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  • il y a 2 mois
Les informés du soir du 19 décembre

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00:00Générique
00:0020h, 21h, France Info, les informés, Victor Mathais.
00:11Bonsoir à tous et bienvenue sur France Info, des informés en édition spéciale, ce soir entièrement consacré à ce vote du budget de la sécurité sociale, projet de loi, vous l'avez suivi, adopté il y a quelques minutes par les députés à 13 voix près.
00:24Quelles conséquences économiques et politiques pour en parler avec nous en studio ? Aurélie Herbemont, bonsoir Aurélie.
00:31Bonsoir.
00:31Chef adjointe du service politique de France Info, Sylvie-Pierre Brossolette, bonsoir.
00:36Éditorialiste pour Le Point, Isabelle Raymond, bonsoir.
00:39Bonsoir.
00:39Et bienvenue, chef du service ECO et Social de France Info, bonsoir Cédric Clérin, rédacteur en chef de l'Humanité Magazine.
00:46Et bonsoir Richard Verli, correspondant France et Europe pour le média suisse Blic.
00:51Le budget de la sécurité sociale a donc été adopté ce soir par les députés 247 voix pour, 234 contre, 13 voix d'écart comme prévu.
01:03Aurélie Herbemont, le vote a été extrêmement serré.
01:06Ça a été serré effectivement avec des dernières heures où les calculettes tournaient pour savoir si la balance des pours allait l'emporter face à la balance des contre.
01:15Et ce qui a été décisif dans les dernières heures, c'est que les écologistes ont décidé majoritairement de s'abstenir s'ils avaient voté contre.
01:23C'était terminé, on le voit avec l'écart au final extrêmement humble.
01:2638 députés dans le groupe écologiste.
01:27Voilà, si les écologistes avaient voté contre, c'était fini.
01:30Sauf que la abstention, alors on n'a pas été gratuite puisque ces derniers jours et ces dernières heures,
01:35le gouvernement a proposé une augmentation du budget pour la santé qui, au lieu d'augmenter de 2%, augmentera de 3%.
01:42Et c'est ça qui a permis d'arracher l'abstention des écologistes qui était nécessaire dans la mesure où Sébastien Lecornu avait beau avoir le vote pour des socialistes,
01:51il savait que chez les siens, ce qu'on peut encore dire les siens d'ailleurs, la question reste ouverte,
01:56chez les LR ou chez Horizon, le parti d'Edouard Philippe, il savait que là-bas, il n'allait pas faire le plan.
02:02Donc les écologistes ont été le game changer de ces dernières heures.
02:06Sébastien Lecornu, le Premier ministre, qui remercie ce soir les députés pour leur responsabilité.
02:11Sylvie-Pierre Brossolette, le chef du gouvernement, il peut dire ouf, ouf de soulagement ce soir ?
02:15Oui, je pense que ce soulagement sera de courte durée.
02:18Enfin, je ne veux pas lui gâcher sa bonne soirée, mais la marge avec laquelle il a gagné laisse augurer quand même quelques difficultés pour le projet de loi de finances qui va suivre.
02:29Le budget de l'État, on rappelle bien sûr que c'est une étape ce soir avec ce budget de la Sécurité sociale,
02:33mais qu'il reste énormément de travail avec désormais le budget de l'État.
02:36Il faut quand même souligner que c'est un peu historique ce soir, c'est la première fois qu'un budget de la Sécurité sociale aura été acquis avec les voix de l'opposition.
02:44C'est quand même énorme. On a l'air de s'y habituer, mais enfin, c'est quand même la première fois que...
02:49Et 149,3 depuis 2022, il n'y a plus de majorité.
02:53Et là, vraiment, avec une majorité, avec un PS qui vote pour, alors qu'il est dans l'opposition.
02:57Enfin, c'est quand même un marqué d'une pierre blanche.
03:01Oui, si on rembobine le fil, il y a trois mois, le PS propose un contre-budget.
03:05Aujourd'hui, c'est lui qui le fait adopter en quelque sorte.
03:07C'est pour ça que ça laisse augurer un peu moins bien de la suite, parce qu'il ne pourra pas voter pour le budget de l'État,
03:13parce que là, pour le coup, il rentrerait dans la majorité, ça serait quand même un peu compliqué.
03:18Et puis, il y a quand même eu, à l'occasion de ce vote pour le PLFSS, des fractures qui ont été quand même marquées au sein du soi-disant socle commun,
03:30qui ne sont pas très agréables pour Sébastien Lecornu.
03:34Horizon dirigé par, quand même, un de ses vieux potes.
03:40Édouard Philippe a quand même fait sécession en s'abstenant, très largement.
03:45Et LR, il a été un peu rattrapé, LR, par Sébastien Lecornu, qui est arrivé à avoir une entente avec Laurent Wauquiez,
03:55peut-être meilleure qu'avec son ami Édouard Philippe.
03:58Et donc, il y a eu quelques votes glanés aussi à LR.
04:00Peut-être, Sylvie-Pierre Brossolette, avant de rentrer dans tous les jeux politiques.
04:03Mais bon, disons que la droite est divisée, c'est largement abstenue, et que c'est la gauche qui a fait passer le vote,
04:11ce qui est quand même quelque chose d'anormal.
04:13Alors, on peut très bien le saluer, mais ce n'est pas quelque chose de solide pour la suite, il me semble.
04:17Isabelle Raymond, si on regarde très concrètement ce qui se passe actuellement,
04:21ce projet de loi de la Sécurité sociale a donc été adopté.
04:25Qu'est-ce que cela va changer concrètement, les mesures qui étaient dans ce projet de loi ?
04:28On comprend bien quand même pourquoi les socialistes, effectivement, n'ont pas rejeté ce budget.
04:32La première prise de parole de Boris Vallaud, il dit « nous avons fait œuvre utile »
04:37et il déroule tout ce qu'ils ont, entre guillemets, « obtenu ».
04:42Et ça commence par la suspension de la réforme des retraites, qui n'est quand même pas un trophée négligeable.
04:48Cette réforme borne, dont les syndicats ne voulaient pas,
04:51qui a mis des millions de personnes dans la rue pendant plus d'une dizaine, enfin plus d'une dizaine de fois.
04:57C'est cinq générations qui vont pouvoir partir à la retraite plus tôt.
05:01Ils ont gagné un trimestre, c'est quand même pas rien.
05:04Alors elle n'est pas annulée cette réforme, elle est juste repoussée après la présidentielle.
05:09Mais n'empêche, c'est pas rien.
05:11Et ça concerne quand même 3,5 millions de personnes.
05:15Donc ça, c'est la première chose qu'il y a dans ce budget de la Sécurité sociale.
05:19Qui maintenant, les modalités vont être formalisées par décret.
05:23Mais c'est quand même la première chose.
05:24Il y a quand même des dépenses en plus.
05:28Donc les dépenses de santé ont été augmentées.
05:29Le gouvernement voulait plus 2%.
05:31Finalement, c'est plus 3%.
05:33Plus 3%, ça a l'air de rien.
05:35Mais c'est quand même plus 8 milliards d'euros.
05:37Donc des dépenses supplémentaires pour l'hôpital ou pour la santé en ville.
05:41Et puis, il y avait aussi des économies qui étaient prévues.
05:45Doublement des franchises médicales.
05:47Ça, c'est pas dans le texte final.
05:49Donc il y a effectivement un certain nombre de choses concrètes
05:52sur lesquelles les socialistes peuvent s'appuyer.
05:56Ils peuvent dire qu'ils n'ont quand même pas rien perdu dans ce budget.
06:02Et avec le gouvernement qui, à la fin, dit aussi,
06:05nous aussi, on a quand même obtenu ce qu'on voulait,
06:07à savoir un déficit moins important l'année prochaine que celui de cette année.
06:13Aujourd'hui, le budget de la Sécu, il est attendu autour de 23 milliards.
06:17Le gouvernement Lecornu a dit « Attention, attention,
06:21si le projet de loi de financement de la Sécurité sociale ne passe pas,
06:25ce sera autour de 30 ».
06:26Aujourd'hui, ils nous disent « Ce sera en dessous de 20 ».
06:28Bon, en attendant, le gouvernement Lecornu n'a pas donné les détails de ces chiffres.
06:32Et quand on voit qu'ils ont finalement augmenté les dépenses
06:35et fait moins d'économies que prévues,
06:37c'est vrai qu'on est intéressé pour avoir la copie.
06:39En un mot rapidement, Aurélie Herbemont, parce qu'on ne l'a pas précisé,
06:41le texte ce soir, son trajet, on va dire, n'est pas fini.
06:44Il y a encore un aller-retour à faire avec le Sénat.
06:46Ce n'est pas tout à fait terminé, effectivement,
06:48puisque à partir de demain, en commission au Sénat,
06:51le budget de la Sécu doit passer.
06:53Et ensuite, il doit y avoir un nouveau vote au Sénat
06:56qui n'acceptera pas la copie telle qu'elle de l'Assemblée.
06:59Et donc après, il faut un ultime vote,
07:01ce qu'on appelle le dernier mot donné à l'Assemblée.
07:03Bon, on peut imaginer que si ça passe aujourd'hui,
07:06s'il n'y a que des modifications à la marge,
07:08ça devrait repasser une dernière fois,
07:10mais ce n'est donc pas tout à fait terminé.
07:12Sachant que le Sénat, on ne sait pas exactement encore
07:13quelle sera l'attitude.
07:15Hier, un dirigeant des LR me disait,
07:16on va rejeter ça d'entrée de jeu,
07:19ce n'est pas la peine d'examiner,
07:20on dit tout de suite qu'on n'est pas d'accord,
07:21et donc ça peut retourner très vite à l'Assemblée.
07:23Mais ce soir, certains disent,
07:24non, on peut quand même essayer de batailler jusqu'au bout.
07:26Donc le dernier mot à l'Assemblée sur le budget de la Sécu,
07:30on ne peut pas vous dire précisément ce soir
07:32quand est-ce qu'il va intervenir.
07:33Mais il y a quand même un délai constitutionnel qui court,
07:38doit être examiné au Parlement en 50 jours,
07:40et je crois que le sablier des 50 jours
07:42arrive à échéance vendredi soir.
07:44Il faut faire effectivement assez vite.
07:47Cédric Clerin, sur ce budget adopté ce soir,
07:51ce budget de la Sécurité sociale par les députés ?
07:53On voit bien qu'il y a évidemment deux façons
07:56de lire les choses, notamment à gauche,
07:58parce qu'il y a une petite nuance
08:00par rapport à ce que disait Sylvie,
08:01parce que dans le détail des votes,
08:03on s'aperçoit que finalement,
08:04il y a quand même 18 députés de droite
08:05qui ont voté pour.
08:06Ce n'était pas forcément attendu
08:08d'être à cette hauteur-là.
08:10Une petite dizaine d'horizons.
08:13Et à l'inverse, chez les écolos,
08:15il y en a quand même un tiers
08:15qui ont voté soit abstenus,
08:17soit ont carrément voté contre.
