- il y a 19 minutes
Retrouvez le replay de l'après-course du relais hommes de la 1ère étape de la Coupe du monde de biathlon à Östersund du 29/11/2025.
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00:00Le formidable feuilleton du match France-Norvège est reparti de plus belle avec la première course de la saison chez les garçons.
00:14Le relais remporté par les Norvégiens devant l'équipe de France.
00:18Norvège 1-France 0 au niveau des victoires.
00:20Mais quel suspense, quel scénario avec Eric Perrault qui a permis à l'équipe de France de remonter jusqu'à la deuxième place.
00:27On revient dans le détail sur cette course qui était passionnante avec toutes les réactions au micro de Tanguy.
00:32Le débrief complet avec le podium qui va démarrer dans quelques instants.
00:35On est ensemble pour 9 heures de biathlon pour cette reprise et on espère que vous partagez toujours ce bonheur autour du biathlon avec nous.
00:42Alexis, Anaïs, Anne-Sophie, sa pianote, sa chair.
00:46Avec la cellule biathlon, on est en contact permanent pour vous offrir le meilleur débrief avec les meilleures statistiques.
00:53On attend ça dans quelques instants, on attend que le podium se mette en place également.
00:57En attendant, comme promis, on vous fait gagner, vous le savez, cette semaine la belle somme de 2000 euros.
01:02Alors concentrez-vous et soyez prêts à répondre à cette question pour gagner 2000 euros.
01:09A quelle distance se trouvent les cibles lors d'une épreuve de tir en biathlon ?
01:13Réponse 1, 50 mètres.
01:15Réponse 2, 5 mètres.
01:17Vous envoyez 1 ou 2 au 7-10-21 pour remporter cette somme de 2000 euros tirage au sort ce lundi 1er décembre.
01:33C'est loin normalement une cible.
01:35C'est loin.
01:365 mètres a priori.
01:37Je ne sais pas, c'est loin.
01:39Non, c'est loin.
01:40Par exemple, la cible qui est ici, ça fait 1, 2, 3, 4, 5 mètres.
01:47Ça, c'est 5 mètres.
01:47Oui, mais la question, ce n'est pas à quel point est-elle loin de vous, c'est à quel point est-elle loin des biathlètes en piste ?
01:54Si on peut aider à vous voter.
01:58C'est la même question jusqu'au 1er décembre ?
02:02Non, demain, il y aura une nouvelle question.
02:03Eh oui, une question par jour.
02:06Demain, une nouvelle question pour remporter ces 2000 euros.
02:09Donc, la victoire de la Norvège face à la France.
02:14C'est ce match, donc, France-Norvège, qui nous a épaté encore.
02:18Anaïs, ça vous a fait basculer dans la course.
02:22L'exemple du moment où vous regardiez cette course, hop, on a retrouvé ce match-là.
02:26Ah oui, au début, le premier relais, je me suis dit, la Norvège, une minute après le premier relais, ça va faire deux minutes après le deuxième.
02:33Maintenant, il y a une bascule et la fin était juste géniale.
02:36Et alors, ce match, il s'est matérialisé par deux séquences fortes qui étaient vraiment un match.
02:41Là, c'est l'agrid, Alexis, qui arrive.
02:43Il est nettement en avance.
02:45Il ne va pas craquer quand même, l'agrid.
02:46On parle de l'agrid.
02:48Et là, il est en difficulté sur le tir de Bouhémilien arrive.
02:50En fait, c'est là où il faut bien qu'on mesure ce qui se passe sur le pas de tir à ce moment-là.
02:57Ce n'est vraiment pas qu'il craque.
02:58Ce n'est vraiment pas qu'il est en difficulté.
03:00Enfin, si, il est en difficulté, mais pas du fait qu'il craque.
03:02Il est en difficulté du fait qu'il y a des conditions météo extrêmes qui, en fait, changent toute la base de ce qu'on peut apprendre en tir, de ce qu'on s'entraîne toute l'année.
03:12On se prépare à tirer dans le vent, bien sûr.
03:13Mais en fait, le vent, c'est tellement l'ennemi numéro un et de très, très loin du biathlète.
03:17En fait, il faut juste imaginer que vous avez votre carabine, vous essayez de la tenir.
03:20C'est déjà hyper dur d'aller, quand il n'y a pas de vent, avec l'effort physique et tout ça, tirer en face.
03:25Là, quand il y a du vent, en fait, il faut imaginer que quelqu'un vient pousser votre carabine et que vous, vous ne pouvez rien faire face à ça.
03:31Donc, à part essayer de jouer en même temps avec, contre, et finalement, il s'en sort quand même relativement bien.
03:37On le voit parce qu'Emilien, derrière, il n'arrive pas à en profiter.
03:39Oui, mais c'est vrai, Emilien n'a pas exactement les mêmes conditions.
03:42En fait, c'est impossible.
03:42C'est tellement des conditions de vent qui changent en permanence.
03:46Chaque seconde, c'est des conditions nouvelles qu'on ne peut pas dire.
03:49Il y en a un qui a mieux réussi que l'autre ou quoi.
03:50Ça va vraiment dépendre du moment où tu es en train de tirer.
03:53Et Fabien l'a expliqué par rapport à ta cible à toi.
03:55Parce que le pas de tir est tellement mouvant.
03:58Il y a tellement des conditions qui changent de partout que ce que tu peux ressentir sur la première cible,
04:02c'est peut-être différent sur la cible 20.
04:04Et peut-être qu'une seconde après, c'est encore pire sur la cible 3.
04:07Donc, ce n'est pas de la loterie non plus.
04:10Parce qu'on est quand même sur des conditions où il y en a qui arrivent à faire mieux que d'autres.
04:14Mais globalement, c'est hyper dur et il n'y a pas de vérité dans ces cas-là.
04:17Et c'est pour ça qu'on aime le biathlon.
04:19Ça, c'était la première occasion dont on n'a pas pu profiter, Emilien.
04:22La deuxième, Anaïs, c'est Christian Sen qui est en difficulté sur son tir couché.
04:27Et Eric Perrault arrive.
04:28Eric Perrault arrive et on le voit cliquer.
04:30Là, on voit que toutes les balles de Christian Sen sont perdues à gauche.
04:32Et on voit Eric Perrault arriver et mettre des clics à droite.
04:36Donc, peut-être bonne lecture du vent pour Eric.
04:39Il a été malin.
04:41Ou il y a eu l'info, je ne sais pas.
04:43Mais en tout cas, Eric a su profiter des erreurs de Christian Sen pour le coup.
04:47Là, c'est intéressant parce que c'est un peu deux conditions différentes.
04:49Le debout, vous avez du vent.
04:51De toute façon, faire des clics, ça n'apporte pas grand-chose.
04:53Vous subissez, vous essayez de gérer.
04:54Par contre, le coucher, Christian Sen, a priori, le vent a tourné au moment où il s'est installé
04:59par rapport au vent qu'il y avait avant sur le reste de la course.
05:03Et là, par contre, sur le coucher, on peut avoir une action mécanique.
05:05On peut faire des réglages qui ont une vraie influence, une vraie incidence sur le résultat.
05:10Et Christian Sen, vraisemblablement, n'a pas fait les bons choix.
05:13Donc, on peut dire que pour lui, c'est peut-être plus une erreur que pour Vetteler, finalement.
05:17Oui, parce que, regardez Eric, il a 3 clics, 3 à droite, donc pour s'orienter.
05:24Et ça, Anaïs, ça se passe comment à ce moment-là ?
05:27Il y a une petite mécanique.
05:29Là, ils sont habitués, c'est des athlètes de haut niveau qui pratiquent depuis longtemps.
05:32Mais c'est vrai que quand on voit le fagnon, quand on règle, la règle, c'est de regarder
05:36le vent des réglages.
05:38Et ensuite, on sait qu'il y a un vent qui souffle vers la droite.
05:42Il faut mettre des clics à gauche pour contrer le vent.
05:43Et là, Eric a été plutôt lucide sur ce coup-là, parce qu'il n'a pas hésité
05:48très longtemps.
05:49Il s'est installé, il a vu les fagnons, il a cliqué et ça lui a permis de faire
05:52un beau tir derrière.
05:53Et il repartira à 15 secondes, à ce moment-là, de Christian Sen.
05:58Samuelson était dans le coup également.
06:01Le tir debout, là où Christian Sen ne va pas craquer, Alexis.
06:06Il a connu une telle mésaventure au Mondiou à Nové Mesto, Christian Sen, qu'il y a
06:10des fantômes qui peuvent revenir à un moment.
06:12Et bien là, il gère cette situation-là.
06:14Oui, puis il s'est déjà fait peur sur le coucher.
06:16Donc la petite piqûre de rappel, il l'a déjà eu à ce moment-là.
06:22Effectivement, il est très, très solide sur son tir debout.
06:24Là, c'est un beau tir compte tenu les conditions et de tout ce qu'on évoque.
06:28C'est la même chose pour Eric.
06:29Après, on se retrouve dans un final où c'est à l'avantage de Christian Sen par rapport
06:34au profit de la piste, la distance, l'état de forme de chacun.
06:36Donc on peut juste constater que là-dessus, pour Eric, c'était pas possible de reprendre
06:41le Norvégien.
06:42On verra sur d'autres pistes des choses avec des altitudes différentes.
