Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Alors Patrick Cohen a pris la parole dès 14h30, il est revenu d'abord sur cette fameuse vidéo dont vous vous souvenez,
00:08cette vidéo dans un café qui avait été, c'était l'incorrect qui avait...
00:14Et Arthur de Patrigon qui s'est retrouvé le patron de l'incorrect devant les policiers, qui a effectivement montré ces images à l'antenne.
00:21Écoutons M. Cohen ce qu'il en dit.
00:23Une vidéo tournée à mon insu et dans laquelle je ne dis rien ou presque rien.
00:28Bien que je considère qu'un journaliste n'est responsable et redevable que de ce qu'il dit, écrit et publie,
00:34bien que l'impartialité ne se mesure pas dans les bistrots ni dans les chambres à coucher,
00:40ou alors c'est qu'on a basculé dans un autre régime politique,
00:43nonobstant le fait que ces vidéos font l'objet de trois procédures judiciaires distinctes,
00:48je répondrai à vos questions et à l'émotion incontestable suscitée par ces images.
00:53Émotions amplifiées par une opération de propagande sans limite,
00:58visant à dénigrer, à détruire le service public que je représente.
01:03Bon, ça c'était le premier passage.
01:06Que dit-il sur les méthodes d'Élise Lucet quand elle enregistre à l'insu ?
01:10Il a été interrogé à part Charles à l'oncle.
01:13Ou quand Laurent Wauquiez a été enregistré à son insu dans un amphithéâtre de l'école lyonnaise ?
01:18Au contraire, il avait dit que c'était d'intérêt public et que c'était intéressant.
01:22Donc il y a deux points deux mesures là.
01:23Sur Brigitte Macron aussi, j'aimerais bien l'entendre.
01:25C'est ce que Charles à l'oncle a souligné.
01:28Alors Charles à l'oncle est tout à fait remarquable.
01:30Il est attaqué en ce moment ?
01:31Oui, c'est normal. C'est le rapporteur de cette commission d'enquête.
01:36Il est tout à fait remarquable, il est très précis,
01:37il pose des questions vraiment avec beaucoup de qualité.
01:40Il veut connaître l'avis de M. Cohen sur certains points.
01:44Et c'est ce qu'il s'est évertué à faire durant le temps que je l'ai vu.
01:49Puisque maintenant, est-ce que M. Cohen est toujours en audition ?
01:52Je demande à l'ami Laurent Tessier ou est-ce que son audition est terminée ?
01:56Oui, il est toujours en train de répondre aux questions.
01:58Et donc ça doit faire maintenant près de deux heures qu'il répond aux questions.
02:01et ensuite ce sera Thomas Legrand, c'est bien cela ?
02:03Exactement, qui est arrivé à l'Assemblée.
02:04Eh bien, il est 16h12, on va marquer une pause.
02:08Et on revient sur cette vidéo du mois de juillet.
02:12Je vous propose d'écouter Patrick Cohen, c'était tout à l'heure.
02:15Il rapportait ce qui s'est passé.
02:17Il dit, c'est juste un café.
02:18Aux citoyens, auditeurs ou téléspectateurs
02:21qui ont pu être surpris ou choqués par ces pratiques,
02:24je dis simplement, imagine-t-on des spécialistes santé
02:27ne pas rencontrer de médecins
02:28ou des journalistes chargés des crimes et d'élits
02:31ne pas voir de policiers.
02:32Ce jour-là, 7 juillet, il s'agissait d'un café,
02:365,80 euros pour deux cafés, payés de ma poche,
02:39à l'occasion d'un rendez-vous que nos deux interlocuteurs politiques
02:42avaient sollicité,
02:44pas tellement pour nous livrer des informations
02:46et pour discuter d'un positionnement,
02:48d'une stratégie que nous avions l'un et l'autre
02:51assez vivement critiquée.
02:52– Bon, manifestement, c'est contredit par les propos
02:56qui sont échangés.
02:57On rappelle qu'on entend M. Legrand dire
03:01« Mme Dati, on va s'en occuper avec Patrick ».
03:03Et tout à l'heure, l'audition a tourné
03:05pendant de nombreuses minutes autour de cela.
03:07Charles-L'Oncle lui dit « Voilà, vous avez dit ça ».
03:09– Il nie cette phrase, en plus.
