- il y a 8 mois
Les COP organisées par l'ONU sont-elles utiles ? Leur objectif est de limiter l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Seulement voilà... après des milliards dépensés, les émissions mondiales de CO2 ont augmenté de 65% depuis 1992. Samuel Furfari, ingénieur et docteur en sciences appliquées, qui publie "La vérité sur les COP : trente ans d'illusions", appelle à leur arrêt pur et simple. Il dénonce une histoire d'idéologie teintée de gouvernance mondiale dont le but est le contrôle insidieux de nos modes de vie. Présent à notamment à la COP 21 organisée à Paris sous le mandat de François Hollande en 2015 et sous les bons hospices de Laurent Fabius, Samuel Furfari constate qu'à part l'UE, aucun pays n'a respecté ses engagements. Le Pacte vert qui sera mis en place pour répondre aux accords de Paris coûtera la bagatelle de 1 300 milliards d'euros par an aux contribuables européens jusqu'en 2030. Et pour quel résultat ? Une perte de compétitivité et de prospérité qui menace toujours plus notre continent. Un constat glaçant pour un entretien passionnant !
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00:00Chers amis, leur projet, faire disparaître les médias indépendants avant 2027.
00:05Aujourd'hui, Emmanuel Macron propose de labelliser les bons médias.
00:09Et derrière ce mot se cache un plan scandaleux.
00:12Décider de ce qui est fiable et de ce qui ne l'est pas.
00:14Créer une censure globale, totale.
00:17C'est une attaque violente contre le pluralisme.
00:20Regardez TV Liberté, suppression de nos comptes bancaires,
00:23perte massive de dons qui est le nerf de la guerre.
00:25On essaie encore de nous étouffer financièrement parce que nous gênons.
00:31Et l'avenir dira si des services de l'État, normalement dédiés à la sécurité,
00:35ont pu intervenir pour tenter de tuer notre chaîne.
00:39Voilà la méthode contre TVL.
00:41Frapper au porte-monnaie et ainsi faire taire ceux qui ne se plient pas.
00:46Si l'on nous attaque, c'est que nous avons de l'audience et de l'influence.
00:49Chaque don, chaque soutien devient alors une victoire contre ceux qui veulent nous réduire au silence.
00:55Aujourd'hui, le combat est clair.
00:57Défendre TV Liberté, c'est défendre la liberté des médias alternatifs.
01:01C'est défendre notre droit à une information non soumise à un label du pouvoir macroniste
01:06et des réseaux de l'ultra-gauche.
01:08Nous ne plierons pas, on ne se tait pas, on ne se vend pas.
01:12On résiste avec vous.
01:25Bonjour à tous et bienvenue dans notre Zoom.
01:31Aujourd'hui, en compagnie de Samuel Furfari.
01:34Bonjour, monsieur.
01:35Bonjour.
01:36Vous êtes ingénieur, docteur en sciences impliquées.
01:39Vous avez travaillé pendant 36 ans à la Direction générale de l'énergie de la Commission européenne.
01:44Vous enseignez la géopolitique de l'énergie à l'Université libre de Bruxelles,
01:49ainsi qu'à l'ESCP Londres.
01:51Vous étiez venu nous présenter votre ouvrage « Énergie, mensonge d'État » sur notre plateau.
01:59Vous revenez avec celui-ci, le dernier, « La vérité sur les COP. »
02:0430 ans d'illusions.
02:05Alors justement, vous faites un bilan sur ces COP,
02:09ces grands rassemblements que l'ONU organise depuis 1995.
02:14Ces rassemblements ont pour objectif de limiter l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre.
02:22Alors après trois décennies et des milliards dépensés pour cet objectif, est-ce qu'il est atteint ?
02:29Non, hélas, l'objectif n'est pas atteint.
02:32C'est un échec cuisant pour les Nations Unies
02:36et pour tous les États membres des Nations Unies
02:40qui ont voulu mettre en avant la lutte contre le changement climatique
02:45en pensant qu'il suffisait de décréter des conférences
02:51et qu'on allait changer la façon de vivre des gens.
02:55Depuis la COP, ce que j'appelle la COP 0,
03:00c'est-à-dire la conférence de Rio en 1992,
03:04les émissions de CO2 ont augmenté de 65%.