06:46Plus tard dans la saison, ça peut bien sûr changer.
06:48Mais là, on était sur le terrain de Christian Sen.
06:50Donc de toute façon, bien sûr, on a toujours envie d'y croire un peu.
06:53Mais ça semblait quand même compliqué de revenir sur lui.
06:54Le podium qui est en train de se mettre en place du côté d'Ostersund.
06:58On va le vivre en direct avec vous, Anne-Sophie.
07:00On écoutera ensuite Emilia Jacquelin au micro de Tanguy.
07:03Les autres réactions également pour continuer à débriefer ce premier podium
07:07pour l'équipe de France, même si c'est la Norvège qui s'est imposée donc
07:10sur ce relais homme.
07:12Et à la fin de ce débrief, restez bien avec nous.
07:14On vivra le relais femme qui était la première course du jour.
07:18Restez bien avec nous.
07:19On ne vous en dit pas plus si vous n'aviez pas pu être avec nous pour ce relais femme.
07:22C'était un relais fantastique.
07:24C'est le seul petit indice qu'on peut vous donner.
07:26Podium à suivre donc, Anne-Sophie.
07:28On disait à quel point la Norvège dominait le relais avec les frères d'eau
07:32au nombre de podiums.
07:34Eh bien, ils repartent exactement sur la même dynamique.
07:38Avec une nouvelle victoire, oui, pour ces Norvégiens,
07:42pour leur tout premier relais ensemble.
07:45Jamais ces quatre-là n'avaient été alignés sur un relais masculin.
07:49En l'absence des frères d'eau, on a gardé Vettel et Kristiansen
07:53et sur la Laigred.
07:54Les Norvégiens sont champions olympiques en titre avec Kristiansen, Laigred et les frères d'eau.
08:00Donc, si on part sur le projet de février prochain,
08:04on peut garder Laigred et Kristiansen.
08:06Ils pourraient trouver donc deux autres noms.
08:09Martin Huldal, premier relais, c'est parfaitement débrouillé.
08:13Il s'est envolé rapidement.
08:14Et puis, que dire d'Isaac Frey ?
08:16On m'en reparle dans quelques instants.
08:18Mais d'abord, ce sont les Suédois à domicile
08:21qu'on va retrouver.
08:23La troisième place, après la quatrième place tout à l'heure,
08:26de leur coéquipière, Anna Heuberg, au pied du podium.
08:29Alors qu'on est en train de papoter entre Français et Suédois,
08:35visiblement, sur ce podium, ça va faire du bruit.
08:39À domicile, on a vu, les supporters suédois sont là.
08:41C'est une équipe
09:11qui va prétendre à la médaille olympique.
09:13Ces quatre-là, dans le même ordre, en plus,
09:16Victor Brandt, Jasper Néline, Martin Poncillo,
09:18moi, et Sébastien Samuelsson.
09:20Ce sont eux qui avaient remporté le titre mondial
09:24il y a deux ans, en 2024, à Nové Mesto,
09:28devant les Norvégiens et les Français.
09:34Neuvième fois.
09:36Ils sont alignés ensemble.
09:38Et c'est leur sixième podium.
09:40Donc, justement,
09:42Eric en parlait il y a quelques jours
09:44à Tanguy et Charles-Antoine,
09:45en disant que les Français
09:47avaient déjà gagné ensemble.
09:49C'est le cas également de ces quatre Suédois.
09:51Une seule victoire, certes,
09:52mais c'est un titre mondial.
09:54Mais voilà, leur expérience
09:55peut jouer en leur faveur.
09:58Aujourd'hui, ils sont le troisième.
09:59C'est une équipe qu'il faudra toujours surveiller
10:03parce qu'une grande journée pour Poncillo Oma
10:05et une grande journée pour Victor Brandt.
10:08Et à la fin, ils peuvent tout à fait aller gagner.
10:10Et on entendait, pardon, de nouveau le vent.
10:16C'était sur ce relais homme.
10:18C'était impressionnant, les conditions sur le pas de tir.
10:20Et il fallait être fort pour monter sur le podium aujourd'hui.
10:22Et c'est ce qu'ont réussi à faire nos bleus.
10:31Fabien Claude, Quentin Fillon-Maillet,
10:33Emilien Jacquelin et Eric Perrault.
10:37Remontés sur ce podium
10:38alors qu'ils s'étaient plutôt mal embarqués
10:40au début de la course.
10:44On reverra ça.
10:46Et l'équipe de France
10:46qui enchaîne un nouveau podium.
10:48Ils ne sont pas descendus
10:50de ce top 3 du relais masculin.
10:52depuis le début de la saison dernière.
11:01Cinq victoires
11:02et une deuxième place
11:04la saison dernière.
11:07Et ce nouvel hiver
11:08s'ouvre donc
11:09avec une deuxième place,
11:11un nouveau podium pour l'équipe de France.
11:22et ce n'est pas
11:26la saison dernière.
11:28C'est parti !
11:30C'est parti !
11:32Je ne sais pas si Tanguy connaît l'origine de la délégation française,
11:58mais on les entend bien, avec la Marseillaise, et ici, là.
12:02Il y a beaucoup d'Erasmus à Ostertsoum.
12:04Ah oui, merci.
12:06Vous voulez demander à Tanguy ce qu'il y avait dans ce petit cadeau ?
12:10Peut-être des chocolats ?
12:11On va lui demander.
12:28On a souvent comparé la densité de cette équipe norvégienne à la densité de l'équipe de France féminine.
12:39Aujourd'hui, magnifique illustration, les bleus avec un E se sont imposés sur le relais femmes.
12:45Les Norvégiens s'imposent donc sur ce relais hommes avec Sturlal Aigred à l'image, vainqueur du globe de Cristal la saison dernière.
12:54Martin Huldal qui a tiré très vite.
12:58C'est vraiment une de ses qualités.
13:00On l'avait déjà vu la saison dernière parce qu'il a fait quatre balles de pioche, deux sur chaque tir.
13:04Et pourtant, il s'est vraiment envolé.
13:06Et puis là, le petit sourire de Isaac Frey avec son bonnet blanc.
13:13Isaac Frey, lui, a signé le 10 sur 10.
13:16Il a 22 ans seulement.
13:18C'est lui qui a remporté le classement de l'EBU Cup la saison dernière.
13:21Et il a prouvé que l'équipe de Norvège pouvait compter sur lui.
13:28En tout cas, sur ce relais pour aller chercher la première victoire de la saison.
13:33On s'intéressera à Isaac Frey avec vous, Anne-Sophie, une prochaine story pour mieux le découvrir.
13:40Parce que c'est un phénomène, on l'a vu du côté de Yellow lors des épreuves de pré-saison.
13:45Également la Norvège, sans les frères Bœufs, mais qui s'imposent sur ce premier relais de la saison.
13:51Le premier podium de la saison donc avec la Norvège qui s'impose devant l'équipe de France.
14:13La Suède, l'Allemagne est au pied du podium avec la quatrième place.
14:17On signale la belle cinquième place des États-Unis, l'Italie qui termine sixième seulement de ce relais.
14:23On va découvrir la remontée de l'équipe de France dans quelques instants parce que c'était un relais avec énormément de suspense.
14:33On va mieux le voir avec les chiffres de la remontée française.
14:37Écoutons Emilien Jacquelin qui s'est présenté au micro de Tanguy, c'était juste avant le début de cette cérémonie.
14:42Emilien, l'équipe de France attaque cette saison par une deuxième place.
14:47Vous avez fait la course derrière, c'est toujours une situation un peu complexe.
14:53On hésite parfois à en rajouter ou à être conservateur.
14:58Vous avez vu une opportunité presque en arrivant sur le tir debout avec Churlal-Aigrid un peu en difficulté.
15:03C'est exactement ça. Sur un relais, aujourd'hui, on cherche réellement à jouer la victoire.
15:10Personnellement, j'ai plutôt essayé de jouer l'option, prendre un petit peu de risque pour essayer de catcher sur l'âge.
15:18J'ai vu qu'il avait raté deux balles. Connaissant ses qualités, le vent était plus ou moins celui des essais.
15:26C'est un vent qui est tirable mais qui demande de s'accrocher.
15:29J'ai engagé peut-être un peu trop sur ce tir mais je pense en avoir appris certaines choses.
15:36Du moins, c'est toujours voir les choses dans cet ordre-là.
15:40Après, physiquement, sur les skis, ça va bien.
15:42Mais c'est vrai que le but, c'est de jouer avec les Norvégiens.
15:44On voit qu'on a tout pour faire. Si, encore si, on fait tous le travail, on est deux à avoir moins bien réalisé ça aujourd'hui.
15:55Mais d'un côté, ce qu'on s'est dit, c'est que si finalement cette année, les rôles sont inversés par rapport à l'année précédente
16:01et que le relais de février, on est sur la première marche et tout le reste de l'année sur la deuxième,
16:06je pense que tout le monde sera satisfait.
16:08Quels enseignements vous tirez à titre personnel ?
16:11On vient chercher des repères, même si vous en avez pris il y a deux semaines sur les courses norvégiènes.
16:15On a cherché des repères aussi sur la piste, sur ces premiers relais de début de saison.
16:18Vous en êtes où ?
16:19Même si les courses de début de saison sont toujours un petit peu révélatrices des états de forme,
16:24je trouve qu'il faut toujours attendre le début de la Coupe du Monde pour savoir où on en est.
