00:00Vous expliquez que M. Aquili a été suspendu directement.
00:04Je voudrais simplement faire état de la différence de traitement,
00:06puisque M. Aquili, lui, contrairement à M. Legrand, n'a pas eu tribune sur vos antennes pour s'expliquer suite à sa suspension.
00:14M. Legrand, quelques jours après, votre suspension, même à titre conservatoire, a pu s'exprimer sur vos antennes.
00:20M. Aquili, on ne l'a plus jamais entendu.
00:22Donc vous constaterez un deux poids, deux mesures dans le traitement de cette information.
00:25Deuxième point, à nouveau, vous expliquez, vous parlez, je vous cite, de fantasmes que cette vidéo a pu susciter.
00:32Mais j'ai l'impression d'entendre la défense de M. Legrand et Cohen, qui expliquaient avant même la découverte et attendre le constat d'huissier,
00:40que ça avait été une vidéo truquée, tronquée, faite par IA, avec une certaine influence et des soupçons de complotisme,
00:47alors que le constat d'huissier a signifié et affirmé qu'il n'y avait eu ni trucage, ni montage.
00:53Seulement dix points de tronquage, mais qui n'altèrent en rien la véracité des propos qui ont été tenus.
01:00C'est le constat d'huissier.
01:02Donc ma question est très simple.
01:03Est-ce que vous condamnez ce que vous avez pu entendre sur cet enregistrement ?
01:08Est-ce que, selon vous, l'attitude de Thomas Legrand est en rupture fondamentale avec les exigences d'honnêteté, d'impartialité, de pluralisme, en fait, de neutralité ?
01:18Parce que j'ai du mal à vous entendre et j'ai l'impression que vous vous réfugiez derrière l'argument du fantasme,
01:23alors que le constat d'huissier a démontré qu'il n'y avait aucun fantasme, mais que de la véracité de propos qui ont été certifiés.
01:29Ce que pouvait dire Thomas Legrand a d'ailleurs été expliqué à l'occasion de ce rendez-vous par Thomas Legrand,
01:35le fait qu'il était à ce rendez-vous, non pas comme un salarié de Radio France, ce qu'il n'est plus, mais comme journaliste de Libération.
01:42Il n'était plus en contrat depuis fin juin au sujet des ismes.
01:45Et le rendez-vous de débats contradictoires qui devait... D'ailleurs, j'ai moi-même chronométré la durée du premier débat contradictoire qu'il a fait.
01:53Il a parlé en tout et pour tout quatre minutes. Quatre minutes par semaine.
01:57Et c'est pour ça, monsieur le rapporteur, que j'ai parlé de fantasme. À cause de la disproportion.
02:01Comment est-ce qu'on peut dire qu'en intervenant quatre minutes par semaine sur une antenne, il n'aurait plus influencé la ligne politique et mené un complot politique ?
02:11C'est à ça que je réponds. Mais je vais répondre à l'ensemble de votre question.
02:14Votre question porte « Qu'est-ce que j'ai pensé des propos qui ont été tenus dans cette vidéo ? »
02:18C'est très simple. Les propos qui ont été tenus au sujet de la ministre de la Culture m'apparaissent problématiques.
02:24Voilà. Et c'est l'un des éléments. Également, ça m'apparaît être une maladresse.
02:31Mais pour moi, c'est quelque chose qui sera traité par ailleurs, puisque ça n'a pas été dit au nom de Radio France ni de France Inter.
02:38Maladresse, ça m'évoque d'ailleurs l'injonction ou l'invitation de Mme Laurence Bloch, qui, il y a quelques jours, c'est ce que les journalistes d'Europe 1 rapportaient.
02:50Laurence Bloch lui conseille de reconnaître demain, lors de son édition, devant notre commission d'enquête, une maladresse.
02:55Maladresse, le terme me paraît quand même très faible.
02:57De mon point de vue, comme n'importe quel citoyen, d'ailleurs comme Laurence Bloch, qui a été directrice de France Inter, cadre de Radio France pendant longtemps,
03:05et qui explique qu'à titre de citoyenne, en fait, elle s'est sentie choquée par les propos de Thomas Legrand et qu'en quelque sorte, ils sont inexcusables.
03:11Donc maladresse, le terme me paraît pudique. Et c'est un euphémisme.
03:15Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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