- il y a 3 heures
Retrouvez le replay de l'après-course du relais dames de la 1ère étape de la Coupe du monde de biathlon à Östersund du 29/11/2025.
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00:00...
00:00Le biathlon est décidément une formidable aventure.
00:10Première course de la saison et première victoire pour l'équipe de France de Lou Jean Bonneau.
00:15C'est elle qui a conclu la victoire de l'équipe de France dans ce relais féminin devant l'Italie de Vitozzi et Vireur
00:22et la République tchèque qui s'offre un magnifique podium également.
00:26Débrief de cette première course de la saison, les réactions micro Tanguy, notre envoyé spécial à Ospersound
00:32où a lieu ce début de saison avec Charles-Antoine Nora qui l'accompagne.
00:35Et ça nous emmènera jusqu'au deuxième événement biathlon du jour avec le relais homme cette fois-ci.
00:40On espère que les garçons feront des débuts tout aussitôt nutriants.
00:44Quel bonheur Anaïs Chevalier-Boucher qui lance cette semaine d'Ospersound avec nous.
00:48Alexis Yann-Sophie bien sûr toujours en place.
00:50Anaïs, ces débuts de rêve, on n'osait pas y croire.
00:53Premier relais, bim, première victoire pour l'équipe de France.
00:55C'est parfait, ça commence très bien.
00:57Surtout qu'à Ostersound on a des histoires un petit peu particulières à l'équipe de France.
01:01Quelques années auparavant à chaque fois c'était un peu compliqué mais là, course parfaite.
01:06Mentalement ça fait un bien énorme quand on voit la pression qu'il faut évacuer sur une première course.
01:10Là c'est le scénario parfait à tout point de vue pour l'équipe de France.
01:13Oui, elles n'ont pas eu besoin de s'employer.
01:16En tout cas Lou n'a pas eu besoin de s'employer plus que ça.
01:18On a vu pas mal de choses intéressantes je trouve pour une première course.
01:22Des attitudes au niveau du tir qui étaient assez intéressantes.
01:25Donc on va pouvoir débriefer tout ça, il y a de quoi faire.
01:27Et avec Tanguy, Lou Jean Monod on l'entendra au micro de Tanguy évidemment dans quelques instants.
01:31Vous connaissez le principe si vous nous suivez.
01:33D'abord une réaction pour les télés internationales, pour la fédération internationale.
01:38Et ensuite le podium, d'ailleurs avant que le podium ne se mette en place, vous avez aperçu les premières images.
01:42Comme promis, on vous fait gagner la somme de 2000 euros tout au long de cette semaine.
01:46Pour cela, c'est très simple, vous répondez à cette question.
01:50A quelle distance se trouvent les cibles lors d'une épreuve de tir en biathlon ?
01:55Réponse 1, 50 mètres.
01:57Réponse 2, je la donne quand même, 5 mètres.
02:00Vous votez 1 ou 2 par SMS au 7, 10, 21.
02:041 ou 2 par SMS au 7, 10, 21.
02:07Tirage au sort ce lundi 1er décembre pour gagner cette somme de 2000 euros.
02:12A vos jeux, à vos votes.
02:14Et on vous souhaite de remporter cette belle somme de 2000 euros.
02:17Première réaction avant le podium.
02:19Et cette victoire de l'équipe de France donc sur ce relais.
02:21Justine Mourisas-Boucher avec Tanguy pour une première réaction.
02:25Justine, bravo.
02:27L'équipe de France commence sa saison de la meilleure des manières
02:32par une victoire et de la joie à l'arrivée.
02:34Ça fait du bien de commencer comme ça.
02:36On est vraiment...
02:38C'est un bon travail collectif.
02:40Finalement, c'était serré jusqu'au volet numéro 3.
02:44Je voulais faire les choses que vous pouvez présenter au podium.
02:47On va juste régler le bon son pour Justine
02:51et pour qu'on puisse l'écouter dans des conditions confortables.
02:54Alexis, on surveille que le podium ne se mette pas encore en place.
02:56Mais quand même, quand on est biathlète, des débuts comme ça, c'est des débuts de rêve.
03:00Oui, et puis voilà.
03:02Quand on est un collectif comme ça, qui traverse un automne un peu mouvementé,
03:07une victoire collective d'entrée, on ne va pas se cacher.
03:10Ça fait du bien.
03:11Et certainement que les entraîneurs, aujourd'hui, doivent être très satisfaits de la stratégie,
03:15de tout de suite mettre tout le monde,
03:17toutes les personnes disponibles en compétition sur cette équipe,
03:20d'aller gagner ensemble.