16:28Personnellement, c'est comme ça que j'ai pris cette course. Je repars vraiment d'une feuille blanche.
16:33Tout ce qui s'est passé, même il y a une semaine, il y a un mois, finalement, n'a pas forcément...
16:42Je vois que physiquement, je pense qu'il y a vraiment de quoi faire.
16:45Je suis très heureux déjà d'avoir des capacités d'accélération et de récupération qui sont bonnes.
16:51Un tiers couché, alors là, comme ces derniers temps, qui va bien même dans le vent.
16:56Et un debout, où il faut gérer vite, que je trouve plus de calme.
17:01Voilà, je vais travailler là-dessus dès demain, que ce soit en course ou à l'entraînement d'ailleurs,
17:07pour optimiser au mieux parce que je pense qu'il y a de quoi faire de belles choses.
17:12En parlant de belles choses, à quoi vous pensez en ce début de saison ?
17:15Quelles sont vos ambitions, vos rêves, vos objectifs ?
17:18Les rêves, si on doit parler de rêves, c'est sûr que le titre olympique ou gagner un classement général,
17:23en général, ça fait partie des rêves. Dans les objectifs, j'ai envie de me laisser cette chance-là.
17:29En tout cas, ce serait bête de ne pas vouloir l'apprendre.
17:34En donnant 100% chaque jour, en tout cas, je n'aurai pas de regrets.
17:36C'est comme ça que j'irai chercher mes rêves ou non, mais avant tout tenter plus que de rêver.
17:42Merci. C'est beau ça. C'est beau. On s'arrête là-dessus.
17:45On s'arrête là-dessus.
17:46Il attaque fort la saison, Emilia. C'est très beau, Emilia.
17:50Et d'autant qu'il a eu la chance de réaliser déjà l'un de ses rêves en devenant champion du monde.
17:54Double champion du monde.
17:56Double champion du monde.
17:57Une fois, deux fois, si en plus il peut réaliser un autre rêve avec un titre olympique,
18:01ce serait extraordinaire, évidemment.
18:03La folle remontée de l'équipe de France.
18:05On va la visualiser en chiffres avant de s'intéresser au tir de Quentin
18:09et à la forme de Quentin, Anaïs, parce que ça vous a interpellé.
18:12Eh bien, la folle remontée des bleus.
18:14Eh bien, voyez ça.
18:15Après chaque tir, avec Fabien Claude, qui a malheureusement tourné Alexis,
18:19on se retrouve très vite en difficulté.
18:22Et derrière, il y a cette formidable remontée.
18:24Oui, alors il faut avoir deux lectures quand même pour cette formidable remontée.
18:28C'est ce qu'on vous explique quand même très souvent.
18:29Il y a peu d'équipes qui sont capables de jouer sur quatre biathlètes.
18:33C'est que les grosses équipes, finalement, qu'on retrouve avec cette capacité-là.
18:37Donc, assez naturellement, on a beaucoup de plus petites équipes
18:40qui vont mettre leurs meilleurs éléments au début.
18:42Et puis ensuite, on va avancer dans la course et ça va se compliquer pour elles.
18:45Et donc, on va se retrouver avec des biathlètes qui sont moins performants.
18:47Donc, on finit par se faire doubler, même si on fait des jolies courses.
18:50C'est juste une question de différence.
18:51Mais là, quand on regarde ce graphique,
18:53on voit que la barre a bien été redressée.
18:55Alors, elle a été redressée un grand coup.
18:57Puis après, on a remarqué un petit coup d'arrêt avec Emilien.
18:59Il le dit dans son interview que pour deux, finalement,
19:01ça a moins bien marché.
19:03Mais vu qu'on avançait dans la course avec le phénomène précédent
19:05que je vous expliquais, ça permettait quand même de continuer à prendre des places.
19:08Et assez vite, avec Quentin, on est quand même revenu au contact du podium.
19:12On est rentré dans le match à nouveau.
19:14À nouveau, on aurait presque pu croire à cette victoire.
19:18Mais globalement, ça fait une belle entrée en matière.
19:20On voit que la France répond bien présente, que les gars sont investis.
19:23Et puis après, c'est une seule course dans des conditions difficiles.
19:26Donc maintenant, c'est lancé et on verra ensuite si ça se reproduit ou pas.
19:30Vous avez évoqué la remontée avec Quentin.
19:32Anaïs, vous préférez qu'on s'intéresse d'abord à ses tirs ou à son temps de ski ?
19:36Comme vous voulez.
19:37Comme vous voulez.
19:38Vous pouvez choisir, vous savez.
19:41Le tir.
19:42Le tir.
19:43On avait prévu le tir.
19:44Merci.
19:45Avec plaisir.
19:46Et c'est tombé.
19:47Juste comme il fallait.
19:48Les tirs de Quentin.
19:49Et c'est important.
19:50Anaïs, parce qu'on guettait son tir couché, évidemment.
19:52C'est là qu'il est en difficulté, Quentin.
19:54Et cette fois, c'est passé nickel.
19:56Oui, c'est passé nickel.
19:57Ce n'est pas un tir très rapide.
19:59C'est passé en 34 secondes.
20:01Mais c'est un tir qui est propre.
20:03Et il le dit.
20:04Voilà.
20:05Il a mis les choses en place.
20:07Ça fait un beau tir avec le Fagnon.
20:09On voit quand même qu'il y a du vent.
20:11Le Fagnon bouge beaucoup.
20:13C'est long.
20:14Mais c'est dedans.
20:16Et ça bouge énormément le Fagnon.
20:17Premier plan, vous le voyez avec cette caméra isolée.
20:19Désormais, cette saison, vous aurez cette caméra isolée sur les tirs des Français.
20:23Sur le tir debout.
20:24Avant d'aller voir Simon Fourcade, l'entraîneur avec Tanguy.
20:27Le debout, ça se passe comment ?
20:29Eh bien, le debout, tout allait bien jusqu'à la quatrième.
20:33Et je pense qu'il est parti un petit peu tôt.
20:36Parce qu'à mon avis, il n'a pas regardé la palette remonter.
20:39Il pensait qu'elle était dedans.
20:41Il part avant de se rendre compte que...
20:43Ah non !
20:45Là, ça ne passe pas.
20:46Donc une petite balle de pioche, mais...
20:48Et tiens, regardez Anaïs, Alexis et Anne-Sophie.
20:51Est-ce que vous avez ressenti ça aussi ?
20:52La simulation qui a mis du temps à afficher la balle réussie de Quentin.
20:56Est-ce qu'il n'a pas été perturbé par la simulation face à lui ?
21:00Ça peut arriver ou pas ?
21:01Il fait tellement un beau tir que dans l'enchaînement, peut-être que lui, il se dit
21:04aujourd'hui, rien ne doit m'arriver.
21:06Et finalement, même peu importe l'image visuelle qu'il a à la fin,
21:08il s'est tellement convaincu qu'il allait réussir un 5 sur 5 qu'il est pris là-dedans.
21:12Après, effectivement, il a peut-être eu un cordon.
21:14Moi, je n'ai pas entendu de bruit particulier parce qu'ils sont plusieurs attirés.
21:17Mais peut-être que lui, il a eu un cordon.
21:19Donc, il a eu l'impression que ça allait rester comme ça.
21:22C'est un peu plus long que prévu.
21:23Finalement, ça ne bascule pas.
21:24Par contre, on voit que c'est un peu la double sanction
21:27parce qu'à la fois, il a enlevé sa carabine complètement.
21:30Donc, il doit la remettre.
21:31Il a fermé son oeilleton avec sa mécanique quand il remet sa carabine à l'épaule.
21:35Et donc, il se remet en place pour retirer.
21:37Et en fait, il est obligé de réouvrir son cache-œil pour pouvoir tirer.
21:41Regardez, c'est maintenant.
21:42Il est obligé de refaire un deuxième geste qui lui fait encore perdre une ou deux secondes.
21:45Alexis, pouvez-vous nous rappeler comment vous savez que vous avez mis la balle dedans
21:48quand vous êtes...
21:49Vous pouvez le montrer, là.
21:50On peut, mais on a...
21:52Oui, maintenant, on peut donner la réponse puisqu'on est à 50 mètres.
21:55Vous voyez quand ça se met en blanc.
21:58Quand vous êtes dans les forts en train de tirer, etc.
22:00On doit être assez lucide pour voir...
22:04Il faut être assez lucide pour voir que les cibles...
22:06Non, mais ça se voit facilement.
22:07Les cibles sont noires.
22:08Quand on les réussit, elles deviennent blanches.
22:09Et donc, on voit...
22:10Là, c'est le tir...
22:12Debout, c'est là.
22:13Non, on est en couché, oui.
22:14Non, couché, c'est debout.
22:15C'est le petit et debout, c'est le grand.
22:16Non, debout, c'est l'ensemble, oui.
22:18Debout, c'est l'ensemble.
22:19Et donc là, ça bascule.
22:20Mais ça, c'est mécanique.
22:21Oui, mais ça, on le voit.
22:22En fait, on voit la palette de...
22:24En fait, la cible qui est noire, là, on le voit.
22:25Il y a un seul rond noir désormais sur la cible.
22:27Le fait que cette palette, même si on est à 50 mètres...
