00:00Et vous êtes très nombreux à vouloir réagir au standard 01 80 20 39 21.
00:05Je rappelle cette information du week-end, l'agression de Jordan Bardella en pleine séance de dédicace pour son livre « Ce que veulent les Français ».
00:12Ça s'est passé à Moissac dans le Terne hier après-midi.
00:17Un individu, on parle d'une personne âgée qui a soudainement quitté la file d'attente et s'est précipité sur lui sans aucune altercation préalable auparavant.
00:26Selon une source policière, on parle d'un oeuf écrasé sur la tête de Jordan Bardella.
00:31Les équipes de Jordan Bardella nous ont dit également qu'il a tenté de lui mettre un coup de poing.
00:35Et depuis moins de 24 heures, puisque l'information est tombée en fin d'après-midi hier, c'est vrai que les réactions politiques sont molles.
00:44Les politiques sont silencieuses pour condamner ce qui s'est passé.
00:48Vous pouvez ne rien partager politiquement avec Jordan Bardella, mais vous pouvez dire que la violence n'a pas sa place aujourd'hui.
00:56en France, et encore plus lorsque vous êtes un élu, un professeur, un policier.
01:01Est-ce qu'il y a un traitement de défaveur ?
01:03Est-ce que finalement, il faut rajouter dans la condamnation un « mais » ?
01:08Écoutez, c'est une courte réponse, mais c'était hier, courte réaction d'un certain Bernard Guetta.
01:14C'est quand même pas rien Bernard Guetta.
01:16Je ne parle pas du DJ, là je parle du député européen.
01:19C'est son frère ?
01:19Non !
01:21Eh bien, il est au platine à Bruxelles régulièrement.
01:24Bernard Guetta, écoutez attentivement.
01:26Je vais dire que ce n'est pas si grave.
01:27En gros, c'est ça, ce n'est pas si grave.
01:29Je vous dirais que cet œuf était de trop.
01:32C'est comme les jets de farine, c'est de trop.
01:35Mais appeler ça de la violence, non.
01:38Voilà, il ne faut surtout pas appeler ça de la violence.
01:41Aurore Berger a réagi ce matin, c'était dans le grand rendez-vous, je vous propose d'écouter.
01:45Ah, pas Aurore Berger, Maude Brejon, pardonnez-moi.
01:50Maude Brejon qui a réagi, je vous propose de l'écouter, la porte-parole du gouvernement.
01:55C'est inadmissible.
01:57Tout acte de violence, quel qu'il soit, y compris des jets de farine ou des jets d'œufs
02:03qui peuvent paraître pas d'une grande violence pour certains,
02:10ne sont pas admissibles à l'égard de quelques responsables politiques que ce soit.
02:13Il y a eu une montée de la violence à l'encontre des politiques et des élus depuis plusieurs années.
02:19Quant à la question de la protection, elle est évidemment assurée.
02:21Et Jordan Bardella est protégée.
02:24Les femmes et les hommes politiques qui ont besoin de l'être le sont.
02:28Et le ministère de l'Intérieur est évidemment extrêmement attentif et rigoureux sur ces questions-là.
02:34C'est une parole qui est claire ce matin.
02:36Ce qui me surprend, c'est que la Macronie depuis hier, il n'y en a pas un qui a tweeté pour dire
02:42« c'est pas normal, il faut condamner ce qui s'est passé ».
02:45Ou le ministre de l'Intérieur d'ailleurs.
02:46Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
02:48C'est quand même sa responsabilité.
02:49Vous dites Sébastien Ligné, vous avez raison.
02:52Jordan et François sont avec nous.
02:54On va commencer par François.
02:55Bonjour François.
02:56Oui, bonjour.
02:57Merci d'être en direct avec nous sur Europe 1.
02:59Alors, la question que je pose, c'est de quoi l'agression de Jordan Bardella est-elle le nom ?
03:05De quoi est-elle le nom, cette agression ?
03:07C'est-à-dire sur le départ des présidentielles.
03:09On part de très très loin.
03:11Parce que M. Bardella, il est en sondage énorme.
03:14C'est-à-dire que c'est le grand favori.
03:16C'est comme le maillot jaune du Tour de France, M. Bardella, aujourd'hui.
03:19Donc, il va nuire énormément de partis politiques.
03:22C'est-à-dire que la politique est très très très très...
03:25Très bon, je ne vais pas vous dire des magouilles.
03:27Il ne faut pas lancer des phrases comme ça.
03:29Mais c'est-à-dire qu'ils se sont toujours arrangés pour ne pas que ça change.
03:33Mais aujourd'hui, il y a un nouveau.
03:35Le nouveau, c'est le Rassemblement National.
03:37Parce que l'autre fois, si tout le monde ne se met pas contre le Rassemblement National,
03:41il aurait gagné les députés.
03:42Non mais attendez François, parce que vous faites le parallèle avec le Tour de France, le maillot jaune.
