- il y a 6 semaines
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00:00Europe 1. 11h30, 13h, Christine Kelly et vous.
00:05Bonjour à tous, bienvenue. Nous sommes ensemble comme chaque jour jusqu'à 13h sur Europe 1
00:10avec Gabriel Cluzel, Eric Tegner, Géraldine Amon, sa mère Colette qui est dans sa cuisine, mais elle est avec nous.
00:18Bienvenue à tous. C'est un coup de tonnerre diplomatique et un symbole inquiétant pour la liberté de la presse.
00:24La justice algérienne a confirmé ses temps de prison contre le journaliste sportif français Christophe Glazière.
00:31Emmanuel Macron déclare aujourd'hui sa profonde inquiétude.
00:34Le chef de l'État promet d'agir pour obtenir sa libération.
00:37Une affaire qui dépasse le simple dossier judiciaire. Est-ce un message politique adressé à la France ?
00:43Dans un monde en quête d'unité revient la vieille question. Prénom ferait-il le français ?
00:49Un article paru dans le magazine Le Point interroge l'idée sévère et radicale d'imposer à certains prénoms pour, je cite, faire « nation »,
00:57c'est-à-dire une tentation napoléonienne d'encadrer le choix des prénoms.
01:01Nous irons de là même de cette idée.
01:02De cette idée pour nous interroger sur la cohésion de la nation, est-elle antinomique avec cette notion de liberté individuelle ?
01:10Que disent les prénoms ? L'un des plus puissants déterminismes sociaux de notre capacité à faire nation.
01:17Appelez-nous pour en débattre au 01-8020-3921, mais avec votre prénom, d'abord.
01:23Et c'est un cri d'alarme, mais aussi un acte de résistance.
01:26Avec la disparition fulgurante des bistrots, une opération nationale est lancée pour sauver ces lieux,
01:31qui ne sont pas seulement des comptoirs, mais des morceaux de France.
01:34Des espaces où se fabriquent le lien social, où se rencontrent les générations, où se raconte la vie.
01:41Dites-nous si vous voyez cette disparition de nos bistrots et en quoi ils sont importants.
01:46Réagissez dès maintenant, chers auditeurs d'Europe 1.
01:49Christine Kelly et vous, c'est votre émission.
01:51Un seul numéro, le 01-8020-3921 et 11h35 sur Europe 1.
01:5811h30, 13h, Christine Kelly sur Europe 1.
02:01Je le disais, c'est un coup de tonnerre diplomatique, un symbole inquiétant pour la liberté de la presse.
02:10La justice algérienne a confirmé hier ses temps de prison contre le journaliste sportif français Christophe Gleize.
02:16Emmanuel Macron, aujourd'hui, a déclaré sa profonde inquiétude.
02:20Le chef de l'État promet d'agir pour obtenir sa libération.
02:24Alors, nous sommes avec Xavier Driancourt, ambassadeur de France en Algérie,
02:28qui est avec nous dans les studios d'Europe 1.
02:30Vous avez été plusieurs fois ambassadeur et votre regard nous interroge beaucoup et nous intéresse ce matin.
02:37D'abord, Gabrielle Cluzel.
02:39Quel est votre état d'esprit sur cette condamnation incroyable que personne n'attendait en Algérie à propos de Christophe Gleize ?
02:47Écoutez, personne ne l'attendait.
02:49Je ne sais pas, je crois qu'on se fait toujours les mêmes illusions sur l'Algérie.
02:52Nous refusons d'entrer, c'est une forme de mépris d'ailleurs, d'une certaine façon, dans leur logiciel.
02:57Nous sommes persuadés que forcément, ils raisonnent comme nous.
03:01Et donc, nous ne voyons jamais venir les coups.
03:04Nous refusons le bras de fer qu'ils veulent nous imposer.
03:07Alors forcément, ils le gagnent.
03:09Moi, ce qui me frappe, c'est qu'Emmanuel Macron s'occupe beaucoup de liberté de la presse en France,
03:14de fake news, de l'information en France.
03:19Il s'occupe de la liberté, mais plutôt pour la modeler à sa main, on va dire.
03:24Et ce serait intéressant qu'il s'occupe aussi des journalistes qui sont menacés dans d'autres pays.
03:28Alors, on ne peut pas dire qu'il ne s'en occupe absolument pas.
03:31Mais il déplore, il déplore beaucoup.
03:33Mais nous, nous pouvons déplorer.
03:34Mais lui, c'est le chef de l'État.
03:35On attend plus de lui, vous voyez ?
