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  • 5 weeks ago

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00:00Bonjour et bienvenue en Tête à Tête sur France 24, notre invité pour une interview exclusive est le colonel Michael Ranjanirin, c'est le président de la refondation à Madagascar et il est avec nous en duplex depuis le palais présidentiel.
00:22Merci beaucoup monsieur le président. Alors à la mi-octobre, vous avez renversé le président Ange Razoel, or vous dites qu'il ne s'agit pas d'un coup d'État, vous refusez d'être considéré comme un poutchiste, est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi ?
00:37Le 11 octobre, il y avait une descente au niveau de la place du 13 mai. Ce que nous devons retenir de ceci, c'est que le peuple, les manifestants ont vécu dans des pressions,
01:01et ça a commencé depuis le 25 septembre, lorsqu'ils ont réclamé leurs droits fondamentaux, qui est l'accès à l'électricité, à l'eau et le droit d'expression.
01:15Le gouvernement en place n'avait pas répondu à ces réclamations. Il y avait des personnes qui ont été tués en prison, qui ont été tirées par balles,
01:29et c'est pour cela que nous avons pris nos responsabilités en tant que militaires. Nous avons le devoir de protéger le peuple et leur savoir.
01:37C'est comme cela que nous avons pris nos responsabilités. Il y a pris cela, nous avons eu des textes qui aient été sortis par la haute cour constitutionnelle,
01:52qui nous ont transféré le pouvoir. C'était une décision qui a été écrite par la haute cour constitutionnelle,
02:02parce que la situation a été dégradée à Madagascar, et c'est pour cela qu'ils ont utilisé les mots à transférer le pouvoir.
02:12Et cela entre tout à fait dans un cadre constitutionnel.
02:20Nous n'avons pas tiré à travers nos armes, nous n'avons pas eu nos cours à des armes au niveau du palais présidentiel.
02:31Nous étions là pour pouvoir soutenir le peuple, pour soutenir les manifestants.
02:36Alors, vous avez annoncé d'abord une concertation nationale sur la gouvernance, puis un référendum sur une nouvelle constitution,
02:44et une élection présidentielle. Tout ça d'ici deux ans.
02:48Or, quand on voit ce que les militaires qui ont pris le pouvoir dans d'autres pays, au Sahel notamment,
02:53on s'aperçoit que leurs promesses n'ont pas été tenues, qu'ils ont tendance à rester au pouvoir.
02:59Est-ce que vous pouvez nous dire aujourd'hui que ce calendrier de deux ans sera bel et bien tenu ?
03:04Nous avons sorti un plan, un calendrier général de la réfondation qui a été mis par le premier ministre,
03:22qui déclare que cela doit être fait en deux années et après, ce n'est pas quelque chose de mince à faire.
03:34Et j'aimerais vous annoncer que le mercredi prochain, nous allons lancer la concertation nationale
03:45pour démontrer nos efforts d'avancée, afin que nous puissions aller vers les élections
03:56et aussi respecter les textes réglementaires.
03:59Est-ce que vous serez candidat ?
04:05Là, je suis en plein... Là, je travaille, mais je ne pense pas à être candidat en ce moment.
04:15Alors, vous avez parlé des organisations de la société civile, la jeunesse.
04:19Certaines organisations et aussi les évêques ont émis des réserves sur votre refondation.
04:25Ils dénoncent le retour d'anciennes pratiques, d'anciens acteurs.
04:28On sait que les attentes sont énormes.
04:31Est-ce que vous leur dites « oui, je vous entends, oui, il y aura une véritable refondation »
04:35parce qu'ils semblent avoir de sérieux doutes ?
04:38La refondation, le redressement des situations désavantageuses qui s'étaient faites au cours de ces dernières années.
04:54Et nous sommes en train de redresser les pertes, parce que nous avons encore des pratiques qui doivent être changées.
05:05Ce n'est pas étonnant.
05:07Les gens disent cela, mais les dirigeants n'ont pas les mêmes vision des choses.
05:18La refondation, c'est quelque chose qui ne se fait pas du tout au lendemain.
05:24Nous sommes en train de mettre en place un processus d'écoute, d'échange,
05:31afin que nous puissions aller vers cette foi de la refondation.
05:38Je promets donc à la population malgache que nous allons mettre en place la préparation pour entrer dans une nouvelle république
05:50et le changement, la refondation du système en global.
05:55Alors, le système, une incarnation de l'ancien système, c'est l'homme d'affaires Mam Ravatman,
06:01qui était un soutien de Ange Razoel.
06:03Il a fui à l'île Maurice.
06:04Il y a été inculpé pour corruption et blanchiment.
06:07Je sais qu'il y a aussi une enquête en cours à Madagascar.
06:11Pour vous, est-ce qu'il doit être jugé à Madagascar ?
06:14Est-ce que vous le voulez devant un tribunal malgache ?
06:19C'est notre souhait.
06:23Parce que nos richesses ont été éliminées.
06:29Les malgaches ont été persécutées.
06:34Et dans les richesses des malgaches.
06:37Et notre souhait est de le juger à Madagascar par une victime malgache auprès du peuple malgache.