03:47Pardonnez-moi, le maillot jaune, vous le combattez sur la route.
03:50Vous le combattez dans les urnes.
03:52Le candidat ou le favori à la présidentielle, vous le combattez lors des débats.
03:56Vous pouvez ne rien partager politiquement avec votre adversaire politique.
04:01En revanche, moi, ce qui m'intéresse ce matin, c'est aussi pourquoi il y a si peu de réactions politiques
04:08pour condamner ce qui s'est passé hier après-midi.
04:12Mais ils vont tous être contre M. Bardella.
04:15Tous, vous avez bien vu l'autre fois.
04:16Même M. Édouard Philippe a voté communiste pour ne pas qu'il y ait un Rassemblement National passe.
04:22Le communiste a fait plus de 100 millions de morts.
04:24On voit des politiciens qui votent des systèmes comme ça, c'est grave.
04:27M. Bardella a fait zéro mort dans sa vie.
04:29Donc automatiquement, ils vont voir les portefeuilles qui vont changer demain,
04:35les avantages qui vont changer demain.
04:36Même M. Souchon, vous avez vu le petit effet de M. Souchon l'autre jour ?
04:42Parce que si jamais M. Bardella passe, il enlève, vous savez,
04:47un système d'intermittent des spectacles.
04:49Par exemple, il a des enfants, je suppose, M. Souchon.
04:51Ils font un petit prime et puis...
04:52Non, mais ce que M. Souchon a dit, Alain Souchon a dit chez nos confrères d'RTL,
04:57François, il a dit, si le RN passe, il y aura une révolution.
05:00Voilà.
05:01Donc c'est le climat, c'est le climat actuel.
05:06Merci, cher François, d'avoir réagi en direct.
05:09Mais je suis un tout petit peu pressé par le temps
05:11parce qu'il y a du monde au standard qui souhaite réagir.
05:1301, 80, 20, 39, 21.
05:15Éric Revelle.
05:16Moi, je vais apporter ma réponse à votre question.
05:19De quoi cette agression, parce que s'en est bien une,
05:21est-elle le nom ?
05:22Du pourrissement de notre démocratie, je vais vous dire.
05:25Un, quand vous agressez le responsable d'un parti politique
05:29dans une démocratie comme la nôtre,
05:30qui est le premier parti dans ce pays.
05:33Deux, quand vous n'avez pas de réaction
05:35d'hommes et de femmes politiques,
05:38quel que soit leur bord,
05:39vous avez les deux symptômes, me semble-t-il.
05:41D'un pourrissement de la démocratie française.
05:46Les politiques devraient être les premiers à réagir.
05:48Ils devraient réagir, se positionner.
05:50Je ne parle pas de Bernard Guetta, si vous voulez.
05:52Bernard Guetta...
05:53Il est député européen, vous plaisantez.
05:55C'est celui qui vient tous les week-ends sur les plateaux de télévision,
05:58que ce soit chez nos confrères de France Info.
06:00Bien sûr.
06:01On peut se poser une question sérieuse.
06:02Mais ce n'est pas de la violence.
06:03Un jeu d'œuf, ce n'est pas de la violence.
06:05Imaginez qu'au lieu d'un œuf ou d'une agression à coup de poing,
06:09puisqu'il a évité un coup de poing visiblement,
06:11l'agresseur était muni d'un couteau, par exemple.
06:15Qu'est-ce qui se passe ?
06:16Qu'est-ce qui se passe ?
06:17C'est-à-dire que la démocratie serait dans la situation absolument apocalyptique
06:21d'avoir le représentant du premier parti,
06:24c'est ce que les électeurs décident,
06:26qui seraient agressés à...
06:28Non, mais ce qui est très intéressant...
06:29Donc, c'est le pourrissement de la démocratie.
06:31Ce que je ne comprends pas.
06:32Le 3 juillet 2024,
06:34ou début juillet,
06:35pendant l'entre-deux-tours des campagnes législatives anticipées,
06:38il s'avère qu'il y a une responsable politique,
06:41Prisca Teveno, qui est agressée.
06:42Un scandale absolu.
06:44Il n'y a pas de mais à l'agression.
06:46Je vais vous citer le tweet d'un certain Jordan Bardella,
06:49le 3 juillet 2024.
06:51Prisca Teveno a été victime d'agresseurs
06:53qui s'étaient déjà illustrés lors des émeutes de juin 2023.
06:56Je lui réitère mon soutien total.
06:59L'un de mes grands engagements comme Premier ministre
07:01sera de lutter contre l'insécurité record,
07:03et particulièrement la récidive.
07:05Le 8 juin 2021,
07:07un certain Emmanuel Macron est giflé.
07:10C'est un scandale absolu.
07:11Il n'y a pas de mais à cette agression.
07:14Je vais vous citer le tweet d'un certain Jordan Bardella.
07:18La violence est l'arme des lâches
07:20et n'a pas sa place en démocratie.