08:19Donc ce n'est pas tout à fait la gauche
08:22qui a voté ce budget.
08:24– C'est grâce à la gauche quand même
08:25qu'il a été adopté.
08:26– C'est grâce au groupe socialiste
08:29qui a voté très majoritairement pour
08:32et à l'abstention d'une partie des écolos.
08:36Mais il y a un peu de droite là-dedans quand même.
08:38Mais sur les mesures concrètes,
08:40on a un peu les deux lectures possibles.
08:42C'est un peu le verre à moitié vide et à moitié plein.
08:43C'est un peu ce qui divise la gauche ce soir.
08:45Parce que sur les socialistes félicites
08:47d'avoir gagné les trois mois de décalage,
08:49les autres pourraient se dire
08:50qu'ils ont perdu 21 mois.
08:51Puisque la réforme des retraites
08:53est largement impopulaire.
08:54Et que c'est un peu tout le jeu
08:55depuis le début de Sébastien Lecornu
08:57et d'Emmanuel Macron d'ailleurs.
08:58c'est de partir de sa propre feuille de route.
09:01Donc les socialistes peuvent dire aujourd'hui
09:02on a évité les deux ans,
09:04le doublement des franchises ébicales par exemple.
09:06Mais si ça avait été un gouvernement de gauche,
09:08il n'aurait pas proposé ça.
09:09Donc il n'y avait rien de lui à enlever.
09:11Donc le coup qui permet à Lecornu
09:13au final d'arriver,
09:14c'est un coup dont on jugera
09:16la qualité démocratique.
09:18C'est en dépit des élections de l'an dernier
09:19d'avoir persisté,
09:21d'avoir un Premier ministre à sa main
09:23qui propose sa copie.
09:24Et par rapport à ça qu'on se prononce.
09:28C'est donc éviter une régression
09:29devient une progression.
09:31Mais la réalité,
09:32c'est que ce gouvernement,
09:33là où c'est historique,
09:33et je reviens à Sylvie,
09:34c'est que c'est un gouvernement,
09:35c'est un PLFSS
09:37où il y a moins de dépenses de santé
09:39qui reculent.
09:40Et pour la première fois,
09:41un groupe de gauche l'a voté
09:42très majoritairement.
09:44Richard Verly,
09:45sur ce vote historique,
09:47si on peut l'appeler comme ça.
09:49Moi je pense surtout
09:49qu'il y a deux lectures.
09:50Il y a une lecture politique.
09:52C'est-à-dire que ce serait la lecture
09:53qui regarde la stabilité.
09:54Et dans ce cas,
09:55j'imagine que les partenaires
09:56européens de la France
09:57sont plutôt satisfaits
09:58de voir que le gouvernement
09:59Lecornu demeure,
10:00que le Premier ministre
10:01reste en poste,
10:02qu'on va passer à l'examen
10:03du projet de loi de finances.
10:05Et puis que peut-être
10:06le pays va avancer comme ça,
10:09par compromis.
10:10C'est nouveau.
10:11C'est du parlementarisme
10:12à la française.
10:13C'est-à-dire pas un parlementarisme
10:14comme on le connaît ailleurs.
10:17Bon, ça c'est la vision politique.
10:19C'est la vision
10:19qui se satisfait
10:20de cette stabilité.
10:21Puis, il y a la vision,
10:23j'allais dire,
10:23économique, sociale, européenne,
10:26où là,
10:26on n'est quand même pas loin
10:27de, je dirais pas la catastrophe,
10:29mais en gros,
10:29c'est le toboggan
10:30et le pays continue de glisser.
10:33Parce qu'il n'y a rien,
10:35me semble-t-il,
10:37dans ce budget
10:38de la sécurité sociale
10:39qui laisse augurer
10:39d'un redressement des comptes.
10:41En fait,
10:42ce qui vient d'être dit,
10:43c'est que s'il n'avait pas
10:45été adopté,
10:46je redis,
10:47s'il n'avait pas été adopté,
10:48la dégradation des comptes
10:49aurait été supérieure.
10:50Mais rien dans ce budget
10:51n'est mis en place
10:53pour répondre
10:53au rapport
10:54de la Cour des comptes
10:55qui, si je ne me trompe pas,
10:56remonte au mois de novembre
10:57de cette année
10:58où la Cour des comptes
10:59avait tiré tous les feux rouges
11:00en disant
11:00ça va dans le mur.
11:02Donc voilà,
11:03qu'est-ce qui compte aujourd'hui
11:04pour la France
11:04et pour le pays ?
11:05Parce que le budget,
11:06il a quand même vocation
11:07d'être,
11:09je dirais,
11:09bon pour le pays.
11:10Est-ce que c'est plus
11:11la stabilité politique
11:13qui rassure,
11:14y compris d'ailleurs,
11:15les entreprises
11:15parce qu'elles ont besoin
11:16de visibilité ?
11:18Ou est-ce que c'est
11:18la dégradation des comptes publics
11:19dont on a compris
11:20que d'autre manière
11:21elle n'était plus le sujet
11:22pour Emmanuel Macron ?
11:23La réponse,
11:23Isabelle Raymond ?
11:24Non, et surtout,
11:25effectivement,
11:26que si aujourd'hui,
11:28Amélie de Montchernelin,
11:29la ministre des Comptes publics,
11:30peut dire
11:31le déficit sera en dessous
11:33de 20 milliards,
11:35c'est parce qu'il va y avoir
11:36un transfert de l'État
11:37vers les comptes
11:38de la Sécurité sociale
11:39pour compenser
11:40les exonérations
11:41de cotisations sociales.
11:42Donc effectivement,
11:43c'est aussi une façon
11:44d'afficher un déficit
11:46qui sera moins important
11:49que prévu.
11:50Et effectivement,
11:51avec le compromis politique
11:52qui a été trouvé,
11:53les économies qui étaient prévues
11:56ne sont pas là,
11:58la copie,
11:58et les recettes supplémentaires
11:59non plus,
12:00puisque notamment
12:00la hausse de la CSG
12:02sur le patrimoine,
12:03ils en attendaient,
12:05je ne sais plus,
12:05plus de 2 milliards d'euros,
12:07et puis finalement,
12:08ils en ont sorti
12:09l'assurance vie
12:10pour ne pas froisser
12:10les LR,
12:12et du coup,
12:12pareil,
12:13les recettes sont
12:13moins importantes
12:14que prévues.
12:15Donc, effectivement,
12:16aujourd'hui,
12:17c'est le consensus,
12:18le compromis politique
12:19qui a été choisi,
12:21et effectivement,
12:22c'est aussi une façon
12:23de rassurer les syndicats
12:24qui voulaient de la suspension
12:25de la réforme des retraites,
12:26en tout cas,
12:27la CFDT,
12:28et les entreprises
12:28qui n'en peuvent plus
12:30de ce bazar politique
12:32parce que l'incertitude,
12:33c'est la pire des choses
12:34pour les chefs d'entreprise.
12:36Une réaction
12:37à vous faire écouter
12:37sur France Info,
12:39celle du député
12:39Rassemblement National,
12:40Jean-Philippe Tanguy
12:42qui accuse finalement
12:44les députés,
12:45les Républicains,
12:46de ne pas avoir
12:47massivement voté
12:48contre ce budget
12:49de la Sécurité Sociale.
12:51Soit aujourd'hui,
12:52on arrivait à mettre
12:53en échec
12:53M. Lecornu,
12:55il devait partir
12:55si les LR votaient
12:57conformément
12:58à leur promesse électorale
12:59et leur engagement public
13:00de M. Rotaillot,
13:01soit si les LR,
13:02les députés LR,
13:03ont planté
13:03les promesses
13:04de M. Rotaillot,
13:05il faut que M. Rotaillot
13:05en tire les décisions.
13:07Parce que quand même,
13:07avoir un président
13:08d'un parti,
13:09les LR,
13:10qui a été élu
13:10il y a quelques mois
13:11avec un score important
13:13qui n'est même pas capable
13:13de tenir ses troupes,
13:15il faut quand même
13:15en tirer des conclusions politiques.
13:16Parce que ça veut dire quoi ?
13:17Ça veut dire qu'on peut être président
13:18d'un parti
13:19qui veut rétablir l'autorité
13:20et d'avoir le bordel
13:21dans son propre parti.
13:23Bon, tout ça n'est pas sérieux.
13:23Voilà, trois votes contre
13:25du côté des LR,
13:2618 votes pour Aurélie Arbemont,
13:28c'est flèche,
13:29si on peut les appeler comme ça,
13:30du RN envers les Républicains.
13:32Mais c'est de bonne guerre
13:33puisqu'évidemment,
13:35le RN adore taper sur les LR
13:37quand c'est possible.
13:39Et là, c'est vrai
13:39que Bruno Rotaillot
13:40était très opposé à ce budget.
13:43Alors, il avait volontairement...
13:44Il militait pour le retour
13:45du 49-3, lui.
13:46Il militait pour le retour
13:47du 49-3
13:48pour que comme ça,
13:49personne n'ait vraiment
13:50à voter pour
13:51et n'ait à assumer ça.
13:52Sauf que la lecture aussi
13:54chez les LR,
13:54c'est que vous avez toujours
13:55un fond de guéguerre
13:57entre les députés
13:57et les sénateurs,
13:58entre Bruno Rotaillot
13:59et Laurent Wauquiez
14:00qui avait donc été battu
14:01à la présidence des LR
14:03au printemps dernier.
14:04Donc Bruno Rotaillot,
14:05il était à fond
14:06contre ce budget
14:06idéologiquement,
14:08j'ai envie de dire,
14:09puisqu'il y avait la suspension
14:09de la réforme des retraites
14:10et des hausses d'impôts
14:12dont il ne voulait pas
14:13entendre parler.
14:14Et puis aussi,
14:15on se souvient
14:15de l'histoire rocambolesque
14:17du départ de Bruno Rotaillot
14:19du gouvernement.
14:19Donc, il n'allait certainement
14:21pas faire de cadeau
14:21à Sébastien Lecornu.
14:23Sauf que les députés
14:24ont une vie autonome
14:26par rapport à la direction
14:27de leur parti.
14:29Ils réfléchissent
14:30en fonction de leur intérêt
14:31aussi électoral
14:32dans leur circonscription.
14:34Laurent Wauquiez,
14:34qui est toujours en guéguerre
14:35avec Bruno Rotaillot,
14:37les laisse bien volontiers
14:38faire un peu ce qu'ils veulent.
14:39Et c'est vrai que Bruno Rotaillot
14:40était dans l'idée
14:41d'essayer de bloquer
14:42ce budget de la Sécu
14:43quand Laurent Wauquiez
14:43voulait à tout prix
14:44éviter le blocage.
14:45Parce que les députés
14:46ont aussi une considération
14:47que n'a pas Bruno Rotaillot,
14:49c'est qu'ils sont députés
14:51et donc qu'ils sont menacés
14:52potentiellement
14:53par une dissolution.
14:54Donc, ça explique
14:55un petit peu
14:55les différences de ligne.