22:29Puis, elles sont très éclairées quand même.
22:31Oui, oui.
22:32Vous savez, quand on va au grand bord, non.
22:33Mais ça, où dans les flots ?
22:34Elles sont très éclairées.
22:36On ne voit pas exactement l'impact de la balle, parce que c'est tout petit.
22:39Mais par contre, on voit quand même la cible si elle reste blanche ou si elle reste noire.
22:42Et si on ne voyait pas, le biathlon n'aurait absolument plus aucun intérêt
22:45parce que les biathlètes ne seraient pas en capacité d'aller faire le bon nombre de tours de pénalités.
22:48Donc, évidemment qu'on voit le résultat.
22:50Mais je vous rassure, nous aussi, dans l'enchaînement des balles de Quentin,
22:53aux commentaires, on s'est dit, il faut ravaler les mots, il n'a pas tout à fait terminé.
22:59On a cru aussi, comme lui, que ça passerait.
23:01La dynamique était quand même plutôt positive.
23:04Et la simulation sur le petit schéma en bas à droite de l'écran a mis du temps à s'allumer
23:09quand il avait réussi sa balle, d'où le doute à un moment sur le tir de Quentin.
23:14Simon Fourcade, l'entraîneur de l'équipe de France, est avec Tanguy. Allons-y.
23:20Avec Simon, pour le bilan de ce premier relais, quelle impression vous laisse ce relais-là à chaud ?
23:27Un bon relais dans le tempo.
23:29Ça s'est joué à pas grand-chose pour revenir sur la tête à la fin.
23:33On a commis un petit peu trop d'erreurs en début de parcours à cause d'un vent un petit peu capricieux
23:39qui n'a pas permis, je pense, de s'exprimer librement pour tout le monde.
23:43Il y en a qui ont eu peut-être un petit peu plus de chance et de réussite que d'autres en début de relais.
23:49Malgré tout, on reste dans le match tout du long et on vient challenger cette première place sur le dernier tir.
23:55Un relais bien abouti avec de belles choses à retenir pour les jours à venir.
24:01Quand on regarde le temps de course, ça dure une heure sur la piste et il y a trois nations qui se tiennent en 30 secondes au bout d'une heure.
24:09Je crois que la France est à 17 secondes en temps de course de la Suède et la Norvège à une trentaine de secondes.
24:13Ça veut dire qu'il y a trois collectifs qui vont se dégager aussi pour les courses individuelles avec peut-être Giacomel qu'il faudra rajouter.
24:19Peut-être Giacomel, quelques Allemands aussi, Navrat qui n'était pas trop mal aujourd'hui sur les skis, qui a montré de belles choses sur le dernier tour.
24:25Donc oui, je pense que c'est les forçards de puissance à l'heure actuelle et c'est là-dessus qu'il faudra compter sur les relais de demain et sur les courses individuelles de la semaine prochaine également.
24:38Vous savez déjà qu'il y aura sur les relais demain ?
24:40Oui.
24:41Mais nous, on le saura plus tard, j'ai compris.
24:43Nous le saurons un tout petit peu plus tard.
24:45Je n'ai pas reçu l'autorisation de la com' de pouvoir donner les infos.
24:50Merci Simon, avec plaisir.
24:52Il est sympa, Simon, quand même, parce qu'il ne ment pas à Tanguy.
24:56Il ne sait pas mentir.
24:58Mais non, il ne sait pas. Il ne peut pas mentir à Tanguy.
25:00Donc, on la découvrira un petit peu plus tard.
25:02La composition de l'équipe de France pour le relais mixte et le relais mixte simple.
25:06Rendez-vous demain dès midi.
25:07Et d'ailleurs, on vous donnera un autre rendez-vous demain sur l'équipe live à partir de 10h10 pour les demi-finales des Seven Series.
25:13Le rugby à 7 avec l'équipe de France qui sera en demi-finale face à l'Australie.
25:1710h10, on peut déjà vous donner l'horaire, mais on vous montrera les images.
25:21Et on prendra le temps de vous donner ce rendez-vous.
25:24Ça s'affiche.
25:25C'est de machine en régie.
25:26C'est comme sur le pas de tir.
25:28Ça tire vite.
25:29Et c'est déjà affiché.
25:30L'horaire demain, 10h10, l'équipe de France face à l'Australie.
25:33Avec Benoît Cosset et Jonathan Logel aux commentaires.
25:36On découvre ensemble, comme on l'avait promis Anaïs, les temps de ski de Quentin.
25:40Est-ce qu'il était en forme sur les skis ? Visiblement oui.
25:43Est-ce que ça se confirme ?
25:44Eh ben oui.
25:45Il a le premier temps de ski de son relais, avec 7 secondes d'avance sur Jesper Néline et
25:5234 sur Isaac Frey.
25:53Après, Isaac Frey, il est encore jeune.
25:55Anne-Sophie l'a dit tout à l'heure, il faut qu'il se fasse aussi au circuit de
26:00le monde et puis aux exigences que ça demande.
26:04Mais j'ai bien aimé l'attitude de Quentin.
26:06J'ai l'impression d'avoir retrouvé un Quentin assez aérien comme on le voyait il y a
26:10quelques années.
26:11Peut-être pas quelques années, il y a deux ans en arrière.
26:14Et j'ai bien aimé son attitude sur les skis.
26:17En tout cas, ça avait l'air d'envoyer.
26:19Alexis, confirmation ?
26:20Oui, Quentin.
26:21C'est des temps qui parlent pour Quentin.
26:23C'est vrai qu'on a analysé son tir.
26:25C'était très bien au niveau du tir et également très bien au niveau du ski.
26:29On lui souhaite de passer par là de nombreuses fois pendant cette saison.
26:33Après, je ne sais pas si je peux en même temps parler aussi des autres temps.
26:37C'est un des temps les plus rapides aujourd'hui.
26:39Il y en a qui vont plus vite quand même.
26:41Après, on verra quand ils feront tous exactement la même chose au même moment.
26:44Mais globalement, on le sent.
26:45Quentin est en forme.
26:46L'équipe de France a des temps intéressants.
26:49La Suède est allée un peu plus vite.
26:52Mais globalement, on sent que Quentin est prêt pour cette saison olympique.
26:56Il nous l'a montré il y a quatre ans.
26:58Il est capable de faire une saison sensationnelle sur une année olympique.
27:02On a parlé d'Éric beaucoup tout à l'heure.
27:06Mais Quentin, c'est un grand champion.
27:08Il a déjà plusieurs titres olympiques.
27:10Il est capable d'être présent cette année.
27:12Pour l'instant, les signaux sont très bons.
27:14Pour moi, ce qui sera déterminant pour lui, c'est ses balles couchées avant tout.
27:18Et s'il fait comme aujourd'hui, ça le lancera à chaque fois super bien.
27:22Il est capable d'aller gagner ensuite.
27:24Avec la retraite des frères Arbeux, c'est lui qui a le plus gros palmarès désormais sur le circuit.
27:28Donc, espérons qu'il réussisse à s'en servir et qu'il en impose auprès de ses adversaires, Quentin, tout au long de la saison.
27:34Duple médaillé olympique, Quentin.
27:36Évidemment, on écoute Éric Perrault avec Tanguy dans quelques instants.
27:40Les Norvégiens également se rapprochent de Tanguy.
27:42Restez bien avec nous.
27:43On est de retour juste après une courte pause pour continuer ce débrief au cœur d'un formidable samedi de biathlon.
27:48On revivra ensemble le rôle des femmes également.
27:50A tout de suite pour continuer ce débrief tous ensemble.
27:53On est heureux de vous retrouver.
27:54J'espère que vous aussi restez avec nous pour continuer à partager ces bons moments de biathlon.
27:58Le débrief de la première course masculine de l'année.
28:16Un relais remporté par la Norvège.
28:18Pendant la pub, on était en pleine démonstration suite à l'écarteur de narines de Christian Sen.
28:25On l'aura au micro de Tanguy dans quelques instants.
28:28Est-ce qu'Anne Soufi voudra refaire sa démonstration sur l'équilité ou pas ?
28:32Non, je vous le réserve pour la pub.
28:35C'est dommage pour nos téléspectateurs.
28:39On est content de vous retrouver pour le biathlon avec Anaïs qui partage ce premier week-end.
28:43La semaine prochaine, Fred Jean et Vincent de France seront également avec nous.
28:46Alexis toujours en place bien sûr.
28:48Tanguy qu'on va retrouver dans quelques instants également.
28:51Tanguy qui a pu retrouver lui, Eric Perrault.
28:55Écoutons-le avec Eric Perrault qui a réussi un formidable relais.
28:59C'était le dernier relayeur français.
29:00La remontée française n'en a pas suffi.
29:02Eric Perrault, ses sensations, sa première réaction avec Tanguy.
29:08Avec Eric à la descente du podium.
29:10Est-ce qu'il y avait mieux à faire sur ce dernier relais ?
29:13Finalement, ça se joue à très peu de secondes à la fin.
29:16Oui, il y avait mieux à faire.
29:18Je loupe un petit peu couché.
29:19Malheureusement, il y avait beaucoup de clics à faire avec le vent qui était assez fort.
29:22Je pense que je fais la bonne décision au niveau du réglage de carabine.
29:26Par contre, derrière, je n'ai pas réussi à m'en sortir correctement.
