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  • il y a 7 semaines

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00:00Votre présence Alain Bauer, ce sont les manifestations d'agriculteurs.
00:03On reçoit dans un instant David Lissnard, maire de Cannes, qui évidemment l'évoquera.
00:07On va écouter M. Lecornu, parce qu'il a précisé cet après-midi à l'Assemblée nationale
00:10qu'il y avait de la présence de groupuscules d'ultra-gauche parmi les mobilisations d'agriculteurs.
00:14On écoute le Premier ministre.
00:17Un amalgame est en train d'être fait entre les éleveurs de France
00:21et 40 à 50 militants de l'ultra-gauche qui sont venus s'immiscer au milieu des éleveurs,
00:28des vétérinaires, des manifestants, avec des cocktails Molotov et des armes par destination.
00:35Et que, de fait, entretenir cette confusion entre les éleveurs,
00:40les éleveurs qui peuvent légitimement et démocratiquement contester les décisions qui sont prises,
00:46mais qui n'ont rien à voir avec ces militants de l'ultra-gauche que vous devez dénoncer,
00:52mesdames et messieurs députés de la France insoumise.
00:55Il n'y a pas de place pour cette violence.
00:58Voilà, et les hurlements, évidemment, ce sont les rangs de la France insoumise à l'imbouweur.
01:02L'ultra-gauche, donc, qui gangrène les manifestations d'agriculteurs, c'est nouveau ou pas ?
01:08Oui, c'est nouveau, mais c'est lié à la montée en puissance relativement récente de coordination
01:16qui sont plutôt marquées idéologiquement à gauche ou à l'extrême-gauche,
01:21qui ont remplacé peu à peu l'ancien, ça va être le MoDef, je crois, le mouvement communiste.
01:27Oui, la Conférence paysanne.
01:28Voilà, et maintenant on a la Conférence paysanne, mais ce que moi je vois et ce qu'on me raconte
01:32de mes amis en province et notamment en Occitanie, c'est qu'il y a une convergence inédite
01:38entre les deux coordinations, la coordination paysanne et la coordination rurale.
01:42Alors, je ne dis pas que les deux coordinations sont violentes, armées ou équipées,
01:46mais le rapprochement des deux coordinations entières, des deux extrêmes, autour de plusieurs problématiques.
01:51Un, l'incompréhension totale de l'expression politique de la politique de vaccination.
01:57Parce que si quelqu'un a compris quelque chose, il faut venir le dire.
02:00Moi, j'ai écouté avec beaucoup d'attention les différentes interventions de la ministre de l'Agriculture,
02:05je n'ai toujours pas compris exactement quelle était la politique.
02:07On vaccine, on vaccine pas, mais on vaccine, mais pas trop.
02:11Et à la fin, tout ça, c'est pour éviter d'empêcher des exportations,
02:14car effectivement, quand on vaccine, il y a une période de latence relativement importante.
02:17Mais du coup, ça veut dire quoi ? Qu'on continue à envoyer des bêtes malades ?
02:20Enfin, rien n'est compréhensif.
02:23Et qu'on a abattu des bêtes, on s'en voit notamment, on a abattu des bêtes vaccinées.
02:28Oui, par ailleurs.
02:31Personne ne comprend rien à l'expression de cette affaire.
02:33Ça ressemble au Covid à l'envers.
02:35Au Covid à l'envers, il n'y avait pas de vaccin et il fallait en trouver un.
02:38Est-ce qu'il était bon ou pas ?
02:39Là, il y a des vaccins, mais pas assez.
02:40On ne sait pas comment on vaccine, on ne sait pas qui on vaccine,
02:42on ne sait pas dans quelles conditions.
02:44Et surtout, on est arrivé avec cette espèce de logique terrifiante
02:47de « bon, on va tuer tout le monde, ça va être plus rapide ».
02:49C'est incompréhensible, inadmissible, il n'y a même pas d'effort d'accompagnement, etc.