14:56Mais là, clairement,
14:57hier, Bruno Rotaillot
14:58redoutait qu'il craignait
15:00qu'il y ait une dizaine
15:01de votes pour chez LR.
15:02Ce soir, il y en a 18.
15:05Effectivement,
15:05ça ne conforte pas
15:06le président du parti
15:07chez les députés.
15:08En rappelant,
15:09Cémi-Pierre Brossolette,
15:09que le Rassemblement National,
15:11lui, a appelé
15:11très majoritairement
15:12ses 123 députés
15:14à voter contre,
15:15bien sûr,
15:15ce projet de loi.
15:15Là, pour le coup,
15:16ils ont voté au canon.
15:18Le chef dit,
15:19ils exécutent.
15:20Ça, c'est un parti encore
15:21qui roule à l'ancienne,
15:22je dirais.
15:23Et là-dessus,
15:25Sébastien Lecornu
15:26n'a pas essayé
15:26de faire de dépôt
15:27aux charges individuelles,
15:28alors qu'il a énormément
15:29travaillé les autres groupes
15:30députés par députés.
15:32Le résultat,
15:33chez LR,
15:33n'est pas défendu.
15:33Avec des scènes insolites,
15:35des députés PS
15:35qui essayent de convaincre
15:36des Républicains
15:37de voter le budget,
15:38par exemple.
15:38Non, mais il y a eu
15:39toutes sortes de contacts,
15:40toutes sortes de négociations.
15:41Alors là aussi,
15:42un peu à l'ancienne,
15:43à la façon 4ème République,
15:45il a donné de sa personne,
15:47Sébastien Lecornu.
15:48Mais c'est pour ça
15:48que le résultat,
15:50à l'arrivée,
15:50on dit,
15:51bon, c'est un compromis
15:52et tant mieux,
15:52il y a eu des victoires arrachées.
15:54Est-ce que de voter
15:55un budget avec autant
15:57de déficit
15:57est une vraie victoire
15:58pour le pays ?
15:59Est-ce que de reculer
16:00sur la réforme des retraites,
16:01c'est une victoire
16:01pour le pays ?
16:02Alors, pour le Parti socialiste
16:03qui le réclamait,
16:05c'est formellement
16:05une victoire politique.
16:07Mais est-ce qu'on peut
16:08tous se réjouir collectivement ?
16:10Je comprends que
16:10quand on est à gauche
16:12et qu'on est pour ces mesures,
16:13on trouve ça bien.
16:14Mais quand on est
16:16Sébastien Lecornu,
16:17qu'on est à droite
16:18et qu'on est les partis de droite
16:19qui ont voté pour ce soir,
16:20ils sont en pleine contradiction
16:21avec leur credo.
16:24Il suffisait d'écouter
16:25Édouard Philippe hier soir
16:26en disant
16:26j'en peux plus,
16:27j'en peux plus.
16:27On vote année après année
16:29des déficits qui s'accumulent.
16:30Il y a bien un moment,
16:31on va payer l'addition.
16:33Alors peut-être que vous voulez
16:34la laisser à vos enfants.
16:36Mais enfin,
16:36ce n'est pas très sain.
16:37Donc c'est une victoire
16:39et un compromis
16:40pour ceux qui sont de droite
16:41a un goût un peu amer
16:43parce que l'addition,
16:44elle est toujours là,
16:45elle est toujours si salée
16:45et ça va continuer
16:46un an et demi
16:47parce que tant qu'Emmanuel Macron
16:50est là,
16:50le prochain budget,
16:51ça sera pareil.
16:51On ne va toujours pas
16:52faire d'économie.
16:53Donc la France va quand même
16:54creuser les déficits
16:55encore pendant longtemps.
16:56Cédric Clerin
16:57de l'Humanité Magazine.
16:59Si on suit Sylvie-Pierre Brossolite,
17:01il y a un brouillage
17:03des lignes politiques
17:04aussi qui s'est joué
17:05sur ce budget.
17:06Plus ou moins
17:08parce qu'effectivement
17:09personne n'a été quand même
17:11amené à voter quelque chose
17:13avec lequel il est
17:14en totale contradiction
17:15si ce que je disais
17:16tout à l'heure.
17:16C'est-à-dire qu'un budget
17:18forcément là
17:19qui est moins bon
17:20que le précédent
17:21pour la Sécurité sociale,
17:22la gauche historiquement
17:23essaye de faire progresser
17:25les choses
17:25et de lutter
17:26contre des règles
17:27de la Sécurité sociale
17:28qui sont plutôt
17:28le paiement à l'acte,
17:30qui sont plutôt
17:30les franchises médicales,
17:31etc.
17:31Un budget de gauche
17:32supprimerait
17:32les franchises médicales
17:33par exemple.
17:33Là, le Parti socialiste
17:36se satisfait du fait
17:36qu'elle ne soit pas
17:37doublée.
17:38Donc effectivement,
17:39il y a un brouillage
17:40de lignes.
17:41D'ailleurs,
17:41c'est un des problèmes
17:43de ce débat,
17:44c'est que je ne sais pas
17:44trop ce que les Français
17:45comprennent
17:47de tout ça
17:48à la fin.
17:50Et on voit bien
17:50que dans l'équation
17:52qui a joué aujourd'hui
17:53dans les votes,
17:54il y a un peu ça.
17:54Il y a qu'est-ce qui est
17:55acceptable politiquement,
17:57jusqu'où est-ce qu'on peut aller.
17:58La réforme de retraite
17:59est devenue
18:00un tel totem
18:01pour le Parti socialiste
18:02qui ne pouvait plus
18:02le lâcher en réalité
18:03et que ça a été un atout
18:04aussi pour Sébastien Lecornu
18:05parce que s'il voulait ça,
18:08il fallait qu'il lâche
18:08beaucoup de choses
18:08à côté
18:09et qu'ils sont passés
18:10du vote contre
18:12à l'abstention.
18:13Je rappelle qu'au départ,
18:14il était quand même
18:15totalement incongru
18:16d'imaginer que le Parti socialiste
18:17vote pour ce budget.
18:21et c'est pourtant
18:23ce qui est arrivé
18:23pour pouvoir afficher
18:25qu'à la fin,
18:25oui, il y a
18:26cette suspension
18:28de la réforme de retraite
18:29ou plutôt
18:29ce décalage de trois mois
18:30parce que je rappelle,
18:31c'est un décalage
18:32de trois mois
18:32pour cinq générations.
18:33Effectivement,
18:34ça concerne 3,5 millions
18:35de personnes,
18:35mais c'est un décalage
18:36de trois mois.
18:37La réforme de retraite
18:38n'a pas bougé.
18:39Elle est toujours là
18:40et voire même,
18:41on peut presque dire
18:42qu'elle est actée
18:42à 64 ans
18:43par ceux
18:44qui luttaient contre.
18:45Donc effectivement,
18:46pour s'y retrouver là-dedans,
18:47il y a une question derrière,
18:48c'est qu'est-ce qui ressort
18:49démocratiquement de tout ça ?
18:51Je ne suis pas sûr
18:51qu'on ait beaucoup avancé
18:52depuis deux mois.
18:53Avec Sébastien Lecornu,
18:54le Premier ministre,
18:55ce soir,
18:55qui dit également
18:56que cela permet d'avancer
18:58dans le sens
18:58de l'intérêt général,
18:59Aurélie Herbemont.
19:01Oui, Sébastien Lecornu,
19:02il peut être heureux ce soir
19:04d'avoir réussi
19:05à avoir un budget
19:06pour la Sécu
19:07parce que ce n'était
19:08vraiment pas gagné
19:09sur le papier.
19:11D'autres premiers ministres
19:12se sont cassés les dents
19:13avant lui.
19:14Michel Barnier,
19:15l'an dernier,
19:16tombe sur le budget
19:17de la Sécurité sociale.
19:18Et puis François Bayrou,
19:19on sait comment l'histoire
19:20s'est terminée.
19:21Lui, il demandait
19:21des efforts énormes
19:23et qui étaient invotables
19:25par d'autres parties
19:27que les parties
19:27du socle commun
19:29avec des gros guillemets.
19:31Donc Sébastien Lecornu,
19:32oui, a réussi
19:33à franchir cette étape.
19:35Sauf que là,
19:35maintenant,
19:35il va rester le plat
19:36de résistance
19:37avec le budget de l'État.
19:40Ce dont parlait Sylvie
19:41tout à l'heure,
19:41le budget de l'État,
19:42ça ne va pas du tout
19:43être la même affaire
19:44parce que là,
19:45on a entendu dès ce matin
19:46François Hollande,
19:46l'ancien président
19:47de la République
19:48qui est plutôt favorable
19:49à des compromis.
19:50Ce matin,
19:50il a réclamé
19:51qu'il y ait un 49-3
19:52sur le budget de l'État
19:54parce qu'il a dit
19:55là, on ne pourra
19:55clairement pas voter pour.
19:58Donc là,
19:58le plus dur commence.
19:59On a l'impression
20:00qu'à chaque fois,
20:00le plus dur commence.
20:01Mais malheureusement,
20:02c'est ça en fait.
20:03Chaque étape
20:03est une étape franchie.
20:05Mais à chaque fois,
20:06il y en a une autre derrière
20:07qui est potentiellement
20:08beaucoup plus dangereuse.
20:09Et je voulais juste
20:10faire une petite parenthèse
20:11sur le calendrier
20:12puisqu'on en parlait
20:13tout à l'heure.
20:13Une très bonne source
20:14à l'Assemblée
20:15me dit que le vote définitif
20:16du budget de la Sécu
20:17pourrait intervenir
20:18à l'Assemblée
20:18mardi prochain.
20:20Donc on déborderait
20:21de quelques jours
20:21le délai constitutionnel.
20:23Mais on n'est plus à ça près.
20:24Si le but,
20:25c'est d'avoir un budget
20:26pour la Sécu,
20:27ça peut très bien
20:27dépasser un petit peu
20:28de quelques jours.
20:29On resterait plus ou moins
20:30dans les clous
20:30à quelques jours près.
20:32Il faudrait peut-être rappeler
20:33que si Sébastien Lecornu
20:35a réussi là où
20:35les deux autres ont échoué,
20:36c'est parce qu'Emmanuel Macron
20:38a enfin cédé.
20:39Ces deux autres premiers ministres
20:41ne pouvaient pas toucher
20:43au totem des retraites.
20:45Et là, de guerre-là,
20:46il a fallu qu'Emmanuel Macron
20:47cède et donc permette
20:49à son premier ministre
20:50d'accéder à la principale
20:52demande du Parti Socialiste.
20:54Et là, c'est vrai que
20:56quand Édouard Philippe
20:58a dit hier soir
20:58le deuxième quinquennat
20:59a défait tout ce que
21:00le premier quinquennat a fait,
21:02c'est acté aujourd'hui
21:03parce qu'avec la réforme
21:04des retraites qui est suspendue,
21:05moi je crois contrairement
21:06à vous qu'elle est enterrée,
21:08que je ne vois pas
21:09un seul candidat
21:10dire on en revient dessus,
21:13ça va être très très difficile
21:15pour un candidat
21:15de se faire élire
21:16en disant
21:16vive les 64 ans
21:19et lisez-moi,
21:20je suis formidable,
21:21je suis bien meilleure
21:22que les autres.
