00:00Ce que vous évoquez là, c'est la manifestation qui a eu lieu un petit peu plus tôt en centre-ville d'Albi,
00:04avec un cortège d'environ 200 personnes qui s'est rendu jusqu'à la préfecture.
00:08Et ce soir, après ce rendez-vous avec la préfecture, on assiste désormais à un blocage ici sur la rocade d'Albi.
00:13On en parle avec Nicolas Buselin, vous êtes le président de la coordination rurale ici dans le Tarn.
00:19Blocage en cours, pour quelles raisons ?
00:21Par rapport à ce qui s'est passé, notamment à l'Ariège, pour commencer,
00:26la profession trouve ça lamentable, c'est inexplicable.
00:30Déployer autant de forces de l'ordre face à des agriculteurs qui sont juste là pour essayer de vivre de leur métier,
00:36nourrir les gens, quand on voit ça, aujourd'hui c'est déplorable.
00:40Il y a ce sujet-là, il y a le sujet aujourd'hui, le gros sujet, le gros débat.
00:43La vaccination c'est très bien, je pense qu'on l'aura.
00:46Mais aujourd'hui, si on vaccine et qu'on continue à tuer nos bêtes, ça n'a aucun sens.
00:50Aujourd'hui, on veut clairement l'arrêt de l'abattage total des bêtes.
00:53Dans le département voisin Haute-Garonne, il y a un cas qui a été repéré.
00:56Désormais, la vaccination va accélérer.
00:57Chez vous dans le Tarn, ce n'est pas le cas encore ?
00:59Si vous voulez faire vacciner vos bêtes, ce n'est pas possible ?
01:01Hier soir, on était en réunion en préfecture, justement, le préfet devait faire remonter.
01:05Normalement, on aura accès à la vaccination, mais la vaccination avec ce maintien de l'abattage total, c'est hors de question.
01:12Aujourd'hui, c'est stopper cet abattage total.
01:16Le problème de la propagation de la maladie, ça a été véhiculé par la peur et l'épée de Damoclès, qu'ont aujourd'hui les agriculteurs, par rapport à l'abattage, c'est tout.
01:24Quelle est la solution selon vous ? Tuer uniquement la bête malade, laisser les autres en vie ?
01:30Éventuellement, oui. Aujourd'hui, conjointement, dans l'Ariège, plusieurs syndicats portaient les mêmes valeurs, c'est-à-dire l'arrêt de l'abattage.
01:39Mise dans l'élevage sous cloche pour voir le développement de la maladie, pour voir comment ça évolue, parce qu'aujourd'hui, on ne sait strictement rien.
01:44Et la vaccination par la suite, mais en aucun cas, la ministre daigne nous écouter.
01:50Aujourd'hui, qui est plus capable que les agriculteurs eux-mêmes de gérer leurs troupeaux ?
01:55Des crises, on a eu la FCO, la MHE, maintenant on a ça, on a eu la grippe aviaire.
02:00On commence à savoir gérer nos animaux, on les connaît, on vit avec tous les jours, on les soigne, on sait de quoi on parle.
02:05La ministre et la bureaucratie, aujourd'hui, je suis désolé, ils ne pompent strictement rien à rien.
02:09C'est stérile, on a des discussions stériles depuis des lustres, et ils ne veulent pas bouger.
02:15Aujourd'hui, il faut qu'ils prennent conscience qu'on est déterminés, et c'est clair, dans le Tarn, il n'y aura pas d'abattage total.
02:20On n'a aucun doute sur le fait que vous connaissiez évidemment bien votre métier, mais là, c'est un grand débat qui a lieu entre vous, les agriculteurs, les politiques, et également les scientifiques.
02:28C'est difficile d'avoir une voix qui porte au milieu de ce débat entre tous ces acteurs ?
02:32C'est ça, c'est très compliqué de se faire entendre, d'autant plus qu'aujourd'hui, personne n'est en mesure de nous prouver que l'abattage,
02:39finalement, c'est la solution. Si c'était la solution, ça se serait quand on est en Savoie cet été.
02:45Les Savoie, le Doubs, l'Ariège, les Péaux, la Haute-Garonne, demain le Tarn, non, ça suffit maintenant.
02:51Ils ne sont pas capables, ils ne sont pas capables, point barre.
02:53Merci beaucoup, Nicolas, pour ce point en direct. On le rappelle, un blocage en cours, donc ici à Albi, on est en périphérie, au niveau de la Rocade,
03:00avec ces meules de foin qui sont en train d'être installées ici, et une quinzaine de tracteurs derrière nous qui bloquent la voie.
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