03:11– Voilà, il nie.
03:12Donc tout ça n'a pas beaucoup de sens
03:13puisque les gens l'entendent.
03:15Les gens ont vu, bien évidemment.
03:17Ils ont entendu, donc ils se sont faits leur opinion.
03:20C'est Patrick Cohen, toujours cette fois sur Rachida Dati.
03:23– Un peu plus de 15 jours avant ce rendez-vous,
03:25le 18 juin précisément,
03:27la ministre de la Culture, Rachida Dati,
03:30m'avait sauté à la gorge
03:31dans un geste d'intimidation sans précédent
03:34de la part d'un membre du gouvernement
03:35en direct sur le plateau de CETAVOU
03:37en me menaçant d'un article 40,
03:40j'attends toujours,
03:42pour avoir eu le culot de l'interroger
03:43sur des paiements de 300 000 euros
03:45qu'elle aurait reçus de GDF Suez
03:47quand elle était eurodéputée.
03:48J'attends toujours la réponse,
03:50mais la justice, semble-t-il,
03:51est en train de s'en occuper en ce moment même.
03:54À la suite de cet incident,
03:55Thomas Legrand avait signé un billet
03:56dans Libération pour dire
03:57« Dati fait du Trump ».
04:00Pour ma part, je me suis abstenu
04:01de faire le moindre commentaire, nulle part.
04:03Je n'avais d'ailleurs écrit
04:04« Aucun édito consacré à Rachida Dati
04:07depuis son retour au gouvernement ».
04:09Tout cela pour éclairer cette phrase
04:11qui fait couler tant de salive
04:12et qui est quasiment constitutive
04:13de cette commission d'enquête.
04:15« Patrick et moi, on fait ce qu'il faut pour Dati ».
04:18Thomas Legrand vous expliquera tout à l'heure
04:20ce qu'il a fait.
04:22Ce qu'il a fait.
04:23Du journalisme.
04:26Ah, là, manifestement,
04:27il y a eu un petit...
04:28C'est terminé ?
04:29Non, non, c'était comme ça.
04:30C'était comme ça.
04:30C'était comme ça.
04:31Donc, c'était comme ça.
04:32Donc, il y avait un petit temps d'arrêt.
04:34Il a laissé un blanc volontairement.
04:36Et c'est pourquoi j'ai été surpris.
04:37Bon, cette phrase, effectivement,
04:40elle est claire pour tout un chacun.
04:42C'est bien la difficulté pour M. Cohen
04:44de la justifier ensuite.
04:46Donc, il n'est pas utile, je pense,
04:48de la commenter plus que ça, Gauthier Lebrette ?
04:50Non, mais la question,
04:51ça n'a jamais été la question du café
04:53sur lequel il parle.
04:54Ça n'a jamais été la question du café.
04:55Évidemment, des journalistes,
04:56des jeunes, avec des politiques,
04:58prennent des cafés,
04:59avec des ministres.
05:00La question, c'est cette phrase...
05:03Qu'ils ne condamnent pas.
05:04Voilà, qu'ils ne condamnent pas.
05:05Prononcés par Thomas Le Grand,
05:07on fait ce qu'il faut pour Rachida Dati.
05:10Et je rappelle que sur la vidéo,
05:12moi, j'ai dit dès le premier jour
05:13que je n'aimais pas ces méthodes.
05:14Mais le service public,
05:15le service public a fait de ces méthodes
05:18un concept avec leurs émissions,
05:20que ce soit d'Élise Lucet,
05:21de Tristan Vallex,
05:22qui enregistrent des conversations au téléphone
05:23en faisant croire qu'ils ne le font pas
05:25et qu'ils les diffusent ensuite.
05:26Donc, ils passent leur temps à faire cela.
05:28Ils passent leur temps à faire cela.
05:29Vous avez déjà été victime de ça.
05:30Mais l'autre jour, je pourrais porter plainte.
05:32Je ne l'ai pas fait.
05:32Vous savez que je n'ai jamais porté plainte contre personne ?
05:34Et pourquoi vous ne le faites pas ?
05:35Parce que ça n'a aucune importance.
05:38D'accord.
05:38Voilà, ça n'a aucune importance.
05:40Aucune importance.
05:41Donc, le...
05:42Et vous ne saviez évidemment pas
05:43que vous étiez enregistré à ce moment-là.