03:21Ça montre, voilà, c'est ce que je répète souvent,
03:25ça montre que le biathlon, c'est une belle histoire.
03:29C'est des personnes avec qui on doit s'associer.
03:32Le temps d'une course.
03:33Puis après, à côté, on n'est pas obligé de toujours tout faire ensemble.
03:37Mais par contre, quand on est attendu pour un résultat,
03:40quand on représente un pays,
03:41elle nous montre qu'elles sont au rendez-vous.
03:43Donc une superbe victoire collective pour les filles de l'équipe de France.
03:45Et ça, c'est idéal pour commencer.
03:49Aussi, peut-être pour montrer aux adversaires,
03:53aux autres équipes, aux nations adversaires de l'équipe de France,
03:58que même s'il peut y avoir des choses à régler en interne,
04:02elles sont là pour en découdre
04:03et qu'elles ne laisseront pas les victoires,
04:04qu'elles ne laisseront pas les médailles.
04:06Et ça, je trouve que c'est un superbe signal.
04:08Il y a pas mal d'équipes qui doivent se dire
04:10« Décidément, les Françaises, elles sont quand même solides.
04:12Et on va devoir jouer avec elles pendant tout l'hiver. »
04:15Et la première cérémonie de cette nouvelle saison, Anne-Sophie.
04:18Première course, première victoire pour l'équipe de France sur ce relais féminin.
04:23Et un premier petit bâton qu'on met sur nos feuilles de stats.
04:27Voilà, il y avait 66 podiums la saison dernière
04:29pour les deux équipes de France confondues.
04:3233 podiums en 31 courses pour les filles.
04:35Et on a déjà inscrit, donc, une première fois le mot France
04:44dans la colonne des premières places avec ce relais féminin.
04:48Les Françaises restent sur une magnifique série.
05:05C'est le troisième relais féminin consécutif qu'elles remportent
05:08depuis les mondiaux de la saison dernière.
05:12Les doubles championnes du monde en titre
05:14ont également remporté le dernier relais de la saison dernière à Noé-Mesto.
05:19Et elles remportent le premier de cette nouvelle saison 2025-2026.
05:24Avec des surprises sur le podium.
05:26Et la première surprise, c'est donc cette équipe de Tchéquie
05:49qui n'était pas montée sur le podium d'un relais féminin
05:52depuis Oberhoff en janvier 2019.
05:56Elles avaient déjà terminé troisième.
06:00Avec Charvatova, avec Davidova également présente aujourd'hui.
06:06Jessica Dislova et Teresa Vobornikova complètent le couverture du jour.
06:13Quand Charvatova ne va pas sur l'anneau,
06:16c'est les chances de la Tchéquie qui sont nettement en hausse.
06:19C'est un relais d'expérience.
06:22C'est la 15e fois qu'elles étaient alignées toutes les quatre.
06:30L'Italie et la France dans quelques instants.
06:32Mais on va débriefer évidemment les sensations.
06:34L'Allemagne qui termine 11e.
06:36La Norvège 13e.
06:37C'est dire à quel point cette première performance de la saison
06:40est loin d'être anodine pour l'équipe de France
06:43qui remporte ce relais devant l'Italie
06:45qu'on va découvrir dans quelques instants.
06:46Applaudissements
06:48Applaudissements
06:52...
07:04Applaudissements
07:06...
07:07...
07:13Applaudissements
07:13...
07:14Pour ce retour, Elisabeth Oddi ouvre cette nouvelle saison avec un podium.
07:20La deuxième place, elle accompagne Dorothée Avireur,
07:23Miquela Carrara, qui pourtant est allée sur l'anneau de pénalité.
07:27Mais grâce à trois grosses performances derrière, celle est également de Anna Orenthaler.
07:33Les voici de retour, elles aussi sur le podium d'un relais féminin.
07:37Alors ça faisait moins longtemps que pour les Tchèques.
07:41Mais quand même, la dernière fois qu'on les a vues sur le podium d'une telle course,
07:44c'était pour leur titre mondial en 2023 au Borov.
07:48Trois d'entre elles étaient déjà sur ce podium.
07:53Vireur, Vitodzi et Orenthaler.
07:55Komola a emplacé Carrara ce jour-là.
08:04Et la saison dernière, on n'a vu que des victoires françaises, suédoises ou allemandes.