07:22Cet acte visant le président de la République est inadmissible
07:25et nous le condamnons fermement.
07:28Et la question que je me pose depuis hier après-midi,
07:31c'est pourquoi Prisca Teveno n'a pas tweeté pour dire
07:34que c'est une agression qui n'a pas sa place dans la démocratie.
07:38Il soutient à Jordan Bardella
07:39parce que moi je vais le combattre et le battre dans les urnes.
07:43Stop !
07:44Parce que ce n'est pas l'arc républicain, Eliott.
07:46Ce n'est pas l'arc républicain.
07:47Donc on n'a pas le droit de discuter avec eux.
07:49On n'a même pas le droit de les soutenir
07:51lorsqu'ils traversent des épreuves, tout simplement.
07:53Je rappelle quand même que lorsqu'une des attachés parlementaires du RN
07:57a été attaquée,
07:58attaquée Emma Vallin lors de l'attentat islamiste sur l'île de l'Héron,
08:04évidemment il y a eu des réactions, même au-delà du RN,
08:07mais je n'ai pas vu une réaction unanime.
08:09Elle n'a même pas été appelée par Yael Brown-Pivet,
08:11la présidente de l'Assemblée nationale,
08:12pour savoir comment aller.
08:13Je n'ai pas vu énormément de voix de gauche faire des tweets et réagir.
08:16Et vous parlez d'Emmanuel Macron et de son agression,
08:18c'est très important parce que je me rappelle très bien
08:20qu'à gauche et à l'extrême gauche,
08:22vous aviez le même discours qu'on entend aujourd'hui,
08:24de dire finalement, en effet on condamne,
08:26mais c'est quand même le signe qu'Emmanuel Macron
08:28exacerbe la violence et que finalement,
08:31par sa politique, il ne fait qu'engendrer une violence.
08:33J'ai retrouvé le tweet de Jean-Luc Mélenchon,
08:35cette fois-ci vous commencez à comprendre,
08:38c'était au moment de l'agression d'Emmanuel Macron,
08:41que les violents passent à l'acte ?
08:42Je suis solidaire du président Jean-Luc Mélenchon.
08:46Pas un tweet là pour l'instant pour Jordan Bardella.
08:48Alexandre Darnikolitch, je rappelle que vous êtes porte-parole du RN.
08:52Évidemment, c'est choquant qu'ils ne réagissent pas
08:55et c'est presque une complaisance en tout cas de la gauche,
08:59on l'a dit.
09:00Mais pas que de la gauche, Prisca Tevno, c'est pas la gauche.
09:02Mais aussi de cette Macronie qui, pour l'instant,
09:05ne réagit pas dans son ensemble,
09:07même si vous l'avez dit, Maude Bréjean a réagi.
09:08Mais moi, je vais vous dire, dans un contexte,
09:11M. Ligné l'a évoqué,
09:12où vous avez eu le meurtre de Charlie Kirk aux Etats-Unis,
09:15où le principal, le favori,
09:16celui qui a gagné l'élection présidentielle américaine,
09:18Donald Trump,
09:20a été visé par des tirs avec armes à feu
09:22et c'est un miracle qui s'en soit sorti.
09:24Dans ce contexte-là, avec cette pression de la gauche,
09:26on voit qu'on subit de plus en plus,
09:28de la même manière, parce que ça se reproduit,
09:30de la violence physique ici.
09:32Et donc, la prochaine étape, ça va être ça.
09:34Mais je vais, au-delà des condamnations
09:36qui doivent intervenir, évidemment,
09:38par des tweets, par des mots,
09:40il va falloir cueillir la crainte pour ces groupes antifas
09:43d'utiliser la violence.
09:44Et ça passera par des sanctions judiciaires et exemplaires.
09:46Vous savez combien, quand on s'en prend violemment à un élu,
09:49normalement, quelle est la peine en commun ?
09:51Pour violence contre un élu,
09:53sans ITT,
09:55c'est le cas de ce qui s'est passé hier,
09:57on encourt 5 ans d'emprisonnement
09:59et 75 000 euros d'amende.
10:00J'espère que cette personne,
10:02pour que ça serve d'exemple,
10:03sera condamnée à cette peine.
10:04On en parle souvent du laxisme judiciaire, globalement.
10:07Mais si vous avez des peines très claires
10:09sur tout acte de violence politique,
10:12on va parler de la violence contre les journalistes,
10:13pour dire non,
10:15ce n'est pas un moyen d'expression
10:16qu'on doit normaliser,
10:18et bien peut-être qu'ils vont y réfléchir à deux fois
10:20avant de commettre ces actes,
10:21parce que là, aujourd'hui,
10:22on est en train de cautionner,
10:24justement, ces actes.
10:25La gauche le cautionne officiellement,
10:27et on a cette Macronie
10:28qui ne condamne pas judiciairement
10:29et qui n'appelle pas à des condamnations judiciaires.
10:31Et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui,
10:32ils vont de plus en plus loin.
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