00:00Moi, je suis face à des situations de chaos.
00:05On accompagne quatre épiceries solidaires, M. Bardella.
00:08Les épiceries solidaires, pour ceux qui ne savent pas,
00:11ce sont des magasins, des lieux de vie, de dignité,
00:15où l'on propose des produits à des prix mineurs.
00:20Et on a énormément de Français qui sont au bord du gouffre.
00:24Énormément de Français qui sont au bord du chaos.
00:26Je suis venu à plusieurs reprises dans cette émission Forum
00:29et j'ai mis des noms, j'ai mis des visages.
00:31J'ai parlé de Claire, puricultrice, de Karim, chauffeur routier.
00:35J'ai parlé de Pierre qui était à la retraite.
00:38Pierre n'est jamais venu avec ne serait-ce qu'un billet de 5 euros
00:42pour payer ses courses.
00:43Et d'ailleurs, j'adresse un message à Pierre.
00:45Il vient d'avoir un avis d'expulsion après la traité hivernale.
00:50Donc, je suis de tout cœur avec lui.
00:52Et j'ai parlé de Laetitia qui était étudiante
00:53et qui va le ventre vide étudier,
00:57qui travaille dans une grande chaîne de distribution
00:59et son salaire ne lui permet à peine de payer son loyer.
01:03J'ai parlé de Françoise dont le mari souffre d'un cancer
01:06et qui travaille à mi-temps et qui demande
01:08et qui vient avec une dignité.
01:10Le poids commun de ces gens-là, M. Bardella,
01:12c'est qu'ils travaillent.
01:13Et la valeur travail ne paie plus.
01:16Nous, comment fonctionnent les épiceries solidaires ?
01:18C'est une innovation sociale.
01:19C'est la loi anti-gaspi.
01:21Ce sont des chefs d'entreprise.
01:22D'ailleurs, je remercie M. Cartier de nous avoir aidés.
01:24– Ah, il s'est passé ça pendant le…
01:28Non, ben toi, on a le droit d'en…
01:30– En fait, ben non, mais…
01:31– Non, ben Farid, il peut le dire.
01:33Non, mais attendez, s'il se passe des choses dans mon dos, voilà.
01:36– Vous m'aviez dit que vous vouliez prendre une commission.
01:38J'ai refusé de vous payer.
01:39– En fait…
01:40– Non, il y a eu un petit coup de pouce du côté de…
01:42– Oui, le dernier forum,
01:43on s'est pris d'amitié avec M. Cartier.
01:46Il a été très sensible aux épiceries solidaires.
01:49– Bravo.
01:49– Parce que c'est la France qui l'adure,
01:51c'est la France qui travaille, M. Bardella.
01:52Et donc, il nous a soutenus sur un don financier.
01:56Donc, je ne le remercierai jamais assez.
01:58Et donc, ce sont des entreprises qui nous aident.
02:00Le territoire du Nord, ce sont des entreprises,
02:03des entrepreneurs riches qui mettent la main aux pattes,
02:06qui nous financent, qui nous accompagnent, etc.
02:10Et moi, j'avais une question, M. Bardella,
02:12j'avais deux questions, en fait.
02:13Nous, on est une structure de ce qu'on appelle l'ESS,
02:16l'économie sociale et solidaire.
02:17Et en fait, on se finance grâce aux dons
02:19et également grâce à des réseaux.
02:21Le réseau Andes, Banque Alimentaire.
02:23Vous avez cinq têtes de pont avec la Croix-Rouge,
02:26Restos du Coeur.
02:28Et on dépend également des CRESS,
02:31des chambres régionales de l'économie sociale et solidaire.
02:33Je voulais savoir, en fait, j'ai regardé votre programme,
02:35on ne parle pas vraiment de l'économie sociale et solidaire,
02:38peut-être que je me trompe,
02:39c'est 14% d'emplois,
02:40avec des innovations sociales hyper intéressantes.
02:43Je voulais savoir votre position
02:45sur des structures comme les nôtres.
02:47Est-ce que vous allez continuer à soutenir dans votre programme
02:49les structures comme Andes, Banque Alimentaire,
02:51Restos du Coeur ?