21:22Ça va être très très difficile.
21:23C'est vrai, Claire.
21:24Juste formellement,
21:25elle est là,
21:26il faudra proposer
21:27de revenir dessus.
21:28Il faudra un système alternatif.
21:28Or, oui,
21:30et puis après ça ouvre,
21:31d'ailleurs c'est sans doute ça
21:32qu'a Emmanuel Macron
21:33derrière la tête,
21:34il pense sans doute
21:35qu'en lâchant ça,
21:36il peut gagner autre chose,
21:37c'est-à-dire
21:37de faire sa réforme initiale
21:39de 2019
21:39et remettre le débat
21:41à point,
21:41la capitalisation,
21:42etc.
21:43Ce serait bien pire encore
21:44que la répartition
21:46à 64 ans.
21:47Rassurez-vous,
21:47il ne sera plus là.
21:48C'est lui qui parle
21:49de 2032
21:50tous les quatre matins.
21:51Richard Berlis,
21:52on parlait
21:52des différentes méthodes
21:56entre Sébastien Lecornu
21:57et notamment
21:57François Bayrou.
21:58François Bayrou
21:59qui agitait,
22:00on va dire,
22:00le spectre
22:01de la crise,
22:02du budget,
22:03en rappelant les chiffres,
22:04en essayant de faire peur
22:05en quelque sorte,
22:05ça n'a pas été la méthode
22:06qu'a adoptée
22:07Sébastien Lecornu.
22:09Non,
22:09effectivement,
22:10parce que Sébastien Lecornu,
22:11moi je pense qu'il devrait
22:12aujourd'hui,
22:13comme tous ceux
22:13qui ont voté ce budget,
22:15brandir une pancarte
22:16« Merci l'Europe ».
22:17Parce que si la France
22:18n'était pas dans l'euro,
22:19tout ça,
22:19ça ne serait juste pas possible.
22:21Le pays serait attaqué
22:22aujourd'hui
22:23par les marchés financiers,
22:24il l'aurait déjà été,
22:24le franc,
22:25si le franc était toujours
22:26en place,
22:27il aurait été attaqué
22:28depuis déjà
22:28quelques années
22:29ou quelques mois
22:30au vu de l'instabilité politique.
22:32Donc là,
22:33on est dans une situation
22:34où Emmanuel Macron,
22:36fin connaisseur
22:37des affaires européennes,
22:38sait que,
22:39je la fais bref,
22:40mais c'est mon regard
22:41de correspondant à l'étranger,
22:42sait que l'Allemagne
22:43n'a pas le choix
22:44que de soutenir la France,
22:45sait que Mme Lagarde
22:46à la tête de la BCE
22:47dans une Europe
22:48malmenée par Donald Trump
22:49n'a pas d'autre choix
22:50que de soutenir la France.
22:51Donc on y va,
22:52on descend le toboggan,
22:53de toute manière,
22:54il y a un matelas en bas.
22:55Voilà la situation.
22:56Sur ce point-là ?
22:57Et puis la dissolution
22:59a coûté très cher à la France,
23:00c'est-à-dire qu'elle a coûté
23:01en instabilité économique,
23:03elle a coûté des points de PIB.
23:05L'Office français
23:07des conjonctures économiques
23:08a fait une étude aussi dessus.
23:10Et l'idée,
23:11moi ce que je comprends quand même,
23:12c'est de surtout
23:13ne pas revivre ça.
23:15Tout est mieux.
23:16Alors effectivement,
23:17sans réforme,
23:18sans investissement
23:19sur l'avenir,
23:20on se demande
23:21qui on va taxer
23:22parce qu'effectivement,
23:23le plat de résistance,
23:24ça va quand même être
23:25le budget.
23:26Et là,
23:27personne ne va réussir
23:28à se mettre d'accord.
23:29Donc il n'y a pas de vision,
23:31il n'y a pas d'investissement
23:33sur l'avenir.
23:34Mais on évite le pire,
23:36on évite une dissolution
23:37et ça coûte très très cher
23:39à l'économie française.
23:41Et les chefs d'entreprise,
23:43là pour le coup,
23:43il y a une chose
23:44qu'ils n'arrêtent pas
23:45de dire aux députés,
23:47aux ministres,
23:48c'est qu'on ne veut pas
23:51revivre ça.
23:51Tout plutôt que ça.
23:53Ils en ont aussi ras-le-bol.
23:53Ils font des pétitions
23:54pour dire qu'ils en ont ras-le-bol
23:55des impôts,
23:56des taxations,
23:56des normes, etc.
23:57Tout à fait.
23:57Et c'est pour ça que je dis
23:57que ce n'est pas fini
23:58et que le budget,
23:59ça va être extrêmement compliqué.
24:02Mais surtout pas la dissolution.
24:04Oui, mais il n'en est plus question.
24:06C'est une fausse menace.
24:09Ça n'existe plus,
24:10la dissolution.
24:10Jamais Macron n'aurait dissous.
24:12Ça, c'était une fausse peur
24:13qui était répandue.
24:15Non, là, le plus probable,
24:16c'est que...
24:16Ça fait sourire Aurélie Erdemont,
24:17qui nous devra peut-être s'en revir.
24:19Que le budget sera rejeté là,
24:21mais donc loi spéciale.
24:22On reprendra ça en janvier-février
24:24et il y aura un 49-3
24:26parce que le 15 février,
24:27il faut s'arrêter
24:28parce qu'elle est municipale,
24:29le Parlement s'arrête.
24:30Campagne municipale.
24:31Donc je pense qu'on aura fini
24:33vers le 15 février.
24:34On aura évité une dissolution,
24:35mais je crois qu'il n'en a jamais été question,
24:37sauf dans l'esprit
24:38de ceux qui voulaient faire peur
24:39aux députés.
24:41Et l'essentiel étant
24:44que le compromis négocié
24:46avec le PS
24:46finisse par être voté
24:47et même pas voté
24:49parce que je pense
24:50qu'il y aura le 49-3
24:51à la fin.
24:52Bon, on se retrouve en février,
24:53alors, Sylvie.
24:54Tout est dit ce soir.
24:55Mais ça sera le 15 février.
24:56Aurélie Erdemont.
24:57La dissolution, effectivement,
24:59c'était une arme brandie
25:00pour faire peur.
25:01Mais il y a un côté,
25:02la dissolution,
25:03ils pensaient toujours,
25:03on ne parlait jamais.
25:04Si vous en parlez,
25:05que vous éventez votre volonté
25:06de dissoudre tout de suite,
25:08ça perd un peu de sa force.
25:10Mais c'est vrai que,
25:11si le budget de la Sécu
25:13avait été rejeté ce soir,
25:14ça devenait de toute façon
25:15très compliqué d'appuyer
25:17sur le bouton de la dissolution.
25:18Maintenant,
25:18parce que ça aurait une conséquence
25:20assez terrible
25:21pour les finances publiques,
25:22c'est que si vous aviez
25:23une dissolution aujourd'hui,
25:24vous n'aviez plus de députés
25:25pour siéger,
25:26pour voter une loi spéciale
25:28pour pallier à l'absence
25:29de budget de l'État.
25:30Donc, de toute façon,
25:31depuis mi-novembre,
25:33ça n'était plus possible
25:34techniquement,
25:35sauf là,
25:35à rentrer dans une zone
25:36d'inconnue totale,
25:37puisque les députés
25:39aimaient beaucoup dire
25:41« de toute façon,
25:41c'est pas grave,
25:42au pire,
25:43il y aura une loi spéciale ».
25:44Mais pour une loi spéciale,
25:44il faut absolument des députés.
25:46Donc, de toute façon,
25:47ça fait 15 jours,
25:48trois semaines
25:49que c'était plus possible
25:50de toute façon
25:50de dissoudre automatiquement
25:52si un texte budgétaire
25:54était rejeté.
25:54Cédric Lérin.
25:56Oui, non,
25:56je voulais juste revenir
25:57sur un mot
25:58qui a été dit sur l'Europe.
25:59Merci l'Europe.
26:00Peut-être à court terme,
26:01on peut voir ça,
26:02mais à long terme,
26:03l'Europe est grandement responsable
26:04de la situation
26:04dans laquelle est la France
26:05aujourd'hui.
26:06C'est-à-dire,
26:06si aujourd'hui,
26:07les Français...
26:08C'est pour ça qu'on a dépensé
26:09longtemps,
26:09sans avoir à dévaluer.
26:11Le 3%,
26:13l'austérité permanente,
26:15le traité constitutionnel de 2005,
26:16la question démocratique,
26:18les services publics
26:18ont été libéralisés,
26:19etc.,
26:20un facteur majeur
26:21de la déstabilisation politique,
26:23économique et sociale
26:23de la France aujourd'hui.
26:24C'est ce que rejettent
26:25les Français en réalité
26:26aujourd'hui.
26:27Et d'ailleurs,
26:27l'Europe,
26:28qui n'a jamais voulu entendre ça,
26:29même quand les peuples votaient non,
26:31ce qui est arrivé en France,
26:32est aujourd'hui en train
26:33de le payer
26:33et de se fissurer.
26:35Donc,
26:35ce que vous dites
26:35n'est pas faux
26:36factuellement sur l'attaque
26:38des marchés,
26:38mais l'Europe a une responsabilité
26:39initialement
26:40de la situation politique
26:42en France.
26:42Allez,
26:42on postule la discussion
26:43dans un instant.
26:44La seconde partie
26:44des informés.
26:45Il est 20h30
26:46sur France Info.
26:47Emmanuel Langlois.
26:53Sébastien Lecornu
26:54qui réussit donc
26:55son premier vote budgétaire
26:57à 13 voix près
26:58par 247 voix
26:59contre 234.
27:01L'Assemblée
27:01adopte donc
27:02de justesse
27:03il y a quelques minutes.
27:05Le budget
27:05de la Sécurité sociale
27:06il y a eu aussi
27:0793 abstentions au total.
27:09Une donnée prévisible
27:10au regard des annonces
27:11des groupes Horizons
27:12et Écologistes.
27:14Les réactions
27:14sont déjà nombreuses.
27:16C'est l'agonie
27:16du macronisme
27:17et ce sont les Français
27:18qui payent la facture
27:19et agit le député
27:21Rassemblement national
27:22de la Somme
27:22Jean-Philippe Tanguy.
27:24L'adoption du budget
27:24de la Sécurité sociale
27:25c'est d'abord
27:26la victoire du Parlement
27:27lui-même
27:28estime pour sa part
27:29Olivier Faure
27:30le chef de file
27:30des députés socialistes
27:32qui affirme par ailleurs
27:33n'avoir trahi personne.
27:35Aujourd'hui
27:35Sébastien Lecornu
27:36lui salue
27:37une majorité
27:37de responsabilités
27:39qui a permis
27:39l'adoption
27:40de ce budget.
