00:00Ce que je constate, c'est qu'il y a un décalage de plus en plus grand
00:05entre la superstructure, les élites, ce n'est pas péjoratif dans ma bouche,
00:11mais les gens qui vivent à Paris, qui font un peu l'opinion française,
00:14quelques centaines de milliers de personnes, et ce qui se passe sur le terrain.
00:18Et moi, je pense profondément que les Français,
00:21alors les gens qui viennent me voir, il y a un biais bien sûr,
00:23les gens qui viennent me voir, c'est des gens qui vont de la gauche républicaine,
00:26donc du PS républicain, il en reste.
00:30Et jusqu'au Rassemblement national, donc en termes d'électeurs.
00:33Et tous ces gens...
00:34C'est un large spectre, connaissons-le, donc c'est quand même...
00:37C'est un large spectre, et ça va, bon, il y a des fonctionnaires,
00:40des forces de l'ordre qui viennent me voir, mais pas seulement.
00:42Il y a des petits patrons, par exemple, comme on dit, des patrons de TPE,
00:45des patrons de PME, qui sont vraiment la chair et le sang de ce pays.
00:50Et il y a des gens, y compris des gens qui sont adhérents d'ailleurs,
00:53à des partis qui sont représentés à l'Assemblée,
00:56et qui n'y croient plus du tout, y compris dans leur propre parti.
00:58Donc, je me dis, quand on additionne ce constat,
01:03plus le nombre de gens qui déclarent qu'ils ne veulent plus aller voter,
01:07eh bien, je pense qu'il y a la place, et il y a même...
01:09C'est pas qu'il y a la place, c'est que je pense qu'il y a une véritable demande
01:13de renouvellement du personnel politique.
01:15Et il y a une phrase qui résume un peu tout,
01:17c'est qu'on me dit... C'est une phrase qu'on m'a dit un jour,
01:19donc je la reprends parce qu'elle illustre mieux qu'un long discours,
01:22c'est « Ce n'est pas les gens qui nous ont rendus malades qui vont nous guérir ».
01:25Voilà, c'est intéressant.
01:26Sous-titrage Société Radio-Canada
01:31Merci.
01:32Merci.
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