03:08Alors vous imaginez un chef d'entreprise qui a un objectif,
03:13à qui on donne un objectif
03:14et qui vient avec des résultats aussi catastrophiques.
03:19Mais on se poserait des questions.
03:20Est-ce que l'objectif était réaliste
03:22ou bien est-ce que ce chef d'État, ce CEO qui n'est pas compétent ?
03:26Et si on ne se pose pas les questions, on continue comme si rien n'était.
03:29– Alors vous avez ce chiffre, depuis 1992 et le sommet de Rio,
03:34les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 65%.
03:38– Il faut le répéter, 65%.
03:40– C'est quand même énorme.
03:41– C'est énorme.
03:42– Vous qui avez participé à toutes ces COP,
03:44est-ce que vous l'expliquez dans votre ouvrage,
03:46est-ce que vous vous êtes dit au bout d'un moment,
03:48mais en fait ça ne sert à rien et ça va dans le mauvais sens en plus ?
03:52– Oui, ça va dans le mauvais sens parce qu'à part l'Europe,
03:56ou plutôt à part l'Union Européenne pour être précis,
03:59il n'y a plus personne qui s'occupe de ce genre de choses.
04:02L'Union Européenne est convaincue qu'elle va réduire ses émissions de CO2
04:06pour atteindre 0% d'émissions de CO2 d'ici 2050,
04:11c'est ce qu'ils appellent le net zéro,
04:13en pensant entraîner les autres.
04:15Mais il n'y a personne qui suit l'Union Européenne.
04:19Les pays ont besoin de croissance, de prospérité,
04:24même de faire sortir des grands pans de la population de la misère.
04:29Et ça, il n'y a qu'une solution, c'est l'énergie.
04:33Nous avons fait ça à la fin du 19e siècle,
04:36pendant tout le 20e siècle, nous sommes devenus prospères,
04:40nous avons amélioré notre qualité de vie
04:42parce que nous avons utilisé des énergies en abondance.
04:46Aujourd'hui, le reste du monde veut faire cela aussi.
04:49Et donc, on n'entraîne personne.
04:50L'Union Européenne pense qu'elle est le leader,
04:53mais comme on dit en anglais, elle est le loser.
04:56Il n'y a personne qui nous suit.
04:57Mais cela, ça dure, je le disais tout à l'heure, depuis trois décennies.
05:01Est-ce que vous, en tant que membre de, je le disais tout à l'heure,
05:06vous avez travaillé à la Direction Générale de l'Énergie de la Commission Européenne,
05:09est-ce que vous avez essayé d'alerter votre hiérarchie sur la mauvaise politique
05:16qui était engagée pendant ces COP auxquelles vous assistiez ?
05:20On est parti en croyant bien faire.
05:24Et pendant quelques années, on dit ça va marcher.
05:26Ça va marcher puisque nous, en Europe, on parvient à réduire nos émissions.
05:31Et puis, progressivement, à partir de la COP de Glasgow,
05:37on a bien compris que le vent avait tourné
05:39et que ce n'était plus possible de parler de réduction des émissions d'énergie fossile.
05:46C'est là qu'il y a eu un tournant.
05:48– Oui, c'est la Glasgow, je crois que ces pays comme l'Inde et la Chine ont dit
05:51mais attention, nous le charbon, on va continuer à le développer
05:55parce que c'est notre seule façon de faire de la croissance.
05:57C'est une de nos façons principales.
06:00– Et c'est facile pour nous qui avons déjà atteint un certain niveau de croissance,
06:03de dire on peut réduire, on va faire de la sobriété heureuse pour certains.
06:08D'autres disent, on va faire de l'efficacité énergétique
06:11grâce à nos nouvelles technologies.
06:13On est parvenu en Europe à réduire nos émissions de CO2
06:16mais surtout à cause de la décroissance qu'on a subie.
06:22On est en train de détruire notre économie.
06:25C'était le sous-titre du livre pour lequel vous m'aviez interviewé l'année dernière.
06:29La destruction organisée de notre compétitivité.
06:33Et donc, on a détruit notre compétitivité
06:35ce qui a permis de réduire nos émissions de CO2.
06:38Mais le reste du monde veut faire de la croissance.
06:41Et donc, il faut arrêter maintenant de dire
06:43qu'on va réduire nos émissions de CO2 dans le monde.