29:29Je loupe deux balles.
29:30Ce n'est pas rédhibitoire.
29:31Mais forcément, pour la victoire, à ce moment-là, ça me coûte un petit peu.
29:34Quelques bouts de regrets.
29:36Mais je sais que j'ai tout donné sur l'instant.
29:38Vous ne sortez pas frustré de cette course ?
29:39Non, il n'y a pas le droit d'être frustré.
29:41Je donne le maximum.
29:42C'est la première.
29:44Je ne veux pas dire l'échauffement parce qu'on est déjà dans le vif du sujet.
29:46Mais il faut se remettre dedans.
29:48Et je pense que c'est des exercices comme ça.
29:50Quelques petites erreurs aussi qui font qu'on va rectifier ça dans l'avenir.
29:53Vous avez pris aussi des repères au niveau physique sur la piste.
29:56Vous étiez face à Samuelson et Kristiansen qui sont deux athlètes très forts en général en début de saison.
30:01Oui, c'est vrai.
30:02Je pense que ma forme est correcte.
30:04En tout cas, elle me permet de jouer devant.
30:06Maintenant, je sais qu'elle va aller en s'améliorant.
30:08J'ai besoin, comme je dis, de me mettre en marche petit à petit.
30:11Les premières courses en général sont correctes, sont bonnes comme aujourd'hui.
30:14Mais je sais que je peux faire mieux.
30:15Donc, j'ai hâte de la suite.
30:16Merci Eric.
30:17Le débrief d'Eric Perrault dans sa plus pure tradition avec Tanguy.
30:23D'ailleurs, on va retrouver Tanguy.
30:24Votre ressenti, Tanguy, après avoir entendu Eric Perrault et avoir vécu ce match France-Norvège depuis Ostersund,
30:30ça donnait quoi l'atmosphère autour de ce premier match ici à Paris ?
30:34C'était fantastique à suivre.
30:39On se dit qu'il y avait peut-être matière à faire un tout petit peu mieux
30:44et en même temps, ça s'est fini avec du suspense.
30:49Donc, tout le monde ici était plutôt content d'observer le spectacle.
30:53Il y a une pointe de frustration côté français, mais ils se sont rassurés sur les skis.
30:58On a vu notamment Quentin, on a discuté un peu avec lui après,
31:01quand même assez satisfait de retrouver des bonnes sensations sur son tir.
31:08Ça a été compliqué pour lui particulièrement à l'automne, notamment sur le tir couché.
31:12Emilien Jacquelin, il est content d'avoir fait des erreurs
31:16parce que ça va lui permettre de corriger peut-être dès demain.
31:19On verra quand on aura les compositions.
31:22Et je pense que ces relais, ils sont hyper importants pour les filles et pour les garçons
31:26pour faire des derniers ajustements avant la première course individuelle
31:29qu'ils ont tous pointé du doigt en début de semaine prochaine.
31:32La première course individuelle, ce sera mardi, Anne-Sophie, pour l'individuelle femme.
31:36Oui, et mercredi pour les hommes, toujours le même horaire, rendez-vous à 14h30.
31:41Il y aura une petite pause ensuite jeudi et puis vendredi, samedi, dimanche, sprint poursuite.
31:48Pour terminer cette première étape qui se tire sur deux semaines pour Ostersund.
31:53Tanguy parlait de ce relais qui était très attendu pour avoir les premiers indices
31:57pour corriger ensuite en vue des courses individuelles.
32:00Alexis, on va s'attarder avec vous sur les temps de ski, mais en prenant toutes les nations.
32:05Qu'est-ce qu'il faut retenir de ces temps de ski qui vont s'afficher maintenant pour nos téléspectateurs ?
32:10C'est vous notre guide.
32:11Ce qui est intéressant, on le voit avec ces 17 secondes de retard sur la Suède.
32:15Là, on voit des photos, mais il faut bien avoir conscience que c'est les temps de ski de l'ensemble de l'équipe.
32:20Donc on a additionné les temps des 4 billets athlètes à chaque fois.
32:23La Norvège a gagné aujourd'hui, certes, mais on a vraiment la sensation que la Norvège
32:27n'est pas plus forte que l'équipe de France.
32:28Ils ont gagné parce qu'il y a eu des faits de course,
32:30parce que l'équipe de France aujourd'hui est allée deux fois de plus sur la note pénalité.
32:33Donc ça fait des différences.
32:35Mais à la fin, on le voit en temps de ski, la Norvège va moins vite que l'équipe de France.
32:39Par contre, les Suédois sont allés extrêmement vite là aussi.
32:42On a une équipe suédoise où on sait que dans une très très grande journée,
32:47comme je le disais tout à l'heure, de Pansiluoma, de Brandt, ils peuvent aller gagner.
32:51Par contre, il y a quand même régulièrement des tours de pénalité pour eux.
32:54Donc on peut se dire que dans un jour normal pour l'équipe de France,
32:57aujourd'hui c'est peut-être un jour un peu moins bien avec 3 tours de pénalité, c'est quand même beaucoup,
33:00mais dans un jour normal, sans rien faire d'exceptionnel,
33:03rien qu'avec l'association de ces 4 gars-là, la France est capable d'aller gagner.
33:07Puisque face à la Norvège, on a l'air d'avoir une possibilité côté ski.
33:12Face à la Suède, c'est plutôt côté tir.
33:14Il va y avoir beaucoup de relais.
33:16Celui qui comptera, c'est celui du mois de février.
33:18On sera dans un environnement particulier, ce sera les JO.
33:21Il peut se passer beaucoup de choses d'ici là.
33:23Mais globalement, de ce qu'on voit là aujourd'hui,
33:26l'équipe de France a vraiment les armes pour pouvoir aller gagner le titre olympique
33:30et sera forcément l'une des équipes favorites à ce moment-là.
33:33Anaïs, vous partagez le sentiment d'Alexis sur ce que dégage ce premier relais ?
33:37Oui, je pense que les garçons sont en forme.
33:40Donc ça, c'est plutôt une bonne nouvelle.
33:42On a vu d'autres personnes aussi très en forme.
33:45Alexis a cité Martin Poncilluoma et il a eu de la concurrence dans son relais
33:49avec Campbell Wright, l'Américain, ex-Néo-Zélandais.
33:56On se rappelle de sa combinaison de kiwi.
33:58Mais il a été hyper rapide.
34:01Pour concurrencer Poncilluoma dans un jour comme ça,
34:04sur le relais, il est en tête.
34:06Il met 2,8 secondes à Poncilluoma en temps de ski
34:08et il met 24 secondes à la grid et 30 à Emilien.
34:12Il va vraiment falloir le surveiller
34:15parce qu'on l'a vu surtout en évidence l'année dernière au Mondiaux.
34:18Campbell Wright avec des super résultats d'entrée sur les chemins du monde.
34:22Il est de la même génération en gros qu'Eric.
34:25Il est dans une équipe qui est plus petite.
34:27Il a été obligé de changer pour aller dans l'équipe des Etats-Unis
34:30pour avoir justement un peu plus d' densité, un meilleur suivi au niveau de son fartage.
34:33Si ça suit de ce côté-là, on sent vraiment que c'est un billi athlète
34:36qui a énormément de talent, qui progresse.
34:39Vu qu'il est de l'autre côté de l'Atlantique,
34:41on ne le voit pas toujours sur toutes les courses de préparation pendant l'été.
34:44Mais là, on se rend très bien compte qu'il est ultra rapide.
34:47C'est le plus rapide du jour.
34:49Avec Poncelouma, Naïs vient de le dire.
34:51Donc oui, il va falloir le surveiller.
34:53Et s'il est aussi fort en tir que ce qu'il a été sur le terrain du monde,
34:56d'entrée, il peut faire mal.
34:58Et ça peut être un concurrent de plus pour le général ou autre.
35:01Il faudra voir au niveau de la régularité, surtout de son fartage peut-être.
35:04Et même peut-être des attentes.
35:06C'est là où ça peut être particulier pour lui.
35:08C'est que les attentes ne sont peut-être pas les mêmes.
35:10En Norvège, finalement, aller gagner une Coupe du Monde de temps en temps.
35:12En France, pareil, c'est bien.
35:14Mais c'est quelque chose dont on peut se contenter.
35:16Dont on ne se contente pas, pardon.
35:18Alors que pour les États-Unis, une victoire, c'est déjà un peu exceptionnel en soi.
35:23Donc on va voir si le projet de son équipe est capable de le pousser à aller jouer le général.
35:29Mais en tout cas, il va falloir compter avec lui au moins sur certains moments,
35:33et notamment les Jeux olympiques.
35:34C'est ce que j'allais dire.
35:35Si on se projette sur les Jeux olympiques qui sont la course d'un jour,
35:38oui, je pense qu'on peut le cocher à voir comment ça évolue.
35:44Mais effectivement, ça peut être un outsider intéressant pour les Jeux olympiques.
35:48On coche son nom, effectivement, pour les Jeux olympiques.
35:51Quand on parle de Wright Campbell, on parle d'Éric Perrault,
35:55parce qu'effectivement, l'année dernière, on associait cette montée en puissance.
35:59Tanguy, justement, sur la course d'Éric Perrault et sur ses débuts,
36:02on a beaucoup parlé de sa préparation, de son changement de statut,
36:06y compris au niveau des médias internationaux.
