- il y a 7 semaines
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Europe 1 Soir, 19h-21h, Pierre de Villeneuve.
00:03Voilà donc pour cette interview d'Aurore Berger, Ophélie Roch est avec moi, bonsoir Jean-Claude Dacier.
00:11Est-ce que Jean-Claude, vous croyez à la sincérité de l'exécutif, pas seulement d'Aurore Berger mais d'Emmanuel Macron, d'en faire plus contre l'antisémitisme en France ?
00:25Je veux le croire, mais je dois reconnaître que le président de la République me paraître dans un état aujourd'hui proche de, je ne sais pas proche de quoi, mais incontestablement.
00:38Alors il a eu une démarche politique qui a été assez mal jugée, même si à peu près 150 pays l'ont suivi, ou en tout cas avaient déjà décidé de reconnaître un état palestinien.
00:48Mais ça a été quelque chose qui a peu arrangé son image au sein de la région.
00:54En revanche, je veux croire aux déclarations de Laurent Nunez, et de ses prédécesseurs, quand ils affirment qu'ils mettent tout en œuvre pour essayer de protéger la communauté juive de tous les excès des islamistes.
01:09Les attentats, les meurtres, les assassinats des islamistes.
01:13Je veux les croire, et je pense que c'est la réalité.
01:18Simplement, on est dans une situation où la politique, aujourd'hui, on ne sait plus très bien quel sens est là.
01:25Et honnêtement, je ne sais plus très bien ce que pense vraiment de ce conflit le président de la République.
01:29Je ne suis pas contre, par principe, à sa reconnaissance théorique d'un état palestinien à venir.
01:36Je crois aussi beaucoup à la nécessité absolue d'une solution politique dans cette région.
01:41Mais je sais très bien que ce n'est pas demain la veille, et que ça va être extraordinairement compliqué.
01:47Néanmoins, et j'en terminerai par là, il y a des élections en Israël.
01:53C'est une vraie démocratie qui fonctionne.
01:56Et les élections, sauf heure de ma part, ont lieu au mois d'octobre 2026.
02:02Peut-être auront-elles lieu un peu avant, je ne sais pas.
02:06En tout cas, les Israéliens devront dire, et la campagne sera à cet égard très riche d'enseignements,
02:11devront dire ce qu'ils veulent pour la région.
02:13On ne peut pas laisser la situation de Gaza.
02:19Enfin, écoutez, j'ai vu les images l'autre jour.
02:21Gaza sous la pluie, mais c'est une horreur, c'est une fabrique de terrorisme.
02:25Où ont les enfants sont tous, potentiellement, des adhérents au Hamas,
02:32qui, je l'espère, est largement entamé.
02:34Avec ce qu'ils ont sous les yeux, avec des exécutions.
02:37On met à genoux, je mets entre guillemets, les collaborateurs d'Israël.
02:43On les met à genoux, on leur tire une balle de kalachnikov dans la tête.
02:47C'est une horreur, et il faut essayer de trouver une solution, ce ne sera pas simple.
02:51Ophélie.
02:52La plus rapidement possible. Pardon, j'ai été bien long.
02:55Non, mais je suis sage.
02:58Je pense, Emmanuel Macron, il a un discours un petit peu trouble, en effet,
03:04envers tout ce qui est sur l'antisémitisme.
03:06Tout simplement parce que je pense qu'il ne comprend pas ce qui se passe dans la société.
03:09C'est qu'il est encore dans une vision où l'antisémitisme, ça serait un choix.
03:15C'est-à-dire, vous voyez, les gens décident d'être antisémites
03:17parce qu'ils décident de se dire, moi je suis fanatique du troisième rail, je lis ça.
03:21Ce n'est pas ça, maintenant, l'antisémitisme de nos jours.
03:23L'antisémitisme, c'est des enfants qui n'ont pas forcément choisi d'être antisémites,
03:27mais qui se connectent sur les applications,
03:29et qui ont des messages comme ça douce heureux,
03:31qui leur sont chuchotés de manière de plus en plus insistante.
03:34Limite ASMR.