08:10Avec toujours ces mêmes nations sur le podium,
08:13complétées de temps en temps par la Norvège.
08:15Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu ce podium.
08:18Donc avec Italiennes et Tchèques qui vont entourer les Françaises.
08:21...
08:24...
08:35...
08:36...
08:37Merci.
09:07Merci.
09:37Merci.
10:07Merci.
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11:07Merci.
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12:07Merci.
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15:17Merci.
15:19Merci.
15:21pour ce relais féminin qu'on débriefe juste après ça.
15:23A tout de suite.
15:25Un début triomphal pour l'équipe de France emmenée par Lou Jean Monod.
15:42L'équipe de France remporte le premier relais de la saison.
15:45Le relais femme nous attend.
15:46Le relais homme dans quelques minutes également.
15:48On est très heureux de vous retrouver pour cette nouvelle saison de biathlon.
15:50On en profite grâce à l'équipe de France à Ostersund.
15:53Les premiers frissons.
15:55Les premières émotions.
15:56Les premiers débriefs également parce qu'il y a beaucoup de choses à dire après.
15:59Ce premier relais remporté par l'équipe de France devant l'Italie et la Tchéquie.
16:03La Norvège termine 13e seulement.
16:06L'Allemagne 11e.
16:08C'est vous dire à quel point cette performance elle a de la valeur du côté de l'équipe de France.
16:12Toujours avec Alexis, Anaïs, Anne-Sophie et puis sur place Pangui avec Charles-Antoine.
16:16Tout à l'heure, on voulait entendre Justine Bresas-Boucher après cette victoire de l'équipe de France.
16:22Cette fois-ci, écoutons-la dans de bonnes conditions.
16:24On va bien entendre son débrief au micro de Tangui.
16:26Puis Anaïs, vous vouliez vous intéresser à son tir.
16:28On voit ça dans le détail avec vous.
16:30Mais d'abord, on écoute Justine.
16:32Justine, bravo ! L'équipe de France commence sa saison de la meilleure des manières par une victoire et de la joie à l'arrivée.
16:41Ça fait du bien de commencer comme ça.
16:43Oui, tout à fait.
16:44C'est un beau travail collectif.
16:47Finalement, c'était serré jusqu'au relais numéro 3.
16:50Il y avait beaucoup de nations qui pouvaient prétendre au podium.
16:53C'était, je pense, une course très excitante à regarder.
16:56On utilise souvent ces courses de début de saison, ces relais, pour prendre des points de repère.
17:00Regarder un peu où on se situe par rapport aux autres.
17:02Vous aviez de la chance.
17:03Vous étiez à côté de Lisa Vitodi, qui était une belle référence avant qu'elle revienne.
17:08Elle était de retour.
17:09Comment vous vous êtes sentie ? Qu'est-ce que vous avez pu noter, comparer ?
17:11Oui, les premières courses, que ce soit en relais ou en autre format, c'est toujours particulier.
17:16Parce qu'on n'a pas couru depuis huit mois sur la Coupe du Monde.
17:21Et donc, le stress est vraiment à son apogée, je trouve.
17:25Moi, sur les réglages, j'étais hyper stressée.
17:28Et effectivement, l'Italie est revenue directement.
17:33Elle avait quelques secondes de retard sur nous.
17:36Lisa est revenue directement après le tir couché.
17:39Moi, j'ai pris beaucoup plus de temps à tirer.
17:41Mais on a pu prendre des points de repère sur la piste, effectivement.
17:45Et sur ce dernier tour, elle m'a vraiment donné du fil à retordre.
17:49Je n'ai jamais réussi à me défaire des athlètes qui étaient dans mes skis.
17:53Je ne savais pas trop comment gérer.
17:55Est-ce que je devais laisser passer, attendre et puis mettre une attaque ?
17:59Enfin, je sais qu'elle ne voulait pas passer.
18:02J'ai essayé.
18:03Et du coup, je me suis dit d'essayer de forcer le rythme.
18:06Et j'ai grillé des cartouches toute seule, même si j'ai réussi à tenir.
18:10Elle a un excellent niveau et c'est ce que je lui ai glissé une fois la course terminée.
18:14Une fois la course terminée, je lui ai dit, parce que j'ai lu quelque part dans un article,
18:18qu'elle se posait des questions sur son état physique.
18:20Et je lui ai dit que ça avait l'air d'être bien, sans prétention,
18:24sans dire que je suis en forme, même si mes sensations sont excellentes.
18:27C'était un très beau match et on était toutes les deux grands sourires à la fin.
