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  • il y a 7 semaines
Jean-Yves Gauchot, président de la Fédération des syndicats vétérinaires de France, revient sur la politique vaccinale des bovins, en raison des abattages liés à des cas de dermatose nodulaire.

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Transcription
00:00L'équivalent de l'OMS dit qu'il faut éradiquer. Comment on fait pour éradiquer ? Il faut vacciner une population qui est quasiment saine.
00:07Maintenant, il va falloir trouver des solutions. Je suis challengé. Pas que moi, bien évidemment.
00:13Moi, je m'exprime au nom de la communauté scientifique et au nom des vétérinaires que je représente.
00:18Il faut trouver des solutions. On a perdu le crédit du discours scientifique, ce qu'on fait tous les jours avec nos éleveurs ou dans nos cabinets.
00:27Et en plus, on se fait menacer. Ça devient inentendable. Donc, il faut ramener du dialogue.
00:32J'imagine combien c'est difficile, effectivement, à vivre, vous qui êtes là pour soigner les bêtes et qui essayez.
00:38Vous dites qu'on a perdu la bataille même des mots, la bataille scientifique.
00:42Vous disiez qu'on ne doit pas parler d'abattage, on doit parler de dépeuplement.
00:45Mais moi, j'entendais même certains hier, je crois que c'est la Confédération Paysanne, qui parlaient de génocide des bêtes.
00:50C'est-à-dire que là, on est sur des mots où, effectivement, on est sur une émotion absolue.
00:55Donc, comment vous faites-vous face à ça ? On est sur la bataille des mots.
01:00On est sur la bataille des mots. Alors, là où ça marche bien, effectivement, ce qu'on s'est rendu compte, c'est qu'en Savoie, ça s'est relativement bien passé.
01:07Parce qu'en Savoie, il y a encore un gros lien, de gros binômes vétérinaires-éleveurs, parce que ce sont des grosses régions producteurs de fromage, etc.
01:15Dans le sud-ouest, c'est plus compliqué, parce qu'on a, et j'en fais partie de ce sud-ouest, la Dordogne, heureusement, n'est pas encore touchée.
01:23Et elle ne devrait pas être, parce que j'y crois encore à cette politique vaccinale.
01:26Parce que c'est la bonne, la politique vaccinale et la politique de dépeuplement, c'est la bonne.
01:30Il faut trouver des solutions. La coordination, je crois, sur un nouveau plateau, il y a deux soirs, m'a dit qu'ils avaient trouvé comme médiataires Agnès Buzyn.
01:36Mais je m'en réjouis. Agnès Buzyn est une grande scientifique, une grande professeure.
01:41On va dialoguer. Il faut dialoguer avec eux pour leur montrer scientifiquement ce qu'on peut faire.
01:45On est en train de réfléchir à l'académie, à des protocoles, pas des protocoles alternatifs, mais des protocoles scientifiques, sur des tests.
01:52Parce qu'on ne sait pas dépister. On a un test qui fait la PCR.
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