.
11:08Justement, pour ceux qui ont le plaisir
11:09de venir déjeuner ou dîner dans vos restaurants,
11:12aujourd'hui, comment ils vivent la situation ?
11:14Qu'est-ce qui se dit à table ?
11:16– Vous savez, le secteur de la restauration
11:18est en crise profonde,
11:20mais en crise de confiance.
11:22Et je peux vous dire une chose,
11:22ceux qui valorisent les produits de notre agriculture,
11:26ceux qui ne trichent pas, ils tombent très bien.
11:28Ceux qui vont très mal aujourd'hui dans le secteur,
11:30c'est ceux qui ont triché.
11:31Et le consommateur, aujourd'hui,
11:33il est en train d'arbitrer,
11:34justement parce que ce que vous dites tout à l'heure,
11:36moi, ça me débecte en fait.
11:38Ça me rend dingue de mentir.
11:41En fait, quand on choisit un produit,
11:43on doit en être fier.
11:43Et si on le cache, c'est ce qu'on sert,
11:46c'est de la merde.
11:46– Mais les restaurants sont pleins, là.
11:49On imagine qu'il y a beaucoup de touristes
11:51à l'approche de Noël à Paris.
11:53C'est rempli.
11:54On a beaucoup parlé avec vous,
11:56d'ailleurs, de l'instabilité budgétaire,
11:58qui tape clairement sur l'économie,
12:00dans tous les secteurs.
12:01Ça affiche complet à quelques jours de Noël,
12:03où on sent une forme de fébrilité.
12:06En plus, on n'a pas de budget.
12:06On va en parler tout à l'heure.
12:08– Écoutez, vraiment, ceux qui travaillent bien,
12:10ceux qui ont le sens du service,
12:11le sens de l'hospitalité,
12:12ils sont complets.
12:13Mon groupe en est complet.
12:14– Je suis frappé de voir
12:15que le business de la restauration à Paris
12:18explose.
12:19C'est-à-dire que moi, je vois des rues entières
12:21où vous avez des commerces qui disparaissent.
12:23– Mais moi, je me demande toujours
12:24comment les Français ont les moyens
12:25d'aller au restaurant.
12:26– Et je vois des restaurants ouvrir de plus en plus.
12:27– Oui, beaucoup fermés.
12:28– Oui, beaucoup fermés.
12:29– Pas tant que ça, je trouve.
12:31– Je trouve qu'il y a une offre de restauration
12:33à Paris aujourd'hui
12:34qui est extrêmement diverse,
12:35extrêmement riche.
12:36– Tant mieux, ça veut dire que
12:38c'est quand même un secteur,
12:40je trouve, assez dynamique,
12:41vu de l'extérieur.
12:42– Non, mais je pense qu'il y a les deux.
12:43C'est-à-dire qu'il y a effectivement
12:44des affaires qui reprennent,
12:46mais il y a aussi énormément de restaurateurs
12:48qui tirent la langue
12:49et qui, en fin de mois,
12:51se résolvent à devoir fermer
12:53parce qu'ils n'arrivent plus
12:54à payer leur loyer,
12:55parce qu'ils n'ont pas assez
12:56de monde dans leur restaurant
12:57et que la situation est devenue
12:59presque impossible
13:00pour nombre d'entrejeux.
13:01En tout cas, moi, c'est ce que j'entends
13:02et ce que je vois,
13:03ce que je constate,
13:04notamment à notre quartier.
13:05– C'est là, au mois de janvier,
13:08il y a des illuminés
13:11qui ont la bonne idée
13:12de faire le dry January
13:13en pleine fête des vignerons.
13:15Je rappelle que le 21 janvier,
13:16c'est la Saint-Vincent,
13:17c'est la fête des vignerons.
13:18On va préparer quelque chose
13:19pour contrer ce dry américain.
13:21– Avec modération.
13:22– Vous allez voir,
13:23on va le montrer dedans.
13:24– Avec modération.
13:24– Mais qui a, une fois dans sa vie,
13:27puisqu'on parle aussi,
13:28et vous verrez que dès janvier,
13:29on va parler de la crise
13:30de la viticulture,
13:31couvert un vin,
13:33peu importe le cépage,
13:35dans un gobelet en carton,
13:36dans un fast-food.
13:37Personne.
13:38Et derrière, les politiques disent
13:39« Oh, ben la consommation
13:40de la viticulture française… »
13:43– Après, M. Maligode,
13:43les gens,
13:44et c'est un fait de société,
13:45les gens boivent moins de vin.
13:46– Non, non, ce que je dis,
13:47mais vous avez pas eu ce que je dis.
13:47– La consommation mondiale de vin diminue.
13:49– Non, parce que vous faites
13:50la corrélation
13:51entre la progression
13:52de la malbouffe en France,
13:54et bien c'est l'exact
13:55infélicissement
13:57de la consommation de vin.
13:58Vous prenez l'Italie,
13:59qui a un vrai système
14:00de protectionnisme,
14:01la TVA,
14:02chez nous,
14:03elle a 20%
14:04lorsque vous consommez
14:05du vin à table.
14:05En Italie,
14:06ils l'ont baissé à 10%.
14:08Moi, je dis
14:09les politiques,
14:10des paroles et des actes.
14:12– Allons en Italie,
14:12merci Stéphane.
14:13– On a besoin du télétravail
14:13pour pouvoir aller au restaurant.
14:14– Ouais, bravo.
14:16– Merci Stéphane Maligode.
14:17– Et de la France.
14:18– Bon, on va vous voir
14:19à Noël quand même,
14:19dans vos restaurants.
14:21Merci à vous
14:22d'être passés
14:23par le studio de Rampart.
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