00:00Je pense que c'est un discours de raison, mais ce n'est pas la première fois. Dans certaines interviews, Nicolas Sarkozy était relativement respectueux de nos électeurs,
00:11n'a jamais voulu les ostraciser, n'a jamais voulu considérer qu'ils étaient des sous-citoyens et qu'ils devaient être mis au bon de la politique.
00:18Il y a eu un changement quand même. Nicolas Sarkozy n'a pas toujours été comme ça.
00:21Ça fait quelques temps. Après, Nicolas Sarkozy a été un adversaire politique assez pugnace et assez farouche, et surtout d'une politique qui a beaucoup déçu
00:30nombre de ses anciens électeurs qui sont aujourd'hui les nôtres. Parce que pourquoi le Rassemblement National est devenu le premier parti de France
00:38et a rassemblé plus de 11 millions d'électeurs ? C'est aussi parce qu'il y a eu énormément de déçus de la droite et beaucoup de déçus.
00:44J'en ai dans mon département qui m'ont élu deux fois député, qui avaient voté Nicolas Sarkozy auparavant,
00:49et qui ont vu que les promesses ont été trahies et que la politique était souvent celle de la gauche.
00:54Mais vous dites que l'heure de l'union des droites est arrivée ? Vous le dites aussi clairement que ça ?
00:58Je dis que l'union des patriotes, plus largement que la droite, parce que dans nos électeurs, vous avez aussi des gens qui viennent de la gauche.
01:03Et puis vous avez aussi beaucoup de gens qui n'ont jamais été de gauche ou de droite et qui voient l'espérance dans Marine Le Pen ou Jordan Bardella.
01:10Donc l'union des patriotes, c'est-à-dire de tous ces Français qui veulent une autre politique axée sur la nation, sur la protection, sur la sécurité, sur le retour de l'ordre,
01:19sur la fin de l'immigration dérégulée. Effectivement, ça doit rassembler une majorité.
01:24Est-ce que vous dites, par exemple, notamment aux Républicains, vous dites, écoutez, il faut qu'on avance, allez-y, allez jusqu'au bout, venez, on discute.
01:33On discute notamment de ce qui peut se passer au moment des législatives. Est-ce que vous en êtes là ce soir ?
01:37Mais on dit à tous les électeurs, quels qu'ils soient, et à tous les responsables, et on le fait au niveau des municipales,
01:42effectivement, il faut se rassembler. Il ne s'agit pas de se renier les uns les autres.
01:46Éric Ciotti, quand il a fait l'alliance avec Jordan Bardella et Marine Le Pen, ne s'est pas renier.
01:51Ils ont un groupe à part entière, ils ont une identité politique.
01:53Pour autant, on a un même programme de redressement national.
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