03:38Et moi, ce journaliste, alors moi, je voulais bien, on accusait...
03:40Enfin, je voulais bien, non, je ne voulais pas.
03:42Mais je sais que c'était la rhétorique.
03:43On accusait Boilem sans salle de collusion avec l'extrême droite, etc.
03:46En l'occurrence, pour ce journaliste, rien de tout cela.
03:49Donc, c'est vrai que c'est assez stupéfiant, mais inquiétant.
03:55Inquiétant pour nous autres journalistes.
03:57Et Gabriel Cluzel sur Europe 1.
03:59Je rappelle, motif de l'accusation, apologie du terrorisme et propagande.
04:03Christophe Glez, journaliste sportif indépendant,
04:07pour les magazines Soufoot et Society,
04:09avait été condamné pour glorification du terrorisme
04:12et possession, je cite, de publications pour propagande
04:15nuisible à l'intérêt national,
04:17après des entretiens avec des personnalités liées
04:20à un groupe séparatiste cabile.
04:22Éric Tegner, votre regard sur cette condamnation.
04:25C'est de plus en plus difficile de parler de l'Algérie
04:26comme une démocratie,
04:28de parler de l'Algérie comme un pays ami.
04:30On utiliserait plutôt le pays ennemi aujourd'hui.
04:33Et c'est assez surprenant qu'Emmanuel Macron,
04:35qui pourtant aime beaucoup,
04:37par exemple s'en prendre à Vladimir Poutine,
04:39la Russie, en essayant d'expliquer
04:40qu'il serait prêt à aller faire la guerre, etc.,
04:42qui montre les gros bras,
04:44soit incapable dans le même temps
04:45d'aller tout simplement faire un bras de fer réel
04:48avec l'Algérie.
04:49En attendant, on n'a pas un journaliste
04:51d'un grand média français
04:53qui est pris dans les geôles russes.
04:55On n'a pas un grand écrivain français
04:58dans les geôles russes.
04:59Donc c'est ça qui est surprenant quand même.
05:01Et évidemment, il faut aussi souligner
05:03que Christophe Glez avait été arrêté
05:05avant Boilem Sansal.
05:06Peut-être que si à cette époque,
05:08on n'avait pas choisi la stratégie du silence,
05:10Boilem Sansal aurait pu se dire
05:11qu'effectivement,
05:12rentrer en Algérie pourrait être
05:13beaucoup plus compliqué qu'il ne l'imaginait.
05:15Très intéressant ce que vous dites,
05:18Éric Tegner,
05:18sur ce chef de l'État que nous avons,
05:21qui reçoit Vladimir Volansky,
05:23qui est très mobilisé pour l'Ukraine.
05:26Et j'entends bien.
05:28Ce chef de l'État
05:28qui est très mobilisé, effectivement,
05:30pour faire la paix.
05:31Ce chef de l'État
05:32qui est très mobilisé, effectivement,
05:34sur tout ce qui relève de l'international.
05:37Alors là, avec l'Algérie,
05:39il se passe quelque chose.
05:41Xavier Drayancourt,
05:42ancien ambassadeur de France en Algérie.
05:44Est-ce que c'est un message politique
05:46adressé à la France ?
05:48Question directe.
05:49Oui, au-delà de tout ce qui vient d'être dit
05:52et avec lequel je suis parfaitement d'accord,
05:54je crois qu'il y a, dans cette sentence,
05:57il y a trois aspects.
05:59Premièrement, c'est un message politique,
06:02c'est le procès,
06:03non seulement de Christophe Gleiz
06:04et du journalisme,
06:06mais de la Kabylie.
06:07Des Kabyles,
06:08qui sont un peuple irrédentiste,
06:11un peu comme les Corses en France.
06:13J'espère qu'il n'y a pas de Corses parmi vous.
06:15Mais c'est une population
06:17qui est plutôt laïque,
06:20qui n'est pas arabe,
06:21qui est berbère.
06:22Et donc, derrière le procès de Christophe Gleiz,
06:25c'est le procès de la Kabylie.
06:27Et d'autant plus que le 14 décembre prochain,
06:31le MAC,
06:31qui est un mouvement indépendantiste,
06:34mouvement pour l'autonomie de la Kabylie,
06:36va déclarer son indépendance,
06:39l'indépendance de la Kabylie,
06:40à Paris.
06:41Dès quand, la date ?
06:42Le 14 décembre.
06:44Donc, c'est un message au Kabylie,
06:47à la Kabylie.