06:46– Alors, vous avez fait préfacer votre ouvrage
06:48par Carlo Ripa Di Meana
06:51qui a été commissaire européen à l'environnement
06:54et également ministre italien de l'environnement.
06:57Il dit ceci,
06:57Je ne crois plus dans le dogme du réchauffement climatique
07:01d'origine anthropique, c'est-à-dire causé par l'homme.
07:04Vous a-t-il expliqué comment il a changé d'avis, changé d'opinion ?
07:09– Je l'ai contacté lorsque la presse a commencé à parler
07:12de son changement d'attitude.
07:15Et très gentiment, il m'a expliqué ce qu'il vivait,
07:20ce qu'il avait compris.
07:21et il m'a envoyé un long texte que je mets en exergue de ce livre
07:25dans lequel il explique qu'il était à la base de la conférence de Rio
07:31en tant que commissaire à l'environnement.
07:32Il était commissaire à l'environnement de Jacques Delors.
07:36Ça remonte longtemps.
07:37Et il a vraiment voulu introduire une taxe carbone, une taxe énergie.
07:41Il s'est battu à fond.
07:43Il a rencontré Al Gore.
07:44C'était le monsieur climat à la Commission européenne.
07:47Et puis, avec le temps, il s'est aperçu que finalement,
07:51il y avait beaucoup d'exagérations,
07:53qu'on était parti sur des bases à peu près sérieuses,
07:56mais qu'ensuite, on a tellement dérivé.
07:59Vous vous souvenez qu'Al Gore parlait de plusieurs hauteurs de mètres d'eau
08:03dans les quelques décennies qui venaient.
08:06Tout ça a été exagéré.
08:07Et donc, un homme honnête, un homme rationnel,
08:12une fois qu'il observe une erreur, il faut le dénoncer.
08:17C'est ce que Ribera de Mayan a fait.
08:18Il a dit, bon, je me suis battu, mais je me suis trompé de cible.
08:22– Pensez-vous que ce monsieur Carlo Ripa di Meana,
08:25ou Al Gore, qui a été candidat à la présidentielle américaine
08:31dans le camp démocrate, était vraiment de bonne foi dès le début ?
08:36– Oui, oui.
08:38– Pensez-vous pas qu'il jouait à un jeu en disant,
08:41vous allez voir, le niveau des océans va monter,
08:44on va tous être submergés, ça va être une catastrophe épouvantable.
08:47– Pour Al Gore, je ne me prononce pas.
08:48Mais pour Ripa di Meana, oui, je pense que c'était un honnête homme
08:52qui était un écologiste de la première heure,
08:56et qui disait, voilà, on a des problèmes d'environnement,
08:58on doit les résoudre sérieusement.
09:00Et c'est comme ça qu'il a commencé à travailler avec Jacques Delors.
09:04Mais par la suite, il y a eu beaucoup d'opportunistes,
09:06et surtout des prises de bénéfices énormes.
09:09C'est surtout ça qui me dérange le plus,
09:12que l'on dise qu'on veut améliorer l'environnement,
09:15réduire les émissions de CO2, pourquoi pas ?
09:17Mais derrière ça, il y a beaucoup de gens
09:19qui profitent de la situation pour s'enrichir.
09:22– C'est peut-être aussi le problème d'avoir pris le CO2
09:26comme bouc émissaire principal de tous les problèmes environnementaux.
09:30– Oui.
09:31– Il y a aussi la pollution des sols, les plastiques, etc.
09:35– Vous faites bien poser cette question,
09:36parce qu'il faut bien distinguer la lutte contre le changement climatique
09:40ou la décarbonation, et la protection de l'environnement.
09:44Nous devons protéger l'environnement.
09:46C'était mon métier à la Commission européenne,
09:49à la Direction générale d'énergie.
09:51Protéger l'environnement, ça veut dire éviter la contamination des sols,
09:54comme vous dites, mais surtout la contamination,
09:55contamination de l'air.
09:57Abattre les oxydes de soufre, abattre les oxydes d'azote,
10:01abattre les particules fines, abattre les métaux lourds.
10:04Tout ça doit être notre cheval de bataille.
10:07Parce qu'on va consommer de plus en plus d'énergie fossile,
10:10on va peut-être y venir plus tard,
10:12et cette énergie fossile a des impacts sur l'environnement.