02:55Deuxièmement, le fait de dire qu'il y a un méchant extrémiste de gauche ou de droite
02:59est un classique historique de la gestion des manifestations.
03:01Je crains que ça ne marche pas du tout, au vu de l'ampleur des colères paysannes
03:06et surtout de la rencontre terrible entre la crise de cette épidémie et le Mercosur.
03:13Où, là aussi, je ne ferai pas, comme Gautier Lebray tout à l'heure,
03:16le résumé des interventions diverses du président de la République sur le Mercosur.
03:20Ça, ça sera pour demain matin, peut-être.
03:21C'est exceptionnel.
03:22Voilà, et si quelqu'un a compris quelque chose...
03:24Il est à nouveau compte, paraît-il.
03:25Voilà.
03:25Il est à nouveau compte.
03:26Et il cherche le soutien de l'Italie.
03:27Le cumul de tout ça, c'est qu'il n'y a plus de respect de la parole publique,
03:29il n'y a plus de confiance dans la parole publique
03:31et surtout, les relations qui existent quand on écoute les gens sur les terres pleines,
03:36les blocages, etc., ce qu'ils disent est extrêmement rationnel, compréhensible,
03:40même pour un urbain lyono-parisien comme moi.
03:44Dernier mot, Gautier Lebray.
03:44Non, mais Emmanuel Macron, il est formidable, effectivement, sur tous les sujets, sur le Mercosur.
03:47Il croise Lula, le président brésilien, il est pour le Mercosur.
03:50Il croise un agriculteur français, il est contre.
03:51Donc, aller chercher de la cohérence là-dedans.
03:54Sur le maintien de l'ordre, tant mieux s'il y avait quelques membres de l'ultra-gauche
03:59qui ont été mis hors d'état de nuire et qui ont passé quelques heures en garde à vue.
04:02Ce n'était pas la majorité des manifestants qui sont évidemment les agriculteurs.
04:07Je note un changement de doctrine depuis le début de la semaine.
04:10Vous savez qu'il y a des blocages et on n'en voit plus les blindés de la gendarmerie
04:14comme devant cette ferme, les centaures,
04:16où il y avait ces vaches à abattre.
04:19Quand Gérald Darmanin était ministre de l'Intérieur, il y avait eu une crise agricole.
04:23Il n'en voyait pas non plus les forces de l'ordre
04:25parce que les agriculteurs, on ne les réprime pas comme n'importe quel manifestant.
04:29C'est du bon sens, ils ne manifestent jamais.
04:31C'est la France bien élevée, c'est la France qui se lève très tôt.
04:34Et donc, je note quand même, même s'il y avait quelques nervis d'ultra-gauche,
04:36que la doctrine de Laurent Nunez et du gouvernement a changé
04:40depuis le début de la semaine face aux agriculteurs.
04:41Alain Beauvoir, votre livre, c'est Conspiration au Vatican.
04:44Je vous recommande à nos téléspecteurs et nos auditeurs aux éditions First.
04:47On continue sur cette crise agricole.
04:49David Lissnard est notre invité dans une poignée de secondes.
04:51On va se rendre tout de suite à le Villefranche de l'Oragès.
04:55C'est en Haute-Garonne.
04:56Charles Lullier, le correspondant d'Europe 1, est sur place.
04:58Les paysans sont décidés à rester sur l'autoroute.
05:01Bonsoir, Laurence.
05:03Oui, en effet, la voie ferrée, ici, a été obstruée par des bottes de paille et des rondins de bois.
05:09Plus aucun train ne peut y circuler depuis 7h30 ce matin.
05:13L'objectif est clair pour les quelques 200 éleveurs présents, bloquer le plus longtemps possible.
05:18On bloque la voie ferrée.
05:19On va paralyser la France.
05:20Il y a des feux avec des barrages, notamment de balles de paille, de foin, du bois, tout ce qui est mis en place pour bloquer.
