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00:00L'ARCOM, le gendarme de l'audiovisuel a désavoué reporter sans frontières et son étude est de fait complément d'enquête référé contre les fausses informations, le sujet complément d'enquête.
00:11Et il est finalement, avec le référé, il serait supprimé très vite sur les réseaux sociaux, le référé imaginé par Emmanuel Macron.
00:21Depuis 72 heures à France Télévisions, certains en off expriment leur malaise et puis plus on avance sur les révélations qu'on concerne en complément d'enquête, plus on creuse et plus vraiment ça commence à être compliqué pour les équipes de complément d'enquête.
00:38Tant finalement, on se rend compte qu'après huit mois, enfin des mois, je ne sais pas si c'était huit, mais plusieurs mois de reportage, des centaines de milliers d'euros potentiellement qui ont été utilisés,
00:48certains experts de la production disent qu'un tel reportage c'est au moins 300-400 000 euros.
00:55Moi je n'arrive pas à y croire et j'attends de savoir, puisqu'on est en pleine commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public, la question sera posée, combien a coûté ?
01:03Dans le générique, il y avait 62 personnes qui étaient citées pour le complément d'enquête.
01:09Nouvelle révélation faite par nos confrères encore une fois du JDD, je vous propose d'écouter ce sujet.
01:13Ils étaient prévenus. Ce sont les mots d'un cadre de France Télévisions au journal du dimanche.
01:19Si l'Arcom avait alerté les équipes de complément d'enquête sur l'inexactitude des chiffres de reporters sans frontières,
01:26l'émission a choisi d'ignorer l'avertissement, obligeant la direction à ordonner en urgence la suppression des séquences articulées autour du rapport biaisé.
01:33Ces liens existants entre le service public et reporters sans frontières posent question,
01:38car si l'organisation non gouvernementale se veut arbitre de l'indépendance médiatique,
01:42sa direction semble partisane d'une idéologie de gauche.
01:47Son directeur général Thibaut Brutin a lancé en 2024, peu avant les législatives, une pétition s'opposant au Rassemblement national.
01:55Une prise de position tout sauf neutre qui fait écho au président de l'organisation non gouvernementale Pierre Aski,
02:01lui qui a travaillé exclusivement dans la presse située à gauche de l'échiquier politique.
02:05Et si France Télévisions est largement soutenue par des financements publics,
02:10avec à lui tout seul plus de 2 milliards d'euros de dotations publiques ?
02:14Reporter sans frontières n'est pas en reste, puisque près de la moitié de son budget s'appuie également sur des financements publics,
02:21tels que le ministère des Affaires étrangères, la Commission européenne ou encore la Ville de Paris.
02:26Depuis ce mardi, une commission d'enquête à l'Assemblée nationale a débuté pour étudier la neutralité,
02:31le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public.
02:34Et je vous propose d'écouter le père fondateur de Reporters sans frontières, Robert Ménard.
02:39Et là aussi j'ai de la peine, comme j'ai de la peine pour les équipes de France Télévisions,
02:44j'ai de la peine aussi pour le père fondateur de RSF qui dit
02:48« Mais qu'est-ce qui est devenu Reporters sans frontières ? » Écoutez.
02:51J'ai fondé cette organisation, je suis sidéré, c'est un dévoiement complet.
02:58Reporters sans frontières s'est fait. Pourquoi on a créé Reporters sans frontières ?
03:01Pourquoi ? Pour libérer des journalistes qui étaient emprisonnés, pour se battre.
03:05À un moment donné, vous vous rappelez quand tant de journalistes ont été pris en otage,
03:09pour aller visiter des journalistes en prison.
03:10J'ai fait le tour du monde pour aller plaider pour des journalistes
03:14dont je ne pensais pas le début d'un quart de ce qu'ils expliquaient.
03:17Mais c'est ça le pluralisme, c'est ça la liberté d'expression.
03:20C'est défendre la liberté de gens dont vous ne pensez pas la même chose.
03:23Et moi, je vois ici, Reporters sans frontières,
03:26au lieu de se satisfaire qu'avec CNews, il y a un certain nombre de gens
03:30qui trouvent enfin un point de vue qui est le leur,
03:33qui s'exprime dans l'audiovisuel,
03:35ils combattent CNews, mais ils sont fous furieux.
03:38Mais c'est devenu une espèce de bande de gauchistes
03:40qui confondent complètement les choses.
03:42On ne leur demande pas leurs opinions politiques,
03:45on leur demande de se battre pour la liberté d'expression.
03:47Et le pluralisme, ça va du service public à CNews.
03:51Il devrait se battre pour tout le monde.
03:53Très en colère.
03:54Alexandre Jardin, vous en pensez quoi ?
03:56J'en pense que les journalistes prisonniers dans le monde,
04:00ils ont besoin d'une organisation qui s'occupe d'eux.