10:14Et donc on doit faire le nécessaire pour éviter ces impacts.
10:18– Est-ce que vous êtes d'accord, par exemple,
10:21avec le fondateur de Greenpeace,
10:24qui aujourd'hui dit qu'il faut plus de CO2 dans l'atmosphère,
10:29qu'il faut que ça sera meilleur pour le climat d'avoir plus de CO2 ?
10:35– Oui, M. Moore a raison.
10:37– Lui aussi, voyez-vous, il est un peu comme Rip Ademeyer,
10:41mais c'était un des fondateurs d'une équipe de fondation de Greenpeace à Vancouver,
10:47et puis progressivement, il a découvert qu'il y avait une dérive totale
10:50qui n'avait plus rien à voir avec l'origine de protection d'environnement
10:55qui devenait une… en fait, le but derrière tout ça, c'est la décroissance.
11:00C'est ça qui est derrière cette volonté.
11:04Et lui a dit, mais non, si on veut que la population puisse se prospérer,
11:08non seulement on doit fournir de l'énergie abondante et bon marché,
11:12mais il faut également fournir de l'alimentation.
11:15Or, le CO2, avec l'eau et les rayons de soleil,
11:19c'est la nourriture du végétal.
11:22Et donc, si on veut avoir plus de végétaux, plus d'aliments,
11:26il nous faut du CO2.
11:27Et c'est pour ça que la planète est en train de verdir, parce qu'il y a plus de CO2.
11:31Et donc, la planète est de plus en plus verte grâce au CO2 qui est l'aliment des plantes.
11:36– Alors, c'est très intéressant dans votre ouvrage, Samuel Furfari,
11:39vous expliquez bien qu'à l'origine de ces COP,
11:41il y a une histoire d'idéologie et de gouvernance mondiale.
11:46Alors, c'est quoi la matrice intellectuelle de ces rassemblements, les COP ?
11:50– Oui, grâce à ce livre, j'ai voulu poser tous les jalons et revenir aux fondamentaux,
11:56parce que, vous savez, les COP, c'est un peu comme Noël.
11:59Noël va arriver, on va parler de Noël, et puis l'année prochaine, on recommence avec Noël.
12:03Les COP, c'est un peu comme ça.
12:05Mais si on analyse d'où viennent les COP, on se rend compte qu'en fait,
12:09ça remonte au club de Rome, dans les années 70.
12:12– 1957.
12:12– Tout au début, on a commencé à dire…
12:16– Non, excusez-moi, le club de Rome, vous avez bien raison, c'est des années 70, exactement.
12:20– Oui, et 72 exactement, avec le rapport Meadow, on a dit,
12:26on ne peut pas continuer comme ça, on va droit dans le mur,
12:28on n'a pas assez de ressources, ce qui a donné à M. Kadhafi une belle excuse
12:33pour nous mettre sur la gorge le couteau du pétrole,
12:40en disant, puisque ces imbéciles pensent qu'il n'y a plus de pétrole,
12:43je vais les obliger à abandonner le soutien à Israël,
12:46sinon ils n'auront plus de pétrole.
12:49Et donc, c'est venu de là, de cette volonté de dire,
12:52on ne peut pas continuer comme ça, et vous voyez bien que ce slogan revient toujours.
12:55On n'a qu'une seule planète, on n'a pas de plan B,
12:58on a déjà utilisé toutes nos ressources de l'année,
13:00c'est toujours le même slogan qui revient, on ne peut pas, on ne peut pas, on ne peut pas.
13:05En fait, ensuite, il y a eu le rapport Brundtland,
13:08qui a posé les bases du développement durable,
13:12qui selon moi est une aberration, parce qu'on ne peut pas avoir un développement
13:16en disant, je veux développer, mais pas trop,
13:18parce que demain, je ne sais pas ce qui va se passer.
13:20Le monde n'a jamais fonctionné comme ça.
13:23Et ça, ça a permis de lancer la conférence de Rio en 2012,
13:26et la conférence de Rio a lancé le processus en disant,
13:30voilà, maintenant nous allons réduire nos émissions de CO2
13:33pour sauver la planète,
13:35et puis ils ont commencé les 30 années de COP.