06:48Deuxièmement, c'est un avertissement aussi à la France.
06:50Parce que, d'abord, pour montrer à Paris que,
06:54même si Boilems-Fansal a été libéré et gracié,
06:57on ne va pas repartir comme avant,
06:59et on ne remet pas les compteurs à zéro.
07:02C'est pour montrer, de la part d'Alger,
07:04qu'Alger reste le maître des horloges,
07:06dans la réconciliation franco-algérienne.
07:09Et aussi, un message pour empêcher que Paris, sans doute,
07:13empêche la déclaration d'indépendance de la Kabylie,
07:20le 14 décembre.
07:21Donc, c'est pour faire pression sur le gouvernement français.
07:24Et enfin, dernier aspect,
07:26c'est un aspect politique intérieur algérienne,
07:29parce que, lorsque Boilems-Fansal a été libéré,
07:31il y a eu beaucoup de voix qui se sont déclarées en Algérie,
07:35en se demandant pourquoi Théboune graciait uniquement les étrangers,
07:40alors qu'il y a des milliers d'opposants algériens
07:43dans les prisons algériennes.
07:45Donc, la cour de Tiziouzou a rendu un jugement très politique
07:50pour ne pas libérer, une deuxième fois,
07:53un étranger, Christophe Gleize, journaliste français de ce croix.
07:58Donc voilà, il y a ces trois messages.
07:59Passionnant, monsieur l'ambassadeur,
08:01votre regard sur ce sujet.
08:03Est-ce qu'on aura l'Allemagne pour sauver Christophe Gleize ?
08:07Parce que, rappelons, l'importance de l'Allemagne
08:09pour sauver Boilems-Fansal, on marque une pause,
08:11et c'est une question que je vais vous poser, monsieur l'ambassadeur.
08:13On marque une pause et on revient.
08:15Juste le temps de réfléchir à ma question,
08:17parce qu'elle est profonde.
08:19A-t-on besoin de l'Allemagne pour sauver Christophe Gleize ?
08:21On revient.
08:21Et vous aussi, chers auditeurs d'Europe 1,
08:23réagissez, dites-nous ce que vous en pensez.
08:25Au 01-80-20-39-21, il est 11h41.
08:29Vous écoutez Christine Kelly sur Europe 1.
08:31Europe 1, Christine Kelly.
08:33La suite à 11h46 sur Europe 1.
08:36Nous revenons sur le journaliste Christophe Gleize,
08:39qui a été condamné à 7 ans de prison en Algérie.
08:42Vous réagissez, chers auditeurs d'Europe 1,
08:43au 01-80-20-39-21,
08:45avec nous pour en parler, chère Christine.
08:48Xavier Driancourt, ancien ambassadeur de France en Algérie.
08:51Xavier Driancourt, j'étais en train de vous poser la question suivante.
08:54Ensuite, on aura David et Richard, qui nous ont appelés.
08:57Mais vous nous disiez, je vous demandais,
09:00est-ce qu'il faut attendre l'Allemagne pour sauver Christophe Gleize,
09:05puisqu'on a vu une certaine incapacité de la France à pouvoir agir au niveau diplomatique ?
09:10Non, je ne pense pas qu'il faille attendre l'Allemagne,
09:13comme nous l'avons fait pour Boilem Sansal.
09:16En revanche, comme cela a été fait pour Boilem Sansal,
09:19il faut qu'il y ait une forte mobilisation en France,
09:23en faveur de vous, journalistes et autres,
09:25en faveur de Christophe Gleize.
09:27Parce que, comme le rappelait Gabriel tout à l'heure,
09:30il n'y a rien eu pour Christophe Gleize,
09:32depuis son arrestation, il y a un an et demi maintenant.
09:35C'est seulement lorsqu'il a été emprisonné en juillet dernier
09:39qu'il y a eu un début de manifestation, de mobilisation en faveur du journaliste.
09:45Donc, Alger a cédé sur l'affaire Boilem Sansal
09:49parce que, non seulement l'Allemagne lui offrait une porte de sortie,
09:54mais aussi parce qu'il y avait une très forte mobilisation en France
09:57et que ça gênait quand même le pouvoir algérien.
10:00Donc, je pense qu'il faut continuer cette mobilisation en faveur de Christophe Gleize.
10:05– Rappelons que son arrestation remonte à mai 2024.
10:08Un reportage l'avait été arrêté le 28 mai,
10:12alors qu'il menait, donc on le rappelle, un reportage sur la cabine.
10:14– Pour être entré sans visa en Algérie.
