00:00Oui, cette rocade est bloquée depuis hier en milieu d'après-midi.
00:05Un blocage qui continue, qui a duré toute la nuit avec plusieurs agriculteurs ici,
00:08notamment de la coordination rurale du Tarmes, qui ont dormi dans leur tracteur.
00:12Et puis la mobilisation, elle continue sous d'autres formes.
00:14On est au côté de Roger, vous êtes le co-président de la CR81.
00:18Là, vous êtes en train de mettre ces panneaux.
00:21Il y a aussi une opération de tractage de l'autre côté.
00:22L'idée, c'est aussi de sensibiliser la population sur ce qui est en train de se passer, sur vos problématiques.
00:26Oui, tout à fait. On veut sensibiliser un maximum de monde,
00:29même si on est déjà arrivé à sensibiliser beaucoup de monde.
00:34Tout le milieu agricole aussi, mais évidemment nos concitoyens.
00:38Parce qu'il faut savoir que nos concitoyens mangent tous trois fois par jour, comme nous.
00:43Et on ne veut pas qu'on détruise notre élevage, surtout pour des mauvaises raisons.
00:47C'est un sujet qui est très complexe, cette maladie qui oppose agriculteurs, politiques, scientifiques.
00:53Le grand public, les gens avec qui vous échangez, qu'est-ce qu'ils en pensent ?
00:55Ils comprennent un peu la problématique ?
00:58Le grand public est tout à fait solidaire de nous.
01:00Hier, quand on s'est mis en place, les gens affluaient pour nous dire
01:03« Vous avez raison, continuez, battez-vous, arrêtez ce génocide ».
01:08Scientifiquement, il n'y a pas de raison d'abattre ces vaches.
01:12– Génocide, le mot est fort quand même. On parle d'abattage massif uniquement lorsqu'il y a un cas qui a été trouvé dans les exploitations.
01:19– Oui, vous savez que pour un cas d'une vache malade, on a abattu. En fait, on n'est pas arrivé à les abattre.
01:24Ils ne sont pas arrivés à abattre les vaches dans la ferme de l'Ariège où j'étais, où j'étais sous le déluge de feu,
01:31la véritable guerre que nous a menée le gouvernement ce jour-là,
01:35parce qu'on voulait juste empêcher de tuer des vaches qui étaient saines, présumées saines.
01:40Donc c'est inadmissible. On nous a mis une armée en face de nous et on a tué.
01:45Alors ce qu'il faut bien que passe à l'écran aussi, c'est qu'on a tué des vaches qui étaient toutes gestantes,
01:51c'est-à-dire qui allaient faire leur petit veau d'ici la fin de l'année pour les premières.
01:55Vous imaginez ? Où sont les gens qui s'offusquent parfois pour le bien-être animal ? Où sont-ils ?
02:01– Il y a 16 millions de vaches en France à peu près. On en a 2000 vaches tuées depuis le début de la maladie.
02:06C'est le bon chiffre, vous confirmez ?
02:07– Non, ce n'est pas le bon chiffre. C'est plus de 4000 aujourd'hui.
02:09– Environ 4000. Là sur le panneau, Genevard m'a tué.
02:14Donc qu'est-ce que vous voulez faire passer comme message à la ministre de l'Agriculture
02:17qui l'a dit aujourd'hui ce matin, a fait comprendre qu'elle allait peut-être venir sur le terrain.
02:21On ne sait pas encore où précisément. Est-ce que vous, vous avez envie de la rencontrer ici à Albi ?
02:26Et si elle venait, qu'est-ce que vous lui diriez ?
02:27– On lui dirait tout simplement qu'il faut qu'on évolue, qu'il faut que ce protocole d'abattage total évolue.
02:34On ne peut pas continuer comme ça parce que là on est en période hivernale.
02:37– Imaginez-vous au printemps, quand les insectes vont se développer et vont gambader un peu partout.
02:43On risque là, on risque vraiment, comme je vous disais tout à l'heure, le génocide du cheptel.
02:47– Génocide c'est un peu fort monsieur. Quand on parle de 4000 vaches sur 16 millions, le mot est un peu fort.
02:51J'insiste là-dessus.
02:53Juste une dernière question peut-être, la mobilisation elle va prendre quelle forme dans les prochains jours ?
02:58– Et vous parliez d'évolution du protocole, qu'est-ce que vous voulez concrètement ?
03:02La ministre, elle, dit qu'il faut tuer tous les animaux lorsqu'il y a un cas qui est retrouvé.
03:05Vous, qu'est-ce que vous proposez à la place de ça ?
03:07Nous, on propose de vacciner, de vacciner tous les animaux et au moins ce qu'on aurait pu faire,
03:14c'est de garder un troupeau test quelque part, de confiner un troupeau à l'intérieur
03:18et de voir comment la maladie évoluait.
03:22Parce que là, depuis le mois de juin, on en est au même stade.
03:26On n'a aucune possibilité de voir l'évolution de cette maladie puisqu'on tue tout le monde.
03:31On tue tout le monde, donc on n'a aucun recul.
03:32On n'avance pas dans la recherche de l'évolution de cette maladie.
03:37Donc c'est une ineptie, ça.
03:38– Le fait qu'elle fasse un pas vers vous, qu'a priori elle vienne sur le terrain,
03:42vous le prenez bien ? Vous dites que c'est une évolution par rapport à ces derniers jours ?
03:45– Si elle doit nous amener des avancées, on est prêt à la recevoir
03:48et on est prêt à discuter, bien évidemment.
03:50Mais si elle est sur ses bases d'abattage total, c'est même pas la peine qu'elle vienne.
03:55Et nous, s'il faudra, s'il faut, on va monter d'un cran.
03:58– Merci beaucoup Roger, le message est passé.
04:01On rappelle cette mobilisation ici, le blocage de la rocade d'Albi
04:05qui dure depuis maintenant plus de 24 heures.
04:07Une opération de tractage dans le centre commercial que vous voyez ici.
04:10Et puis cette opération de communication avec ces panneaux
04:12et également ces banderoles qui sont mises ici sur le rond-point
04:14pour sensibiliser les automobilistes qui du coup passent sur cette petite route sur le côté.
04:18– Merci.
04:19– Merci.
04:20– Merci.
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