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  • il y a 6 semaines
Moselle Info Week-end, semaine du 15 décembre 2025

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News
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00:00Musique
00:00Si l'un de ces bovins est touché par la dermatose modulaire contagieuse,
00:13son troupeau de 70 vaches serait entièrement abattu.
00:16Une mesure jugée excessive pour cet agriculteur qui a décidé de quitter sa ferme
00:21pour manifester sur le rond-point du cheval blanc à Bouchy, une première pour lui.
00:26Je le vis très mal. Personnellement, je n'arrive plus à dormir mes nuits tranquillement
00:30en me levant le matin en disant « est-ce qu'on va être touché ? »
00:35Après c'est un cheptel de mon grand-père que mon père a repris et que moi j'ai repris par la suite.
00:42Le jour que ça m'arrivera chez moi, on me piquera en même temps que mes vaches.
00:47Parce que moi je ne pourrais pas laisser partir mes vaches comme ça.
00:52Comme lui, une petite centaine d'agriculteurs venus de Moselle et de Meurthe-et-Moselle
00:57ont exprimé leur inquiétude.
00:59Même si pour l'heure, aucun cas de dermatose nodulaire n'a encore été détecté en Moselle.
01:04On se dit qu'on n'est pas à l'abri.
01:06Aujourd'hui quand on abat un troupeau, on abat pas seulement un troupeau,
01:08on abat une famille entière, une ferme.
01:11Et là aujourd'hui ce qu'ils veulent c'est plus abattre 2-3 exploitations,
01:14c'est abattre la France agricole.
01:15Je ne sais pas si je serai seulement remboursé, puisqu'à priori personne n'est remboursé.
01:18Il n'y en a qu'un qui aura été remboursé en France.
01:21Donc demain, ça m'arrive, je mets la clé sous la porte.
01:24Je ne serai pas le seul, puisque dans le secteur tout le monde sera dans le même cas.
01:27Maintenant j'ai 60 ans, on a eu beaucoup de crises, de maladies.
01:32C'est jamais en tuant les troupeaux qu'on arrive à résoudre les problèmes.
01:36Face à l'épidémie, le gouvernement prévoit la vaccination de tous les bovins
01:40dans un rayon de 50 km autour du foyer de contamination.
01:44Une stratégie jugée insuffisante par la coordination rurale
01:48qui réclame une vaccination généralisée.
01:50La vaccination est le seul moyen de protéger de l'ADNC.
01:53Le virus ne mute pas, c'est un virus qui est bien connu,
01:55donc le vaccin est connu depuis longtemps
01:57et il a déjà fait ses preuves dans d'autres pays.
01:59Donc en fait, on demande la vaccination pour protéger les troupeaux.
02:02Au-delà de la gestion de cette maladie,
02:04la coordination rurale 57 dénonce également la possible signature
02:09du traité de libre-échange avec les Mercosur.
02:18C'est désormais une tradition au centre commercial BEST.
02:22Miss France a fait sa première sortie publique à Farré-Bersvillers,
02:25l'occasion d'échanger avec le public venu nombreux.
02:28Beaucoup de joie, elles sont très sympathiques en plus.
02:31Et puis c'est vrai qu'en les regardant à la télé,
02:34dès le départ, on avait flashé sur Miss Haiti.
02:38Je suis très contente, elles sont magnifiques,
02:40elles sont très gentilles.
02:41Et franchement, à chaque fois que je vois les Miss France,
02:44de toute façon, je suis heureuse.
02:45Vous êtes toujours au rendez-vous ?
02:46Toujours, tous les ans.
02:48C'est surtout les échanges humains,
02:49rencontrer les Français.
02:51C'est grâce à eux que je suis là ici aujourd'hui.
02:53Donc goûter l'échange humain,
02:55avoir la chance de pouvoir justement discuter,
02:59échanger, partager de bons moments
03:01et puis en même temps partager nos belles spécialités
03:03que nous avons dans nos régions,
03:05découvrir un peu plus de chaque région
03:06pour encore mieux la représenter.
03:08Des photos et des dédicaces avec Inopoco de Vez,
03:11Miss Lorraine et Miss Alsace,
03:13mais aussi une quatrième reine de beauté
03:15puisque dans la même journée,
03:16le concours de Miss Moselle 2026 a été organisé.
03:19Je suis très émue et très fière de porter cette écharpe
03:34qui est très symbolique pour moi.