10:17– Oui, en Algérie.
10:19– Sachant qu'aucun journaliste algérien, français,
10:22n'obtient de visa pour aller en Algérie.
10:24– Mediapart, c'est une fois, je vois.
10:26– Donc, tous les journalistes, ils vont avec un…
10:28– Dans le micro, ma belle.
10:29– Il me semble que les journalistes de Mediapart ont obtenu…
10:32– Oui, Mediapart.
10:33– Voilà, ont obtenu…
10:35– Il y a journalistes et journalistes, pour l'Algérie, je pense.
10:37– Éric Tegner ?
10:38– Pour les auditeurs, il avait un visa, mais c'était un visa touristique,
10:41ce n'était pas un visa presse.
10:42Moi, pour avoir fait de nombreux reportages à l'étranger,
10:45je n'ai jamais eu de visa presse,
10:46c'est des procédures qui sont immenses,
10:48dans une majorité des cas, d'ailleurs, c'est très contrôlé.
10:52C'est vrai que vous avez un visa presse,
10:53vous ne pouvez pas faire votre métier, en fait,
10:55parce que vous avez au final la police qui vous accompagne.
10:57Je suis en Tunisie, en Mauritanie, dans de nombreux pays,
10:59c'est le visa touristique, ça passe.
11:01– Bonjour David, vous nous appelez du Nord,
11:04quel regard portez-vous sur cette condamnation
11:08par la cour d'appel à Tiziouzou de ce journaliste Christophe Glaze ?
11:14– Bonjour Madame Kirill,
11:15ainsi qu'à vos invités, Géraldine et collègues.
11:18– J'adore !
11:22– Oui, moi je pense que tout simplement,
11:25l'Algérie n'a pas fini sa guerre, évidemment,
11:28et elle applique l'adage « malheureux vaincus ».
11:33Pour elle, elle a gagné la guerre d'Algérie,
11:36et on doit payer.
11:37Et quelque part, je pense aussi qu'ils nous en veulent d'être partis,
11:41parce que soi-disant que la France,
11:43avec sa politique coloniale,
11:45devait tout à l'Algérie,
11:47et qu'elle prenait toutes les richesses,
11:49que l'Algérie était un grand pays riche,
11:51où les gens devaient vivre dans l'abondance,
11:55et depuis le départ de la France, c'est l'inverse.
11:59Et les Algériens haïssent la France,
12:00ils sifflent la Marseillaise,
12:03mais ils ne pensent qu'à une chose,
12:04c'est venir vivre en France,
12:06c'est prendre le passeport et traverser.
12:07– C'est intéressant ce paradoxe,
12:09pas tous les Algériens.
12:10– Voilà, donc je pense que, quelque part,
12:12le peuple algérien nous en veut d'être partis.
12:17Ils auraient bien voulu avoir l'indépendance,
12:19mais garder la France, garder les allocs,
12:23garder toutes les aides,
12:24tous les avantages de la France.
12:25– Les avantages sociaux.
12:27– Et quelque part, on sent une rancœur.
12:31– Oui, une rancœur par rapport à la France
12:34qui est partie, une rancœur indirecte.
12:36– Est-ce qu'on se voit, Xavier de Riancourt ?
12:38– Oui, une rancœur, une jalousie et une détestation.
12:42Aujourd'hui, à l'époque Théboune,
12:44il y a quand même un discours anti-français
12:46qui a toujours existé en Algérie depuis 1962,
12:50parce que c'était un peu le moteur du pouvoir
12:53et de sa légitimité,
12:54mais c'est accentué aujourd'hui par Théboune.
12:57Il n'y a qu'à voir le rôle des influenceurs,
12:59comme on dit, algériens sur le territoire français.
13:02Bouteflika ne s'intéressait pas tellement
13:04à la communauté algérienne en France,
13:07alors que Théboune a comme modèle Erdogan.
13:10Erdogan qui utilise la communauté turque
13:12et Théboune veut faire la même chose
13:14avec la communauté algérienne en France.
13:17– David, qui nous appelait du Nord,
13:20vous dites aussi que nous sommes
13:21une sorte de jeu pour l'Algérie
13:23et qu'on fonde gentillesse et faiblesse.
13:25– Oui, tout à fait.
13:26et dans leur manière de penser,
13:34la gentillesse, c'est de la faiblesse.
13:36Donc, nous, tout ce qu'on peut leur donner en plus,
13:41pour eux, c'est très bien.
13:43– Vous savez, David,
13:44je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous.