06:48Et le président, l'ex-président Razoel, est-ce que vous souhaitez aussi qu'il soit jugé à Madagascar ou ailleurs ?
06:58Et puis, pourquoi souhaitez-vous qu'il soit jugé ?
07:01Quels seraient, d'après vous, les crimes qu'il aurait commis ?
07:05Alors, quand on parle d'administration, nous avons des responsabilités, peut-être des responsabilités indirectes.
07:18Tout ce qui s'est passé à Madagascar tiennent des mécanismes du président, des ordres du fréquentement.
07:25Même les études, les blessures, les tarpales, ce sont des crimes qui peuvent perdre l'objet de le jugement.
07:39Et c'est tout à fait légitime pour les malgaches de réclamer leur droit.
07:44Pour vous, Ange Razoel est un criminel ?
07:50Il a rendu le peuple malgache pauvre. Voilà ce que je peux dire.
07:57Alors, il a été exfiltré avec l'aide de la France, on le sait maintenant.
08:03Est-ce que, pour vous, même si ça a pu indigner une partie de la population,
08:07c'était une bonne chose qui a peut-être évité de la violence ?
08:11Je vais prendre pour ça deux ans.
08:17C'est quelque chose qui nous a indignés sur comment les choses se sont partées.
08:27Les malgaches auraient voulu juger à Madagascar parce qu'il y avait des blessures, il y avait des pertes humaines.
08:41Et notre souhait, c'est de le juger à Madagascar parce qu'il y avait eu beaucoup de malgaches qui ont été indignés par comment il a été écrite.
08:52Mais cela, d'un autre côté, a facilité le redressement de la situation parce que nous ne saurons jamais ce qui aurait passé s'il était resté.
09:09Et donc, d'un autre angle, ça a facilité le redressement de la situation.
09:15Alors, le président français Emmanuel Macron a déclaré vouloir accompagner, soutenir votre transition.
09:23Vous avez échangé il y a quelques jours avec lui.
09:26On a entendu parler d'une promesse d'aide budgétaire, notamment au niveau alimentaire.
09:32Est-ce qu'il y a une rencontre prévue, une véritable coopération qui s'installe avec Paris ?
09:38Effectivement, le président Emmanuel Macron s'est intervenu avec moi, vous ne connaissez pas, la semaine dernière.
09:49Nous avons échangé sur la situation à Madagascar.
09:54Il y avait beaucoup de choses qui ont été mises sur la table.
09:58L'Oscarant parle souvent de l'ouverture de Madagascar avec les relations internationales.
10:06Et c'est donc pour le bien du peuple malgache, c'est très important pour les malgaches de recevoir des aides.
10:14Et donc, nous avons accepté les aides.
10:18Nous ne refusons pas la collaboration avec d'autres pays.
10:22Nous sommes prêts à collaborer avec d'autres pays.
10:26Alors, avec la France, il y a évidemment la question des îles Éparses.
10:29Vous avez affirmé que des négociations étaient en cours, qu'on espérait des résultats d'ici quelques mois.
10:35Est-ce que ça veut dire que vous êtes prêts à accéder moins que la rétrocession ?
10:40Et peut-être, comme le demande la France, une co-gestion, peut-être, avec une compensation financière ?
10:45Est-ce que vous pouvez clarifier votre position là-dessus ?
10:49Pour le moment, la situation à Madagascar ne nous permet pas de nous positionner.
10:56Nous avons un certain nombre de dossiers qui doivent être analysés.
11:02Ce qui est important pour nous, c'est de travailler sur la sécurité, le développement,
11:08un climat qui va nous permettre d'avancer vers la concertation nationale.
11:16Et c'est donc l'issue de sorties.
11:22Mais une fois, ça ne nous empêche pas de travailler sur une négociation.
11:29Mais pour le moment, nous nous focalisons sur cette concertation nationale,
11:34afin que nous puissions vraiment mettre en place une refondation effective.
11:39Mais juste pour qu'on comprenne votre position, c'est que ces îles doivent revenir
11:45sous une souveraineté pleine et entière à Madagascar.
11:49Ça n'a pas changé. C'est votre position, n'est-ce pas ?
11:52Vous aurez des nouvelles sur ce sujet après la concertation nationale.
12:02Juste, dernier sujet.
12:04On a parlé beaucoup de la coopération avec la Russie.
12:07Le nouveau président de l'Assemblée nationale y est allé.
12:11Est-ce que vous allez rencontrer le président Poutine ?
12:14Et est-ce qu'une coopération militaire, avec peut-être une base, est envisageable ?
12:21Comme je l'ai mentionné tout à l'heure, nous sommes ouverts à tout type de collaboration.
12:31Et comme je vais le redire, nous n'avons pas encore planifié de se rencontrer avec M. le président Poutine.
12:43Nous allons donc sortir de la suspension de l'Union africaine et de répondre aux attentes de la population malgache.
12:57Et nous n'avons pas pour le moment de rencontrer le président Poutine.
13:03– Colonel Michael Ranjanirin, président de la refondation de Nadagasser,
13:08merci beaucoup d'avoir accordé cette interview exclusive à France 24.
13:13Et merci à vous d'avoir regardé cette émission sur nos antennes.
13:18– Sous-titrage ST' 501
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