03:36Je suis née, j'ai grandi, j'ai évolué en tant que jeune femme
03:38en Moselle, donc en Lorraine.
03:41Et oui, je suis très fière de porter cette jolie écharpe.
03:43Alors, c'était beaucoup de questionnements avant même le casting.
03:45C'est grâce à mes proches et ma famille
03:48qui m'ont beaucoup soutenue et poussée à tenter l'aventure.
03:51Et étant toujours fan de Miss,
03:53je me suis dit, bon, pourquoi pas moi cette fois-ci ?
03:55Je les remercie pour ce si bel accueil
03:57et pour cette belle opportunité à mon tour
03:59de pouvoir justement apporter un peu de mon expérience
04:02et voir de belles jeunes filles tenter cette aventure.
04:07Un premier bain de foule pour Miss Tahiti,
04:09devenue Miss France,
04:11et une opération réussie pour la sixième fois
04:13dans le magasin Mosellan.
04:18Et Yann Fouan, responsable des relations publiques
04:21de la Française de l'énergie,
04:22est avec nous par visioconférence.
04:25Bonsoir.
04:26Bonsoir.
04:26Le Conseil d'État a donc annulé la concession
04:29qui avait été accordée à la Française de l'énergie
04:32pour extraire le gaz des mines de charbon.
04:35C'est une énorme déconvenue.
04:37Est-ce que vous comprenez cette décision, Yann Fouan ?
04:40Alors, énorme déconvenue, non, c'est une décision sans conséquence
04:43sur les activités du groupe, que ce soit de manière générale
04:48pour l'exploitation du gaz de mine dans les Hauts-de-France,
04:50voire même le forage profond de recherches en cours
04:55pour l'hydrogène naturel.
04:57Est-ce qu'on ne la comprend ?
04:58Non, on ne la comprend pas.
04:59On est bien sûr en désaccord avec cette décision
05:02et on fera ce qu'il faut pour protéger les intérêts.
05:05Très concrètement, qu'est-ce qu'on vous reproche ?
05:08Pourquoi vous ne pouvez pas exploiter le gaz de couche en Moselle aujourd'hui ?
05:13Alors, les reproches sont principalement de l'ordre technique.
05:17On a un Conseil d'État qui semble s'inquiéter
05:19de nos capacités à exploiter la ressource
05:22et notamment une crainte environnementale
05:25vis-à-vis d'une pollution de nappes phréatiques.
05:29Encore une fois, chose qu'on ne comprend pas,
05:30alors que c'est un permis qui nous a été octroyé pour forer
05:36qui a été validé par le Conseil général des mines,
05:40la Direction générale d'énergie du climat ou la DRÉAD locale.
05:43Donc, comment on arrive à une telle conclusion aussi loin dans le dossier ?
05:47C'est quand même assez ubuesque.
05:49Est-ce que vous avez l'impression d'avoir finalement travaillé un peu dans le vide,
05:53dans ce dossier justement, avec cette conclusion ?
05:56Non, puisque tout ce qui a été réalisé pendant ces années
06:01en termes de connaissance du sous-sol,
06:03d'acquisition de données, des forages qui ont pu être réalisés,
06:06qui ont d'ailleurs engendré une belle découverte,
06:09celle de l'hydrogène naturel.
06:10Ça, c'est des choses sur lesquelles on va capitaliser.
06:13Par contre, c'est une grande déception pour le territoire
06:16qui voit passer une option de bénéficier d'une énergie locale,
06:20compétitive et avec un impact carbone dix fois moindre
06:23que ce qu'on importe aujourd'hui des États-Unis.
06:25Également, une opportunité manquée, on pense, pour le pays
06:28dans ses ambitions de souveraineté énergétique
06:31et dans un contexte géopolitique assez tendu
06:35pour ce qui est des imports des énergies, comme vous le savez.
06:38Oui, un coup dur pour le territoire.
06:39Est-ce que vous allez délocaliser finalement ces projets
06:43au-delà de la frontière française ?
06:46Alors, on travaille déjà à l'international.
06:49C'est pour ça, encore une fois, que c'est, on va dire,
06:52une décision qui est sans conséquence sur les activités du groupe.
06:56Non, l'idée, c'est de continuer à essayer de se battre pour le territoire.