03:35Ah oui, mais en complètement, parce qu'ils s'endorment avec, c'est ça aussi, je pense.
03:38Et parfois, je me dis que ce président ne comprend pas ce qui se passe au niveau de ce problème.
03:43Pourtant, il passe beaucoup de temps, d'après les informations que nous avons, sur les réseaux sociaux,
03:47et donc il devrait les comprendre, ces réseaux sociaux.
03:50Pas tant que ça, parce que vous savez, c'est une histoire d'algorithme aussi.
03:53Ce n'est pas parce que lui, il est sur les réseaux sociaux, il doit checker quoi ?
03:56Il doit checker ses opposants politiques, ses proches,
03:59donc il doit être dans sa propre bulle algorithmique.
04:01Mais c'est vrai que dans la série Adolescence, par exemple sur Netflix,
04:05on a appris ce que, par l'intermédiaire d'une scène,
04:09ce que veulent dire les émojis,
04:11et notamment les différentes couleurs de cœur.
04:14Alors ça, vous connaissez par cœur, en tant qu'enseignante,
04:16et avec les messages qui sont envoyés par vos élèves.
04:19Ce que je voudrais qu'ils comprennent, ce président,
04:21c'est que par exemple, il suffit de regarder nos tables scolaires.
04:24Il y a encore un an, il y a commencé à y avoir des drapeaux palestiniens,
04:27mais maintenant, elles sont toutes maculées de drapeaux palestiniens.
04:30Et puis, ces drapeaux palestiniens, au départ, on ne voyait qu'eux,
04:32puis maintenant, on commence à voir les drapeaux du Maghreb,
04:34enfin du Maghreb, parce que c'est marqué « Viva Maghreb ».
04:36Mais après, il y a l'Algérie, après il y a...
04:38Donc en fait, on a de plus en plus le sentiment que
04:40il y a quelque chose qui est en train de pourrir,
04:44que l'État n'est pas du tout en train de prendre conscience de ça,
04:47parce que finalement, ils ne le vivent pas au quotidien.
04:49À quoi ça ressemble, une table bombardée, en fait, de drapeaux ?
04:52Mais que la vérité leur échappe, c'est-à-dire qu'ils ne savent pas quoi ils parlent.
04:55Parce qu'ils ne voient pas.
04:56Honnêtement, je pense que vous mettez n'importe quel président,
04:59il faut leur ouvrir les portes des classes,
05:00regardez ce qu'il se passe, regardez ce que les enfants mettent sur leur cahier.
05:03Parce que c'est à une température, c'est un maromètre.
05:05Non, mais je parlais des enfants.
05:06En fait, le fait de mettre des drapeaux palestiniens,
05:08est-ce qu'ils savent de quoi ils parlent ?
05:10Oui, quand même.
05:11Ou est-ce qu'ils se disent « Tiens, le voisin l'a fait, donc je vais le faire ».
05:14Bien sûr qu'il y a du mimétisme, mais tous les enfants sont mimétiques.
05:17Donc de toute façon, c'est un petit peu comme ça qu'ils se construisent, par mimétisme.
05:20En revanche, je pense que les drapeaux sont conscients,
05:22puisque parfois ils sont accompagnés de messages beaucoup moins sympathiques
05:25envers l'État israélien.
05:27Donc on voit bien que de toute façon,
05:29il y a une forme d'incompréhension de la part de l'État
05:32à ne pas comprendre que la jeunesse se radicalise.
05:34Je pense qu'il doit estimer cette jeunesse très bête.
05:36Oui, d'accord, mais une fois que ça s'est dit, il n'y a rien qui change.
05:39Allez, je vous propose qu'on en reparle juste après la pause publicitaire.
05:4315 morts, 42 blessés, bilan de l'attentat antisémite de Sydney,
05:51l'émotion de la communauté juive et l'émotion de la communauté mondiale,
05:56en général, contre ce qui s'est passé,
05:59ce qui est la plus grande attaque antisémite en Australie jamais vécue.
06:03Écoutez, Déborah Elkayam, elle est la belle-sœur de Dan,
06:06ce français qui est mort dans cet attentat odieux, antisémite, abject.