13:45Je pense qu'on est au-delà de la gentillesse,
13:47on est dans la faiblesse.
13:49Vous ne pensez pas ?
13:49Nous, la France, on est carrément dans la faiblesse,
13:52on est à genoux, moi je pense, devant l'Algérie.
13:55Vous voyez ce que je veux dire ?
13:56– Ça a commencé par l'agentillesse.
13:58– Voilà.
13:58– Voilà, ça a commencé par dire,
14:00bon, c'est vrai, on a été des coloniaux, etc.
14:03Toujours aller se battre sa coupe.
14:06Et à force, c'est devenu une habitude.
14:08Et puis, eux, ils ont repris le slogan,
14:11vous ne pouvez rien dire, vous êtes des coloniaux.
14:13Et puis, voilà, et on s'écrase.
14:15Je pense qu'il faut faire comme les Anglais.
14:17Ne pas le dire, mais le faire.
14:19Alors, les sanctions, tout ça, il ne faut pas en parler.
14:21Il ne faut pas dire qu'on va être dur avec eux.
14:24– Par contre, il faut le faire.
14:26– D'accord, merci beaucoup.
14:27– Il faut le faire en douceur, comme les Anglais.
14:29Ils ne disent pas, mais ils font.
14:30– Mais être efficace.
14:31Merci pour votre regard, mon cher David,
14:33qui nous a fait appeler du noir.
14:34– Je vous en fais, c'est un plaisir.
14:34– C'est un plaisir à partager.
14:36Richard, vous nous appelez de Seine-et-Marne.
14:38Est-ce qu'on peut dire, effectivement,
14:39que Bruno Rotaillot, il était pour une ligne plus ferme ?
14:42Qu'en pensez-vous, Richard ?
14:43Vous êtes même un peu en colère, vous, quand même, ce matin.
14:46– Oui, je suis un peu en colère,
14:48mais bien sûr que Rotaillot avait raison.
14:49On a un président et un gouvernement qui est ridicule.
14:53On a M. Barraud qui est ridicule.
14:55Mais moi, ce que je voudrais dire,
14:56j'ai vu sur Seine-et-Marne aujourd'hui
14:58un message qui a été fait par pratiquement
15:01toute célébrité de Roche
15:03pour soutenir Christophe Grez,
15:06ou Christopher Grez, je ne vous en rappelle plus.
15:08– Oui, Christophe.
15:09– C'est très bien.
15:10Moi, je n'ai aucun problème avec ça.
15:11Mais ils étaient où, toutes ces personnes
15:13pour Bois-Lens en salle ?
15:14– Vous avez pensé la même chose que vous,
15:15mon petit Richard.
15:16– D'accord, moi, ça m'a mis vraiment en rogne.
15:19C'est à peine si France Télévisions
15:21avait dit que Bois-Lens en salle le méritait.
15:24Vous savez, quand on a des Français,
15:25parce que Bois-Lens en salle et Christophe Grez
15:28ont été kidnappés par les Algériens.
15:30Kidnappés, ils n'ont rien fait.
15:32Quand un Français se fait kidnapper,
15:34tous les Français, que ce soit de gauche,
15:35de droite, socialiste, communiste,
15:37doivent se mobiliser.
15:39Donc, moi, j'aimerais bien que...
15:41Voilà, moi, ça me met vraiment en colère.
15:43Je vais être un peu vulgaire, mais ça me dégoûte.
15:46Et déjà, bonjour à vous tous.
15:48J'ai oublié de vous dire bonjour à Christine,
15:49à Bré.
15:50– Ne vous inquiétez pas.
15:50On n'est pas le bonjour prêt, mon cher Richard.
15:53– Géraldine est la nouvelle star
15:55de repas en colère.
15:56– Ah, c'est la maman.
16:00– Géraldine, il va falloir nous dire
16:02ce qu'elle cuisine ce midi.
16:04Ça m'intéresse.
16:04– Écoutez, j'ai toujours faim à cette heure-là.
16:06– On va lui poser la question.
16:08– Richard, merci pour votre regard.
16:09– Merci pour votre appel.
16:10– Merci pour tout ce que vous faites.
16:12– C'est adorable, mon cher Richard.
16:13Et on vous dira ce qu'elle cuisine, Colette.
16:15Michael, vous nous appelez de Paris
16:17et vous n'ententez pas beaucoup les footballeurs.
16:19Ça, c'est ce qui vous interpelle.
16:22Je suis d'accord avec vous dans le sens
16:23où c'est un journaliste sportif.