18:31Donc, c'est aussi ça le biathlon.
18:33Et vous parliez de l'excitation au début de saison.
18:35Vous avez tiré à peu près 10 000 balles à l'entraînement depuis le début de la préparation.
18:39La 10 000 unième balle en arrivant sur le pas de tir, la vraie balle de compétition.
18:44Qu'est-ce que ça a changé ?
18:46C'est vraiment, c'est purement la pression et l'enjeu, l'environnement, le contexte,
18:52qui fait que moi ça m'oppresse les poumons, j'ai les mains qui tremblent.
18:56Donc au pas tir, je prends du temps à lâcher mes balles parce que je cherche à trouver du relâchement.
19:03C'était vraiment mon objectif en arrivant sur le pas de tir avec le dossard.
19:07C'était de créer du relâchement et du calme et ensuite laisser faire.
19:13Et ça a fonctionné.
19:17Et c'est le principal.
19:19Merci Justine.
19:20Bravo.
19:22La sincérité de Justine Mourezas-Bouchet dans ce débrief, c'est absolument époustouflant Anaïs
19:27parce que vous avez été interpellée par son tir.
19:30Elle confirme votre impression, on va le voir avec les images.
19:32Pourquoi ça vous a interpellée pendant qu'elle était en train d'effectuer son tir ?
19:37Bon après elle était avec aussi, il faut remettre dans le contexte, avec des athlètes qui tirent.
19:41Globalement plus vite qu'elle.
19:43Mais j'ai trouvé que c'était long, sa première balle.
19:48On entend déjà que ça tire à côté et Justine elle est tout juste en tête derrière sa carabine.
19:52C'est construit, 19 secondes la première balle, à mes jeunes je leur demande même moins que ça.
19:58C'est vrai ?
19:59Oui.
20:00Donc voilà, mais c'est construit 3-4 secondes entre chaque balle, ça représente 2 voire 3 respirations.
20:08Il faut se rendre compte quand même que ça demande du temps entre chaque balle.
20:1019 secondes 7 avant de lâcher sa première balle.
20:13Et un temps de tir en 42 secondes, c'est presque deux fois le temps d'un tir rapide on va dire.
20:22Sur le debout ?
20:23Sur le debout c'est un petit peu plus rapide, il est en 28 secondes.
20:26C'est la première balle qui est très longue.
20:28C'est standard.
20:29Voilà.
20:3014 secondes.
20:34Ensuite à quoi vous voyez qu'elle prend plus de temps ?
20:37Ce qu'elle explique c'est qu'elle était posée, elle essaie de trouver du calme et du relâchement.
20:41Et c'est vraiment ce que je vois dans l'image, c'est qu'il n'y a rien de précipité, c'est calme, posée, peut-être trop de l'extérieur.
20:48Mais elle, elle a senti qu'il fallait faire ça à ce moment-là, elle en avait besoin et c'est là que c'est une championne.
20:56C'est qu'en fait, on s'adapte, on sait tout faire et au bon moment, il faut savoir ouvrir le bon tiroir.
21:01Et là, aujourd'hui, elle a senti que c'était ce tiroir-là qu'il fallait ouvrir.
21:04Et voilà, ça fait un 10 sur 10.
21:06Justine, un 10 sur 10 sur un relais, je ne sais pas si elle en attend que ça finalement.
21:10Sur une première course, elle disait qu'elle était stressée.
21:12Donc finalement, le contrat, il est rempli.
21:14Vous avez compris le petit challenge Anne-Sophie.
21:16Et là, boum, sur la tablette pour aller trouver ça, c'est magique.
21:19C'est automatique.
21:21On va confirmer ça avec les temps de tir.
21:24Alors, sur le coucher, Alexis, on est sur 42 secondes.
21:29Zéro pioche pour Justine, mais 42 secondes, on est sur du très lent, comme vient de le dire Analyse.
21:37C'est un peu ce qu'on disait tout à l'heure au commentaire.
21:39Certes, Justine, elle aime bien aussi cocher des choses, cocher des cases dans sa progression ou autre.
21:47Et là, de ce qu'on voit de l'extérieur, après, ce n'est peut-être pas réel, mais en tout cas, c'est ce qu'on a ressenti.
21:52Elle voulait aujourd'hui plutôt cocher la case de ne pas rater.
21:55Et donc, elle a pris plus de temps qu'un tir standard ou qu'un tir rapide.
22:01Par contre, elle n'a pas raté de balles.