06:12Elle a témoigné tout à l'heure sur Europe 1, dans Pascal Praud et vous.
06:16C'est un cauchemar, on ne réalise pas du tout ce qui se passe.
06:20On est vraiment, il n'y a pas de mots pour décrire ce qui s'est passé.
06:24C'est vraiment une douleur inimaginable et que personne ne devrait connaître.
06:29Dan, on voit son sourire, c'était une lumière, c'était la joie de vivre,
06:33c'était une personne avec, je le disais tout le temps,
06:36il a une âme particulière, toujours les bons mots,
06:40toujours un sourire qui réconforte.
06:42Vraiment, c'est le genre de personnes qu'on rencontre une fois.
06:47Voilà, Dan, c'était la joie de vivre, la lumière.
06:50La joie de vivre, la lumière, alors que les juifs sont visés,
06:56notamment par Rima Hassan, députée européenne LFI,
06:59qui ce week-end, dans une émission, a estimé qu'Israël ne survivra pas 100 ans.
07:06Moi, je n'ai plus le droit d'aller en Palestine.
07:10Jusqu'à la libération.
07:11C'est la juge qui m'avait dit, vous allez être interdit de territoire pour 100 ans,
07:16je lui ai dit, Israël ne survivra pas 100 ans.
07:20Ça, c'était devant la juge.
07:22Et quand on interroge sur Europe 1 et sur CNews, au grand rendez-vous,
07:27Manon Aubry, sur ce qu'elle dit, Rima Hassan, voilà ce qu'elle répond.
07:32Rima Hassan, Israël ne survivra pas 100 ans.
07:34Je réponds juste, vous faites le lien entre l'antisémitisme et l'État d'Israël.
07:38Est-ce que dans l'État d'Israël, il n'y a que des juifs ?
07:40Moi, regardez, je lis juste, je lui ai répondu, Israël ne survivra pas 100 ans.
07:44Répondez à ma question.
07:45Est-ce que c'est Israël ?
07:46Répondez à ma question.
07:47Vous voyez très bien que vous êtes en difficulté, puisque l'État...
07:50Je ne suis pas du tout en difficulté.
07:51C'est vous qui êtes en difficulté, vous ne voulez pas répondre sur Rima Hassan ?
07:54Non, je réponds sans problème sur Rima Hassan.
07:56Alors, elle a raison de dire ça ou pas ?
07:57Bien sûr qu'elle a raison de dire ça.
07:58Pourquoi est-ce qu'elle a raison ?
07:59Vous savez qu'aujourd'hui, commettre des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité,
08:04raison pour laquelle le gouvernement israélien est poursuivi par la Cour pénale internationale,
08:09oui, ça précipite à la chute d'un État.
08:12Voilà, et quand on interroge Jonathan Harfi, tout à l'heure président du CRIF,
08:17quand je lui dis est-ce que ces propos-là sont des accélérateurs d'antisémitisme en France,
08:22il dit bien sûr que oui.
08:23Bien sûr que oui.
08:24Ils sont suffisamment clairs.
08:25Ophélie Roch.
08:26Non seulement ils sont suffisamment clairs, mais en plus ils sont martelés par plusieurs personnalités politiques
08:31qui ont une légitimité.
08:33Ils ont été élus, donc tout ce que vous dites en tant qu'élus,
08:37forcément que ça compte dans le débat public, puisque vous représentez une partie des électeurs.
08:41Et moi je pense surtout que ça influence les plus jeunes, encore une fois.
08:44Et puis les gens ont envie de...
08:47En fait, c'est très communautaire ce qu'ils font.
08:50Je trouve que c'est pas digne.
08:51Honnêtement, c'est pas quelque chose de digne de faire ça.
08:53Et surtout, c'est évident, c'est tout à fait la vérité.
08:57Et surtout, Mme Aubry me pose une question dans le Grand Rendez-vous.
09:02Elle dit, est-ce qu'il n'y a que des juifs ?
09:03Mais en fait, quand vous êtes israélien, vous êtes juif.