13:37– Un risque de contrôle insidieux, c'est ce que vous avez constaté,
13:42dès le début de l'organisation de ces COP en 1995,
13:48comment s'opérerait ce contrôle, comment vous avez perçu cela ?
13:51– Vous savez, on doit comprendre que l'énergie, c'est la base de la vie.
13:59Lorsque nous mangeons, nous mangeons parce que notre corps a besoin d'énergie.
14:03Et sans énergie, nous ne faisons absolument rien,
14:05mais absolument rien.
14:08Et donc, si nous avons besoin de limiter nos émissions de CO2,
14:13parce qu'il faut limiter la consommation d'énergie,
14:16on va impacter notre vie, tous les aspects de notre vie.
14:20Quand on dit qu'on doit limiter, mater l'automobiliste, c'est quoi ?
14:24C'est contrôler notre vie sur la mobilité.
14:28Quand on nous oblige à isoler nos maisons,
14:31sinon on ne peut même pas la mettre en location,
14:33c'est un contrôle de notre vie, vous savez…
14:35– Les fameux DPE.
14:36– Oui, c'est ça.
14:39C'est moi qui ai développé cette directive.
14:42– Ah ben, je ne vous félicite pas.
14:43– Oui, je suis comme Réipadiméana, je reconnais mes erreurs.
14:47Mais à l'époque, franchement, à l'époque, c'était comme
14:50quand vous allez acheter un frigo,
14:51vous voyez l'étiquette sur la porte
14:54et vous choisissez votre modèle en fonction de votre budget.
14:59Au début, c'était ça l'idée,
15:01de dire, voilà, on va mettre une étiquette sur les maisons.
15:04Mais ensuite, et c'est ça votre question,
15:06on est venu contrôler notre vie de plus en plus
15:09en nous disant, non seulement vous devez mettre une étiquette sur votre maison,
15:13mais si elle ne correspond pas à ce que moi je veux,
15:16en tant qu'État, vous ne pouvez pas le louer, ce bien.
15:20Et donc là, on prive la liberté, vous voyez,
15:22ce n'est plus une question d'information comme on avait au début.
15:25Ici, c'est un contrôle de la vie.
15:27En fait, si vous contrôlez le carbone,
15:32vous contrôlez la vie.
15:33Contrôler les émissions de COD de quelqu'un, c'est contrôler la vie.
15:37Tony Blair avait lancé l'idée de développer une carte de crédit carbone.
15:43Et chaque fois que vous achetez un billet d'avion,
15:46ou bien que vous achetez 5 litres de lait,
15:48bien votre crédit carbone diminue.
15:50Donc c'est un véritable contrôle de notre vie
15:53qui est fait à partir de la décarbonation.
15:58– Alors vous revenez évidemment dans votre ouvrage, Samuel Furfari,
16:02sur l'organisation de la fameuse COP21
16:05qui a eu lieu en 2015 sous le mandat de François Hollande à Paris.
16:10Et pour répondre à ces accords de Paris,
16:13sera mis en place le fameux pacte vert
16:16organisé au sein de l'Union européenne.
16:20Quelles sont aujourd'hui les conséquences de ce pacte vert
16:23pour nous autres Français ?
16:26– D'abord il faut dire que la Conférence de Paris
16:29a été un véritable succès diplomatique pour la France.
16:32La France a un grand réseau de diplomates.
16:34– Alors vous parlez de succès diplomatique en parlant de la COP21,
16:38mais vous parlez aussi de cirque diplomatique
16:40en parlant des COP en général.
16:42– Exactement, vous me faites bien de nuancer.
16:44Mais la Conférence de Paris a été un véritable succès pour la France.
16:48Ils ont bien joué, la France est capable, ils ont obtenu…
16:51– Nouvelle campagne de communication.
16:52– Voilà, c'était fantastique.
16:53– Avec des stars.
16:54– Avec des larmes, avec des larmes même.
16:58En fait, moi j'ai intitulé le chapitre consacré à cette COP21,
17:03le désaccord de Paris, parce qu'on parle toujours à un accord de Paris,
17:07l'accord de Paris, il n'y a pas d'accord à Paris, il n'y a que des désaccords.
17:11C'est une auberge espagnole, chacun fait ce qu'il veut,
17:15chacun choisit même l'année de référence pour dire
17:17à partir de quelle année on diminue les émissions.
