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  • il y a 6 semaines

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00:00Europe 1, Eliott Deval et vous.
00:0212h19, merci de nous rejoindre sur Europe 1.
00:05Vous écoutez votre radio préférée peut-être dans la voiture, sur la route des vacances.
00:09Venez témoigner au 01-80-20-39-21.
00:12Nous continuons de parler de cette colère agricole avec vos deux chroniqueurs aujourd'hui,
00:17Sébastien Ligné et Georges Fenec.
00:19Et l'information principale de la matinée, c'est que les principaux syndicats agricoles
00:24sont reçus à l'Elysée, les quatre principaux à l'Elysée, à Matignon, pardonnez-moi.
00:31Les quatre principaux syndicats se réunissent.
00:36Chacun leur tour et discute avec Sébastien Lecornu, le Premier ministre.
00:42Il y a eu les jeunes agriculteurs.
00:43Il y a eu la FNSEA qui attend d'ici à ce soir un courrier de Sébastien Lecornu
00:48pour lever ou non les blocages.
00:50Parce que l'autre information de la matinée, c'est que
00:52en ce premier jour de vacances de Noël, les blocages se poursuivent.
00:57Et vous avez un gouvernement qui hausse le ton en disant
01:01on ne tolérera pas de nouveaux blocages.
01:05On a eu beaucoup d'agriculteurs depuis 11h30.
01:07C'est intéressant aussi d'avoir des auditeurs d'Europe 1
01:10qui ne sont pas forcément agriculteurs,
01:14qui suivent de très près ce qui se passe depuis des mois.
01:17Parce que ça fait des années, des mois que ça dure.
01:19Souvenez-vous des Européens.
01:20Mais évidemment, ils passaient tous.
01:23Le discours qu'on entend actuellement, la colère des agriculteurs,
01:27je vous assure, il suffirait de faire une chose.
01:28Vous prenez les archives d'il y a deux ans,
01:30c'est le même discours.
01:32Vous prenez la lettre de Sébastien Lecornu ce soir,
01:35je peux vous l'écrire, c'était la même d'il y a deux ans.
01:39Préférences agriculturelles,
01:41évidemment les aides avec la PAC.
01:43On va mettre des clauses miroirs pour le traité de libre-échange du Mercosur.
01:50On peut vous l'écrire à 20h si elle est envoyée.
01:53Gabriel Attal qui était sur la botte de paille.
01:58Mais tous les candidats,
01:59Madame Ayet, tous, ils passaient chacun leur tour.
02:01Alors moi, ce qui m'intéresse, c'est de savoir,
02:03parce que vous avez une opposition,
02:04que ce soit à gauche comme à droite,
02:06de la France insoumise jusqu'au Rassemblement national,
02:09vent debout contre le Mercosur,
02:12en expliquant que c'est la mort d'une partie de l'agriculture
02:16si on vote et on ratifie ce Mercosur.
02:20La question c'est si ce gouvernement est incapable
02:22de ne pas ratifier ou de refuser la ratification du Mercosur.
02:29Est-ce que le gouvernement peut tomber ?
02:30Est-ce qu'on peut lancer une motion de censure en janvier ?
02:35Ça pourrait.
02:36Ce serait même une motion de censure assez légitime.
02:38Ce serait en accord avec les promesses des partis d'opposition.
02:42Ou alors ils ne font que crier.
02:44Ils ne font que crier et hurler au loup.
02:46Abdel est avec nous. Bonjour Abdel.
02:49Oui, bonjour Eliott. Bonjour à tout le monde.
02:51Comment ça va chère Abdel ?
02:52Parfaitement bien.
02:55Mais bon, bien tristé de voir.
02:58Et ce que vous venez de dire, ça m'a fait un peu sourire
03:03parce que c'est exactement ça.
03:05C'est en gros, c'est les mêmes discours.
03:09C'est les mêmes abandons.
03:11C'est les mêmes renonciations.
03:13Et c'est les mêmes personnes qui souffrent.
03:15Parce que si les agriculteurs pouvaient se nourrir de promesses,
03:19ils se feraient tous obèses.
03:20Ça je vous le dis.
03:22Alors, plus sérieusement, ce que je me dis,
03:25c'est qu'en gros, on est en train d'aller au mur
03:27et on y va guidés par ces gens qui n'ont plus aucune éthique.