27:42Et puis au lendemain
27:43du vote
27:43sur ce budget
27:44de la Sécurité sociale
27:45le Premier ministre
27:46s'attelle cette fois
27:46à partir de demain
27:47au tout aussi clivant
27:49projet de budget de l'État
27:50avec un débat
27:51à l'Assemblée
27:51notamment
27:52sur les enjeux
27:53de défense.
27:55A l'étranger
27:55Volodymyr Zelensky
27:57espère finalement
27:58remettre aux États-Unis
27:59demain
27:59et non ce soir
28:00comme annoncé
28:01un plan mis à jour
28:03pour la résolution
28:04du conflit
28:05avec la Russie.
28:07Volodymyr Zelensky
28:08qui est ce soir
28:08en Italie
28:09et face aux critiques
28:10de Donald Trump
28:11le président ukrainien
28:12se dit aussi prêt
28:13à organiser
28:14des élections
28:15dans les 60 à 90 jours
28:17en Ukraine.
28:18Il demande pour cela
28:18aux États-Unis
28:19et à ses partenaires européens
28:21de garantir
28:22la sécurité
28:23du processus.
28:25Il était fermé
28:25depuis plus de deux mois.
28:26Israël va rouvrir
28:27à partir de demain
28:28la principale voie
28:29de transit
28:30pour l'aide humanitaire
28:31à destination de Gaza
28:33en provenance
28:34de Jordanie.
28:34Cette annonce survient
28:35sur fond de tractation
28:37diplomatique
28:37en vue d'un passage
28:38à la deuxième phase
28:39du fragile cessez-le-feu
28:41en vigueur
28:42dans l'enclave palestinienne.
28:44Et on termine
28:44par le football
28:45avec la Ligue des champions.
28:46Monaco qui reçoit
28:47ce soir au stade Louis II
28:48les Turcs de Galatasaray
28:50et puis avec déjà
28:51trois défaites au compteur
28:53Marseille se déplace
28:54de son côté
28:55sur la pelouse
28:56des Belges
28:57de l'Union Saint-Gilloise
28:58dans la banlieue de Bruxelles.
28:59Deux matchs à suivre
29:00à partir de 21h tout à l'heure.
29:02France Info
29:0520h, 21h
29:07France Info
29:09Les informés
29:09Victor Matel
29:11Avec ce soir
29:12dans le studio
29:13de France Info
29:14Aurélie Herbemont
29:15chef adjointe
29:15des services politiques
29:17de France Info
29:18Sylvie Pierre-Brossolette
29:19éditorialiste
29:20pour Le Point
29:20Cédric Lerain
29:21rédacteur en chef
29:22de l'Humanité Magazine
29:24Richard Verly
29:25correspondant France
29:26et Europe
29:27pour le Média Suisse
29:29Blic
29:29et un grand merci
29:30à Isabelle Raymond
29:31qui nous a accompagnés
29:32tout au long de cette première partie
29:33chef du service
29:34économie et sociale
29:36de France Info
29:37s'est donc passé ce soir
29:38pour le budget
29:39de la sécurité sociale
29:41adopté par les députés
29:42on le rappelle
29:42247 voix pour
29:44234 contre
29:45cela fait
29:4613 voix d'écart
29:48Aurélie Herbemont
29:49l'ancien ministre
29:50Clément
29:50Clément Beaune
29:51qui est désormais
29:52au commissaire au plan
29:52dit que ce vote positif
29:54sur le PLFSS
29:56peut créer une dynamique
29:57pour le budget général
29:58de l'Etat
29:59est-ce qu'il y a une chance
30:01que ça puisse avoir
30:02cet effet-là ?
30:03C'est ce que certains
30:04même qui étaient contre
30:05le budget
30:05à droite notamment
30:07disaient ça peut donner
30:07un élan à Sébastien Lecornu
30:09c'est vrai que
30:10si ça avait été rejeté
30:12bon moi c'était terminé
30:13mais le gouvernement
30:15sait très bien
30:15et l'admet
30:17que le projet
30:18de budget de l'Etat
30:19va être beaucoup plus dur
30:20à faire passer
30:21que le budget
30:23de la Sécu
30:24parce que
30:24on peut rappeler
30:24le calendrier aussi
30:25peut-être pour ce budget
30:26de l'Etat
30:27Le budget de l'Etat
30:27est en ce moment
30:28au Sénat
30:29ensuite on aura
30:30une commission
30:31mixte paritaire
30:32cette réunion
30:33de 7 députés
30:34et 7 sénateurs
30:34qui sont censés
30:35affiner la copie
30:37et avoir la même
30:37je vous spoil
30:38je divulgage
30:39cette CMP
30:40ne sera pas conclusive
30:41donc on va repartir
30:42comme sur le budget
30:43de la Sécu
30:44par une nouvelle lecture
30:45à l'Assemblée
30:46et donc après
30:47un premier vote
30:48à l'Assemblée
30:49une nouvelle lecture au Sénat
30:50la copie
30:51ne sera toujours pas
30:51pareille
30:52et là
30:52sur le budget de l'Etat
30:54ça va encore être
30:54beaucoup plus compliqué
30:57c'est-à-dire que
30:58le budget de la Sécu
30:59c'était presque facile
31:00parce qu'il y avait
31:00des cadeaux
31:01en forme des retraites
31:03une hausse de la CSG
31:05sur les revenus du capital
31:06bon
31:06il n'y avait pas de
31:07les irritants
31:09avaient été enlevés
31:10pas de doublement
31:12des franchises médicales
31:12donc c'était plus facile
31:14
31:16si on se parle clairement
31:17que ce soit
31:18quand vous discutez
31:19avec des membres
31:20du gouvernement
31:21ou des députés
31:23personne ne voit
31:24comment il y a
31:24un budget de l'Etat
31:25voté en bonne et due forme
31:26avant le 31 décembre
31:28personne ne voit
31:29la voie de passage
31:30donc oui
31:30ça donne
31:31ça légitime
31:32la démarche de Sébastien Lecornu
31:34d'essayer de négocier
31:35avec les uns et les autres
31:36mais ça reste quand même
31:37très très fragile
31:37surtout quand vous avez
31:38tout votre socle commun
31:40toujours avec des guillemets
31:41qui ne suit pas totalement
31:43et que le PS
31:44pour le coup
31:45le budget de l'Etat
31:45c'est très compliqué
31:46parce que
31:47on dit toujours
31:48que voter un budget
31:49c'est acter son appartenance
31:51à une majorité
31:51donc sur le budget
31:53de la Sécu
31:53c'est moins le cas
31:54il faut quand même savoir
31:55que pendant des années
31:56on a vécu sans budget
31:57de la Sécu
31:57c'est une invention
31:58d'Alain Juppé en 1995
32:00avant on vivait
32:00sans budget de la Sécu
32:01donc même dans les faits
32:03ça n'aurait pas été
32:03dramatique
32:04s'il n'y en avait pas eu
32:05si ce n'est pour piloter
32:06l'augmentation des dépenses
32:07le budget de l'Etat
32:08c'est vraiment
32:09vous votez pour
32:10si vous êtes de la majorité
32:11donc les socialistes
32:12ont fait un effort
32:12en votant pour
32:14ce budget de la Sécu
32:15pour valider
32:15leur scalp
32:17de la réforme des retraites
32:18voter pour le budget
32:19de l'Etat
32:20là ce serait bien
32:20plus engageant
32:21et personne ne voit
32:22comment ça peut passer
32:23Célie-Pierre Brossolette
32:24on a beaucoup dit
32:24qu'en cas d'échec
32:25ce soir
32:26la responsabilité
32:27de Sébastien Lecornu
32:28aurait été engagée
32:30en quelque sorte
32:31est-ce qu'on peut dire
32:31que la méthode
32:32du Premier ministre
32:33en quelque sorte
32:34la recherche du compromis
32:35le retour au parlementarisme
32:36ce soir a fonctionné ?