17:20Par exemple, le Japon a choisi comme année de référence
17:23l'année après Fukushima, où ils utilisaient à fond du charbon
17:27pour remplacer les centrales nucléaires.
17:29Et ça c'est leur référence, donc c'est facile de diminuer.
17:32Vous voyez, il y a eu beaucoup de manipulations,
17:34mais ça n'a rien à apporter.
17:36Après 10 ans, les émissions de CO2 dans le monde, après Paris,
17:41ont augmenté de 8%, grâce ou à cause de la Covid,
17:47parce que sinon on serait arrivé à 15-16% d'augmentation.
17:52Parce que le monde doit croître.
17:54La Covid a arrêté le monde de fonctionner,
17:57on a consommé moins d'énergie,
17:58on n'a plus fait de mobilité,
18:01et donc les émissions de CO2 ont diminué,
18:03et puis elles ont repris.
18:04Donc l'accord de Paris est un désaccord,
18:06il ne s'est rien passé.
18:08– Et alors sur ce pacte vert, vous soulignez bien que
18:10jusqu'en 2030, cela coûtera à l'Union Européenne
18:141300 milliards d'euros par an.
18:17– Oui, c'est un chiffre gigantesque,
18:19parce que ce n'est pas…
18:22Tout ce qu'on impose en matière de décarbonation
18:25n'a rien à voir avec l'économie de marché.
18:29Il faut lutter contre l'économie de marché.
18:31Et donc lutter contre l'économie de marché,
18:33ça veut dire donner des subsides.
18:35Et donc le but du pacte vert,
18:37c'est de distribuer des subsides.
18:39– C'est un marché, la redistribution.
18:41– Oui, voilà.
18:42Et donc l'Union Européenne redistribue de l'argent
18:44qu'elle n'a pas,
18:45et évidemment il y a beaucoup de profiteurs.
18:47– Heureusement qu'ils sont là pour ça.
18:49– Oui, et donc c'est ça le gros problème,
18:52c'est qu'on fait croire par exemple
18:54que les énergies renouvelables, les éoliennes,
18:56c'est compétitif.
18:57Mais si c'était compétitif,
18:58il n'y avait pas besoin d'obligation.
19:00Il y a une obligation de produire des énergies renouvelables.
19:02Donc ce n'est pas compétitif.
19:05Et il n'y a rien de compétitif dans ce domaine du pacte vert.
19:08Tout est contraint, tout est obligation,
19:10avec des subsides.
19:11Ça ne peut pas continuer.
19:12– Et en plus vous nous rappelez bien
19:13qu'en matière de fabrication de panneaux photovoltaïques
19:17et d'éolien, tous les composants viennent de Chine
19:21et plus globalement d'Asie, de Moyen-Orient.
19:25– Et bientôt toutes les voitures électriques
19:26viendront de Chine également.
19:28– Oui.
19:28Alors il y a un train électrique chinois
19:31qui fonctionne en Autriche.
19:33– On le disait un petit peu tout à l'heure,
19:35je crois que c'est au cours de la COP de Glasgow
19:37que Chinois et Indiens ont dit qu'ils ne renonceraient pas
19:41à leur consommation de charbon,
19:43en tout cas qu'ils ne feraient pas d'efforts en la matière.
19:46Pourquoi est-ce qu'on n'entend pas les ONG
19:48ou les écologistes faire plus de remous
19:51contre la politique énergétique indienne ou chinoise ?
19:55– Ils savent très bien que c'est inutile.
19:57Vous pensez bien que la Chine a besoin d'énergie abondante
20:02pour pouvoir continuer à se développer à l'intérieur
20:06et à l'extérieur.
20:08Et je voudrais souligner que l'Inde, en quelques années,
20:11a apporté de l'électricité à près de 350 millions d'habitants.
20:15qui n'avaient pas d'électricité auparavant,
20:18c'était un grand succès de Narendra Modi,
20:21d'électrifier complètement l'Inde.
20:23Pour le faire, ce n'est pas avec des éoliennes,
20:25c'est avec du charbon, leur charbon.
20:28Et donc ils continuent à développer le charbon.
20:30Mais ce n'est pas nouveau, il y a longtemps que c'est comme ça.
