Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 semaines
Le gouvernement a reçu les syndicats agricoles ce vendredi matin pour tenter de déminer les colères des agriculteurs. Celles-ci s'agglomèrent contre la gestion sanitaire de la dermatose bovine, l'accord commercial avec le Mercosur ou la baisse du budget européen de l'agriculture. Le ministre de l'Intérieur s'exprime sur les blocages en cours. Il annonce que "93 actions qui réunissent un peu moins de 4.000 personnes" sont en cours. 

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Oui, Stéphane Gallet, vous nous le disiez, Sébastien Lecornu n'a pas chômé aujourd'hui, il a reçu beaucoup d'organisations agricoles, les quatre principales,
00:08notamment vous étiez invité à Matignon, comment est-ce que vous l'avez senti le Premier ministre ?
00:14On a entendu quelques retours plutôt positifs sur lui, il a l'air d'avoir trouvé une méthode en tout cas pour discuter.
00:22Il nous a entendu, je pense qu'il nous a entendu, mais il ne nous a pas écouté. Je pense qu'il y a une distinction, c'est-à-dire que nous on portait, je lui ai dit,
00:32on porte le désespoir de la colère agricole, on porte toutes les revendications qui s'expriment depuis des semaines dans les campagnes,
00:43et encore une fois, qui expriment ce désespoir des éleveurs et des éleveuses.
00:49Et il n'a pas apporté, je suis désolé de le dire, mais il n'a pas apporté une solution, un engagement politique impactant,
00:58impactant réellement pour que les paysans et les paysannes soient rassurés sur leur devenir, soient rassurés sur leur avenir.
01:06Enfin moi, je n'ai rien entendu dans la réunion qui me disent, enfin, on a été écouté par les pouvoirs publics.
01:13– Mais alors vous espérez quoi aujourd'hui ? Parce que je me souviens, la semaine dernière, on en parlait ensemble,
01:18vous nous disiez, je ne veux plus avoir affaire à la ministre de l'Agriculture, à Annie Gennevar, ça ne sert plus à rien.
01:23Moi, je veux parler au Premier ministre. Vous dites qu'il ne vous a pas écouté, qu'il vous a juste entendu. On en est où maintenant ?
01:32– Je lui ai dit, à la fin de la réunion, on est dans une situation de blocage. On est dans une situation de blocage,
01:36puisque nous, on avait, je pense qu'on n'est pas des fous furieux, on avait toute une série de propositions très concrètes.
01:44Et je pense qu'il avait, encore une fois, besoin d'avoir un engagement assez fort.
01:49Parce que, je le répète, je lui ai dit aussi, ce n'est pas une crise sanitaire.
01:53Enfin, c'est une crise sanitaire, mais c'est d'abord une crise politique.
01:56Et il faut régler ça avec un engagement politique. Parce que la stratégie sanitaire, je l'ai dit aussi beaucoup,
02:03c'est que la stratégie sanitaire, elle est guidée par des intérêts économiques, elle est guidée par des intentions politiques.
02:11Donc, nous, ce qu'on demandait, c'est à revoir ses intentions, c'est-à-dire faire passer en priorité la protection des troupeaux
02:18et la défense des éleveurs et des éleveuses.
02:20Eh bien, sur le plateau, enfin, sur la table ronde où il y avait tous les ministres concernés,
02:28avec le Premier ministre, il y avait aussi le ministre du Commerce, le ministre des Affaires européennes.
02:37Du coup, on ne comprenait pas bien, nous, ce qu'ils faisaient là.
02:40Mais en fait, parce que leur intention, c'est encore une fois, elle est purement économique.
02:45On peut le comprendre.
02:46Mais nous, on était venu discuter de la crise sanitaire, vous comprenez ?
Commentaires

Recommandations