36:08Quels indicateurs vous viennent essentiellement au sujet d'Éric Perrault
36:12après ce relais et la manière dont il a couru aujourd'hui ?
36:16Déjà, en fait, le premier indicateur, je trouve, il est dans sa position dans le relais.
36:24On a connu souvent Éric Perrault débuter les relais sur les saisons précédentes,
36:28le voir terminer le relais de l'équipe de France.
36:30C'est déjà un indicateur de son changement de statut.
36:33C'était une position dévolue pendant très longtemps ou à Quentin Fillon-Maillet ou à Émilien Jacquelin.
36:40Et ensuite, pour le reste, forcément, ça le positionne face à des athlètes rodés à cet exercice-là,
36:46c'est-à-dire Samuelson et Christian Sen.
36:49Il y a un changement de position qu'il va devoir appréhender aussi.
36:53Et Éric Perrault, c'est un athlète qui peut-être à l'instar un peu de Quentin Fillon-Maillet,
36:58il a besoin de courses aussi pour se mettre en rythme.
37:01Et on aura déjà, je pense, aussi des temps de ski qui seront différents sur l'individuel dans 3-4 jours,
37:08tout simplement parce qu'on va passer d'un format très court, 7 kilomètres et demi pour les athlètes.
37:13Alexis en a parlé pendant la course qui correspond à Samuelson, à Christian Sen,
37:18qu'on voit qui est toujours en zone mixte en train de répondre aux questions.
37:20Il est tout seul dans la zone mixte.
37:22Et on va arriver sur des formats plus longs qui vont peut-être mieux correspondre à Quentin Fillon-Maillet ou à Éric Perrault, par exemple.
37:29Vous pouvez nous montrer avec Charles-Antoine à quoi ressemble la zone mixte ?
37:32A Ostersund, Tanguy ?
37:34Elle ressemble à un endroit vide avec des lumières allumées
37:40et un patron du biathlon norvégien qui vient chercher son athlète
37:46parce qu'il se dit mais pourquoi il est encore là tout seul dans la zone mixte ?
37:52Et il lui a jeté un petit regard genre dépêche-toi.
37:54Mais Christian Sen, c'est vraiment un athlète génial pour ça.
37:58Il fait le travail en zone mixte et en plus il est plutôt loquace.
38:02Donc on peut avoir des discussions parfois assez longues avec lui, c'est très sympa.
38:06Et on l'entendra à votre micro et ça veut dire que Christian Sen, une fois qu'il sera parti, c'est vous qui fermerai le stade.
38:12Comme d'habitude évidemment Tanguy, c'est vous qui fermez le stade avec Charles-Antoine Nora.
38:17Vous parliez de la quatrième position d'Éric Perrault sur un relais la dernière fois, c'était en 2022 seulement.
38:24Les images Anne-Sophie, on était à Antolsk ?
38:26Oui, on s'en souvient, c'était son deuxième relais en carrière, une semaine après le premier.
38:32C'était à Rupolding et vous vous en souvenez peut-être qu'il avait plutôt géré derrière la carabine.
38:36Mais il s'était effondré sur la piste dans la dernière bosse là dans Antolsk.
38:40On avait souffert avec lui, voilà.
38:42C'était les débuts du jeune Éric Perrault en relais.
38:46Aujourd'hui, il a un tout autre statut dans cette équipe.
38:50Et c'est l'occasion de rappeler l'importance de ce statut.
38:52Alexis Geoffray dans l'oreille et qui est nouveau dans l'équipe biathlon.
38:57Est-ce qu'on pourrait expliquer, si c'est possible encore une fois, pourquoi c'est si important d'être quatrième ?
39:02C'est vrai Alexis, ça ne coule pas de source d'être quatrième, c'est un statut à part.
39:08Usuellement, oui, on a tendance à mettre le leader de l'équipe en quatrième position.
39:14Personnellement, je pense que c'est une stratégie à ne pas toujours utiliser.
39:17Ça peut des fois être dommage de laisser le meilleur élément trop tard dans la course.
39:23En fait, des fois, ça peut être joué avant.
39:24Mais ça montre quand même que là, on considère qu'il est capable de terminer pour aller gagner.
39:28Et ça, c'est intéressant.
39:30On parlait d'Éric depuis tout à l'heure, de son statut où il est peut-être capable d'aller gagner le général.
39:36Éric, ce qu'il faut peut-être prendre en compte pour l'instant, au moins pour cette saison,
39:40après on verra comment il évolue au niveau de cet temps de ski,
39:42j'ai plutôt l'impression que c'est quelqu'un qui est capable d'aller gagner le général
39:45en faisant comme sur la Laegred, en étant très régulier au niveau du tir,
39:49en allant chercher des statistiques de tir très élevées avec régulièrement des 10 sur 10, des 20 sur 20.
39:54Par contre, on va pour l'instant, a priori en tout cas, bon c'est peut-être un peu court sur une course,
39:58mais je ne pense pas qu'on ait le phénomène comme on avait avec Martin Fourcade ou avec Johannes Beuh,
40:02des biathlètes qui eux sont capables d'aller très vite en ski et qui mettent 15-20 secondes à tous leurs adversaires.
40:07Éric progresse en ski, il va très vite, fait partie des meilleurs skieurs, c'est indéniable.
40:12Mais il ne sera pas sur une autre planète.
40:14Par contre, a priori, il ne va pas être sur une autre planète en ski.
40:16Par contre, il est capable vraiment d'être sur une autre planète en tir.
40:19C'est vraiment un biathlète qui est capable de ne jamais faire d'erreurs.
40:22Et ça, ils ne sont pas beaucoup. Sturl a gagné le globe grâce à ça.
40:26Et Éric, je pense, va venir le challenger sur cette zone-là.
40:30Après, on verra si face à eux, il y a des biathlètes tels que Campbell peut-être ou d'autres,
40:35qui sont plus rapides en ski et qui eux peuvent se permettre une ou deux erreurs.
40:38Pour l'instant, on ne les a pas encore identifiés.
40:40Mais voilà, ça va être un peu l'enjeu sur le fait que Johannes part
40:44et ne soit plus sur cette Coupe du Monde.
40:46On va essayer un peu de voir comment ça peut se passer maintenant pour jouer un général.
40:50Mais j'ai plutôt l'impression qu'Éric va avant tout compter sur son tir,
40:53tout en utilisant un très bon ski.
40:55Mais il ne fera pas la différence grâce au ski, il fera la différence grâce au tir.
40:58Ça tombe très bien ce que vous dites Alexis.
40:59On va revoir une séquence tournée par Tanguy lors d'un des stages.
41:02C'était à Seillac.
41:03C'est bien ça Anne-Sophie ?
41:05On dit comme ça ?
41:06Il se lance un pari dès son arrivée sur le pas de tir.
41:09Bingo !
41:11Moi, j'aime bien de me dire que la première balle sur un nouveau pas de tir, elle doit être dedans.
41:15Du coup, la première balle, il y a un max de pression.
41:17Fabi l'attaque, il l'a mis.
41:19Maintenant, il faut que je la mette.
41:21Bon, on va l'idée de pas de tir, c'est bon.
41:39On rentre.
41:40Je sais encore comment faire.
41:42Ça colle parfaitement avec ce que vous nous disiez Alexis.
41:47Le tir qui sera évidemment l'atout essentiel d'Éric Perrault cette saison pour aller chercher le globe de cristal.
41:53Anaïs, quand on sait que l'atout, c'est le tir, est-ce que ça vous met une forme de pression supplémentaire ?
42:00Qu'on est à tel niveau de compétitivité sur le tir, c'est pas un élément qui compte, qui est essentiel.
42:05Ça amène de la confiance.
42:07Il a des capacités derrière la carabine.
42:10C'est une chance.
42:11Il y en a qui ont besoin de beaucoup travailler pour bien tirer.
42:14Il y en a d'autres un petit peu moins parce qu'ils ont ce truc du tir.
42:18Je pense qu'Éric, là, ça n'empêche pas de beaucoup travailler.
42:22Et ce qu'il faut se rendre compte, c'est que ça demande une concentration extrême de tirer 5 balles.
42:28Alors, soit 2 fois 5 balles, soit 4 fois 5 balles.
42:32Il faut être à 300% concentré parce que la moindre microseconde qu'on laisse s'échapper sur autre chose, c'est une balle qui est à côté.
42:44Donc, ça demande une concentration extrême et c'est très difficile.
42:47On dit que le biathlon, c'est très difficile dans l'effort physique parce que ça demande un effort physique que tout le monde connaît,
42:54des soufflements, des douleurs aux jambes.
42:56Mais c'est aussi très compliqué dans la concentration.
42:58Ça demande aussi beaucoup d'être en forme physiquement pour pouvoir, derrière, être capable de mettre toutes les balles aussi.
43:07Et quand on finit une course et qu'on a donné son 100% au tir et son 100% au ski, je vous assure qu'on n'a pas envie de repartir.
43:13On finit, on dort bien.
43:16Alexis, rapidement.
43:18Eric, il a aussi cette grande capacité à tirer très bien debout.
43:21Les tirs debout arrivent souvent en fin de course.
43:23Donc, ça augmente aussi fortement les probabilités où quand il se retrouve en fin de course à jouer quelque chose,
43:27c'est lui qui va gagner à la fin parce qu'on accumule cette confiance.