05:27Car on sent bien ici que l'ampleur de cette mobilisation, tant sur le fond que sur la forme, est en train de monter d'un cran.
05:34Preuve en est, depuis le début de l'après-midi, en plus de la voie ferrée, une portion d'autoroute est également bloquée sur une cinquantaine de kilomètres au sud de Toulouse.
05:43Des dizaines de bottes de foin sont sur le bitume.
05:46Julien Bouronnais, pour les jeunes agriculteurs, souhaite que le mouvement fasse des émules partout en France.
05:51Aujourd'hui, il y a ce mouvement qui a été parti un petit peu de l'Occitanie.
05:54On va dire aujourd'hui qu'il va être pyrénéen.
05:56Un pays basque, pareil, ça commence aussi à manifester.
05:58Donc maintenant, un petit peu partout dans toute la France, on voit que les autoroutes qui sont bloquées, il y a des actions départementales partout.
06:03Donc c'est vrai qu'aujourd'hui, c'est une action qui est vraiment nationale.
06:06Donc on n'a pas forcément l'objectif de passer les fêtes, on va dire, sur l'autoroute.
06:09Mais s'il faudra le faire, on le fera.
06:10Surtout si dans quelques jours, les accords du Mercosur sont signés.
06:14Ce qui, ici, serait un peu le coup de grâce et donnerait encore plus d'ampleur à cette mobilisation qui, ici, semble s'installer.
06:21Merci beaucoup Charles Lullier sur Place en Haute-Garonne.
06:23Bonsoir David Lissard.
06:25Bonsoir.
06:25Merci beaucoup d'être avec nous ce soir.
06:26Merci à vous.
06:27Vous entendez la détresse des agriculteurs, leur colère, à la fois sur cette dermatose, cette crise sanitaire.
06:32Évidemment, il y a la question du Mercosur qui est sur la table.
06:34Quelle solution est-ce que vous, vous pensez qu'on peut envisager pour mettre un terme à cette crise, mais infinie, qui semble ne pas se terminer pour les paysans ?
06:41Oui, en fait, vous avez raison.
06:42Il y a plusieurs questions dans la question parce qu'il y a la crise de la dermatose et il faut évidemment comprendre la détresse humaine de ces éleveurs
06:51qui ont mis des générations à se constituer un cheptel, à sélectionner les meilleures espèces.
06:55C'est un travail très fin et qui doivent éliminer leur cheptel.
06:58Mais on n'a pas trouvé de meilleure solution.
06:59Il faut aussi regarder les choses en face.
07:00J'en ai parlé avec des vétérinaires, j'en ai parlé avec des agriculteurs.
07:03Et il est vrai qu'ils ont beaucoup le souvenir aussi de la crise de la grippe afteuse en 2000, de la fièvre afteuse qui fait qu'il y avait eu le cheptel de limousines et de charoles qui avaient été décimés.
07:16Et il faut qu'on garde notre capacité d'export.
07:19C'est très, très important.
07:20Et pour garder la capacité d'export, il faut éliminer la maladie.
07:22Donc, au-delà de l'émotion, il faut bien trouver les moyens sanitaires d'accompagner les éleveurs.
07:28Mais tout ce que vous dites est vrai, c'est que ça renvoie à une crise extrêmement profonde de l'agriculture.
07:33Parce que depuis des années, on ne considère pas les agriculteurs comme ce qu'ils sont, c'est-à-dire des chefs d'entreprise.
07:39Aujourd'hui, les cotisations sociales, par exemple, sur les exploitations agricoles, c'est 45% du revenu des agriculteurs.
07:45En Allemagne, c'est 30%.
07:47En Espagne, c'est 25%.
07:48Donc, ce qu'affrontent les agriculteurs, c'est ce qu'affrontent tous les chefs d'entreprise.