03:32Parce que moi, je suis désolé.
03:34Notre président qui, au Brésil, dit
03:37le Mercosur dans l'État, il peut être signé.
03:40Et puis maintenant, il retourne sa capote.
03:42Comment voulez-vous que ces agriculteurs qui souffrent en silence,
03:47en fait, ils doivent souffrir en silence,
03:49ils doivent se suicider en silence, pas de vagues,
03:52pour laisser cette France aller au mur ?
03:56Parce que le Mercosur, il ne faut pas être idiot,
03:59il est clair que c'est du donnant-donnant dans les contrats comme cela.
04:04Et en fait, qu'est-ce qui va se passer ?
04:06C'est qu'on va favoriser l'industrie lourde
04:09et l'industrie allemande développée européenne
04:12au détriment des agriculteurs.
04:14Alors, si tel est le deal,
04:16il faut le redire, il ne faut pas continuer
04:18à vouloir nous inonder de mensonges.
04:23Ce matin, on nous disait, mais non, vous ne vous inquiétez pas.
04:26Chaque bête exportée, importée en France ou dans l'Europe,
04:31on va contrôler sur place, vous ne vous inquiétez pas.
04:33Mais comment ils peuvent contrôler ?
04:35Déjà, ils n'arrivent pas à contrôler ici.
04:36Ils vont contrôler à 10 000 kilomètres.
04:39Non, mais c'est une plaisanterie.
04:41C'est une plaisanterie.
04:42Et alors, c'est une injure à l'intelligence des gens.
04:45Puisqu'en fait, Van der Leyen dit,
04:48on va reporter la signature.
04:50En gros, on ne vous écoute pas, on va reporter.
04:52Et ce gouvernement qui bombe le torse,
04:54on ne tolérera plus aucun blocage.
04:57Écoutez, je dis à cette porte-parole,
05:00nous, les Français d'en bas,
05:01on ne tolère plus vos mensonges.
05:03On ne tolère plus les sacrifices que vous nous imposez,
05:07tout en restant mûlés à toute l'adjustice
05:11et à la dilapidation de l'argent public.
05:13Et puis, cher Abdel, c'est passionnant ce que vous dites, Abdel.
05:16Il y a un côté infantilisation qui est insupportable.
05:20On ne tolèrera plus.
05:21C'est pas une classe.
05:22Les agriculteurs, ce n'est pas des écoliers.
05:25On n'est pas dans une salle de classe.
05:26On ne tolère plus les bavardages.
05:28Voilà, c'est la prof d'anglais qui vous dit
05:30arrêtez les bavardages quand vous en avez marre.
05:32Après une demi-heure,
05:33et je respecte les professeurs d'anglais.
05:35C'est des gens qui sont...
05:36Elle sait de quoi je parle.
05:37Non, bien sûr, c'est une grande souffrance.
05:39Vous avez parlé du président de la République
05:40qui a dit tout et son contraire concernant le Mercosur.
05:43Ce qui est vrai, c'est qu'en novembre dernier,
05:46à Belém, au Brésil,
05:48à l'occasion de la COP30,
05:49il se disait désormais plutôt positif
05:51à l'idée de valider le traité,
05:52tout en assurant rester vigilant.
05:54Et là, évidemment, on sent que ça tangue
05:57parce que la colère agricole,
05:58c'est la colère d'une France
05:59qui en a ras-le-bol des injonctions contradictoires.
06:03Vous avez entièrement raison.
06:04Je vous propose d'écouter Emmanuel Macron,
06:06non pas sur le Mercosur,
06:08puisque c'est un peu comme Georges Fenech,
06:09il y a plusieurs Emmanuel Macron,
06:11et il y a plusieurs Georges Fenech.
06:12C'est la blague de Pascal habituelle.
06:14Là, c'est le Georges Fenech...
06:16Énervé.
06:17Non !
06:17Je ne suis pas énervé, Georges.
06:19Je suis consterné.
06:21Consterné, c'est le Georges consterné.
06:22En revanche, je vous propose d'écouter
06:24parce qu'Emmanuel Macron, il s'est énervé.
06:26Alors, c'est à l'image intéressant,
06:28parce que vous le voyez,
06:29vous savez, quand il parle à Bruxelles...