09:06C'est dans votre passeport.
09:07C'est comme ça.
09:09Donc, n'en déplaise à Mme Manon Aubry, à laquelle, dans le flot évidemment des agressions
09:14que j'ai subies au Grand Rendez-vous, je n'ai pas pu lui répondre sur ce point.
09:17Moi, je ne fais pas très attention à ce que dirait Ima Hassan, mais j'ai sans doute tort.
09:21Parce qu'elle a sûrement...
09:22C'est une école en beaucoup de jeunes, oui.
09:24Mais elle a sûrement une influence.
09:26Ophélie, elle le voit, ça.
09:28Elle a sûrement une influence, notamment chez les jeunes générations qui prient par les...
09:33C'est comme le Che Guevara pour eux.
09:35C'est vraiment...
09:35C'est la même aura.
09:38Peu importe ce qu'elle dit.
09:40Déjà, il suffit de la voir et on sent qu'il y a une forme de...
09:45Elle arrive à générer chez une certaine communauté une vague d'enthousiasme.
09:50Et ce qui pose problème, parce que la vague d'enthousiasme peut être légitime.
09:54Mais pour quelqu'un qui, en plus, a si peu de pondération dans ses propos,
09:57ça la rend d'autant plus dangereuse.
09:59Oui.
09:59Il faut bien reconnaître que le parti auquel, me semble-t-il, elle appartient,
10:05la France Insoumise, est plus qu'ambiguë sur cette question.
10:09Ils sont même plus ambigus.
10:10Là, c'est carrément acté.
10:11Regardez-vous.
10:11Franchement, c'est insensé.
10:13Pour ça que je pense que Jean-Luc Mélenchon en paiera le prix.
10:17Mais comment ?
10:18Je pense que les électeurs sauront lui rappeler que la France, c'est pas ça.
10:24Mais je peux me tromper.
10:25Nous verrons bien le résultat de ces prochaines élections.
10:29On verra d'abord les municipales, et puis surtout, ensuite, la présidentielle et les législatives qui suivront.
10:34Mais honnêtement, on est dans...
10:37Mélenchon et le parti entretiennent un climat dans ce pays qui est absolument insupportable.
10:45Et qu'il faudra régler, je l'espère, le plus vite possible.
10:48Je suis pas tout à fait sûr de moi, mais je crois quand même qu'il sera sanctionné.
10:52Ce que je voulais juste dire, c'est que même s'il ne remporte pas les élections, il aura quand même gagné d'une certaine manière.
10:58Parce que, oui, mais à force de diluer des idées comme ça, elles finissent par s'imprégner.
11:03Et moi, je me dis, comment ces enfants qui ont été infusés et baignés là-dedans vont pouvoir, si vous voulez...
11:08Et le combat, c'est vous qui le menez.
11:10C'est vous, c'est les profs, c'est les enseignants, en disant, en fait, la réalité, elle est peut-être autre.
11:14Et parfois, il y a des gens qui sont courageux comme vous, il y a des gens qui sont courageux comme Samuel Paty,
11:20et d'autres qui ne le sont pas, mais parce qu'ils ont peur des représailles.
11:23Ah oui, c'est sûr qu'il y en a certains qui n'osent pas.
11:25Et puis certaines matières sont plus toxiques, entre guillemets, que d'autres.
11:27Et du coup, j'imagine qu'on va faire un schéma complètement incohérent,
11:31mais j'imagine que par cette crainte, cette inquiétude, il y a des profs qui disent,
11:36oui, vous avez raison, Rima Hassan a tout à fait de raison de dire ça.
11:39Ils vont tenir sans doute une posture plus nuancée en disant,
11:42elle a une partie raison et une partie tort,
11:45mais le fait de dire, de toute façon, un enfant, elle a en partie raison,
11:48vous pensez bien que vous retenez que ce que vous avez envie de retenir ?
11:52Voilà, on enlève-le en partie, on est bien d'accord.
11:54On va parler de la crise agricole qui continue, Madame Genevard.
11:56La ministre de l'Agriculture s'est rendue auprès des agriculteurs à Toulouse.