07:53Dans l'agriculture, c'est de façon exacerbée parce que les revenus sont devenus faibles,
07:57parce qu'on a créé une économie qui est extrêmement administrée.
08:02Et ce qu'il faut, c'est faire en sorte que notre belle et grande agriculture retrouve les moyens de la compétition, de la compétitivité,
08:09qu'on ne surtranspose pas les normes européennes,
08:12qu'on fasse en sorte qu'ils puissent vivre de leurs revenus.
08:14Juste, il y a 7 fois plus de suicides chez les agriculteurs que la moyenne des Français.
08:21On a presque 40% des agriculteurs qui sont en dessous du seuil de pauvreté.
08:26Or, ils produisent ce qui est désiré.
08:29Donc, on voit bien qu'il y a une inégalité, une sorte d'inéquité dans le marché agricole
08:35et que ça vient en grande partie d'un système beaucoup trop administré.
08:38J'assure, et vous plaidez évidemment pour alléger ces normes, alléger les réglementations,
08:43aller vers un système beaucoup plus libéral, c'est ce que vous développez.
08:46C'est-à-dire qu'on a enlevé les contraintes sur la concurrence étrangère,
08:49mais on a ajouté des contraintes sur la production française.
08:52Donc, ça crée une distorsion de concurrence qui est le contraire du principe d'ailleurs de base du libre-échange
08:56et qui fait qu'aujourd'hui, on met à mal des filières entières.
08:59Alors, il y a des filières qui résistent bien.
09:01Moi, j'avais travaillé dans le Jura il y a de nombreuses années maintenant sur la mise en place du comté,
09:06de la filière comté qui est remarquable.
09:09Et puis, je parcours le pays.
09:11À chaque fois, je vais voir des chefs d'entreprise, des agriculteurs.
09:13Je vois que les surfaces forestières grignotent aussi au détriment des zones agricoles.
09:19Donc, c'est toute une façon de revoir l'agriculture,
09:21mais avant tout de considérer les agriculteurs comme des chefs d'entreprise.
09:24Eric Crevel, une question à David Lissnard.
09:26David Lissnard, vous arpentez dans le paysage politique français
09:30un chemin singulier qui est celui du libéralisme.
09:32Ça faisait longtemps, d'ailleurs, qu'on n'avait pas entendu une voix porter ce mot qui est parfois tabou en France.
09:40Donc, libéralisme, quand vous voyez des traités de libre-échange,
09:44comme celui du Mercosur ou comme celui signé avec le Canada il y a quelques années,
09:48vous vous dites qu'il faut mettre des garde-fous
09:51ou il faut laisser, au nom du libre-échange, du libéralisme,
09:56ces produits, alors, clause de sauvegarde, cause miroir, rentrés en Europe et en France.
10:00– Vous voyez que dans le terme de traité de libre-échange,
10:03ce n'est pas un oxymore, ce n'est pas une contradiction,
10:04mais ça veut dire qu'il y a des dispositions contractuelles.
10:08Donc, il faut les négocier âprement, comme on le fait,
10:11moi, comme je le faisais dans le commerce, comme je l'ai fait toute ma vie.
10:14Vous parlez du traité avec le Canada, c'est l'ALENA,
10:18le traité qui a été négocié une quinzaine d'années.
10:20À l'époque, il y avait beaucoup de craintes.
10:22Il est très profitable, aujourd'hui, à l'économie française et à l'agriculture française,
10:26parce qu'en France, on a, dans le XXIe siècle, un énorme atout,
10:30c'est que nous sommes des créatifs.
10:32Et que si on nous enlève les boulets de la bureaucratie,
10:36des surnormes, de la surfiscalité, on est très bon.
10:39On est très, très bon.
10:40Et notamment à l'international.
10:42Sur le Mercosur, le sujet, c'est qu'il y a d'énormes dispositions
10:47qui sont très profitables pour les échanges.