20:32Je me souviens d'une conférence mondiale de l'énergie à Rome
20:35où le ministre de l'énergie indien, M. Singh,
20:40avait dit au commissaire européen, M. Pibals,
20:42vous pretendez que je rentre en Inde et dire que je dois faire
20:46comme les Européens, je veux dire les consommations d'énergie,
20:49alors que nous avons des gouffres dans notre pays.
20:53Donc ce n'est pas nouveau.
20:54Il y a longtemps que l'Inde et la Chine et les autres disent
20:57non, on veut se développer.
20:58– On entend beaucoup les écologistes combattre l'énergie nucléaire.
21:04Alors comment cette énergie est-elle perçue, reçue dans ces COP ?
21:09– C'est très intéressant votre question
21:12parce que décarboner, ça veut dire qu'il faut éliminer
21:16les émissions de surdéus, c'est-à-dire les énergies fossiles.
21:20Mais on se rend bien compte que ce n'est pas avec des éoliennes
21:23et des panneaux solaires qu'on va pouvoir le faire.
21:25Et donc il fallait mettre en avant le nucléaire, évidemment.
21:28Or le nucléaire est le premier des tabous des écologistes,
21:33bien avant le changement climatique.
21:35Le changement climatique est venu beaucoup plus tard.
21:37– Et pourquoi cela d'ailleurs ?
21:38Pourquoi c'est le tabou des écologistes le nucléaire ?
21:42Puisque c'est une énergie décarbonée.
21:45Alors on va parler des déchets, mais…
21:47– En fait, on revient à ce qu'on disait avec le Club de Rome.
21:50L'énergie nucléaire est une énergie infinie.
21:55Déjà aujourd'hui avec les technologies qu'on a,
21:58c'est infini.
22:00Si demain on développe la génération 4,
22:02ça sera encore plus.
22:04– Ce qui leur pose problème, c'est que ça ne coûte rien aux Français,
22:07en fait, c'est ça ?
22:07– Voilà, et les écologistes, en fait, sont des Malthusiens.
22:12Les vrais écologistes.
22:13Pas la citoyenne qui va voter pour dire,
22:16je ne veux pas qu'on mette des déchets dans la rue.
22:18Je ne parle pas de cela, je parle des penseurs écologistes.
22:21– Les Malthusiens, c'est gens qui veulent réduire la population mondiale.
22:24– Voilà, ils veulent réduire la population mondiale,
22:27et pour réduire la population mondiale, il ne faut pas donner de l'énergie.
22:30Or, le nucléaire est une énergie infinie.
22:33On ne pourra plus utiliser l'argument,
22:34on n'a pas de ressources si on développe le nucléaire.
22:38Et ce qui est intéressant, et même cocasse, je crois,
22:41c'est qu'à la COP de Dubaï, la COP 28,
22:44la veille de la COP, il y a eu une réunion sur la relance du nucléaire.
22:51Et ça, c'était un camouflet pour les écologistes,
22:54puisque dans une COP, on relance le nucléaire.
22:57C'est quand même très symbolique comme changement.
23:02On reconnaît, en fait, on a reconnu beaucoup de choses dans la COP de Dubaï,
23:05on reconnaît qu'on a besoin de sécurité d'approvisionnement énergétique,
23:09et que le nucléaire est incontournable pour cela.
23:11– Alors, vous évoquez aussi la place qu'occupe la grande finance
23:15face à la décarbonation.
23:17Comment se positionnent de grands acteurs comme BlackRock,
23:22ce grand fonds de gestion américain ?
23:25– Il faut comprendre que quand on a commencé à développer
23:28les aspects de protection de l'environnement au sens large,
23:33et donc y compris changement climatique,
23:35c'est devenu rapidement un argument de vente, de marketing.
23:41En disant, moi, je fais attention à la planète.
23:44Et donc, tout le système économique européen
23:47a fait ce qu'on appelle du greenwashing, du winter dressing,
23:51se montrer vert.
23:53Et les grands banquiers également ont dit,
23:56nous, on ne finance plus, par exemple, des mines de charbon, etc.
23:59Ils sont partis là-dedans, et depuis un an,
24:04ils s'aperçoivent que tout cela conduit à la décroissance de notre économie.
24:10Tandis qu'ailleurs, la croissance est toujours présente.
