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  • il y a 2 mois

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00:00On va commencer par parler de ce qui se passe aujourd'hui à Bruxelles.
00:03Vous avez vu la colère de tous ces agriculteurs qui manifestent, qui protestent.
00:07Il y a ce sommet européen.
00:09Emmanuel Macron est arrivé ce matin.
00:11Cet accord, il parle de l'accord du Mercosur, ne peut pas être signé, a-t-il assuré depuis Bruxelles.
00:17Donc, une position qu'il assure défendre depuis le début.
00:20Ce que, on nous dira après, mais votre rire laisse entendre ce que vous en pensez, Jules Torres.
00:26En tout cas, ce que conteste le porte-parole du Rassemblement national, Jean-Philippe Tanguy, qui a été l'invité ce matin de LCP.
00:33Nous considérons que le compte n'y est pas et que cet accord ne peut pas être signé.
00:36Nous sommes pour échanger.
00:38La France est d'ailleurs une grande puissance agricole et agroalimentaire qui échange à travers le monde, qui exporte.
00:45Mais nous ne pouvons pas accepter de sacrifier la cohérence de notre agriculture, de notre alimentation,
00:51la sécurité alimentaire de nos compatriotes sur des accords qui ne sont pas encore finalisés.
00:57Parce que je veux qu'on traite comme il se doit notre agriculture, on doit être respecté.
01:02Le problème, c'est qu'Emmanuel Macron a changé dix fois de position sur le Mercosur, selon son interlocuteur.
01:07Avec les éleveurs et les agriculteurs français, il est contre.
01:09Avec les Français, il est contre.
01:11Et puis quand il va avec son ami Lula au Brésil, il est pour.
01:14Moi, je ne suis pas dans la politique du pire.
01:15Donc si l'Italie, avec la Pologne, nous aide à bloquer cet accord, tant mieux.
01:20Alors, Jules Thores, nous sommes en pleine crise agricole.
01:23Ça a commencé, enfin ça a commencé, je ne sais même pas plus.
01:26Je ne sais pas si on peut dire que ça a commencé avec la dermatose nodulaire contagieuse.
01:30En tout cas, ça a été une des gouttes d'eau.
01:32Le Mercosur est également montré du doigt par les agriculteurs.
01:35Est-ce qu'Emmanuel Macron peut réussir à apaiser cette colère ?
01:38Il aura bien du mal, Emmanuel Macron, parce qu'en effet, je ne sais pas si Jean-Philippe Tandegu a raison
01:42quand il dit qu'il a changé 15 fois ou 10 fois d'avis.
01:46Mais en tout cas, il a parfois changé d'avis.
01:48Ce traité du Mercosur, il faut quand même rappeler que les négociations ont débuté en 1999.
01:53Donc Emmanuel Macron n'était même pas sorti de l'ENA.
01:56Mais du reste, c'est vrai que ce traité du Mercosur intervient dans une crise agricole,
02:01une révolte paysanne, et bien qu'il a aussi contribué à façonner ces dernières années
02:05avec un manque de soutien, en tout cas ressenti chez les agriculteurs,
02:09qu'il n'a pas réussi à aider.
02:11Mais là, apparemment, il a l'air d'avoir pris le sujet au sérieux,
02:14et de dire non, là, il n'y a pas assez de garantie, on ne peut pas le signer.
02:18Et en plus, il a eu le soutien de l'Italie.
02:20Absolument, le soutien de l'Italie qui lui a fait plaisir,
02:24parce qu'il était bien seul, Emmanuel Macron.
02:26Le problème, c'est qu'il y a un mois, quand il se rend pour un voyage officiel au Brésil avec M. Lula,
02:30Emmanuel Macron dit, bon, finalement, tout va bien.
