00:00C'est quoi la main de Dieu au milieu de la nuit ?
00:03Je l'ai vue physiquement, c'est un songe, c'est un songe.
00:06C'est physique, vous le voyez ?
00:08Ça peut paraître dingue, c'est pour un fou, mais c'est la réalité, je ne vais pas le mentir.
00:14Je vois la main et l'avant-bras de Dieu, quelque chose un peu lumineuse là, comme ça,
00:19et je sens quelque chose qui me sort du trou dans lequel j'étais.
00:23Nous étions une famille, ma mère, ma sœur et moi,
00:26ma mère est veuve à 37 ans, ma petite sœur a 10 ans, moi j'ai 13 ans,
00:30et nous étions, comme je le dis dans le livre, engloutis dans le deuil.
00:35Et là, il y a quelque chose qui se passe et qui me sort de ça.
00:38Je pars au lycée, parce qu'à ce moment-là, je ne pouvais même pas au lycée,
00:42je repiquais ma troisième alors que j'étais un bon élève, c'était fin de deuxième trimestre.
00:46Vous étiez dans quelle ville ?
00:47J'étais à Arras, et après je suis parti dans un lycée qui est devenu malheureusement connu,
00:52le lycée Gambetta, parce que c'est là où était assassiné le pauvre Dominique Bernard
00:56par un terroriste islamiste.
00:58Vous aviez 14 ans ?
00:59J'avais 14 ans avec cette rencontre.
01:01Votre père est mort très jeune ?
01:02À 37 ans.
01:03Vous êtes plus vieux aujourd'hui ?
01:05Oui, ça fait bizarre le jour où on n'est plus son père.
01:07Oui, je suis d'accord.
01:08Le jour où j'ai eu 37 ans, ça m'a fait quelque chose.
01:09Oui, ça ne m'étonne pas.
01:10Et puis voilà, après on vit avec ça, et c'est vrai que le fait d'avoir la foi m'a aidé à surmonter,
01:20même si on ne se remet jamais.
01:21Il y a des morts comme ça dont on ne se remet jamais, mais de croire à l'après,
01:27ça aide à vivre et à accepter ce qui est une évidence,
01:31et accepter la mort comme un élément de la vie.
01:34Sous-titrage Société Radio-Canada
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