07:00On a d'autres options, on a d'autres cartes à jouer,
07:02notamment celle de l'hydrogène naturel,
07:05qui, on l'espère, pourra bénéficier cette fois-ci au territoire.
07:09Mais non, on n'a pas l'intention de bouger, on reste à la maison.
07:12– Certains élus parlent de non-sens à l'heure où la France cherche
07:16à sécuriser son approvisionnement énergétique.
07:20Vous partagez ce constat, la souveraineté énergétique de la France
07:24est aussi en jeu dans cette histoire ?
07:26– Complètement, on avait cette opportunité de nous libérer
07:32de l'étau des importations internationales
07:36et notamment des gaz excessivement polluants.
07:40Il faut rappeler que la France importe 95% de son gaz, voire plus,
07:44avec un mix important de gaz américain, notamment du gaz de schiste.
07:48Là, encore une fois, une incohérence, pourquoi ne pas nous laisser valoriser
07:51une énergie locale avec un impact carbone moindre
07:54et laisser importer massivement un gaz excessivement polluant,
08:00notamment de Russie, d'Algérie ou des États-Unis, comme je l'ai cité.
08:04– Donc cette décision aura des répercussions sur le long terme
08:07sur la souveraineté énergétique de la France.
08:10– Clairement, ça n'a pas aidé, on ne va absolument pas dans le bon sens
08:14et ça, c'est quelque chose qu'on déplore malheureusement.
08:18Mais un avis a été rendu, encore une fois, on va travailler,
08:22on va se battre pour essayer d'infléchir les choses,
08:26mais on a encore de belles histoires devant nous,
08:28notamment grâce à cette découverte d'hydrogène naturel.
08:32– Il y a des voies de recours après cette décision du Conseil d'État ?
08:37– Écoutez, je ne vais pas rentrer dans le détail,
08:39mais on va dire que nos avocats, ils regardent de très près
08:42et l'espoir est toujours présent, oui.
08:45– Sur le plan environnemental, vous en avez parlé un tout petit peu tout à l'heure,
08:49que répondez-vous à ceux qui estiment que toute nouvelle exploitation de gaz
08:52est incompatible finalement avec la transition énergétique ?
08:57– Je dirais qu'on est dans une espèce d'opposition dogmatique
09:01à tout ce qui est forage dans notre pays, que ce soit pour la géothermie,
09:05que ce soit pour le pétrole ou n'importe quoi.
09:08À partir du moment où on touche au sous-sol, on se heurte à ces craintes,
09:13je dirais, qui sont légitimes.
09:15Maintenant, à partir du moment où vous avez toutes les entités
09:17qui valident techniquement votre approche, vos technologies,
09:21vos programmes de forage, l'utilisation d'hydrogéologues indépendants,
09:27et que toutes les précautions, ceintures-bretelles et parachutes sont en place,
09:31et que ça ne suffit pas, malheureusement, ça devient compliqué à travailler dans notre pays.
09:35– Merci beaucoup Yann Fouin pour ces éclairages sur un dossier complexe aux enjeux locaux,
09:40mais aussi nationaux.
09:42Un débat qui, on le voit, dépasse largement la seule question du sous-sol Moselland
09:45et interroge nos choix énergétiques pour les années à venir.
09:49Merci encore Yann Fouin.
09:50– Merci à vous.
09:53– De 16 000 kilomètres séparent Sydney de Metz,
09:56et pourtant ici à la synagogue, l'émotion est vive.
09:59– D'abord, une grande tristesse.
10:01Nous avons connu, nous, des attentats extrêmement cruels.
10:04La communauté juive, je rappelle, les attentats de Toulouse.
10:07Donc la France et l'Australie, c'est deux faces d'une même pièce, c'est un miroir.
10:11Il y a effectivement les mêmes dangers ici en France qu'en Australie,
10:15avec la différence, et je voudrais bien citer là-dessus,
10:18c'est que nos autorités, elles, ont pris la mesure du danger.
10:21Depuis 2014, la synagogue de Metz bénéficie d'un dispositif de sécurité renforcé,
10:27vidéo-surveillance et présence quotidienne des forces de l'ordre, policiers ou militaires.
10:32Une sécurité visible, pensée comme dissuasive,
10:35que le ministre de l'Intérieur souhaite encore renforcer.
10:38Dimanche, Laurent Nunez a demandé au préfet de durcir la protection
10:42autour des lieux de culte sur l'ensemble du territoire.