10:49Il faut toujours rappeler que le commerce fait la richesse des nations,
10:52et que la richesse des nations passe par les échanges,
10:55mais que le libéralisme...
10:57Moi, je ne suis pas là pour être un théoricien.
10:58On me dit libéral, ça veut dire à quel point le pays est devenu socialiste.
11:02Parce que moi, je suis un pragmatique.
11:05Mais je suis fier de porter la voie de la liberté.
11:08Mais si vous voulez, le commerce, ce n'est pas la distorsion de concurrence.
11:12Le libéralisme, c'est tout le contraire de la distorsion de concurrence.
11:14Vous ne pouvez pas dire à la filière bovine française
11:17qu'elle n'a pas le droit d'utiliser tel et tel produit.
11:20À mon avis, à juste titre, sur certains antibiotiques ou hormones de croissance,
11:25mais interdire la vente de ces produits par des éleveurs français en France,
11:30mais autoriser la vente de ces produits par des éleveurs étrangers.
11:32C'est ça qui est absurde.
11:33Donc, sur le Mercosur, en fait, qu'est-ce que ça révèle ?
11:36C'est exactement comme les relations internationales, la diplomatie, l'Ukraine, etc.
11:40Ça relève la faiblesse de la France.
11:42C'est-à-dire la faiblesse de la France au sein de l'Europe.
11:44Ce n'est pas le problème avec le Brésil ou le Chili ou l'Argentine.
11:48C'est le problème. Au sein de l'Europe, comment on n'arrive pas à préserver les intérêts de certaines de nos filières
11:53et comment on se laisse écraser par les Allemands ?
11:55C'est un vrai sujet. Et d'ailleurs, Laurence Ferrari donnait cette information tout à l'heure.
11:59C'est que Bruxelles renonce à la fin du moteur thermique en 2035.
12:03Et alors, on se dit, l'Allemagne est pour le Mercosur.
12:06Le Mercosur, c'est importer de la viande et un peu de soja et du sucre.
12:11Mais c'est surtout exporter des machines outillées et des voitures.
12:13Et on se dit, mais c'est bien sûr, l'Allemagne soutient le Mercosur parce que l'industrie allemande va exporter vers les pays d'Amérique du Sud.
12:22Et on n'arrêtera pas le moteur thermique en 2035 parce que l'automobile allemande n'est pas prête pour cela.
12:28Dans le Mercosur, il y a aussi les vins spiritueux qui sont aussi favorables à la France là-dessus.
12:33Il y a aussi des faiblesses de la France.
12:35Mais si vous voulez, vous avez complètement raison.
12:38C'est-à-dire que les autres ne sont pas coupables de leur force.
12:42Nous sommes responsables et coupables de notre faiblesse.
12:45Comment la France a-t-elle réussi en quelques années, ça a commencé il y a plus longtemps, en quelques décennies,
12:51à devenir en seconde zone au sein de la zone euro ?
12:56Nous qui sommes des fondateurs de l'Europe, qui sommes une grande nation.
12:59C'est pour ça qu'il faut tout changer.
13:01C'est-à-dire qu'on peut tourner ça dans tous les sens tant qu'on ne remodèlera pas notre système social.
13:07Tant qu'on prélèvera plus que les autres sur la production, c'est-à-dire sur le travail et l'investissement
13:12pour alimenter un état-providence qui pour moi est mort pour des raisons démographiques, économiques et migratoires.
13:18C'est-à-dire qu'on continuera à vouloir soigner toute la misère du monde
13:21en prélevant sur ceux qui créent de la richesse,
13:24eh bien on sera faible dans les relations internationales.
13:26On pourra sauter comme des cabris, comme disait le général, pour dire qu'il faut une grande armée.
13:30Oui, il faut une armée puissante, etc.
13:32Mais il faut la puissance économique, il faut la prospérité.
13:35Et ce que je propose avec Nouvelle Énergie, c'est un projet de nouvelle prospérité.
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