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  • il y a 1 an
Alors que les langues des principaux concernés se délient depuis le début de l'affaire Thomas Legrand/Patrick Cohen, CNews est devenu la cible de Radio France. Pour le journaliste du JDD Raphaël Stainville, «l’audiovisuel public, c’est l’affaire de tous».

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Transcription
00:00Ils montent au filet, mais ce qui est incroyable, c'est que ce n'est pas seulement un déni, comme ça a pu être dit,
00:06c'est vraiment une contre-histoire qu'ils essayent d'imposer au public, avec toute la force de frappe dont ils disposent,
00:13parce que l'audiovisuel public, c'est une maison puissante, avec non seulement une radio, des télévisions, enfin des radios, des télévisions,
00:21et on a l'impression que c'est à la fois un certain nombre de chroniqueurs vedettes qui viennent au secours de Thomas Legrand et Patrick Cohen,
00:31mais la direction, l'ensemble des rédactions, souvenez-vous, ça a commencé quasiment au surlendemain des révélations de l'incorrect,
00:38où déjà nous avions à communiquer de la SDJ de France Inter, qui venait soutenir leurs collègues.
00:44Désormais, c'est la direction qui monte au créneau, mais dans une réécriture de l'histoire qui est absolument sidérante.
00:52Songez que Pierre Mesley, il ne parle que de mal...
00:55Vous pouvez l'appeler Pierre, mais Vincent, ça serait mieux.
00:57Vincent !
00:58J'aimerais pas avoir des ennuis.
00:59Vincent Mesley ne parle que d'une maladresse, s'agissant des propos de Thomas Legrand.
01:06C'est vraiment passé à côté du sujet.
01:08Bien sûr.
01:09Quand vous prenez les interviews ou les communiqués de la direction, on a l'impression qu'il n'y a pas le début d'un onze de gêne,
01:19si ce n'est que cela n'aurait pas dû se tenir avec ces images captées par finalement une vidéo et des images volées.
01:30Mais c'est sidérant.
01:32L'affaire, elle est grave.
01:33C'est la neutralité du service public.
01:35C'est-à-dire que l'audiovisuel public, c'est l'affaire de tous.
01:38Ça a été dit d'ailleurs par Vincent Mesley.
01:41C'est l'affaire de tous.
01:42Mais c'est précisément parce que c'est l'affaire de tous que ça concerne tout le monde.
01:46Et que SNews, et Europe 1, et le GDD, et j'espère d'autres médias comme l'Incorrect,
01:52et j'imagine que, enfin je l'espère, s'interrogent sur les pratiques aujourd'hui de l'audiovisuel public.
01:58Moi j'ai été absolument sidéré d'entendre vendredi, c'était François Morel.
02:05Ah oui, c'est une grande classe en plus.
02:08Non mais non seulement insulter le magazine de l'Incorrect qui avait eu l'impudence de faire ses révélations,
02:14mais surtout par la conclusion de ce billet.
02:17Il disait, ce qui me désole c'est que désormais pour avoir une conversation normale,
02:21il faudra systématiquement trouver des endroits de repli à l'abri des micros et des caméras totalitaires.
02:28Donc les caméras totalitaires, c'est vous.
02:30Et la conversation normale, c'est-à-dire le fait de s'organiser, d'avouer, de confesser tout faire pour liquider un candidat,
02:37en l'occurrence Rachida Dati, le fait d'admettre que tous les moyens de France Inter
02:43se remis à disposition pour influer les auditeurs du centre mou et du centre droit,
02:52se marrer comme Thomas Legrand l'appelle.
02:55Oui, tout ça est très problématique.
02:57C'est un scandale et la réponse de l'audiovisuel public est absolument hors sujet.
03:02On est en plein révisionnisme.
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