43:31En fait, quand on sait qu'on sait faire, finalement, quand on va être dans le combat final de dire c'est maintenant que ça se joue,
43:37on peut déjà se reposer sur cette certitude de savoir-faire.
43:40Alors que ceux qui ont peur de ça vont avoir tendance à, pendant tout le dernier tour avant cette approche du tir fatidique,
43:46se dire « Lottie, il est plus fort que moi, Lottie, il est plus fort que moi ».
43:49Et donc, de temps en temps, ça passe.
43:51Mais souvent, ça ne passe pas parce qu'en fait, on est déjà persuadé qu'on va échouer.
43:55Et là-dessus, Eric, normalement, devrait pouvoir compter sur cette confiance qu'il a réussi à créer au fur et à mesure des saisons.
44:01Éric Perrault, est-ce qu'il sera dans la composition du relais mixte ou relais mixte simple demain ?
44:06Eh bien, Tanguy nous donnera la composition de l'équipe de France dans quelques instants.
44:10Rendez-vous demain midi pour ces relais mixtes et relais mixtes simples.
44:14On entendra Christiane Sen également.
44:16Et puis, si vous n'étiez pas avec nous, Anne-Sophie se charge en 1 minute 30 de vous remontrer les temps forts de ce relais homme.
44:22À tout de suite pour continuer ce formidable samedi.
44:24Viens-nous ensemble. À tout de suite.
44:31La suite de notre formidable samedi de biathlon avec ces images de Sturzoun tournées par le drone de Tanguy Karwas.
44:49Cette semaine, Tanguy, qui est également le gardien de la Swedish National Biathlon Arena.
44:56Est-ce qu'il est tout seul, Tanguy, avant de nous donner dans quelques instants la compo des relais bleus, relais mixtes simples demain ?
45:03Il est parti, Christiane Sen, ou pas ?
45:07Christiane Sen est parti, mais nous, on est en train de se mettre en place tranquillement pour les courses de demain.
45:12Effectivement, on est un peu devant sur les autres médias.
45:16Demain, rendez-vous à midi, Tanguy. Ça vous laissera un peu de temps d'ici là.
45:21Ah, ok. On laisse un peu de marge.
45:25Avec Charles-Antoine Nora qui vous accompagne.
45:28Demain midi, vous nous ferez le tour de ce stade de Sturzoun d'ailleurs.
45:32Plus sérieusement, vous nous emmènerez dans les coulisses lors de la prise d'antenne.
45:34Carrément. Allons-y.
45:35Mais oui, évidemment, vous le faites si bien avec Charles-Antoine.
45:38On revient vous voir dans un instant, Tanguy, pour nous donner les compos des relais de demain.
45:42Demain, le rendez-vous à midi avant cela, Anne-Sophia, en une minute, une minute trente.
45:47L'essentiel du relais homme.
45:49Ce relais qui était donc le premier relais homme de la saison avec ce départ où Martine Houldal tout de suite prend les devants.
45:57Vous allez le voir, c'est lui qui lance la Norvège sur les rails.
46:00Alors Martine Houldal, c'est quatre pioches en tout, mais il a tiré particulièrement vite.
46:05Deux tours, malheureusement, pour Fabien Claude des deuxièmes tirs.
46:08Il passe donc le relais en neuvième position à Quentin Fillon-Maillet qui va remonter sur les skis.
46:14Isaac Frey, lui, est parfait.
46:1610 sur 10 aujourd'hui, alors que Quentin Fillon-Maillet, lui, fait une pioche au debout.
46:22Il passe le relais en troisième position à Emilia Jacquelin.
46:25Ça y est, la France est de retour sur le podium.
46:28Sur Lalagred, deux pioches au debout.
46:31Fébrilité, on se dit qu'Emilia Jacquelin peut revenir.
46:34Mais malheureusement, lui aussi va aller sur l'anneau de pénalité.
46:37Il y avait beaucoup de vent aujourd'hui sur ce pas de tir.
46:40Et Emilia Jacquelin va donc passer le relais à Eric à une minute de la Norvège.
46:45On se dit, c'est sans doute manqué.
46:47Mais regardez, Vettelé-Christensen va faire trois erreurs au coucher
46:51quand Eric Perrault, lui, va en faire une de moins.
46:55Alors, on se dit, tout est encore possible après cet anneau de pénalité de Vettelé-Christensen.
47:00Eric Perrault va pouvoir remonter.
47:03Malheureusement, lui aussi perd du temps.
47:06Et puis, sur ce tir debout,
47:07Christensen, finalement, assure.
47:09C'est donc la Norvège qui va finir en tête devant l'équipe de France d'Eric Perrault.
47:15qui réalise, lui aussi, un très beau 5 sur 5.
47:19Une seule balle de pioche pour les Suédois qui termine en troisième position.
47:24Donc, on prend les grosses nations du biathlon mondial.
47:28Et ça fait Norvège-France-Suède pour le podium de ce premier relais de la saison.
47:33La Norvège avec Vettelé-Christensen.
47:35D'ailleurs, l'image de son écarteur de narines qui vous a fait réagir sur l'équipe Connect,
47:39aujourd'hui, on va le retrouver.
47:41Vettelé-Christensen avec Tanguy pour une première réaction après cette victoire.
47:45Et évidemment, Tanguy va lui poser la question.
47:47Vettelé, parlez-nous de votre place dans l'équipe maintenant.
47:57Deux gars manquent.
48:00Et maintenant, vous êtes le plus vieux.
48:04Oui, merci de me dire que je suis le plus vieux.
48:07C'est le cas sur le biathlon nord-luvien.
48:14Mais je suis jeune dans ma tête, donc ça ne se ressent pas.
48:23J'ai le même humour que ce n'est en 2003 ou 2001.
48:27L'équipe est assez nouvelle.
48:31Quelques gars de l'équipe A ont des soucis de santé.
48:36Donc, il y a plein de nouveaux, mais on gagne quand même.
48:41Première victoire depuis le départ des bœufs.
48:44Donc, c'était important pour nous.
48:49On montre qu'on peut être forts même sans eux.
48:53Vous avez un nouvel accessoire pour gagner à côté de nous ?
48:56Oui, ce petit truc rose dans mon nez étend les cavités nasales.
49:05Ça me permet de mieux respirer.
49:07Surtout sur le pas de tir et en descente.
49:11Quand on est dans un effort intense, on respire par la bouche.
49:18Mais en descente, on respire par le nez.
49:20Ça me permet de réduire mon rythme cardiaque.
49:23Ok, merci pour l'expliquer.
49:26Ce n'est donc pas un piercing.
49:29On pouvait avoir un doute sur l'image.
49:31Tu as regardé l'image que la régie va pouvoir nous recaler avec Jean-François à la réalisation.
49:36Alors, ça étend les cavités nasales, dit Christensen.
49:41Alexis et Anaïs, on est dans l'ordre du gadget ou dans une vraie évolution ?
49:45De toute façon, il y a un débat sur les écrateurs de narines depuis des temps.
49:50Il y a des sportifs qui trouvent que c'est les aides.
49:52Il y en a qui trouvent que c'est inutile.
49:54Ça, c'est un peu propre à chacun.
49:55L'important, c'est qu'ils se sentent bien.
49:57Personnellement, je pense que ça ne doit pas être super agréable à porter.
50:02Vous n'avez jamais essayé, vous, Alexis ?
50:04Non, moi, j'ai essayé si ceux qui se collent sur le dessus.
50:07Là, ça ne m'a jamais...
50:08J'ai vraiment senti absolument aucune différence.
50:10J'ai essayé à l'époque quand je faisais suffisamment de sport pour...
50:13Enfin, quand j'étais sportif de haut niveau.
50:15C'est sûr que maintenant, si j'essaye, ça n'aurait aucun intérêt.
50:18Mais à l'époque, j'ai fait des tests par rapport à ça.
50:20Ça ne me changeait absolument rien sur mes résultats.
50:22Donc, moi, je n'y voyais pas d'intérêt.
50:23Par contre, je peux tout à fait comprendre que pour d'autres, ça puisse être utile.
50:27Et si lui, il se sent plus performant grâce à ça...
50:29Pourquoi pas ?
50:30Ma foi.
50:31Anaïs ?
50:32Je n'ai jamais essayé.
50:33Je ne pourrais pas apporter d'avis là-dessus.
50:35Mais j'ai vu qu'en pharmacie, ça se trouve.
50:38Alors, peut-être qu'elle va s'y mettre pour son retour.
50:42On a annoncé votre retour en début de journée, Anaïs.
50:47Oui, Alexis, un dernier mot là-dessus ?
50:49Ce qui est sûr, c'est qu'on reste sur quelque chose...
50:52On est sur les gains marginaux.
50:53Et après, en sport de haut niveau, des fois, gagner jusqu'à 4-5 secondes pendant une course,
50:58ça peut permettre à la fin de terminer 2e ou 3e ou n'importe quelle place.
51:04Mais voilà.
51:05L'important, c'est vraiment que lui, il soit convaincu de ça.
51:07Et c'est aussi souvent comme ça que ça marche en sport.
51:09On a tout le temps des petits gadgets comme ça qui viennent, qui font leur apparition.
51:15Des fois, qui restent.
51:16Et d'autres qui sont là que pendant un ou deux ans.
