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  • il y a 8 mois
Le suspense était de mise au Palais Bourbon ce vendredi 5 décembre. Les députés ont finalement adopté la partie "recettes" du projet de loi de financement de la Sécurité sociale avec 166 voix pour, 140 voix contre et 32 députés qui se sont abstenus.

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Transcription
00:00Sur le doublement des franchises médicales, c'est clair et net,
00:03mais sachant que ça, c'est un engagement du gouvernement à ne pas prendre de décret.
00:07Sur la question de l'épargne, en fait, ce n'est pas tout à fait exact ce qui a été dit.
00:10Justement, nous, on avait un amendement pour d'y référencier par seuil de revenus
00:14et pas par type d'épargne, puisqu'il y a des gens qui ont des revenus très confortables.
00:19Là, je ne parle pas de Bernard Arnault et ses holdings.
00:21Je parle de gens qui gagnent 5 000, 6 000, 10 000 euros par mois ou plus,
00:24qui ont aussi des PEL, qui ont aussi des assurances vie,
00:27qui ont aussi ce qu'on appelle ces placements protégés.
00:29Or, les amendements adoptés hier ne permettent pas de faire le tri.
00:33Nous avions justement déposé un amendement qui permettait de faire le tri
00:37et donc de gagner davantage de recettes.
00:39Parce que si nous, nous nous opposons à cette partie recettes,
00:42ce n'est pas pour ces petites mesures-là.
00:45Dans le fond, c'est parce qu'il manque cruellement de recettes pour financer les besoins.
00:49Et en termes de sécurité sociale, on le dit chaque année,
00:52en fait, on a un débat, on verrouille les recettes,
00:54après, on passe sur les dépenses et on se rend compte que les besoins,
00:57et on le sait, nous, sont absolument colossaux.
00:59Et j'aimerais qu'on ait la discussion, puisqu'on parle du budget de la sécurité sociale,
01:02si c'est une bonne nouvelle pour M. Lecornu.
01:03– Mais si le budget n'avait pas été adopté, Alma Dufour, effectivement…
01:06– Est-ce une bonne nouvelle pour les soignants ?
01:07– Ça aurait été encore des milliards et des milliards de déficits supplémentaires
01:11pour le trou de la sécurité sociale.
01:13– De toute manière, il y aura du déficit, il y aura de la dette.
01:15On avait aussi proposé de faire une grande réforme de la dette de la sécurité sociale,
01:20qui, comme vous le savez peut-être, n'est plus gérée par l'État
01:23ou par des institutions publiques.
01:25mais en fait, la dette, elle est placée sur les marchés,
01:26elle ne peut pas être roulée, et tout ça nous coûte quand même 75 milliards d'euros
01:30à la dette de la sécurité sociale depuis longtemps.
01:32Ce que je veux dire, c'est qu'en fait, on a beaucoup, beaucoup travaillé sur les recettes
01:35et toutes nos propositions, et on a été très mobilisés avant la question du vote final des recettes.
01:40– Mais pourquoi vous n'étiez pas là ?
01:41– On a posé la question à Rennes, vous êtes là, et j'ai très envie de vous la poser,
01:4641 votes contre dans votre parti.
01:48– Oui, tout à fait.
01:49– Vous êtes 71.
01:50– Oui.
01:51– Donc 30, si je fais du calcul, n'étaient pas là aujourd'hui.
01:55Et ça s'est joué à 26 voix.
01:57Donc si vous étiez tant mobilisés, pourquoi tous les députés insoumis n'étaient pas présents aujourd'hui ?
02:02– Parce que nous, en gros, on n'est pas…
02:03– En fait, il faut que vous compreniez quelque chose.
02:06C'est qu'il y a un vote, en fait, nous, on n'est pas contre le fait qu'il y ait des recettes.
02:10Si on vote contre, c'est parce qu'il n'y en a pas assez,
02:13et qu'on ne peut pas valider, avec le saut de la France insoumise,
02:17le fait qu'on vote un budget avec moins de recettes que ce qui était prévu à la base.
02:21Là, tous les amendements qui ont été présentés, en fait, font baisser les recettes au final.
02:25Nous, on avait proposé des choses beaucoup plus socialement justes,
02:28et donc on ne peut pas valider, en fait, une partie recette.
02:30– Mais la question, c'est pas pourquoi vous votez contre ?
02:32– C'est pourquoi vous n'étiez pas tous ?
02:33– Non, mais ce que je vous dis, c'est qu'on a été surmobilisés et surprésents
02:36pour faire un vrai travail de fond, pour corriger cette partie recette.
02:39– Mais pourquoi ne pas aller au bout, du coup ?
02:41– Nos adversaires et nos anciens alliés socialistes ne nous ont pas aidés,
02:45je suis désolée.
02:45– Si vous aviez été 60 ans, vous êtes présent ?
02:47– Je finis, laissez-moi finir.
02:48En fait, c'est des débats de politique aéri, j'ai envie de vous dire.
02:51Ce qui compte, non mais si, personne ne...
02:53– Maintenant, c'est un vote en bon temps, quand même.
02:54– Non, mais justement, monsieur, vous ne pouvez pas être agressif comme ça.
02:58Non, mais en fait, personne ne se demande
03:00est-ce que c'est une bonne nouvelle aujourd'hui, par exemple,
03:02pour l'hôpital public et pour les soignants ?
03:04La réponse, elle est non.
03:05Donc en fait, évidemment, zéro recette.
03:08– Il vous pose une question très claire.
03:09– Mais c'est très clair ce que je vous dis.
03:12Votez contre les recettes, ça n'empêche pas le budget de continuer sa route
03:17et donc du coup, ça revient au Sénat.
03:19Donc de toute manière, ce que je veux dire, c'est que l'impact
03:21est qu'il y a de toute manière la version recette du Sénat
03:23qui ne nous convient pas.
03:24C'est ça que je veux dire, pour nous, ce n'est pas le vote le plus déterminant.
03:27La question, c'était qu'on a bataillé pour améliorer.
03:29Non, mais il faut l'entendre, on n'a pas assez de recettes.
03:31– Vous l'avez compris.
03:31– Non, vous n'avez pas compris, il manque 7 milliards à l'hôpital public.
03:35– D'accord, mais pourquoi ?
03:36– Donc on ne pouvait pas voter pour, en tout cas, une partie recette
03:40qui ne met pas d'argent suffisamment dans l'hôpital public.
03:43– Juste une très courte.
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