04:03Ce mouvement n'a jamais été fondé
04:05pour s'occuper de la politique intérieure française.
04:08Quand il parle de dévoiement,
04:11c'était l'honneur de ce mouvement,
04:13qui avait un véritable honneur.
04:14Et quand on parlait de folie générale,
04:20ce mouvement n'aurait jamais dû devenir
04:22une officine
04:24essayant d'influencer la politique française intérieure.
04:31On a des journalistes qui sont prisonniers dans le monde,
04:35on en a un en Algérie.
04:38J'attends des RSF, évidemment.
04:39Mais qu'ils aient ce qu'on peut, Christophe.
04:41Des filles en chasse posture.
04:43Pour Nora Bussini, qui est menacée de mort,
04:46qui est attaquée Nora Bussini pour son ouvrage.
04:48Vous croyez que RSF est avec elle ?
04:51Mais pour le coup, Christophe Glees, ils le font.
04:53Non mais plus on avance,
04:55plus on est sidéré par ce qui se passe.
04:57Dans ce reportage de complément d'enquête,
04:59vous avez un témoin à visage découvert,
05:02qui travaille à France 3 désormais,
05:04sur France 2.
05:04Bon, il ne s'est pas précisé.
05:06Comment ?
05:07Si, c'est précisé d'ailleurs, je crois.
05:08Il y a un autre témoin aussi qui est lié à quelqu'un de France Télévisions.
05:12Oui, c'est ça.
05:13Après, vous pouvez être la soeur, le frère du dirigeant de France Télévisions,
05:16mais précisez-le un peu, bien évidemment.
05:18Vu que ça coûte 400 000 euros,
05:18vous auriez pu vous creuser la tête un peu plus.
05:20Non mais c'est un saisissant.
05:23Sur le fond, je pense qu'il y a une panique totale, en réalité.
05:27Il y a une panique totale.
05:28Le complément d'enquête, la note de RSF,
05:33l'activation de l'ARCOM,
05:35ça traduit quoi en réalité ?
05:37Ça traduit le fait que la gauche,
05:39qui a dominé pendant des décennies le débat national,
05:44notamment via des médias,
05:46est en train de perdre une partie de ce terrain.
05:48Et c'est ça qu'elle ne supporte pas sur le fond,
05:50y compris, jusque-et-y compris,
05:52en employant des méthodes
05:54qui sont absolument hallucinantes.
05:56Quand j'ai encore en tête sur une émission du service public,
05:59Mme O'Krent,
06:01donnant des leçons de journaliste...
06:02Ah oui, je serais curieux de savoir ce qu'a pensé Mme O'Krent
06:04du reportage de la complément d'enquête.
06:06Oui, ça la met la réinvite pour savoir ce qu'elle pense de ce qui s'est passé.
06:08Qui nous expliquait qu'on était la négation du journalisme, Mme O'Krent.
06:12Qu'il y a des erreurs tout le temps !
06:14Il faudrait lister les erreurs !
06:15Mme O'Krent qui oublie que quand un interviewe...
06:17Au tableau, Mme O'Krent !
06:18Lister les erreurs de complément d'enquête.
06:20La femme d'un ministre socialiste
06:22qui était dans le gouvernement,
06:24dirigé par François Mitterrand, etc.
06:26En fait, c'est le signe d'une panique,
06:28pas seulement sur une émission,
06:30du fait que la gauche est en train de perdre le terrain des idées.
06:34Le grand schisme,
06:35l'ensemencement du terrain culturel,
06:37il est fait par des idées de droite.
06:39Midi 38 sur Europe 1,
06:41si vous souhaitez réagir, 01, 80, 20, 39, 21.
06:44Didier est avec nous, bonjour Didier !
06:46Oui, bonjour.
06:47Comment ça va ?
06:48Ça va.
06:49Bon, vous avez vu, on est en colère ce matin.
06:51Oui, ça tombe bien.
06:53Moi, je voulais parler de la labellisation
06:54dont vous parliez il y a quelques instants.
06:57Je voulais dire simplement que je pense que
06:59vu l'impopularité actuelle du président Macron,
07:02je pense que son projet aura forcément
07:04un effet totalement inverse à les faire chercher.
07:07C'est-à-dire que je pense que les médias,
07:08entre guillemets, non labellisés,
07:09verront leur popularité exploser,
07:11quasiment instantanément,
07:13parce que les gens se rendent compte de plus en plus
07:16de ce qu'il faut penser de ces censeurs d'opinion.
07:19Et j'allais dire, la majorité silencieuse se réveille,
07:22ce qui me concerne tant mieux,
07:23et se rendent compte que finalement,
07:25tous les totems de la gauche,
07:27tous les a priori idéologiques de la gauche,
07:29s'effondrent les uns après les autres en réalité.
07:31Ils s'effondrent sur la réalité de ce que vivent les gens,
07:33tout simplement.