10:45Ça me paraît une mesure de sagesse, une mesure tout à fait normale.
10:50Il y a un réel danger, il faut le dire, il y a un réel danger.
10:54Ceci dit, nous ne devons pas abdiquer, nous devons continuer à être présents,
10:59nous devons continuer à assumer notre judaïté, si on peut dire, en tant que citoyen,
11:05dans l'espace privé comme dans l'espace public.
11:08Le grand rabbin de Metz a reçu ce lundi soir le préfet de la Moselle,
11:12afin d'échanger notamment sur les mesures de sécurité
11:15à l'approche de la fin des fêtes de Hanoukka, qui s'achèveront le 22 décembre.
11:22Et donc Pierre Cuny obtient 67 voix.
11:27Pierre Cuny a été élu président de Thionville-Fench-Agglomération.
11:30De nombreux sujets seront traités avec plus d'efficacité et d'efficience.
11:36Les membres du bureau étaient réunis ce jeudi pour le conseil d'installation
11:39de la toute nouvelle agglomération, fusion de portes de Francionville et du Val-de-Fench.
11:45Beaucoup d'émotions et un sens des responsabilités accrues, bien entendu,
11:49puisque là désormais il y a une ambition pour ce territoire qui est décuplé
11:54avec cette grande agglomération, cette force qui nous est donnée,
11:57avec ses 160 000 habitants et avec des projets bien sûr plein d'à-tête.
12:01Autour de lui, une équipe désignée, avec l'élection de 15 vice-présidents,
12:06chargée de piloter les grandes compétences du territoire.
12:09Et Michel Lipgott, actuel président de la communauté d'agglomération du Val-de-Fench,
12:14prend la place de président délégué et premier vice-président.
12:17Alors on m'a dit, mais pourquoi fais-tu cela ?
12:20Pourquoi fais-tu cela ?
12:21Parce que tu ne vas plus être président, on va perdre des choses.
12:26Non, au contraire, on va être beaucoup plus pertinent.
12:28Je m'en félicite, même si je ne serai plus président,
12:30mais je serai président délégué avec toujours de lourdes responsabilités,
12:35un peu moins que celles de présidents.
12:36Mais cela ne me gêne pas parce que nous travaillons collectivement,
12:39main dans la main, droite et gauche, j'allais dire,
12:42même si nous avons encore des désaccords sur tel et tel sujet,
12:45on les exprimera, on tranchera ensemble
12:47et ensuite ce sera l'opinion et la voix de la majorité qui s'exprimera.
12:51L'entrée en vigueur officielle de la nouvelle intercommunalité
12:54est prévue pour le 1er janvier 2026.
12:56C'était dimanche dernier, en début d'après-midi,
13:06lors de la fête de Noël du village,
13:09lorsqu'une quarantaine de caravanes s'installent sur ce parking.
13:13Donc là, nous sommes sur l'entrée de la salle de fête de Flévi Henry.
13:18Et donc malheureusement, quand on ouvre le portail,
13:21s'il y a une animation, les blocs sont séparés.
13:23Et la voie est libre pour s'installer.
13:29Malheureusement, ils ne partent pas.
13:30Des gens du voyage présents depuis plus de deux jours.
13:34Mais ce mercredi, plus de 350 personnes doivent fêter Noël dans cette salle.
13:40Vous avez loué cette salle-là.
13:42Moi, je souhaite vraiment que vous fassiez votre animation dans cette salle.
13:45Vous la connaissez en plus.
13:46Bien que l'association de Monique vient depuis plus de 15 ans,
13:50elle était à la recherche, jusqu'au dernier moment, d'un plan B.
13:55Bon, je vous remets les clés de la salle.
13:57Bon, vous les connaissez.
13:58Je crois qu'on a été sciés, comme on dit.
14:00Parce qu'on a eu peur.
14:01Si les caravanes sont encore là,
14:02on n'a pas assez de place de parking pour accueillir toutes les familles.
14:05Donc ça, c'est le gros poids noir, on va dire.
14:07Parce que là, on ne sait pas où on va.
14:08Et ce n'est pas la première fois que la commune de Flévie est touchée par cette situation.
14:14Mes collègues et moi-même, nous sommes dans l'angoisse toute l'année.