02:52Et deuxième chose, dans l'urgence.
02:54Parce qu'à plusieurs reprises,
02:55pour être honnête,
02:57j'ai utilisé cette émission pour crier au secours.
03:00Mais j'avais l'impression de crier au secours
03:01dans une pièce vide.
03:03Et aujourd'hui, avec la précarité alimentaire,
03:08la précarité hygiénique, la précarité menstruelle,
03:09vous avez expliqué,
03:11il y a la précarité énergétique.
03:14Énergétique, bien sûr.
03:15Moi, je connais des compatriotes
03:18qui ne peuvent pas se chauffer
03:19parce que la facture d'électricité et de gaz...
03:21Et qu'est-ce que vous demandez, Farid,
03:22à Jordan Mardella ?
03:24En urgence,
03:25demain, vous êtes au pouvoir.
03:27Qu'est-ce que vous dites
03:28à Pierre, à Claire,
03:30à Françoise
03:31pour qu'ils puissent vivre dignement ?
03:33Et ensuite, la première question,
03:34je vous l'ai posée.
03:35D'abord, je vais vous dire bravo à vous,
03:36parce qu'aujourd'hui,
03:39il y a des millions de Français
03:39qui, bien souvent,
03:41à côté de leur travail
03:42ou à côté de leur activité,
03:43se débrouillent,
03:43s'organisent
03:44et donnent de leur temps
03:45à des gens
03:46qui sont dans des situations difficiles.
03:48Et en fait,
03:48sans vous
03:48et sans ce qu'on appelle
03:50plus généralement
03:51l'économie sociale et solidaire,
03:52sans les associations,
03:53sans les restos du cœur,
03:54notamment,
03:55c'est une part de notre pays
03:57qui tomberait.
03:57Et donc,
03:58vous êtes là
03:58comme un pilier aujourd'hui.
04:00Et donc,
04:00je veux vous dire évidemment,
04:01mais au nom de millions de Français,
04:03bravo pour le combat
04:03que vous menez.
04:04Aussi bravo évidemment
04:05pour des gens
04:06qui donnent aussi
04:07à ces structures
04:07pour que ces structures
04:08puissent fonctionner.
04:10Je l'ai dit tout à l'heure,
04:11je pense que
04:12les salaires sont trop bas
04:14dans notre pays.
04:14Et je pense que
04:15il y a des millions de Français
04:16qui travaillent
04:17et qui n'arrivent plus
04:18dignement à boucler
04:19leur fin de mois
04:20et qui passent le règlement
04:21de toutes les factures.
04:22Eh bien,
04:22n'ont plus rien.
04:24C'est-à-dire qu'ils sont obligés
04:25de renier sur les loisirs,
04:26qu'ils sont obligés
04:27de laisser la voiture garer
04:28le dimanche
04:29plutôt que d'aller manger
04:30chez leurs parents,
04:31qu'ils sont obligés
04:32de sauter des repas.
04:33Il y a un Français sur deux
04:34qui est à 10 euros près
04:35quand il fait ses courses.
04:36Donc,
04:36le sujet du pouvoir d'achat,
04:37il est évidemment fondamental.
04:39Et quand je dis que
04:40nous prendrons demain
04:41des mesures
04:41pour baisser la TVA,
04:43par exemple,
04:43sur l'énergie,
04:44pour permettre
04:45aux chefs d'entreprise
04:46d'augmenter tout de suite
04:47de 10% les salaires
04:48pour ceux qui le peuvent,
04:49sans charge
04:50et sans cotisation patronale
04:51sur ces salaires,
04:52quand je dis que
04:53notre premier déplacement,
04:54il se fera à Bruxelles
04:55pour aller dire
04:57à la Commission européenne
04:58comme le font
04:58d'autres pays européens,
04:59l'Allemagne vient de le faire.
05:00L'Allemagne
05:01vient de dire
05:02nous allons subventionner
05:03notre énergie
05:04pour faire baisser
05:04les factures d'électricité
05:06en Allemagne.
05:06Pourquoi est-ce que
05:07tous les autres pays le font
05:08et que la France
05:08ne le ferait pas donc ?
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