07:34En tous les cas, pour l'instant,
07:36on parle d'une ambition,
07:37d'un projet d'Emmanuel Macron
07:39qui, je pense, ne verra pas le jour.
07:41Pourquoi ?
07:41Parce que, heureusement qu'il y a des médias
07:44qui mettent la lumière sur les ambitions
07:47du président de la République,
07:49et après, ce sont les Français
07:52qui décideront, en quelque sorte,
07:54parce que ça ne peut pas se faire là
07:55dans les semaines à venir,
07:56mais c'est extrêmement dangereux,
07:58et on voit que la pente est glissante.
07:59Vous avez raison, Didier.
08:01Mais voilà, on a un tout petit peu avancé
08:03dans l'émission,
08:04et on parle de Reporters sans frontières
08:06qui auraient la main sur les labels,
08:09médias de confiance ou non.
08:10On parle aussi de ce complément d'enquête.
08:13Moi, depuis le début, je dis vraiment,
08:15je ne veux pas mettre tous les journalistes
08:16de l'audiovisuel public dans le même sac,
08:19et en off,
08:20vous n'imaginez pas le nombre de personnes
08:23qui vous disent, en coulisses,
08:26qui nous parlent de leur malaise.
08:28C'est un état dans l'état.
08:29C'est l'état dans l'état, voilà, du malaise.
08:31J'ai eu une dirigeante de France Télévisions
08:34qui me disait,
08:35entre jeudi et vendredi,
08:37on n'a pas dormi de la nuit,
08:39en voyant ce qui s'est passé.
08:40C'est intéressant,
08:40ils sont incontrôlables aujourd'hui,
08:42parce qu'on peut aussi rajouter dans le panier
08:43cache-investigation,
08:44qui fonctionne un petit peu sur le même principe.
08:46Mais la révélation qui est très intéressante
08:50du JDD sur le complément d'enquête,
08:52c'est que l'ARCOM,
08:54qui a publiquement désavoué RSF jeudi,
08:57avait déjà alerté complément d'enquête.
09:00Il y a plusieurs semaines,
09:02voire plusieurs mois,
09:03en disant,
09:04les amis, là, vous faites n'importe quoi.
09:06Elle est inexacte, votre étude.
09:08Et ils continuaient.
09:09Il a fallu que publiquement,
09:11l'ARCOM dise,
09:13mais on est tombé de notre chaise
09:14en voyant cette étude,
09:15que France Télévisions,
09:17la direction,
09:18coupait cette séquence-là,
09:20alors qu'ils avaient déjà été informés.
09:22Mais c'est une histoire de fou.
09:23En pleine commission d'enquête parlementaire.
09:26Mais attendez,
09:27mais c'est même pas une balle dans le pied
09:29qu'ils sont en train de se tirer.
09:30C'est dingue.
09:31Il y a une double responsabilité,
09:33ces gens-là,
09:34à l'intérieur de la structure France Télévisions,
09:37ont fait ce qu'ils voulaient faire.
09:39C'est ça que ça veut dire.
09:40Ils étaient persuadés
09:41qu'il ne pouvait rien leur arriver.
09:42Cher Sébastien.
09:43Il y a une double responsabilité.
09:44Il y a celle de l'intérieur,
09:46avec en effet,
09:47deux émissions,
09:48dites d'investigation,
09:49qui se croient tout permis,
09:50et qui contrôlent tout l'appareil,
09:51qui décident de leur sujet,
09:53du final cut, etc.,
09:54qui coûte plusieurs centaines de milliers d'euros
09:56par épisode.
09:57Et il y a une responsabilité de la direction.
09:59Parce que, pardon,
10:00mais ces sujets,
10:01ils sont validés.
10:02Ce premier avertissement de l'ARCOM,
10:04il est bien remonté
10:05jusqu'à la direction de France Télévisions.
10:07Ils ont une responsabilité.
10:08S'ils ne tiennent pas leur rédaction,
10:12c'est un sujet.
10:13Et s'ils valident tous les sujets
10:15de cache-investigation et complément d'enquête,
10:17c'est un sujet également.
10:19Donc on ne peut pas simplement dédouaner
10:20la direction de France Télé,
10:23à raison du fait qu'en effet,
10:24certains journalistes au sein de France Télévisions
10:26font ce qu'ils veulent.
10:27À la fin,
10:28il y a quand même une rédaction
10:29qui doit être tenue.
10:30Et Éric Revelle,
10:30je pense,
10:30est bien placé pour en parler.
10:32La direction,
10:32elle est là pour diriger un service,
10:34pour contrôler l'information,
10:35pour contrôler les sujets.
10:36Donc s'ils ne le font pas,
10:38c'est soit qu'ils sont extrêmement incompétents,
10:40soit qu'ils valident
10:41et qu'ils participent
10:42à cette campagne de dénigrement.
10:43Dans tous les cas,
10:43ils sont coupables.
10:44Sous-titrage Société Radio-Canada
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