12:04Voici ce qu'elle a déclaré tout à l'heure.
12:06Plusieurs m'ont dit, il faudrait élargir le périmètre de la vaccination.
12:11J'y ai donné droit et nous ne l'avions jamais fait dans aucune autre région.
12:16Autour du périmètre de la zone réglementée,
12:20donc la zone réglementée qui enserre les cafoyers,
12:23nous avons établi un cordon sanitaire
12:26qui doit être infranchissable à la fois
12:30pour que l'élevage qui est au-dessus de l'Occitanie
12:37ne soit pas contaminé,
12:39parce que je rappelle qu'il y a 125 000 éleveurs en France,
12:43qu'il y a 16 millions de pètes de bovins,
12:45et qu'il est très important de protéger,
12:47c'est mon rôle, tout l'élevage français.
12:50Vous avez compris quelque chose ?
12:52Moi, rien du tout.
12:53Alors, on va réécouter, madame Genevard,
12:55parce que moi, je n'ai rien compris.
12:56On va réécouter.
12:57Plusieurs m'ont dit, il faudrait élargir le périmètre de la vaccination.
13:02J'y ai donné droit et nous ne l'avions jamais fait dans aucune autre région.
13:07Autour du périmètre de la zone réglementée,
13:10donc la zone réglementée qui enserre les cafoyers,
13:13nous avons établi un cordon sanitaire qui doit être infranchissable à la fois
13:21pour que l'élevage qui est au-dessus de l'Occitanie ne soit pas contaminé,
13:29parce que je rappelle qu'il y a 125 000 éleveurs en France,
13:33qu'il y a 16 millions de pètes de bovins,
13:36et qu'il est très important de protéger, c'est mon rôle, tout l'élevage français.
13:40Bon, cordon sanitaire ?
13:43Oui, c'est élargi.
13:44C'est élargi ?
13:45C'est ce que j'ai compris.
13:46On protège, on essaye de...
13:47C'est élargi au-delà, si vous voulez, d'une zone dite sensible.
13:53Jean-Claude, vous qui êtes dans cette profession depuis combien de temps ?
13:56Je ne compte plus.
13:58Quelques dizaines d'années ?
13:59Peut-être.
13:59Quelques dizaines de décennies.
14:02Est-ce que c'est responsable pour un ministre de l'Agriculture
14:07dont on connaît que les agriculteurs font face à une crise
14:12qui n'est pas terminée et qui dure depuis 50 ans ?
14:16Est-ce que c'est responsable de venir, de faire le déplacement,
14:19d'être devant eux, et de sortir, pardonnez-moi même Genevard,
14:22un charabia comme celui-ci ?
14:24Mais qu'est-ce que vous voulez comprendre de ce truc-là ?
14:27Je vais vous dire...
14:28Il y a un agriculteur qui se suicide tous les deux jours.
14:31Et vous avez une ministre de l'Agriculteur qui arrive
14:33et on doit repasser deux fois le son
14:35et au bout de deux fois, on n'a toujours pas compris l'entièreté.
14:38Mais elle non plus, je pense qu'elle n'a pas compris.
14:39Et elle non plus, peut-être qu'elle ne comprend pas.
14:41Je pense qu'elle ne comprend pas.
14:42Mais c'est scandaleux, en fait, de dire des trucs pareils.
14:45Le gouvernement, je n'irais pas être à son image,
14:48mais il a été bâti dans les conditions politiques que l'on connaît.
14:50Non, mais oubliez le gouvernement parce qu'il y a qu'un ministre.
14:53Concentre-nous sur ce que dit Mme Genevard.
14:54Entre vous, le dossier n'est pas simple.
14:56Moi, il y a quelque chose qui me frappe,
14:58dans ce que j'entends. D'abord, se faire une opinion claire,
15:03décisive sur ce dossier n'est pas chose facile.
15:06J'écoute les vétérinaires.
15:08Mais il y a quelque chose qui est évident.
15:11C'est que la crise de 2024 est loin d'être terminée.