51:17On l'a vu sur un vélo, je ne sais pas, avec les plateaux ovales ou autres.
51:20Ce genre de choses.
51:21C'est un peu le nouveau phénomène.
51:22Puis finalement, en tout cas, lui, il a l'air d'être convaincu que ça l'aide.
51:25Si ça ne lui fait pas un essai de 2 pulsations cardiaques, ça peut être intéressant.
51:2819h22, on a failli demander son avis à Tanguy sur ce petit accessoire.
51:33Et puis, Tanguy l'a fait comment ?
51:35Rires
51:37Donc...
51:39Mais Saoud, vous rigolez, mais il y a des études scientifiques qui prouvent que ça n'a aucun impact.
51:44Alors, si c'est un bon placebo pour lui, tant mieux.
51:48Mais la littérature scientifique s'est intéressée à ces écarteurs données.
51:51On en voyait sur les footballeurs dans les années 90.
51:54C'est vrai.
51:55Et ça avait disparu, ça revient.
51:58Ça s'en va et ça revient, quoi.
52:00Tant qu'on n'est pas là quand il le met.
52:01Mais ça revient.
52:02C'est fait de tout petit rien.
52:03C'est fait de tout petit rien, effectivement, Tanguy.
52:06La première chanson de l'année, c'est grâce à tout.
52:08C'est ça, c'est ça, je chante.
52:09Comme d'une chanson populaire.
52:11Voilà.
52:12Là, on est bon, on est complet.
52:14Allez, on peut revoir le relais femme.
52:17On peut avoir la composition des relais de demain, tiens, pour commencer.
52:20Oui, avant.
52:21Parce que Tanguy, il ferme le stade uniquement quand il nous aura donné la composition.
52:25Est-ce que vous les avez, Tanguy ?
52:28Allons-y.
52:29Je la donne très vite alors.
52:30Comme ça, on est tranquille.
52:32Vous vous rappelez de Quentin Fionmaillat au Mondiaux,
52:34pas content du tout de ne pas prendre le départ du relais mixte simple
52:39qui avait été remporté d'ailleurs par Lou Jean Monod et Éric Perrault.
52:42Demain, il aura sa chance sur le relais mixte simple et il sera accompagné de Camille Benet
52:46qui va prendre le départ pour la première fois sur un relais en équipe de France, en Coupe du Monde.
52:54Elle est réputée très bonne tireuse et tireuse capable d'aller très vite.
52:58Elle a d'ailleurs gagné des petits duels face à Julia Simon qui est très rapide cet été.
53:03Voilà pour le relais mixte simple.
53:04Et puis ensuite, il y a un relais mixte avec Lou Jean Monod, avec Justine Bresas-Bouchet
53:10et surtout, pour commencer, Émilien Jacquelin et ensuite Éric Perrault.
53:14Je vous l'ai fait dans le désordre, mais après, vous remettez tout ça dans l'ordre.
53:17On salue d'ici demain et on sera bon.
53:19Ça s'affiche dans l'ordre, Tanguy.
53:20Merci infiniment pour ces compos.
53:22Il y a de quoi parler.
53:24On commence par quoi ?
53:25Qu'est-ce qui vous attire le plus, vous vous surprend le plus ?
53:28C'est la présence de Camille Benet avec Quentin Fionmaillet peut-être ?
53:32Je ne suis pas surprise.
53:33Elle a des qualités de tir qui sont excellentes pour ce genre d'exercice.
53:37C'est chouette de l'aligner sur un relais single mixte comme ça,
53:42en entrée de Coupe du Monde.
53:44Elle a mérité sa place.
53:45Elle allait la chercher.
53:47Comme on l'a expliqué ce matin, elle a apporté le quota supplémentaire
53:53à l'équipe de France, mais ce n'était pas nominatif.
53:56Elle a dû aller chercher sa place sur la sélection de Besson
53:59qu'elle a remportée brillamment.
54:04C'est une belle récompense de participer à ce single.
54:09Elle sera accompagnée du double champion du monde de la discipline.
54:13Quentin Fionmaillet, l'année dernière, il l'avait disputé avec Julia Simon.
54:17Il s'était imposé à Lenzer Haide.
54:19L'année d'avant, il l'avait gagné avec Lou Jean Monod à Nové Mesto.
54:22Si elle a besoin d'être rassurée, je ne suis pas sûre que ce soit le caractère de Camille.
54:26Mais en tout cas, Quentin sera là pour ce format qu'il apprécie tant.
54:30On est très content de l'avoir demain, Camille Benet, aux côtés de Quentin,
54:33pour ce relais mixte simple.
54:35Sur le relais mixte, Alexis, avec donc Émilien, Éric, Lou et Justine.
54:41D'une manière générale, si on prend tous les relais, on constate que les meilleurs,
54:45en tout cas les meilleurs garçons, ont envie de faire toutes les courses.
54:47Chez les filles, ça a l'air d'être la même chose avec Lou et Justine.
54:50On aurait pu se dire, tiens, elles ont fait ce relais.
54:51Peut-être que demain, elles vont se reposer pour ne pas accumuler trop de courses avant la première.
54:54Au contraire, on se sert vraiment de ces courses pour se préparer
54:56pour la première course individuelle qui va arriver un peu plus tard.
55:00Il y a uniquement, peut-être, Océane, où on aurait pu se dire,
55:03elle aurait pu courir à la place de Camille.
55:04Mais finalement, Océane, aujourd'hui, a montré qu'elle était peut-être
55:07un tout petit peu moins bien que ce qu'elle pensait.
55:09Pour quelles raisons, on ne sait pas.
55:11Donc, ce n'est pas exactement la même stratégie.
55:13Mais moi, c'est vraiment ça que, pour moi, au niveau global qui ressort,
55:16c'est que les meilleurs participent.
55:17Et je me posais la question, vraiment, de me dire,
55:19est-ce qu'ils vont un peu se reposer ?
55:21Est-ce qu'ils ont juste fait aujourd'hui et voilà ?
55:22Donc non, pas du tout.
55:23Et tant mieux, on va avoir encore une fois deux équipes qui vont jouer la victoire
55:26sur les deux relais.
55:28Et ça, on ne sera pas beaucoup de nations à pouvoir le faire.
55:30Rendez-vous demain midi pour ces relais mixtes et relais mixtes simples
55:33pour la suite de ce programme à Ostersund.
55:35Ça veut dire que deux garçons ne vont pas disputer de course
55:38avant les courses individuelles de la semaine prochaine.
55:41Effectivement.
55:43Et ça, c'est...
55:45Antonin et Emilien Claude ne font du coup pas de course.
55:50Pareil, chez les filles, il y en a plusieurs qui ne font pas de course.
55:52C'est pour ça qu'ils nous disaient qu'on aurait pu faire tourner.
55:54L'important, c'est toujours que les leaders puissent faire leur choix.
55:57Et en tout cas, ils ont clairement, a priori, demandé à courir.
56:02Et donc, c'est des courses, encore une fois, d'ouverture dont on se sert
56:08pour valider les derniers entraînements, les derniers réglages,
56:12faire monter sa forme.
56:13Et ça va être super intéressant de voir si les autres équipes
56:16ont utilisé les mêmes stratégies.
56:17Demain midi, encore une fois, le rendez-vous pour le biathlon
56:20avec le relais mixte et relais mixte simples.
56:22Demain, 10h10, sur l'équipe live.
56:24Vous le savez, votre plateforme sur le site ou l'application
56:26L'Equipe avec l'onglet TV.
56:27Demi-finale des Seven Series.
56:30Le rugby A7, la première étape à Dubaï.
56:32Eh bien, l'équipe de France affrontera l'Australie en demi-finale.
56:35Formidable rendez-vous.
56:3710h10 sur l'équipe live avec Benoît Cosset et Jonathan Nogel.
56:41Les Bleus qui ont décroché leur place en demi-finale
56:44après cette victoire que vous voyez face au Fidji, 24 à 11.
56:48L'équipe de France face à l'Australie.
56:51C'est toujours du grand spectacle.
56:53En rugby A7 également.
56:55Et demain donc, soyez là pour accompagner les Bleus à 10h10
56:57sur l'équipe live 1, votre application ou le site L'Equipe.
57:03Vous allez sur l'onglet TV et vous aurez accès à cet événement avec Benoît et Jonathan.
57:08Tanguy, me dit-on pour un dernier mot ?
57:12Ah non, c'était pour faire coucou peut-être, Tanguy.
57:14On peut vous libérer.
57:15Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
57:16Une chanson.
57:17Une chanson.
57:18Tout ce que vous voulez.
57:21On vous donne rendez-vous demain à midi, Tanguy.
57:25Demain à midi.
57:26Et la promesse, elle sera tenue puisqu'à midi demain,
57:29vous pourrez nous emmener dans les coulisses d'Ostersund,
57:31dans cette formidable arena pour emmener, comme vous savez le faire,
57:35nos téléspectateurs dans les coulisses du biathlon.
57:37Le biathlon revient juste après une courte pause.
57:39On vous redonnera la composition des relais de demain
57:41et on revivra un formidable relais féminin aujourd'hui.
57:45On vous en dit pas plus pour que vous puissiez en profiter.
57:47Restez bien avec nous, on est de retour juste après ça.
57:49On est de retour juste après ça.
57:51Générique
58:03Générique
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