06:30Il n'a pas tout à fait tort.
06:31Vous plaisantez.
06:32Avec tous ces micros qui s'agitaient.
06:33Mais tous les micros, ça fait huit ans
06:34qu'il est président de la République.
06:36Il adore les micros, le président de la République.
06:38Il ne va pas découvrir les micros aujourd'hui.
06:39Écoutez attentivement,
06:40parce que je suis certain d'une chose,
06:43ça montre un certain agacement.
06:44Et souvent, depuis ces derniers temps,
06:50l'Elysée perd son sang-froid.
06:51Rappelez-vous la vidéo qu'ils avaient publiée
06:53sur les labels des médias pour nous attaquer.
06:56Moi, j'y vois un président
06:57qui n'est plus aussi serein que ça.
06:59Oui, parce qu'il a perdu le pouvoir.
07:01Excusez-moi, c'est très...
07:03Je propose peut-être,
07:05s'il y a quelqu'un qui peut mettre des micros
07:06avec des caméras...
07:08Parce que là, j'ai des micros
07:09qui bougent en permanence.
07:12On peut juste avoir quelque chose
07:13qui fonctionne ?
07:15Oui ?
07:17Non, je ne peux pas regarder
07:18toutes les caméras à la fois.
07:20Je n'y arrive pas.
07:21Donc vous me dites,
07:22il y a une caméra,
07:23il y a des micros qui ne bougent plus.
07:24Et après, je peux...
07:25Donc quelle est la caméra de poule ?
07:27Je regarde une caméra
07:28et les micros, vous ne les bougez plus.
07:30D'accord ?
07:32Parce que sinon, ce n'est pas possible.
07:34Merci beaucoup.
07:35Cette séquence, elle dit beaucoup.
07:37Cette séquence, elle dit beaucoup
07:38de l'agacement
07:38d'un président de la République
07:40qui est quand même là depuis 8 ans.
07:41Donc il sait très bien
07:42ce que c'est une meute de journaliste
07:44avec des micros
07:46qui sont dressés devant lui.
07:48Il y en a une dizaine.
07:50Lorsqu'il est au salon de l'agriculture
07:51et qu'il y a la meute des journalistes
07:53qui le suit,
07:53il est bien content.
07:54Il n'y a pas de problème, là.
07:55Bon, donc ça témoigne de quelque chose,
07:58je trouve.
07:58Georges ?
07:58Non, ma lecture
07:59de cet agacement,
08:01si on doit avoir une lecture
08:02de cet agacement,
08:03c'est que le président
08:04n'a plus le pouvoir.
08:06En réalité,
08:06ce report du Mercosur,
08:09on le doit à qui ?
08:10On ne le doit pas à Emmanuel Macron.
08:11À Mme Mélonie.
08:11On le doit à Mme Mélonie.
08:13Et Mme Mélonie,
08:14de ce qu'on comprend,
08:15va signer au mois de janvier
08:16le Mercosur.
08:18On le doit à la Pologne,
08:19à la Hongrie,
08:20et donc finalement,
08:21pour avoir cette minorité de blocage,
08:25il fallait aussi
08:26l'appui de l'Italie.
08:28L'Italie va négocier.
08:29Et ça sera le dernier mot
08:32sur cette question-là,
08:33ne soyons pas dupes non plus.
08:35L'Italie,
08:36aujourd'hui,
08:37est abreuvée
08:38de financement européen,
08:40donc l'Italie
08:41n'ira pas forcément
08:43au clash
08:43avec
08:44Mme Ursula von der Leyen,
08:47qui, rappelons-le,
08:48était,
08:48avant d'être présidente
08:49de la Commission européenne,
08:50était aussi ministre allemande,
08:52que tous ses conseillers
08:53sont allemands,
08:54et que l'Allemagne
08:55voit d'un très bon oeil
08:57le Mercosur,
08:59donc là aussi,
09:00c'est très intéressant.
09:01Abdel,
09:01vraiment merci beaucoup,
09:02parce que votre témoignage
09:03était passionnant,
09:05alors que vous n'êtes pas agriculteur,
09:07donc vous avez le regard extérieur,
09:08et comme 80% des Français,
09:10vous soutenez
09:11la colère agricole.
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