14:18Tout simplement parce que nous avons peur d'être envahis sur nos parkings,
14:23sur nos places, sur nos stades de foot,
14:25pour les agriculteurs sur leur terrain, à proximité des villages.
14:30Nous, petites communes, nous n'avons aucun moyen et aucun levier
14:33pour éviter ces envahissements.
14:36Et on n'a pas de place pour les recevoir, malheureusement.
14:39Malgré quelques injures envers les forces de l'ordre,
14:42tout devrait revenir à la normale.
14:44Nous, on ne va pas vous bloquer.
14:45Je vous prouvez qu'on se reprend ici.
14:47Monsieur Choubaquer, nous, ça s'arrête là.
14:49Voilà.
14:50Monsieur le maire, je vous bénisse, passez de bonnes fêtes.
14:53Le responsable de ce groupe des gens du voyage
14:56a affirmé le départ de ce mouvement d'ici les prochaines 24 heures.
15:03Nasri se rend régulièrement dans le nouveau centre médical Saint-Tié-Baud,
15:07la création de ce lieu de proximité a changé son quotidien.
15:13C'est plus près de la maison que d'aller courir loin,
15:16à Choumane ou à Merci.
15:19On est bien, je suis contente de venir ici.
15:22C'est propre, le personnel est gentil.
15:25On est bien.
15:26Elle n'est pas la seule à se rendre régulièrement rue Châtillon, à Metz.
15:32Le lieu médical, loin des clichés de l'hôpital, a déjà trouvé sa patientèle.
15:37Depuis le 1er décembre, on a démarré ces consultations.
15:41On est, pour quelques chiffres, autour de là, depuis quelques jours,
15:45on est déjà à plus de milliers rendez-vous programmés.
15:46On se rend compte qu'il y a aussi des personnes qui viennent pas seulement du territoire médecin,
15:51mais des personnes qui viennent même de l'Est au Moselland, du Pays de Beach,
15:56qui ont besoin de cette prise en charge.
15:59Cardiologie, médecine traditionnelle chinoise ou encore gynécologie obstétrique,
16:04le centre s'est spécialisé.
16:06La raison, c'est discipline manquait au centre-ville et le besoin des patients se faisait sentir.
16:12Moi, ça fait maintenant 15 ans que je suis gynécologue obstétricienne à l'hôpital
16:16et on voit nos confrères de ville qui partenaient à la retraite.
16:20On le sent aussi dans ce que les patients nous disent.
16:23En consultation, ils nous disent « mais je suis à la recherche d'un gynécologue, j'en trouve pas ».
16:26Et réimplanter de la gynéco-médicale en ville, c'était en tout cas un de nos soucis principaux.
16:32Le centre Saint-Hié-Beau est ouvert du lundi au vendredi.
16:35Il est possible de prendre rendez-vous en ligne ou sur place
16:38et d'autres disciplines devraient bientôt compléter l'offre.
16:44J'ai tricoté le dos et là je suis en train de tricoter.
16:50C'est une experte en la matière, le regard fixé sur les aiguilles,
16:55minutieusement, Coralie tricote tout type de vêtements.
16:59Du bonnet à l'écharpe en passant par les pulls,
17:01elle propose une large gamme de produits.
17:05Donc là, en fait, je suis en train de tricoter la dernière commande sur mesure,
17:10passée par une cliente lors d'un marché.
17:13Une laine tondue à quelques kilomètres de là, dans la ferme d'Émilie,
17:18cette assistante vétérinaire élève des chèvres angora, gage d'une excellente qualité.
17:24C'est une chèvre qui produit de la laine morire.
17:27Donc cette chèvre est élevée pour son poêle.
17:33C'est une lettre qui est quand même d'assez haute qualité,
17:35donc qui a un budget quand même déjà assez important.
17:40Mais c'est un produit qui va durer dans le temps.
17:43En général, la laine angora, quand elle est bien entretenue,
17:50c'est des produits que vous allez garder quasiment à vie.
17:53Mais avant d'être envoyée en transformation dans le nord de la France,
17:57la laine est nettoyée avec soin.
18:00Donc c'est un travail très minutieux parce que tout se fait à la main.
18:03On n'a pas de machine et tout se fait à la main.
18:05S'en suit un long périple.
18:08Alors le nettoyage et après ça part en atelier,
18:10donc pour lavage, cardage, filage, teinture.
18:13Avant de pouvoir tenir une pelote dans ses mains.