32:38Alors n'appelons pas ça
32:39parlementarisme
32:40parce que le parlementarisme
32:41c'est
32:41on négocie
32:43avant de se mettre
32:44à gouverner
32:45sur un programme
32:47enfin le parlementarisme
32:48actuel
32:48dans les démocraties voisines
32:50c'est qu'on se met
32:50d'accord avant
32:51quelquefois pendant des mois
32:52ça négocie
32:53ça discute
32:53on se met d'accord
32:54et après ça roule
32:55c'est pas ce happening
32:56permanent
32:57qu'il y a jusqu'à la veille
32:58du vote
32:59même deux heures
33:00avant le vote
33:00on cède encore quelque chose
33:01qu'on ne sait même pas
33:02comment on finance
33:03là on passe de l'ondame
33:04de 2% à 3%
33:05enfin c'est folklorique
33:06c'est pas sérieux
33:08alors on peut appeler ça
33:08compromis
33:09c'est formidable
33:10c'est une nouvelle méthode
33:11parlementarisme
33:12la victoire du parlement
33:12non c'est la victoire
33:14du n'importe quoi
33:15pour sauver un gouvernement
33:17qui sauve la mise
33:18au président de la République
33:19jusqu'à la fin de son mandat
33:21alors c'est peut-être mieux
33:22qu'une dissolution
33:24ou pas de budget du tout
33:25ça je veux bien peut-être
33:26l'admettre
33:27mais c'est pas idéal du tout
33:28alors effectivement
33:29s'il avait raté
33:30cette étape là
33:32ça serait pire
33:33évidemment il serait pas du tout
33:34du tout en état
33:35d'obtenir un budget
33:37pour la loi de finances
33:39mais là
33:39c'est quand même mal parti
33:40parce qu'il s'agit
33:41pour la droite
33:42d'accepter
33:43qu'on ne coupe pas
33:44dans les dépenses
33:45en tout cas pas du tout
33:46suffisamment
33:46et qu'il y ait des hausses d'impôts
33:48c'est vraiment les deux totems
33:49de la droite
33:50déjà ils ont avalé
33:51la suspension
33:52de la réforme des retraites
33:53mais leur faire avaler
33:54ces deux aspects là
33:56ça va être difficile
33:57et comme vient de le dire Aurélie
33:58pour le PS
33:59il peut pas faire le coup
34:00du PLFSS
34:02il peut pas voter pour
34:02sinon il entre dans la majorité
34:04là ça devient
34:05totalement illisible
34:06et puis ils se font étendre
34:07après
34:07au municipal
34:08par LFI
34:09les traîtres absolus
34:11ils ont rejoint
34:12Macron
34:12et Sébastien Lecornu
34:15donc je pensais
34:17comme je l'ai dit
34:17tout à l'heure
34:18qu'il va y avoir
34:19une solution
34:19de guerre lasse
34:20après une loi spéciale
34:22et un budget
34:24avec des concessions
34:25à minima
34:26votées au 49-3
34:27qui permettra à la droite
34:28de ne pas voter la censure
34:29et que le budget
34:30sera comme ça
34:31admis
34:32et que c'est pas
34:33le 15 février
34:34que le PS
34:35va voter la censure
34:36à la veille des municipales
34:37et vous nous aviez déjà
34:38parlé tout à l'heure
34:39Sylvie
34:39Cédric Clérin
34:40ça veut dire qu'on retournerait
34:41finalement au 49-3
34:42alors que Sébastien Lecornu
34:43s'est engagé
34:44à y renoncer finalement
34:45c'est une hypothèse
34:47en tout cas
34:48l'équation va être encore
34:50effectivement beaucoup plus difficile
34:51parce qu'il faut rappeler
34:51que ces 125 heures
34:53de débat
34:53sur le PLF
34:55qui ont
34:56in fine
34:57abouti à une voix pour
34:58parlez bien dans le micro
34:59Cédric
34:59qui est loin
35:00il est loin
35:00qui aboutit à une voix pour
35:02donc le résultat
35:04est quand même
35:04très mauvais
35:06sur la première séquence
35:08et pour cause
35:09puisque
35:09comme
35:10disait Sylvie
35:12tout à l'heure
35:13le totem
35:14un des totems
35:15c'est la dette
35:16et dans l'histoire
35:17il n'y a qu'un seul moyen
35:18de réduire la dette
35:19c'est de taxer
35:20ceux qui ont les moyens
35:21et ça
35:22c'est l'autre totem
35:23auquel la droite
35:24et le macro
35:24ils ne veulent pas toucher
35:25c'est-à-dire
35:26taxer les plus riches
35:27et donc
35:28tant qu'il n'y aura pas
35:30ça
35:30qui sera à toucher
35:31qui est encore
35:32beaucoup plus facile
35:33à toucher
35:33que la réforme des retraites
35:34la taxe Zuckman
35:35on en parle souvent
35:36c'est 2%
35:38sur ceux qui gagnent
35:39plus de 100 millions
35:39donc si on ne touche pas à ça
35:41on ne touchera à rien
35:41et donc on n'arrivera pas
35:43à équilibrer les comptes
35:44et on aura du mal
35:44à trouver un équilibre politique
35:45parce que personne à gauche
35:47ne pourra voter un budget
35:48s'il n'y a pas ce minimum
35:49ou minimum room
35:50et la droite a l'air de considérer
35:51que c'est
35:52que c'est l'instauration
35:53des soviets
35:54partout en France
35:54on en est très loin
35:56donc toi qu'on sera
35:57dans ce débat là
35:58on ne voit pas trop
35:59comment il y aura budget
35:59donc après il reste
36:00effectivement
36:01éventuellement autour
36:0249.3
36:03loi spéciale
36:05voire ordonnance
36:05puisqu'il y a aussi ça
36:06qui plane depuis le départ
36:08autour de ce débat budgétaire
36:10mais ça risque
36:11de ne pas se finir
36:12de la même manière
36:13que ce soir
36:13ça c'est sûr
36:14Richard Verlix
36:15que ce soit taxe Zuckman
36:16que ce soit une autre taxe
36:18un autre nom
36:18de toute façon
36:19quelque chose autour
36:20de la justice fiscale
36:21c'est ça qui va se jouer
36:23dans les prochaines semaines
36:24oui certainement
36:25alors pour revenir
36:27sur ce que disait Cédric
36:28il a raison
36:29dans l'histoire française
36:32récente
36:33il n'y a pas d'autre moyen
36:34d'améliorer les comptes publics
36:35que de taxer davantage
36:36mais partout ailleurs
36:37on fait autrement
36:38partout ailleurs
36:39on restructure
36:40on restructure
36:41on réforme
36:43on s'interroge
36:43sur la validité
36:44des dépenses publiques
36:45on regarde
36:46s'il n'y a pas moyen
36:47de faire autrement
36:48et grosso modo
36:50à un moment donné
36:51il me semble
36:52que beaucoup de pays
36:53ont décidé
36:54de restructurer leur état
36:56et qu'un état
36:56qui dépense trop
36:57ce n'est pas nécessairement
36:58bon pour le pays
36:59mais c'est juste
36:59pour le plaisir du dialogue
37:01après sur le fond
37:02qu'est-ce qui va se passer
37:04moi je crois
37:04que ce qui m'inquiète
37:06mais je pose la question
37:08à des gens
37:08beaucoup plus informés
37:09que moi
37:09ici sur ce plateau
37:10c'est que j'ai l'impression
37:12que tout le monde
37:12à partir de maintenant
37:13à partir de cette victoire
37:15qui contente
37:16les socialistes
37:17on l'a compris
37:17Sébastien Lecornu
37:19de l'autre côté
37:19tout le monde
37:20a intérêt
37:21à une forme
37:21de brouillard budgétaire
37:23où plus personne
37:24ne comprendra rien
37:25y compris sur la méthode
37:26avec laquelle
37:27sera adopté
37:28le projet de loi de finances
37:29par exemple
37:30les ordonnances
37:30c'est quand même un truc
37:31qui va être très compliqué
37:32à expliquer aux français
37:33et ce brouillard budgétaire
37:35et bien
37:35va assez bien convenir
37:37à ceux qui n'en retireront
37:38que l'argument électoral
37:40d'abord pour les municipales
37:42ensuite pour la présidentielle
37:44et donc
37:44ce qui m'inquiète
37:45c'est qu'on va créer
37:46un écran de fumée
37:47là on est devant
37:48ils pourraient mettre
37:49des fumigènes
37:50devant l'Assemblée nationale
37:51pour que personne
37:53ne voit vraiment clair
37:54dans quel volume
37:55de dépenses
37:55quel volume de dettes
37:56quelles vont être
37:56les conséquences
37:57on va juste dire
37:58le budget
37:59les budgets
38:00la sécurité sociale
38:01et celui de l'Etat
38:02ont in fine été adoptés
38:04et ça je ne pense pas
38:05malheureusement
38:05que ce soit très bon
38:06pour la transparence
38:07et la démocratie
38:07Vous partagez cette analyse
38:09Aurélie Herbemont ?
38:10C'est vrai qu'il y a
38:10un brouillard
38:11autour du budget
38:12il faut vraiment
38:12s'accrocher
38:13pour suivre tous les épisodes
38:15même des députés
38:17parfois
38:17et que dire
38:18de nous les journalistes
38:19parfois on se dit
38:20alors là
38:20qu'est-ce qui va se passer
38:21et que dire
38:22de ceux qui nous écoutent
38:22et nous regardent
38:23de ceux qui nous écoutent
38:24qui ne suivent pas
38:25minute par minute
38:26l'avis du Parlement
38:27on est une petite catégorie
38:29à ausculter
38:31quasiment minute par minute
38:33l'avis du Parlement
38:34mais je comprends
38:35que les Français
38:35ne passent pas
38:36à leur vie à ça
38:37en fait
38:37le problème
38:38si vous voulez
38:38c'est que
38:39les Français
38:39au fond du fond
38:40ils veulent savoir
38:41à quelle sauce
38:41ils vont être mangés
38:42s'il y aura plus d'impôts
38:44s'il y a des dépenses
38:45qui vont les impacter
38:46en étant supprimés
38:47et ça
38:48malheureusement
38:48aujourd'hui
38:49personne n'est capable
38:50de leur dire
38:51personne n'est capable
38:52de dire
38:52quoi ressemblera
38:54la copie finale
38:55on aurait posé
38:57la question hier
38:57il n'y avait pas encore
38:59les 100 millions
38:59avec cette adoption
39:00tout de même
39:00ce soir
39:01de ce premier projet
39:02du budget de la sécu
39:03il y a des mesures concrètes
39:04qui vont être adoptées
39:05mais ça fait des mois
39:05qu'on ne sait pas
39:07souvenez-vous
39:07on est quand même rentré
39:09en mêlée budgétaire
39:10puisque c'est un mot
39:10qui était très à la mode
39:11avec François Vahirou
39:12qui voulait supprimer
39:13des jours fériés
39:15donc ça bouge
39:16quasiment tous les jours
39:18si ce n'est parfois
39:18d'heure en heure
39:19les députés d'outre-mer
39:21ont eu hier
39:22la bonne surprise
39:23d'apprendre
39:23qu'il y avait
39:24100 millions en plus
39:25se disponible
39:25pour la santé
39:26dans les Outre-mer
39:27ça jusqu'à hier
39:28personne n'en avait
39:29entendu parler
39:29avec la hausse des dépenses
39:30pour la santé
39:32dans les Outre-mer
39:33donc c'est vraiment
39:35du but par but