02:33Et moi, je me souviens très bien, puisqu'on avait fait dans le journal du dimanche
02:35une interview d'Annie Gennevar,
02:36qui était en difficulté par rapport aux questions qu'on lui posait,
02:41et aux réponses, parce que ce Mercosur,
02:43il ne faut pas être complètement, tout n'est pas noir, tout n'est pas blanc dans ce Mercosur,
02:46il y a des filières qui vont bien s'en sortir.
02:48La filière sur du fromage,
02:50les vins et les spiritueux, on va très bien s'en sortir.
02:52L'industrie française va bien s'en sortir.
02:55Sur l'automobile, on va exporter un certain nombre de voitures françaises,
02:58ce qui va d'ailleurs complètement dans le sens inverse
03:01de ce qu'a voulu l'Union Européenne depuis 20 ans.
03:03Donc, il y a des choses positives dans ce Mercosur.
03:06En revanche, sur la filière de l'agriculture,
03:08l'élevage bovin,
03:10c'est catastrophique.
03:11Alors oui, ça ne pose peut-être pas de problème aux Allemands,
03:14ça ne pose peut-être pas de problème aux Hollandais,
03:16mais pour la France, on a une agriculture
03:18qui est importante,
03:19on a la plus grande filière bovine en France,
03:21et donc on ne peut pas accueillir
03:23100 000 tonnes de bœuf chaque année,
03:26160 000 tonnes de volaille chaque année,
03:28quand on sait qu'aujourd'hui...
03:29C'est la concurrence déloyale, c'est ce que disent les agriculteurs.
03:31La concurrence déloyale, avec des droits de douane
03:33qui ne seront pas les mêmes,
03:35avec des contrôles qui ne seront pas les mêmes,
03:38sachant que, il faut quand même le rappeler,
03:40depuis 2022,
03:41un poulet que sur deux consommés en France
03:43est un poulet ukrainien
03:45qui provient d'un seul élevage de poulet
03:47qui est tenu par un oligarque ukrainien.
03:48Donc, à un moment donné,
03:50il faut quand même comprendre ces agriculteurs,
03:51il faut quand même comprendre
03:53leurs revendications.
03:55Donc, oui, Emmanuel Macron doit,
03:57s'il a encore un petit peu l'intérêt du pays,
03:59je sais qu'on va ensuite en parler,
04:01eh bien, faire tout ce qu'il peut,
04:03faire tout son possible
04:04pour avoir une minorité de blocage
04:06au Parlement européen,
04:07pour éviter qu'il y ait un contournement démocratique,
04:09parce que c'est là aussi le problème,
04:11c'est que cette Union européenne décide seule.
04:13Brièvement, pour expliquer un peu,
04:14qu'est-ce qui va se passer ?
04:15Si jamais il est reporté,
04:16est-ce qu'il se fera quand même,
04:17cet accord commercial ?
04:18Le Mercosur se fera.
04:20Ça, il n'y a aucun doute.
04:23La France et l'Italie
04:24et la Pologne
04:25essayent de faire en sorte
04:26d'avoir une minorité de blocage.
04:27En gros, il faut 4 pays et 35% de la population
04:30qui fait partie de l'Union européenne
04:31pour avoir une minorité de blocage.
04:33Sans la France, ce n'est pas possible.
04:35Sans l'Italie, ce n'est pas possible.
04:36Donc, ils font ça,
04:37mais pourquoi ?
04:38Ce n'est pas pour enteriner le texte,
04:39parce qu'encore une fois,
04:40c'est un texte qui a plus de 25 ans de négociation.
04:43Le sujet,
04:44c'est d'avoir des clauses de sauvegarde,
04:46des contrôles qui soient renforcés,
04:48des garanties pour nos agriculteurs,
04:50pour éviter qu'il y ait
04:51la fameuse concurrence déloyale
04:52dont vous parliez,
04:53parce qu'encore une fois,
04:54on a aujourd'hui une balance commerciale
04:56qui est loin d'être excédentaire,
04:58qui n'est pas neutre
04:59et qui pourrait encore une fois
05:00rendre la vie encore plus difficile
05:03pour nos éleveurs bovins.
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