00:00Moi, je me demande si à un moment donné, plutôt que de taxer, taxer, taxer,
00:02pourquoi ne pas taper et rentrer dans le gras de toutes les petites règles qui existent pour évader l'argent ?
00:07Parce que je pense que ça ne profite pas seulement aux entrepreneurs,
00:09je pense que ça participe grandement à une certaine population
00:11qui pourrait potentiellement voter les lois ou encore plus les réviser une fois qu'ils sont au Sénat.
00:16On pourrait aussi parler de la réforme des retraites pour les sénateurs, ça pourrait être intéressant.
00:20Mais enfin voilà, donc je me dis, il ne faut pas taxer en plus,
00:22il faut faire en sorte que l'argent reste en France,
00:24que les gens aient envie de mettre leur argent en France,
00:27et peut-être qu'alors, on gagnera de l'argent.
00:30Et Laura, Jordan Bardella vous répond.
00:31Alors madame, je ne suis pas Jean-Luc Mélenchon.
00:33Vous n'avez pas en face de vous un député de la France Insoumise.
00:37Je vais vous répondre sur deux points.
00:39Premièrement, sur l'accusation d'avoir voté des augmentations d'impôts pour les entreprises.
00:43Vous n'avez pas dit que vous les aviez votées.
00:44Non mais je vais répondre parce que je crois que monsieur vous l'avez mentionné tout à l'heure
00:47et c'est important de répondre.
00:49On nous a dit que vous avez voté 25 milliards d'euros d'impôts sur les grandes entreprises, c'est faux.
00:54Voire 34.
00:54Le dispositif qu'on a voté est un dispositif qui concerne les multinationales étrangères.
01:02Parce que moi, je ne supporte pas l'idée qu'une TPE-PME, qu'une ETI,
01:07qui est bien souvent une structure familiale, ou qu'un grand groupe français,
01:09on pourrait citer LVMH par exemple, qui fait le rayonnement du savoir-faire français en Europe,
01:13mais aussi partout dans le monde, soit contraint de payer 25% d'IS,
01:17quand ce n'est pas 40% pour les grands groupes.
01:19IS, impôts sur les sociétés, à chaque fois je le dis.
01:20Impôts sur les sociétés, pendant qu'une multinationale étrangère, comme Starbucks ou comme McDo,
01:25évade ces bénéfices qui ont été faits en France pour aller les stocker dans des États américains comme le Delaware,
01:30et pèse 0% d'impôts sur les sociétés en France.
01:32Ça, ça me dérange.
01:33Et précisément, cette concurrence déloyale entre les multinationales étrangères,
01:38qui ont la possibilité de sortir leurs bénéfices après avoir utilisé nos routes,
01:42après avoir utilisé nos infrastructures, après avoir été aidés par nos fonctionnaires dans la récolte d'un certain nombre de formulaires administratifs,
01:49eh bien, puissent évader leur fiscalité pendant qu'une entreprise française est contrainte de payer ses 25% d'impôts sur les sociétés.
01:55Je trouve ça parfaitement normal.
01:57C'est pour ça que je trouve que ce serait peut-être plus intéressant de bloquer au niveau de la fraude,
01:59et cet argent ne doit pas sortir.
02:01Eh bien, c'est ce que nous avons voté.
02:02Voilà.
02:03C'est le dispositif qu'on a voté et qui va nous permettre précisément d'aller récupérer cet argent pour le rendre aux entreprises françaises.
02:10Je pense que l'État doit sortir ses mains de la poche des Français.
02:14Parce que l'enseignement de ce Tour de France que j'ai fait pendant un an,
02:17même si j'en avais plus ou moins l'intuition pendant très longtemps,
02:19c'est qu'il y a deux maladies bien françaises qui sont en train de tuer notre économie.
02:23C'est l'asphyxie de normes et l'asphyxie d'impôts.
02:25Il y a les normes en papier, que j'appelle l'impôt papier, qui nous coûtent une fortune,
02:29qui coûtent 4% du PIB, c'est-à-dire 60 milliards d'euros à l'économie française.
02:34Et il va nous falloir simplifier et rayer d'un trait de plume beaucoup de normes
02:37qui non seulement freinent la compétitivité des boîtes,
02:40mais qui aussi augmentent le coût d'un certain nombre de produits,
02:43comme l'automobile par exemple ou l'alimentation.
02:45Et de l'autre, évidemment, avoir une fiscalité qui soit une fiscalité de croissance,
02:49parce que trop d'impôts tue l'impôt.
02:50Et ce que les Français ne savent pas, c'est qu'on est arrivé à un niveau dans la collecte du budget
02:55où depuis maintenant deux ans, l'impôt rentre de moins en moins.
02:58C'est-à-dire que respectivement, en 2023 et en 2024,
03:01vous avez respectivement 20 milliards puis 24 milliards
03:04qui ont manqué entre le moment où on a dit qu'on allait prélever tant
03:07et à la fin de l'année, entre ce qu'on a réellement prélevé l'État.
03:09Moi, je veux la paix fiscale et la paix fiscale pour les entreprises.
03:14Je pense qu'un impôt sur les sociétés de 15% pour les entreprises
03:18qui font moins de 100 000 euros de bénéfices et au-delà 25%,
03:21tel que c'est aujourd'hui en vigueur, me semble être raisonnable.
03:23En revanche, je suis fondamentalement opposé aux impôts de production
03:27qui s'appliquent sur le haut de votre compte d'exploitation
03:29et qui taxent votre activité avant même qu'elle ait eu lieu.
03:32Et on a des impôts sur la production, pardon,
03:34qui sont deux fois plus élevés que la moyenne européenne.
03:36Donc si demain, je suis aux responsabilités,
03:39je supprimerai les impôts de production
03:41parce que je pense que ça crée aussi un effet positif dans l'industrie française.
03:45Et il y a ce qu'on appelle un effet retour.
03:46La première année, il vous manque 20 milliards.
03:48Mais peut-être que la deuxième, vous en avez autant, voire plus.
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