39:36c'est difficile
39:37pour les français
39:37effectivement de s'y retrouver
39:38alors quand en plus
39:39il faut rentrer
39:40dans la méthode
39:40comment ça passe
39:41ou comment ça ne passe pas
39:42je comprends
39:44même si nous mettons
39:45beaucoup de coeur
39:45à l'ouvrage
39:46pour essayer de rendre ça
39:47l'impide
39:48c'est pas facile
39:49il faut s'accrocher
39:50en revanche
39:51il y a des choses
39:51qui se sont éclaircies
39:52enfin éclaircies
39:53si je puis dire
39:54le NFP est mort
39:56enfin là
39:56officiellement
39:57avec ce vote
39:58aujourd'hui
39:58ils sont éclatés
40:02ils sont éclatés
40:05en trois tendances
40:05qu'ont voté
40:06les trois
40:07on rappelle
40:07le nouveau Front Populaire
40:08l'union de la gauche
40:09avec le PC
40:11les écolos sont abstenus
40:13et le PS a voté pour
40:14je veux dire
40:15que c'est quand même
40:16pas un triomphe
40:17de l'unité
40:18de la gauche
40:18le bloc central
40:19n'est pas dans un meilleur
40:20j'allais dire
40:22c'est pareil
40:23de l'autre côté
40:24il y a eu aussi
40:24une clarification
40:25d'un côté
40:26il y a
40:27ensemble
40:27pour la République
40:29ex-en-marche
40:32ex-renaissance
40:32enfin je ne sais plus
40:33comment il faut les appeler
40:34ils ont 36 noms
40:35les derniers macronistes
40:37ou les néoncs
40:38macronistes
40:38ça dépend lesquels
40:40enfin
40:40ceux-là
40:41ont quand même
40:42voté pour
40:43et tout le reste
40:44c'est tortillé
40:45il y a eu du pour
40:46du compte
40:46de l'abstention
40:47c'est en tout cas
40:48démarqué
40:48par rapport
40:49au président de la République
40:50et au Premier ministre
40:50et on voit très bien
40:52que tout ça
40:52prépare des candidatures
40:53à la présidentielle
40:54où il y aura
40:55des candidats
40:56de la droite
40:57qui seront
40:58pour l'exigence
40:59la rigueur
41:00on remet de l'ordre
41:01dans les comptes
41:02un centre
41:03ex-macroniste
41:04qui lorgnera
41:06sur le centre gauche
41:07cette bataille du budget
41:08finalement
41:08elle a accéléré
41:09le calendrier
41:09elle a accéléré
41:10le calendrier politique
41:11effectivement
41:12je suis d'accord
41:13avec Aurélie
41:13ça en fume
41:14sur l'économie
41:16et les finances
41:17on ne sait pas très bien
41:18où on en est
41:18et on se dit
41:19et puis on jongle
41:20avec les milliards
41:21ça devient obscur
41:21tellement il y en a
41:22très abstrait
41:23et plus 5
41:24moins 3
41:25plus 18
41:26moins 17
41:26personne ne sait
41:28sur quel pied
41:28vraiment on retombe
41:30en revanche
41:31sur la politique
41:31on voit quand même
41:32les grandes lignes
41:33se dessiner
41:33sur les campagnes
41:34qui se feront
41:35à l'avenir
41:37Cédric Lérin
41:37avant la présidentielle
41:38il y a les municipales
41:39dans 3 mois
41:39est-ce que le parti socialiste
41:41en votant aujourd'hui
41:42ce budget
41:43de la sécurité sociale
41:44en se mettant
41:45du côté du gouvernement
41:46mais en voilà
41:47en faisant une sorte
41:48de pari
41:48on peut dire gagné
41:49ou pas pour lui
41:50je ne sais pas
41:50mais en tout cas
41:51est-ce que cela va jouer
41:52dans sa faveur
41:54à 3 mois
41:55de ses scrutins
41:56alors ça c'est assez
41:57difficile à dire
41:58parce qu'en fait
41:58c'est évidemment
41:59le pari
42:00qui fait le parti socialiste
42:02c'est de se dire
42:02on est utile
42:05et on a gagné
42:07une victoire majeure
42:08parce que
42:08c'est vrai que
42:09sur ces dernières années
42:10le marqueur social
42:12c'est la réforme
42:12des retraites
42:13donc ils espèrent
42:15pouvoir accrocher ça
42:16parce qu'ils avaient
42:18besoin de quelque chose
42:19on ne voit pas trop
42:20justement
42:20sans le NFP
42:22le parti socialiste
42:22tout seul
42:23je rappelle qu'ils ont fait
42:232% la dernière présidentielle
42:25moins de 2% même
42:27donc
42:27oui j'étais gentil
42:28donc
42:29il n'est pas facile
42:30de vivre tout seul
42:32il faut des marqueurs
42:33donc est-ce que ça va profiter
42:35c'est pas complètement sûr
42:36parce que
42:36évidemment
42:37le pendant de ça
42:38c'est d'avoir voté
42:39avec un gouvernement
42:41qui n'est pas très populaire
42:42nommé par un président
42:44qui l'est encore moins
42:45et avec une lisibilité
42:47qui est proche de zéro
42:48donc la bataille
42:49qui va s'engager maintenant
42:50c'est la bataille de la com
42:51on l'a vu d'ailleurs
42:52dans les premières déclarations
42:54chacun va pouvoir dire
42:55que
42:55soit c'est horrible
42:57soit c'est terrible
42:57soit c'est formidable
42:58d'ailleurs
42:59et d'ailleurs
43:00tout ça
43:01est un cercle vicieux
43:02on entendait
43:03par exemple
43:03Bruno Rotaillot
43:04pour justifier
43:04pour justifier
43:06de voter contre le budget
43:08qui disait
43:08que c'était
43:08le gouvernement
43:09le plus à gauche
43:10qu'on n'avait jamais vu
43:11quand même
43:13pas avoir
43:13regardé bien l'ombre
43:14ou avoir une mauvaise foi
43:15bien épaisse
43:16pour dire que ce gouvernement
43:17est le plus à gauche
43:17donc là
43:18il va y avoir une bataille de com
43:19là-dedans
43:20est-ce que ça va profiter
43:21après
43:21les municipales
43:22c'est aussi autre chose
43:24c'est aussi
43:24des territoires
43:26c'est pas qu'un calque
43:27du national
43:29sur les villes
43:30évidemment ça pèse
43:31mais il y a aussi
43:32un ancrage local
43:33des bilans
43:34des dynamiques locales
43:35où là pour le coup
43:36il y aura même
43:37des listes NFP
43:38qui vont y ressembler
43:39avec toutes les couleurs
43:40de la gauche dedans
43:41à d'autres endroits
43:42ça sera pas du tout le cas
43:43mais donc
43:44difficile de faire
43:46les corrélations
43:46entre ce qui se passe là
43:47en tout cas ça ne sera pas
43:48mécanique
43:49pour le résultat
43:50des municipales
43:51surtout qu'on n'est plus
43:52dans le cas
43:52pardon
43:52de comme avant
43:53opposition
43:54contre gouvernement
43:56en général
43:56les municipales
43:57sont remportées
43:58par l'opposition
43:59contre le gouvernement
44:00là comme plus personne
44:01ne comprend
44:01qui est le gouvernement
44:02et qui est l'opposition
44:03ça va être compliqué
44:04c'est ce que j'allais dire
44:05Aurélie Herbebon
44:05étape importante
44:06même pour le PS
44:07ce soir
44:07on rappelle ce fait inédit
44:09du budget de la sécurité sociale
44:11qui passe finalement
44:12en grande partie
44:13grâce à un accord
44:13entre l'exécutif
44:14et le parti socialiste
44:15et la gauche
44:16les socialistes
44:16vont évidemment
44:17jouer sur l'aspect
44:19on a eu la peau
44:21de la réforme des retraites
44:22vous allez pouvoir partir
44:23plus tôt en retraite
44:24que ce qui était prévu
44:25c'est grâce à nous
44:25les socialistes
44:26regardez les insoumis
44:27ils disent non à tout
44:28résultat
44:28ils ramènent aucune victoire
44:30à la maison
44:30les socialistes
44:31vont essayer de vendre ça
44:32comme ça
44:33sur le terrain
44:34les insoumis
44:35évidemment en face
44:36vont les pilonner
44:37pour dire
44:38mais non
44:38vous vous êtes fait avoir
44:39parce que cette réforme
44:40elle n'est que suspendue
44:42c'est elle-même décalée
44:44les insoumis
44:46reprenant même
44:46la formule d'Emmanuel Macron
44:48ça n'est qu'un décalage
44:49c'est pas souvent
44:49que les insoumis
44:50reprennent Emmanuel Macron
44:52sur le même thème
44:53mais en vrai c'est ça
44:54donc il va y avoir
44:54une vraie bataille
44:55de communication
44:56autour de ça
44:57ce qui est très intéressant
44:58c'est que
44:58les socialistes
44:59quand même
44:59ces derniers mois
45:00avaient un peu
45:01la dent dure
45:02contre les écologistes
45:03en disant
45:03oui en fait
45:04ils sont surtout
45:05avec LFI
45:05etc
45:06là les écologistes
45:08sont un peu
45:09au milieu du guet
45:10ils ne sont pas vraiment
45:12avec les insoumis
45:12puisqu'ils s'abstiennent
45:13et en fait ce soir
45:14c'est eux
45:14qui permettent
45:15le budget de la sécu
45:17vraiment de passer
45:18parce que s'ils avaient
45:19tous voté contre
45:19comme un seul homme
45:20c'était terminé
45:21donc ils ne sont
45:22ni totalement
45:23avec les socialistes
45:24dans le compromis
45:25la compromission
45:26dirait les insoumis
45:26avec la Macronie
45:28aussi au sein des écologistes
45:29mais en même temps
45:30ils n'ont pas non plus
45:31choisi le tout ou rien
45:33et donc le rien
45:34de LFI
45:34donc ça va être intéressant
45:36pour les municipales
45:39mais ça sera évidemment
45:40en toile de fond
45:41du décor
45:42et c'est chacun
45:42sur le terrain
45:43qui va essayer
45:44de vendre son message
45:46oui on a gagné un peu
45:47non en fait
45:48vous vous êtes fait avoir
45:48etc
45:49forcément ça sera en toile de fond
45:50pour les municipales
45:52même si d'ici là
45:53on a les preuves du budget
45:54qui peut
45:55un petit peu
45:56mettre tout ça par terre
45:56parce que les socialistes
45:57avaient aussi dans la volonté
45:59de faire un peu de stabilité
46:01que les français
46:02ne sachent plus
46:05où donner de la tête
46:06est-ce qu'il y a un gouvernement
46:07ou pas de gouvernement
46:08qui est au pouvoir
46:09est-ce qu'on a des élections
46:10une dissolution
46:10la semaine prochaine
46:11qui donnait un peu le tournis
46:12donc ils ont permis
46:14un peu de stabilité
46:15en plus de quelques victoires symboliques
46:17après
46:18où est-ce qu'on en sera
46:18avec le budget de l'État
46:20suite au prochain épisode
46:22Richard Verli
46:23vous nous avez beaucoup dit
46:23dans ce studio
46:25désinformé
46:26à quel point
46:27les autres pays
46:28nos voisins
46:29nous regardaient
46:29avec inquiétude
46:30en raison de cette instabilité
46:32politique et budgétaire
46:33est-ce que le vote
46:34de ce soir
46:34peut en partie
46:35rassurer justement
46:37nos voisins européens ?