24:13Et donc, les BlackRock et autres, Vanguard,
24:17ont compris qu'il faut arrêter de dire qu'on n'a pas besoin d'énergie fossile,
24:24parce qu'on a besoin de croissance dans le monde.
24:26De toute façon, qu'on le dise ou pas, il y aura de la croissance dans le monde,
24:29à cause de l'Asie et de l'Afrique.
24:32Et donc, ils sont en train de changer.
24:33Ils ont lancé pendant des années ce qu'on appelle ESG,
24:37Environment…
24:38– Oui, les critères environnementaux, sociaux.
24:40– Voilà, sociaux et éthiques.
24:42Et donc, ils étaient tous en train de chanter ESG.
24:44Ils ont tous abandonné.
24:45– Un exemple concret, qui n'est pas de la finance,
24:49mais ça va vous donner une idée,
24:51c'est British Petroleum, enfin BP,
24:53c'est plus British Petroleum, BP.
24:55BP a lancé à fond les énergies renouvelables.
24:59Vraiment.
25:00En disant, je le savais bien, parce que je travaillais avec eux,
25:03je voyais bien qu'ils étaient sincères pour développer des énergies renouvelables.
25:06Un peu total aussi.
25:07Puis maintenant, ils ont compris, c'est fini.
25:10Ils ont abandonné.
25:12Ils viennent d'abandonner hier un projet hydrogène dans le nord de l'Écosse.
25:16Parce que ça ne marche pas.
25:17Et les actionnaires disent, nous, on veut de la rentabilité.
25:20Parce qu'ailleurs, il y a de la rentabilité.
25:23On ne peut pas se contenter de dire, on va faire du vert et perdre de l'argent,
25:26quand ailleurs, on gagne de l'argent.
25:28Parce qu'ailleurs, on gagne beaucoup d'argent.
25:30– Vous militez, Samuel Furfari, pour l'arrêt total de l'organisation de CECOP.
25:36Comment, selon vous, convaincre le secrétaire général de l'ONU, M. Guterres ?
25:41– Ah ben, c'est une tâche impossible.
25:43Peut-être que le prochain secrétaire général,
25:45quand on commence à parler de sa succession,
25:47sera peut-être plus sensible.
25:49Parce que lui, il a fait tout son mandat en faisant peur, sans arrêt.
25:54Quand il vient dire que les océans sont en train de bouillir,
25:57ce n'est pas sérieux.
25:59Et donc, il ne peut pas faire marche arrière.
26:00Un nouveau secrétaire général,
26:03s'il est comme M. Ripa Di Meyane,
26:06pourrait dire, bon, écoutez, on va quand même se calmer un peu.
26:10De même chose à la Commission européenne.
26:12Je ne pense pas que Mme von der Leyen va abandonner le pacte vert.
26:16Même si maintenant, elle l'appelle le pacte propre.
26:20Parce qu'on a tellement insisté dans un domaine
26:23qu'on ne peut pas perdre la face.
26:25Ripa Di Meyane, quand il a changé d'avis,
26:28il était hors course.
26:29Il pouvait le dire.
26:31Aujourd'hui, je ne me vois pas
26:32le secrétaire général des Nations Unies
26:35ou bien la présidente de la Commission
26:37dire qu'on s'est trompé.
26:39Ce qui veut dire qu'on va encore continuer
26:40à dépenser beaucoup d'argent inutilement.
26:43Malheureusement.
26:44Et qu'on va s'enfoncer encore dans notre économie.
26:48Ça viendra, hein.
26:49Parce qu'évidemment, on ne peut pas mentir tout le temps.
26:51Ça va venir.
26:52On voit bien qu'il y a de plus en plus de gens
26:54qui osent parler ouvertement.
26:55Et donc, ça va changer.
26:57Continuer à mentir tout le temps.
26:59Ça, c'est une question
27:00qu'on pourra peut-être,
27:02à laquelle on pourra peut-être répondre
27:03une prochaine fois avec vous,
27:06Samuel Furfari.
27:06En tout cas, le titre de votre ouvrage
27:08passionnant, La vérité sur les COP.
27:1030 ans d'illusions.
27:11C'est à retrouver sur la boutique de TV Liberté.
27:14Merci à vous, monsieur.
27:15Merci pour votre attention, Pouillot.
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