16:25Ensuite, je redonne la parole à Xavier Driancourt,
16:27ancien ambassadeur de France en Algérie.
16:30– Oui, bonjour à vous, Christine.
16:32Bonjour à vous, monsieur l'ambassadeur.
16:34Et vous tous.
16:34– Oui, je suis un peu surpris
16:36parce que c'est un journaliste sportif, effectivement.
16:40Et je n'entends pas les sportifs.
16:42Je n'entends pas les footballeurs.
16:43Je n'entends pas les membres sportifs.
16:44Je n'entends pas vraiment la ministre du sport.
16:46Je n'entends pas non plus les autorités religieuses
16:50musulmanes en France
16:52ni la communauté algérienne
16:54qui ont entendu pour d'autres causes très, très fortes.
16:59Alors, je me pose la question
17:01pourquoi il n'y a pas de défilé,
17:03pourquoi il n'y a pas de drapeau,
17:05pourquoi il n'y a pas toutes ces montées
17:06de protestations au sein de la communauté française
17:09et de la communauté algérienne en France.
17:11– Très bonne remarque, Mickaël.
17:14Réponse Xavier Driancourt.
17:15Quel regard portez-vous sur cette absence
17:17de mobilisation de la part de la communauté,
17:21des footballeurs,
17:22de la communauté religieuse
17:24qui représente l'Algérie ?
17:26Qu'est-ce que vous pensez de ça ?
17:27– On est dans la même logique
17:29que pour Boilem Sansal,
17:31c'est-à-dire qu'on croit que le silence paiera
17:34et que la discrétion, le secret...
17:38– Je ne suis pas d'accord avec vous,
17:39monsieur l'ambassadeur.
17:40C'est au-delà de ça.
17:41Je ne suis pas d'accord avec vous,
17:42monsieur l'ambassadeur.
17:43Je ne pense pas qu'on croit que le silence paiera.
17:45Je pense que c'est au-delà de ça.
17:46Je pense que c'est une certaine peur.
17:48Je pense que c'est un jeu politique.
17:49Je pense que c'est une stratégie.
17:51Je pense qu'il y a des sujets qui touchent,
17:52d'autres qui ne touchent pas.
17:53Je pense que certains footballeurs
17:55veulent se mêler de certains sujets
17:56et d'autres non.
17:57Éric Tegner veut réagir.
17:58– Il y a également, pardonnez-moi
17:59de mettre les pieds dans le plat,
18:00mais un conflit de loyauté pour certains.
18:02Vous savez, vous allez parler aux Algériens,
18:04ils vous disent que l'équipe de France,
18:06c'est la leur,
18:06que si la France est bonne au football,
18:08c'est grâce à l'Algérie.
18:08Vous regardez un de nos plus grands footballeurs
18:10aujourd'hui, Zinedine Zidane,
18:12son fils est dans l'équipe d'Algérie.
18:15Donc il y a ça aussi,
18:15il y a cette dimension communautaire
18:17qui évidemment pèse.
18:18Et également, ça me fait penser à,
18:20vous savez, à l'assassinat
18:22du frère de M. Kessassi,
18:24où on n'a pas vu
18:25les rappeurs marseillais
18:26très connus
18:28qui ont fait le succès à Marseille
18:29défiler à ce moment-là,
18:31dans la rue,
18:31lors de la manifestation.
18:33Ça a surpris aussi beaucoup de monde.
18:34– Merci.
18:35Restez avec nous,
18:36mon cher Mickaël,
18:38en ligne avec nous.
18:39Dans un instant,
18:40on aura Audrey,
18:41M. l'ambassadeur,
18:42je vais vous taquiner encore
18:43quand même pour savoir
18:44pourquoi est-ce que
18:45les footballeurs
18:46n'interviennent pas.
18:47Parce que votre réponse,
18:48je ne suis pas tout à fait satisfaite.
18:49J'ai envie que vous me parliez
18:50franchement.
18:51Et dans un instant,
18:52on parlera des prénoms.
18:54Quel est votre prénom ?
18:55Est-ce que les prénoms
18:56ont une importance
18:56dans la nation ?
18:58Faut-il imposer les prénoms
18:59pour faire nation ?
19:00Est-ce qu'en fonction
19:01de son prénom,
19:02on fait nation ou pas ?
19:03Appelez-nous au standard
19:04Europe 1 080 20 29 21.
19:06Il est 11h56,
19:07à tout de suite
19:07avec Christine Kelly
19:08sur Europe 1.
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