15:15Il y a encore un grand malaise dans la profession agricole,
15:18d'une manière générale, et il y a une vraie solidarité.
15:21Et surtout, dans le problème qui nous occupe là,
15:25il y a un amour, mais qu'on peut comprendre.
15:27Enfin, je veux dire, toute personne qui met un peu les pieds à la campagne le comprend.
15:32Il y a un amour des éleveurs pour leurs bestions.
15:39Mais c'est incroyable.
15:42Les millions de visiteurs au salon de l'agriculture chaque année.
15:44Bien sûr.
15:45Aller leur expliquer qu'il va falloir abattre tout ça,
15:48c'est quelque chose qu'ils ont du mal à comprendre.
15:51En plus, il y a un peu de politique entre nous.
15:53Il y a deux syndicats qui sont proches du Rassemblement National.
15:56C'est ça qui me gêne, en fait.
15:58Ça ne veut rien dire, proches du Rassemblement National.
16:00Oui, enfin, ils sont proches.
16:01Ils sont proches, ils sont proches, qu'est-ce que ça veut dire ?
16:03Ça veut dire qu'ils ont la peste noire ?
16:05Non.
16:06Ça veut dire qu'ils ont un choix dans la vie qui est le...
16:09Voilà, c'est tout ce qu'ils veulent.
16:11Très bien, on va y en a après parce que ce n'est pas clair.
16:13Ils ont le droit.
16:13Vous êtes aussi clair que Mme Genevard ce soir.
16:15Non, mais ils ont le droit.
16:16Mais bien sûr qu'ils ont le droit.
16:18C'est un parti démocratique.
16:21Il n'a pas été dissous par M. Darmanin.
16:23Je ne considère pas simplement que c'est une donnée à prendre en compte.
16:25C'est une ministre de l'Intérieur.
16:26Bon.
16:27Je crois que son gros problème, justement, c'est de ne pas séquencer les problématiques.
16:32Il y a deux problématiques.
16:33Il y a une zoonose, c'est-à-dire qu'il y a une épidémie animale, qu'est-ce qu'on fait ?
16:36Et il y a ces répercussions, qu'est-ce qu'on veut ?
16:38En fait, une zoonose, pour ce cas-là, ce qu'il faut savoir, c'est que la vaccination peut être efficace,
16:44mais l'abattage systématique n'est valable que sur des troupeaux dispersés.
16:48C'est-à-dire que vous regardez les données épidémiologiques,
16:50sur des troupeaux qui sont des têtes proches, ça ne sert à rien d'abattre toutes les bêtes.
16:55Ça ne sert strictement à rien.
16:56La maladie fait des bons et elle ne se transmet pas d'une vache à une autre.
17:00Donc déjà, il y a un problème par rapport à ça.
17:01Contrairement au rhume.
17:02Contrairement au rhume.
17:03De toute façon, vous ne pouvez pas faire une zone de cordon sanitaire.
17:07Vous ne pouvez pas exclure comme ça tous les moustiques.
17:10On ne peut pas tout mettre sous produits chimiques.
17:13Le problème, c'est qu'elle n'ose pas avouer quelque chose,
17:15de dire « mais non, nous, on ne veut pas faire des choix qui sont des choix
17:20où on pourrait sauver une majorité des troupeaux,
17:23mais si on les sauve, c'est vrai qu'on risque de perdre un label pour les exportations.
17:26La France sera jugée comme moins sécuritaire. »
17:29Alors qu'on est en pleine négociation avec le mercosur, ça doit jouer.
17:32Je pense que ça joue nous-mêmes plus qu'un peu.
17:34On a des accords internationaux, des accords européens d'embauche.
17:38Et surtout, je pense qu'il n'y a aucune volonté réelle de se dire
17:43« est-ce que ça en vaut la peine ? »
17:45C'est-à-dire que les agriculteurs disent « nous, on est prêts à faire les carnets de vaccination,
17:48on est prêts à faire les rappels, on est prêts à faire tout ça. »
17:49Ça n'intéresse pas, la politique, tout ça ?
17:5120h44, on va y revenir.
Commentaires