00:00Ça, c'était la Nationale 1, il y a quelques jours encore, entre le PK-11 et le PK-12.
00:09Une voie complètement saturée, un point de blocage permanent.
00:12On connaissait toutes ces images, des voitures collées les unes aux autres, des chauffeurs à l'arrêt, parfois pendant des heures.
00:19Et voici, aujourd'hui, la même voie.
00:21En l'espace de 48 heures, tout juste après les opérations de dégarpissement de commerçants du 9 décembre, la circulation a changé de visage.
00:30Les voitures roulent, le rond-point respire et on constate très simplement que l'absence d'embouteillage n'est pas une impression, c'est en fait.
00:38Pour comprendre ce qui se passait réellement, on a écouté ceux qui vivent la route au quotidien, les chauffeurs.
00:44Mohamed, chauffeur sur la ligne à WinJPK-12, résume mieux que personne ce qu'était la réalité avant.
00:49L'ambouteillage était beaucoup grave parce qu'avec l'embouteillage, parfois l'embouteillage arrivait jusqu'au 9, parfois l'embouteillage arrivait jusqu'au 7.
00:58Donc c'était un peu dur pour nous, pour le travail, c'est vraiment très dur.
01:03Parfois le matin, l'embouteillage commence à 16h, 15h, 16h jusqu'à 21h à l'embouteillage.
01:09Et il explique ce qui créait ce blocage.
01:11Le problème, c'est que le rond-point est d'abord trop grand.
01:14Et en même temps, les mamas qui étaient au coin, qui venaient s'installer jusqu'en route, dont la route était rétrécie,
01:20ceux qui font un sens giratoire, et ceux qui partent pour aller en tourne, se retrouvent tous au même endroit.
01:28Le raisonnement est simple, logique observable sur le terrain.
01:31Plus la voie est rétrécie, plus les flux se croisent, plus le trafic se bloque.
01:36Aujourd'hui, la même logique produit les fins inverses.
01:38Plus rien ne gêne la trajectoire des véhicules, donc la circulation s'écoule normalement.
01:43Mohamed le reconnaît lui-même.
01:44Depuis qu'on a enlevé les mamas qui vendaient aux alentours, ceux qui vendaient au pain,
01:48vous voyez vous-même qui a pris l'embouteillage.
01:50Ceux qui font un sens giratoire peut bien tourner, et ceux qui partent en tourne, se mettent de l'autre côté, ils continuent.
01:57Un autre chauffeur, transporteur suburbain, décrit exactement la même réalité vécue.
02:03Pour moi, c'est tranquille, c'est plus mieux, c'est meilleur, c'est fluide, on roule.
02:09Les deux témoignages concorrent parfaitement.
02:12Avant, la voie était obstruée, les rotations étaient limitées, le temps perdu était considérable.
02:17Aujourd'hui, la fluidité est réelle et mesurable dans leur travail quotidien.
02:22Mais tous soulèvent un point important humain, éthique.
02:25Les commerçants déplacés ne peuvent pas être laissés de côté, Mohamed le dit avec franchise.
02:30Ce sont les pauvres mamas qu'on a enlevé, eux ils nourrissent leurs enfants.
02:34Normalement, c'est un marché qu'on devait construire, on doit construire un marché,
02:37c'est plus qu'à 12, mettre les mamans à l'intérieur.
02:39C'est quand même les pères des familles, les pères des mères des familles.
02:44Donc ils ont des enfants nourris, ils ont des charges.
02:48Donc c'est le normal.
02:49Et puis en plus, si on pouvait aussi penser quand même à nous faire une gare routière quelque part,
02:53ça s'est remis.
02:54Donc nous tous, on vient en gare, ceux qui reviennent de l'intérieur, ils viennent en gare,
02:59et puis on paie les timbres, on paie les timbres de la mairie.
03:02On est donc face à une situation où les faits sont clairs.
03:05Oui, la circulation est redevenue fluide.
03:07Oui, les chauffeurs travaillent mieux.
03:09Mais oui, aussi, les personnes déplacées devront être réinstallées dignement.
03:14La Nationale 1 circule enfin.
03:16C'est visible, c'est concret, c'est mesurable.
03:19Reste une chose que chacun trouve sa place dans cette nouvelle organisation.
03:32La Nationale 1 circule, c'est parti, c'est parti, c'est parti.
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