00:00Monsieur Bardella, s'il y a une chose que, en effet, je dois apprécier chez vous,
00:05c'est le fait que l'hypocrisie est une couleur qui vous va très bien au teint.
00:08Comment est-ce que ce soir, vous pouvez affirmer, devant les Françaises et les Françaises,
00:12qu'aujourd'hui, les femmes sont dans une insécurité monstre,
00:15alors qu'à l'Assemblée nationale, vous avez voté contre la modification de la définition de l'agression sexuelle.
00:22Vous avez voté contre le fait qu'aujourd'hui, le fait de retirer son préservatif d'un rapport soit considéré comme un viol.
00:29Il y a déjà une forme d'incohérence dans ce que vous proposez, que ce soit aux Françaises et aux Françaises.
00:33Évidemment, mais on parle quand même de l'insécurité des femmes et des hommes aujourd'hui en France,
00:37mais on ne parle pas aussi d'autre chose.
00:39Vous ne parlez pas de la montée violente de l'extrême droite aussi, sapartisante de votre parti.
00:44C'est mon parti petit qui agresse les femmes dans la rue et qui fait qu'il y a des gens qui ont peur de...
00:48Il y a deux choses, vous devez essayer de me suivre dans mon raisonnement.
00:51Il y a aussi une deuxième chose, c'est le fait qu'aujourd'hui, le patron n'a déjà assis,
00:55dans toute une information de 2023, a montré la violence et la montée de partis comme le vôtre.
01:02Et bien évidemment, des sympathisants aussi.
01:04Je viens aussi, quelque part, ramener mon expérience professionnelle
01:06en expliquant que la dernière fois que j'étais sur ce plateau, pendant trois jours,
01:10j'ai eu une avalanche de commentaires racistes, négrophobes et misogynes
01:14de la part de sympathisants de votre parti.
01:15Et moi, j'ai eu une menace de mort d'un parti plus à gauche, par exemple.
01:19Ma question, elle est à M. Bardella.
01:22Ma question, elle est à M. Bardella.
01:23Et dans un rapport qui a été donné pour la DGSI, on a d'abord parlé de la montée de l'extrême droite.
01:29Quelle question vous posez à M. Bardella ?
01:31Lorsque vous serez, du coup, à la montée de ce pouvoir,
01:34que comptez-vous faire, finalement, pour ces groupuscules
01:36qui montent et qui sont partisans de l'extrême droite ?
01:40Alors d'abord, sur les groupuscules violents que vous mentionnez,
01:43vous avez commencé par une insulte en disant que j'étais hypocrite.
01:46Je vais essayer de vous répondre sur le fond.
01:47Moi, si demain, je suis à la tête d'un gouvernement,
01:50l'une de mes premières actions, parce que je déteste la violence en politique
01:53et que la violence en politique, vous voyez, moi, je la subis.
01:56Vous voyez, la semaine dernière, j'ai été agressé à deux reprises.
01:59Je fais partie de ces quelques élus qui vivent sous protection policière.
02:02Parce qu'il y a des gens dans notre pays qui sont bien souvent des gens
02:05liés à la gauche extrême, à des groupuscules d'extrême gauche,
02:09qui sont particulièrement intolérants et qui considèrent que,
02:12parce qu'ils sont en désaccord avec moi, il faut s'en prendre à moi physiquement.
02:15Il y a des démocraties occidentales, comme aux États-Unis,
02:17où vous avez des militants politiques, dans un climat de tension
02:20qui est évidemment plus extrême qu'ici, mais qui sont agressés,
02:24voire parfois tués par des militants d'ultra-gauche.
02:26Donc, je n'ai aucune forme de tolérance pour la violence politique,
02:29qu'elle vienne de l'ultra-droite ou de l'ultra-gauche.
02:31Et si demain, les Français m'accordent leur confiance à la tête d'un gouvernement,
02:35je prononcerai dès mon élection la dissolution de tous les groupuscules
02:37d'ultra-gauche et d'ultra-droite.
02:39Mais madame, pardon, ce n'est pas de mon parti,
02:44ce n'est pas de ma famille politique que sont issus les agresseurs de Lola,
02:49que sont issus les agresseurs de Philippine, de Matisse.
02:52Ce n'est pas de mon parti politique, madame.
02:56Et aussi de M. Achra, oui.
02:58Donc, on peut sortir de tous les cas et de tous les côtés
03:00les différentes agressions, M. Barnella.
03:03Souffrez que je sois en désaccord avec vous.
03:05Il y a une agression gratuite toutes les 44 secondes dans notre pays.
03:08Il y a un refus d'obtempérer toutes les 20 minutes.
03:11Il y a un cambriolage toutes les 2 minutes dans notre pays.
03:13Est-ce que vous ne pensez pas que l'insécurité,
03:16que la délinquance et que la criminalité
03:18est en train de pourrir la vie des Français ?
03:20Est-ce que vous ne pensez pas ?
03:21Pardon, et encore une fois, j'accepte qu'on soit en désaccord.
03:24Mais consentez au fait qu'il y a des millions de gens
03:26qui nous regardent ce soir,
03:27qui ont peur lorsque leurs enfants empruntent les transports en commun,
03:30qui ont peur de rentrer tard le soir,
03:33qui n'ont pas l'argent de prendre un Uber le soir
03:35et qui prennent les transports en commun
03:37et qui sont extrêmement inquiets de devoir rentrer tard chez eux.
03:39Donc, cette réalité-là, madame,
03:41ça fait des années que je me bats contre ça
03:43et que je la dénonce.
03:44Et si demain, je suis à la tête d'un gouvernement,
03:48les insultes racistes que vous avez subies
03:50suite à votre participation à l'émission
03:52comme les outrances de l'ultra-gauche
03:54ne trouveront en moi aucune forme de tolérance.
03:57Je combats toutes les formes de haine,
03:58toutes les formes de racisme,
03:59toutes les formes de violence
04:00et je combattrai demain l'insécurité qui tourne la vie des Français.
04:02Laura et ensuite Elie.
04:04Laura.
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