18:20Dans son atelier, Coralie termine justement une de ses créations.
18:24Elle a fait le choix du local et du durable.
18:27Je fais un effort aussi dans la recherche des matières
18:31et aussi dans la récupération de mes chutes.
18:38Des pulls sur mesure pouvant aller jusqu'à 250 euros pièce.
18:43Après j'essaye de rester accessible.
18:49Pour pouvoir déjà me développer, c'est important que j'aie de la clientèle.
18:54Et après du coup, si jamais j'ai une demande sur mesure,
18:58pourquoi pas faire plus de pulls à manches longues ?
19:02Voilà, j'en serais que ravie.
19:04Des chèvres d'Emily aux aiguilles de Coralie,
19:07cette laine 100% mozélane poursuit sa route
19:11jusqu'aux épaules de ceux qui veulent consommer autrement.
19:18Mbappé, Griezmann, Patrick Bruel ou encore Marianne Chazelle,
19:21autant de personnalités et mérites
19:23qui ont logé dans le tout aussi prestigieux hôtel 4 étoiles,
19:27la Citadelle.
19:28À Metz, cet établissement est une institution
19:30et a une image très marquée.
19:32Pour moi, quelque chose d'assez prestigieux.
19:34Je sais qu'il y a quelques équipes sportives qui ont pu y descendre.
19:38Moi, personnellement, je pense que je n'aurai jamais l'occasion
19:40de tester les services de cet hôtel.
19:43Mais je pense que c'est un hôtel de prestige
19:45pour des agents et des gens qui ont des moyens que je n'ai pas.
19:50Et voilà, donc bienvenue à la Citadelle.
19:52Une image d'oreille inaccessible
19:54qui colle à la peau de l'hôtel.
19:56Autrefois détenue par la holding Ebénis de Bernard Serin,
19:59l'établissement a été repris fin novembre
20:01par le groupe franco-allemand Somno
20:03qui veut rompre avec son héritage.
20:05Ça a été une stratégie qui a été clairement assumée
20:07par les précédents propriétaires
20:09qui souhaitaient vraiment que l'hôtel 4 étoiles de la Citadelle
20:12soit l'hôtel le plus prestigieux de la ville.
20:14Donc il y a vraiment toute une communication
20:16et un aura qui a été fait sur ce sujet-là.
20:18Clairement, c'est un changement de stratégie
20:20sur le principe de se dire
20:20qu'on souhaite être davantage accessible,
20:22qu'on souhaite être davantage sollicité
20:26par les Lorrains et par les Messins.
20:27Comptez tout de même une centaine d'euros
20:29pour une chambre le dimanche
20:30et le double en pleine semaine.
20:32Le restaurant a également souffert
20:33des prix prohibitifs
20:35lorsqu'il était tenu par le chef étoilé du fossé.
20:38Désormais, la carte se veut simple et accessible.
20:40Qu'on aimerait remettre en place
20:42un menu 18-35 ans au prix de 60 euros
20:45incluant une entrée, un plat, un dessert
20:47plus une formule de vin au vert.
20:49Pour convaincre les Messins sans faire baisser
20:51le prix des nuitées,
20:52les efforts seront donc concentrés sur le restaurant.
20:55Cela sera-t-il suffisant ?
20:58Il va un tartare, un velouté, une volaille et un végé.
21:01Ils ont toutes une histoire.
21:05J'ai fait beaucoup de collections
21:05mais ça, j'y tiens particulièrement.
21:08Ils sont soldats, rois ou personnages de comte
21:11et ils ont tous une place bien précise.
21:14Chez Georges et Josiane Brunvasseur,
21:16les casse-noisettes ne sont pas une simple décoration,
21:19ils sont une passion.
21:21Depuis quelques années,
21:22le couple collectionne ses figurines
21:24originaires d'Allemagne.
21:25Toute la famille, enfin les enfants,
21:27les petits-enfants qui étaient là.
21:28La famille ?
21:28Oui, la famille, oui.
21:29Qu'on vit notre petit ?
21:31Oui, un petit modèle qu'on a mis dans les assiettes.
21:35Ils sont partis avec et nous, on a gardé les nôtres
21:37et puis on a continué, on a acheté,
21:40à choisir selon ce qu'on avait.
21:43Et puis on essaie de ne pas avoir de double.
21:46En quelques années,
21:47la collection s'est agrandie.