05:45Qu'est-ce qu'ils vous disent quand ils vous appellent ?
05:47Mais ils me disent bonjour.
05:48Ils sont toujours très aimables.
05:49Et en plus, ils disent ensuite
05:51que c'est moi qui les appelle.
05:52Ils sont quand même gonflés.
05:54Ceux qui sont dans mon bureau
05:55savent que, évidemment,
05:57ça m'est arrivé de les rappeler
05:59parce qu'ils m'ont laissé un message.
06:01Mais globalement,
06:02dans 9 cas sur 10,
06:04c'est Complément d'enquête
06:05qui m'a appelé.
06:06C'est Lilia Melconian
06:08qui m'appelait régulièrement.
06:10Tristan Valex.
06:10Moi, j'ai vu Tristan Valex.
06:11Voilà.
06:12Et après, ils disent
06:12Pascal Praud est pas serein.
06:15Il appelle tout le temps, etc.
06:16Mais tout ça n'a aucune importance.
06:18Donc, tout ça est dérisoire.
06:20Je l'ai dit tout à l'heure.
06:21C'est de la cour d'école.
06:23Honnêtement, je l'assure,
06:23le débat entre journalistes aujourd'hui,
06:25c'est souvent de la cour d'école.
06:27Nous, on répond
06:27parce qu'on est attaqués.
06:28Ils n'arrêtent pas.
06:30En fait, c'est eux
06:30qui ne supportent pas ces news.
06:33Ils ne supportent pas ces news.
06:34Ils ne supportent pas Europe 1.
06:35Ils ne supportent pas
06:35le journal du dimanche.
06:36Donc, ils attaquent,
06:37ils attaquent, ils attaquent.
06:38T'es obligé de répondre.
06:38Mais parce qu'il y a une guerre culturelle.
06:40Oui.
06:40C'est pas une histoire
06:41de se bagarrer entre médias.
06:43C'est pas une idée.
06:43C'est qu'on est sur un sujet
06:45qui engage le pays
06:46dans quelques temps.
06:47Je suis d'accord.
06:48On est également sur un biais politique.
06:50À partir du moment
06:51où la présidente
06:51de l'Assemblée nationale
06:53dit que les méthodes
06:54sont, entre guillemets,
06:55indignes et non crédibles
06:57au sujet de la commission
06:58d'enquête parlementaire
06:59sur le train de vie dispendieux
07:00et effectivement
07:01les collusions politiques
07:03entre certains journalistes
07:04et des élus,
07:06il y a un problème
07:07bien plus large,
07:08il me semble,
07:09que les vertus de la concurrence
07:10entre médias.
07:11Bien sûr.
07:11Ça dépasse le cadre.
07:12On va réécouter de toute façon.
07:13Il y a encore deux, trois.
07:14Je sais que ça...
07:15Alors, c'est à la fois
07:16ce n'est pas le Watergate,
07:17mais je trouve que les gens
07:17sont très intéressés par cela.
07:19parce qu'on ouvre le capot
07:21d'une certaine manière
07:22de comment fonctionne le métier.
07:24Je pense qu'il y a beaucoup de gens
07:25qui sont insupportés
07:26par les journalistes.
07:27Insupportés,
07:28parce qu'ils ont le sentiment...
07:29C'est l'argent public là
07:29qui chope beaucoup.
07:30Oui, c'est l'argent public.
07:31Mais il y a aussi...
07:32Ils sont insupportés
07:33par le traitement de l'info
07:34par les journalistes
07:34parce qu'ils ont le sentiment
07:35que tout n'est pas dit,
07:37qu'il y a le camp du bien,
07:38qu'effectivement,
07:39il y a des choses
07:39qui ne sont pas dites
07:40sur l'insécurité,
07:41sur l'immigration.
07:41Ça se traduit pour l'audience,
07:42quand même,
07:42par les taux d'audience.
07:43Mais évidemment,
07:44il y a des conséquences
07:45au niveau des taux d'audience.
07:46Et comment France Inter
07:47est en difficulté
07:49depuis la rentrée
07:49parce que bien sûr,
07:50les gens se rendent compte
07:52peut-être qu'il y a un traitement
07:54de l'information
07:55qui ne répond pas
07:57à l'impartialité
07:58qu'exige le service public.
Commentaires

Recommandations