46:39Oui parce que je crois
46:40qu'il faut distinguer
46:41deux choses
46:42côté négociation budgétaire
46:44c'est dur aussi
46:45dans beaucoup de pays
46:45qui entourent la France
46:46il ne faut pas croire
46:47que c'est facile
46:48l'Espagne a passé des budgets
46:50avec l'équivalent
46:50de la loi spéciale
46:51l'Allemagne
46:52ça a mis beaucoup de temps
46:53le dernier budget de 2025
46:55donc je dirais
46:56la Belgique
46:57la ville de Bruxelles
46:59le gouvernement bruxellois
47:00là où est la commission européenne
47:02n'a toujours pas de budget
47:03je crois depuis deux ans
47:04donc il ne faut pas penser
47:06que c'est simple ailleurs
47:07donc de ce point de vue là
47:08je dirais
47:08il y a une sorte
47:09de communauté de destin
47:10on se dit qu'en France
47:12c'est compliqué aussi
47:13non l'inquiétude
47:14elle porte sur au fond
47:15deux éléments structurels
47:17c'est à dire
47:18quand est-ce que la France
47:19va comprendre
47:20qu'elle ne peut pas
47:20continuer à dépenser
47:21sans compter
47:22ça c'est une vraie question
47:24et ça ne vous étonnera pas
47:25que ce soit les Allemands
47:26qui la posent
47:26parce que c'est quand même
47:28eux qui sous-tendent
47:29l'euro
47:29et la stabilité
47:31qui va avec
47:31ça c'est la première interrogation
47:32et la deuxième interrogation
47:34c'est qu'est-ce qui va se passer
47:35quand Emmanuel Macron
47:36va partir
47:37et autrement dit
47:38quel type
47:39à quoi va ressembler
47:40la campagne présidentielle
47:41de 2027
47:42parce qu'une campagne
47:43présidentielle
47:44qui se fait
47:44sur les retraites
47:45c'est-à-dire
47:46sur les personnes âgées
47:48sur ceux qui vont
47:49bientôt partir en retraite
47:50c'est quand même
47:51pas vraiment
47:51une campagne d'avenir
47:52et c'est pas vraiment
47:53une campagne
47:53qui permet de préparer
47:54le pays pour le futur
47:56ça je crois que c'est
47:57les deux grandes interrogations
47:58et à l'heure
47:59où on est aujourd'hui
48:00les interrogations
48:01elles sont plutôt nourries
48:02même si on a de l'empathie
48:04pour les français
48:04qui essayent au parlement
48:06tant bien que mal
48:07de tricoter un budget
48:08ce que font aussi
48:09les voisins de la France
48:10il se passe tellement
48:11de choses tous les jours
48:12il y a une troisième
48:12interrogation
48:13que je serais tentée
48:14de rajouter Richard
48:15c'est quel degré
48:16de dégagisme des français
48:17c'est-à-dire
48:18que ça soit
48:19au municipal d'ailleurs
48:20parce que souvent
48:20comme vous le disiez
48:21au municipal
48:23il y a un mouvement
48:24contre le pouvoir en place
48:25là c'est très difficile
48:26de savoir lequel il est
48:27mais alors
48:27comment le dégagisme
48:28va s'exprimer
48:29donc contre qui
48:33est-ce qu'au contraire
48:34pour une fois
48:34les maires sortant
48:35de leur terroir
48:37seront un ancrage
48:38un peu solide
48:38et ils seront consolidés
48:39on n'en sait rien
48:40mais à la prochaine présidentielle
48:42là il y a un vrai risque
48:44que la colère
48:45la frustration
48:46l'agacement
48:46le dégagisme
48:47qu'ont envie d'exprimer
48:49les français s'expriment
48:50et que du coup
48:51le rassemblement national
48:52quel que soit son candidat
48:53en bénéficie
48:55et on ne sait pas du tout
48:55sur quel thème
48:56ça peut partir
48:57effectivement les retraites
48:58seront un thème
48:58mais ils n'ont pas intérêt
48:59tous à faire que la campagne
49:01que là-dessus
49:02parce que c'est vrai
49:02qu'il n'y a pas
49:03beaucoup de choses
49:04à offrir
49:06on ne peut pas dire
49:07qu'on va remettre
49:07la retraite à 60 ans
49:08c'est très très difficile
49:10à défendre
49:11et je pense que
49:12les uns et les autres
49:13ont rend à coeur
49:14de présenter
49:15un projet peut-être
49:16d'avenir à la France
49:17sur la transition écologique
49:18sur la technologie
49:20sur quelques projets
49:21d'avenir
49:22enfin je l'espère quand même
49:23mais c'est vrai
49:24que tous ces projets
49:25s'ils existent
49:26méritent financement
49:27donc coupent
49:28d'autres dépenses
49:29et c'est le débat
49:30sur qu'est-ce qu'on coupe
49:31comme dépenses à l'avenir
49:32qui risque d'être
49:33le grand débat
49:34et les retraites sont dans la vie
49:35la vision à long terme
49:36la vision de société
49:37c'est ce qui manque aussi
49:37à ces débats actuels
49:38à Cédric Clérin
49:39Ah ben c'est clair
49:40que la campagne présidentielle
49:42ne pourra pas être
49:43est-ce qu'il faut
49:45augmenter
49:46la CSG
49:48sur le patrimoine
49:48pour rapporter
49:502,8
49:51ou 1,5
49:52ça c'est sûr
49:53c'est sûr
49:54qu'il faudra
49:55et d'ailleurs
49:55une campagne présidentielle
49:56se joue en général
49:57sur
49:58sur une vision
50:00beaucoup plus importante
50:01sur une convocation
50:02de l'histoire
50:02une projection
50:03dans l'avenir
50:04voire sur un projet
50:05de société
50:05quand ça se passe bien
50:07c'est pas toujours le cas
50:08mais en tout cas
50:09il faudra
50:09prendre de la hauteur
50:11après ce marasme
50:12sinon
50:13on n'en sortira pas
50:16mais les retraites
50:17n'est pas une si mauvaise
50:18entrée que ça
50:19parce que retraite
50:20là on est dans le projet
50:21de société
50:21s'arrêter de travailler
50:23à 60 ans
50:24ou à 68 ans
50:25c'est pas du tout
50:25le même projet de société
50:26et c'est pas tant
50:28une histoire de vieux
50:29entre guillemets
50:30puisque là
50:30les retraités
50:31étaient les seuls
50:32à être favorables
50:33à la réforme des retraites
50:34puisqu'ils s'en foutent
50:35que les autres
50:36bossent jusqu'à 73 ans
50:37pour financer leur retraite
50:38ils sont plutôt d'accord
50:39mais les autres
50:40ne le sont pas
50:41donc ça
50:41il y a une contradiction
50:42dans le pays
50:43c'est difficile
50:44de dire
50:44comme le fait
50:45Edouard Finit
50:46il faudrait 67 ans
50:47mais électoralement
50:48c'est très payant
50:48parce que
50:49comme on sait
50:50les vieux
50:50ils votent
50:51et ils sont à rebours
50:52sur cette question là
50:53donc je pense
50:53qu'il y a aussi
50:54une articulation
50:55sur la retraite
50:55qui va être importante
50:56et derrière
50:57il y a un vrai choix
50:58de société
50:58sur le temps de travail
51:00sur qu'est-ce qu'on fait
51:01après 60 ans
51:02et ça
51:03ça peut faire l'objet
51:04de débats
51:05un peu plus intéressant
51:06que sur la CSU
51:06avec une question
51:07est-ce que par ailleurs
51:08je ne sais pas
51:09est-ce que Sébastien Lecornu
51:11est en train de marquer
51:12des petites croix
51:12dans son carnet
51:13à points présidentiels
51:14autre débat
51:16j'ai envie de dire
51:17j'avais envie
51:17parce qu'il nous reste
51:18juste deux minutes
51:19peut-être
51:19pour ceux qui nous rejoignent
51:20on ne sait jamais
51:20en fin d'émission
51:21Henri Lierbemont
51:22on rappelle ce vote
51:23le budget de la sécurité sociale
51:24adopté ce soir
51:25par les députés
51:26247 voix pour
51:27234 contre
51:28ce qu'il fait
51:29si l'on sort la calculette
51:30on n'en a pas besoin
51:31non plus
51:3113 voix d'écart
51:32qu'est-ce qu'on retient
51:33ce soir
51:34après ce vote
51:35on est à peu près
51:36une heure et demie
51:36un peu moins
51:37après ce vote
51:38qu'est-ce qu'on retient
51:38principalement
51:39les conséquences
51:40politiques
51:42si on peut dire
51:42et de la suite
51:43de ce qui va arriver
51:43Sébastien Lecornu
51:45a réussi une première partie
51:46de son pari
51:47en faisant valider
51:48un budget de la sécu
51:49par une partie de l'opposition
51:50en l'occurrence
51:51les socialistes
51:52et l'abstention bienveillante
51:53des écologistes
51:55que son
51:55ses soutiens
51:57le socle commun
51:58avec des gros guillemets
51:59s'est un peu fissuré
52:00même s'il a pu constater
52:02que les chefs de parti
52:03LR Horizon
52:05Edouard Philippe
52:06et Bruno Retailleau
52:06n'ont pas été entièrement
52:08suivis par leurs troupes
52:09puisqu'il y a 18 députés LR
52:11qui votent pour
52:13la direction de LR
52:15de Bruno Retailleau
52:15redoutés
52:17qu'il y en ait une dizaine
52:18bon en fait
52:19c'est même plus
52:19c'est quasiment en 20
52:20qui votent pour
52:23donc
52:23les cartes
52:25sont un petit peu
52:26en train de bouger
52:26mais attention
52:28une victoire aujourd'hui
52:29n'augure pas du tout
52:30d'une victoire
52:31sur le budget
52:31de l'État
52:32là ça va être vraiment
52:33beaucoup plus dur
52:34Et en un mot très rapidement
52:35Sylvie-Pierre Brossolette
52:36plus de 90 voix
52:37pour l'abstention
52:38enfin 90 abstentions
52:39l'abstention
52:40qui est devenue du coup
52:41ce soir
52:42un vrai curseur politique
52:43C'est un vrai curseur
52:44le vrai curseur
52:45ce soir pour moi
52:46c'est que
52:47le parti socialiste
52:48est voté pour
52:49c'est ça
52:50la grande nouveauté
52:51ça n'augure pas
52:53de la suite
52:54je ne sais pas
52:54s'ils vont continuer
52:55ça m'étonnerait
52:55mais là ce soir
52:56vraiment ils ont voté pour
52:57ils se sont mouillés
52:59ils ont obtenu ce qu'ils voulaient
53:00et ils ont été logiques
53:01avec eux-mêmes
53:01mais leur préférence
53:03en réalité de s'abstenir
53:04ils ont été forcés
53:05de voter pour
53:05pour compenser
53:06la droite
53:07qui s'est esbignée
53:08sauf quelques-uns
53:09soulignés par Aurélie
53:10mais grosso modo
53:11la moitié du socle commun
53:13n'y était pas
53:14donc la nouveauté
53:15de ce soir
53:16c'est quand même
53:16que le PS a dû voter pour
53:17Et on verra effectivement
53:19ce qu'il en sera
53:19pour le budget
53:21de l'État
53:21Cédric Clerin
53:22à la une de l'humanité
53:23Il y aura évidemment
53:24le budget de la Sécu
53:25mais il y aura aussi
53:26le budget désarmé
53:28avec des dépenses
53:29en rafale
53:30autre sujet important
53:31et à la une
53:32je dois aller dans l'Assemblée
53:33Oui
53:34et je signale aussi
53:35la une de l'humanité magazine
53:37puisqu'on va s'intéresser
53:37au syndicalisme
53:38et au nouveau défi
53:40du syndicalisme
53:41ce qui est un peu en rapport
53:41avec notre débat de ce soir
53:42Effectivement
53:43merci à tous
53:44merci Cédric Clerin
53:45de l'humanité magazine
53:47le point bien évidemment
53:48Cédric Clerin
53:48Le grand interview
53:49Nicolas Sarkozy
53:49par François-Olivier Gisbert
53:51je vous conseille
53:51la lecture
53:52vous allez déguster
53:53Très bien
53:54merci beaucoup Cédric
53:56merci Aurélie Herbemont
53:57chef adjoint des services politiques
53:58de France Info
53:58Richard Verly
54:00correspondant France et Europe
54:01pour le Média
54:02Suisse Blic
54:03le titre de votre dernier livre
54:04vous me le redonnez Richard
54:05C'est Amérique qui nous déteste
54:07et c'est plutôt d'actualité
54:08vu le document stratégique
54:09publié récemment
54:10par l'administration américaine
54:11et l'interview de Trump
54:12à Politico
54:13qui nous accuse
54:13de décrépitude
54:15Voilà sujet dont on a débattu
54:17hier soir
54:17dans les informés
54:18merci à tous
54:19les informés
54:19reviennent bien sûr
54:20demain matin à 9h
54:21très bonne soirée
54:22sur France Info
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