21:49Le couple possède désormais un peu moins de 100 pièces.
21:52Certaines sont rares, d'autres sont anciennes,
21:55mais toutes sont soigneusement conservées.
21:59Voilà, hop, je le remets en place.
22:03On ne prend pas de produits en plastique ou en métal.
22:08On ne prend que du bois.
22:09Parce qu'il y en a, maintenant,
22:11ici c'est beaucoup en plastique et ça n'en prend pas.
22:14Parce que ça n'a pas le même toucher.
22:19Et en métal, bon, ça ne me plaît pas.
22:22Donc on ne prend pas.
22:24Plus qu'un simple hobby,
22:25cette collection est devenue un véritable fil conducteur
22:28dans leur vie de couple
22:29qu'ils entretiennent depuis 40 ans maintenant.
22:32Un plaisir partagé qui les rapproche
22:35et rythme leur quotidien.
22:36On regarde et puis ça te plaît ?
22:38Oui, ça me plaît.
22:39Tu flannes un petit peu devant les stores.
22:41Et puis après, tiens, tu as vu celui-ci ?
22:43Tu le veux, tu ne veux pas ?
22:44Oui, parce qu'on ne peut pas en acheter 50 à la fois.
22:48On n'a que 80.
22:50C'est tout.
22:51Tradition souvent associée aux fêtes de fin d'année,
22:54ces casse-noisettes venues d'ailleurs
22:56ont trouvé chez les Brunevasseurs un foyer bien à eux
22:59où leur place compte toute l'année.
23:01C'est un véritable rituel pour ce retraité de 74 ans.
23:18Le soleil se lève à peine que Jean-Luc Elie s'installe déjà
23:21dans son affût sur sa parcelle.
23:24Elle représente la réalisation ultime d'une vie
23:28centrée sur la protection de la nature.
23:32Et là, je m'engage activement dans la mesure où j'ai fait,
23:38non pas mien, mais j'ai fait leur, je parle des animaux,
23:41l'appropriation d'un territoire dans lequel ils évoluent librement
23:46et de manière sauvage.
23:48Ce passionné de la faune sauvage passe près de 1000 heures par an sur ce terrain,
23:54dans le silence, à attendre une rencontre furtive, éphémère,
23:58pour seulement une poignée de clichés.
24:03Une discipline basée sur une règle d'or,
24:06observée sans jamais déranger les animaux.
24:09Nous observons les empreintes de la lait dominante.
24:16On sait que c'est un adulte.
24:17Dans la mesure où elle s'enfonce très profondément,
24:21la taille des empreintes est relativement impressionnante.
24:25Une passion dévorante depuis près de 50 ans
24:28qui a motivé le septuagénaire à acheter ce terrain en 2016
24:32et à s'engager pour la préservation de la biodiversité.
24:36Il a fallu m'engager économiquement
24:42dans l'achat d'une parcelle, de préférence naturelle.
24:45En faisant de la sorte, on va protéger les animaux qui y vivent.
24:50Je me suis rapproché, c'est plutôt l'inverse,
24:53c'est l'animal qui s'est approché de moi.
24:55J'avoue qu'un face-à-face avec un animal sauvage,
24:57c'est quelque chose d'extraordinaire.
24:59Donc je veux préserver à la fois l'espèce,
25:02mais plus je connais l'espèce, plus je connais les individus,
25:06et donc pour moi, c'est une véritable seconde nature, si je puis dire.
25:12Des initiatives citoyennes qui visent à se multiplier
25:16grâce à la loi sur la reconquête de la biodiversité,
25:19soutenue par des associations comme le Conservatoire d'Espaces Naturels.
25:24Depuis 2016, il y a une nouvelle disposition réglementaire
25:27qui permet aux citoyens, de manière quasi gratuite,
25:31de s'engager pour la protection à long terme de son patrimoine,
25:35s'il le souhaite, et même quand il a disparu,
25:37quand sa vie se termine.
25:39Donc ça, c'est quand même une avancée réglementaire qui est importante.
25:41Et cette clause suit, y compris les héritiers
25:43qui sont obligés de s'y conformer.
25:45Depuis 2016, le Conservatoire a accusé
25:48six dossiers similaires à celui de Jean-Luc
25:50pour assurer la préservation d'un espace naturel.
25:55Sous-titrage Société Radio-Canada
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