00:00Sur le doublement des franchises médicales, c'est clair et net,
00:03mais sachant que ça, c'est un engagement du gouvernement à ne pas prendre de décret.
00:07Sur la question de l'épargne, en fait, ce n'est pas tout à fait exact ce qui a été dit.
00:10Justement, nous, on avait un amendement pour d'y référencier par seuil de revenus
00:14et pas par type d'épargne, puisqu'il y a des gens qui ont des revenus très confortables.
00:19Là, je ne parle pas de Bernard Arnault et ses holdings.
00:21Je parle de gens qui gagnent 5 000, 6 000, 10 000 euros par mois ou plus,
00:24qui ont aussi des PEL, qui ont aussi des assurances vie,
00:27qui ont aussi ce qu'on appelle ces placements protégés.
00:29Or, les amendements adoptés hier ne permettent pas de faire le tri.
00:33Nous avions justement déposé un amendement qui permettait de faire le tri
00:37et donc de gagner davantage de recettes.
00:39Parce que si nous, nous nous opposons à cette partie recettes,
00:42ce n'est pas pour ces petites mesures-là.
00:45Dans le fond, c'est parce qu'il manque cruellement de recettes pour financer les besoins.
00:49Et en termes de sécurité sociale, on le dit chaque année,
00:52en fait, on a un débat, on verrouille les recettes,
00:54après, on passe sur les dépenses et on se rend compte que les besoins,
00:57et on le sait, nous, sont absolument colossaux.
00:59Et j'aimerais qu'on ait la discussion, puisqu'on parle du budget de la sécurité sociale,
01:02si c'est une bonne nouvelle pour M. Lecornu.
01:03– Mais si le budget n'avait pas été adopté, Alma Dufour, effectivement…
01:06– Est-ce une bonne nouvelle pour les soignants ?
01:07– Ça aurait été encore des milliards et des milliards de déficits supplémentaires
01:11pour le trou de la sécurité sociale.
01:13– De toute manière, il y aura du déficit, il y aura de la dette.
01:15On avait aussi proposé de faire une grande réforme de la dette de la sécurité sociale,
01:20qui, comme vous le savez peut-être, n'est plus gérée par l'État
01:23ou par des institutions publiques.
01:25mais en fait, la dette, elle est placée sur les marchés,
01:26elle ne peut pas être roulée, et tout ça nous coûte quand même 75 milliards d'euros
01:30à la dette de la sécurité sociale depuis longtemps.
01:32Ce que je veux dire, c'est qu'en fait, on a beaucoup, beaucoup travaillé sur les recettes
01:35et toutes nos propositions, et on a été très mobilisés avant la question du vote final des recettes.
01:40– Mais pourquoi vous n'étiez pas là ?
01:41– On a posé la question à Rennes, vous êtes là, et j'ai très envie de vous la poser,
01:4641 votes contre dans votre parti.
01:48– Oui, tout à fait.
01:49– Vous êtes 71.
01:50– Oui.
01:51– Donc 30, si je fais du calcul, n'étaient pas là aujourd'hui.
01:55Et ça s'est joué à 26 voix.
01:57Donc si vous étiez tant mobilisés, pourquoi tous les députés insoumis n'étaient pas présents aujourd'hui ?
02:02– Parce que nous, en gros, on n'est pas…
02:03– En fait, il faut que vous compreniez quelque chose.
02:06C'est qu'il y a un vote, en fait, nous, on n'est pas contre le fait qu'il y ait des recettes.
02:10Si on vote contre, c'est parce qu'il n'y en a pas assez,
02:13et qu'on ne peut pas valider, avec le saut de la France insoumise,
02:17le fait qu'on vote un budget avec moins de recettes que ce qui était prévu à la base.
02:21Là, tous les amendements qui ont été présentés, en fait, font baisser les recettes au final.
02:25Nous, on avait proposé des choses beaucoup plus socialement justes,
02:28et donc on ne peut pas valider, en fait, une partie recette.
02:30– Mais la question, c'est pas pourquoi vous votez contre ?
02:32– C'est pourquoi vous n'étiez pas tous ?
02:33– Non, mais ce que je vous dis, c'est qu'on a été surmobilisés et surprésents
02:36pour faire un vrai travail de fond, pour corriger cette partie recette.
02:39– Mais pourquoi ne pas aller au bout, du coup ?
02:41– Nos adversaires et nos anciens alliés socialistes ne nous ont pas aidés,
02:45je suis désolée.
02:45– Si vous aviez été 60 ans, vous êtes présent ?
02:47– Je finis, laissez-moi finir.
02:48En fait, c'est des débats de politique aéri, j'ai envie de vous dire.
02:51Ce qui compte, non mais si, personne ne...
02:53– Maintenant, c'est un vote en bon temps, quand même.
02:54– Non, mais justement, monsieur, vous ne pouvez pas être agressif comme ça.
02:58Non, mais en fait, personne ne se demande
03:00est-ce que c'est une bonne nouvelle aujourd'hui, par exemple,
03:02pour l'hôpital public et pour les soignants ?
03:04La réponse, elle est non.
03:05Donc en fait, évidemment, zéro recette.
03:08– Il vous pose une question très claire.
03:09– Mais c'est très clair ce que je vous dis.
03:12Votez contre les recettes, ça n'empêche pas le budget de continuer sa route
03:17et donc du coup, ça revient au Sénat.
03:19Donc de toute manière, ce que je veux dire, c'est que l'impact
03:21est qu'il y a de toute manière la version recette du Sénat
03:23qui ne nous convient pas.
03:24C'est ça que je veux dire, pour nous, ce n'est pas le vote le plus déterminant.
03:27La question, c'était qu'on a bataillé pour améliorer.
03:29Non, mais il faut l'entendre, on n'a pas assez de recettes.
03:31– Vous l'avez compris.
03:31– Non, vous n'avez pas compris, il manque 7 milliards à l'hôpital public.
03:35– D'accord, mais pourquoi ?
03:36– Donc on ne pouvait pas voter pour, en tout cas, une partie recette
03:40qui ne met pas d'argent suffisamment dans l'hôpital public.
03:43– Juste une très courte.
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