22:03Et ce qui est intéressant, c'est que dans le passé, quand elle faisait ça, elle ratait des balles.
22:07Des fois, quand elle tirait trop doucement, elle mettait à la fois du temps et en plus, elle ratait des balles.
22:11Là, certes, elle a pris du temps sur son tir couché.
22:15Par contre, elle n'en a pas raté.
22:16Et peut-être qu'elle avait besoin de passer par là pour évacuer cette boule au vent dont on nous a parlé.
22:20En fait, c'est un peu ce qu'on essaye de dire depuis le début de la journée.
22:24Cette première course, c'est tellement le passage, c'est le pas dans le vide.
22:28Aujourd'hui, il faut y aller, il faut se lancer dans cet hiver.
22:31Et donc, il peut y avoir une impréhension au moment de faire ce pas dans le vide.
22:36Par contre, une fois qu'il a été fait, derrière, on gère beaucoup mieux.
22:38La preuve avec le tableau des temps du tir debout, on le voit, c'est celle qui a tiré plus lentement.
22:44Mais vous voyez, on n'est pas loin des autres tirs quand même, 4 secondes.
22:49Autant sur le 42 secondes, c'est un tir lent pour un tir couché, autant l'un en 28.
22:53Ce n'est pas un tir rapide, mais c'est un tir normal.
22:55Oui, on n'est qu'à 4 secondes de celle qui a le mieux tiré, donc ça va.
22:58Après, c'est sûr, il y en a toujours qui vont tirer plus vite.
23:01Il y a quand même une vraie différence en termes de temps de tir entre son couché et son debout.
23:05Son debout est dans des temps standards, alors que le couché est effectivement dans des temps plutôt lents.
23:11Mais par contre, elle a ce résultat du 5 sur 5 qui est aussi très important.
23:15Et a priori, c'est plutôt ce qu'elle voulait atteindre aujourd'hui.
23:17Voilà le tir de Justine décrypté par Alexis et Anaïs pour comprendre l'évolution pendant même une course.
23:26Le tir debout qui était bien meilleur, au niveau rapidité en tout cas pour Justine, que sur le tir couché.
23:31Ça, c'est pour Justine qui occupait la troisième place sur le relais de l'équipe de France.
23:36On va revoir ensemble, avant de l'écouter, Lou Jean Monod au micro de Tanguy.
23:41Eh bien, le tir qui propulse l'équipe de France vers la victoire.
23:45Ce tir debout, mais qui n'était pas si simple.
23:47On se remet dans les conditions sur le pâtire avec l'eau et puis on en profite, tendez l'oreille.
23:51Et vous allez comprendre à quel point, même quand on est en position de s'imposer, le stress est présent.
23:55...
24:05...
24:09...
24:14...
24:18...
24:20...
24:24...
24:53...
24:55C'est dedans et elle peut s'élancer vers la victoire, mais c'est impressionnant.
24:58Année après année, un soupy, ça fait toujours le même effet.
25:01Elle va gagner, mais on a quand même un doute à un moment.
25:04Oui, on l'a dit, petit frisson quand même qui nous parcourt.
25:07Bon, on ne sait jamais, on a confiance désormais en Lou.
25:10Mais oui, on ne sait pas ce qui fait aussi la magie de ce sport.
25:13Ça bascule d'un côté ou de l'autre, mais là, tout était de nature à nous rassurer, c'est bon.
25:18On va l'écouter Lou avec Tanguy pour décrypter notamment ce passage qui a été un petit peu difficile.
25:23Lou après cette première victoire.
25:26Lou, bravo. Qu'est-ce que ça fait de démarrer la saison en levant les bras et en passant la première ligne d'arrivée en tête ?
25:32Ça fait du bien, ça donne beaucoup de confiance. C'est ce après quoi on court. Désolée.
25:40En début de saison, le shoot, le ski, on ne sait pas trop où on en est.
25:43Donc je suis contente de valider ça sur un relay et puis de valider ça correctement.
25:49Vous dites avant la course, on ne sait pas trop où on en est.
25:52Est-ce que vous en savez un petit peu plus maintenant sur vos sensations, sur vos repères par rapport aux adversaires aussi ?
25:58C'est ça qu'on vient chercher ?
26:00Sur les skis, je pense que c'est être dans les clous. Après, c'est des conditions particulières où ça va très vite.
26:04Donc c'est difficile d'avoir un vrai classement, entre guillemets.
26:09C'est surtout sur le tir où j'étais un petit peu en galère sur mon tir couché depuis quelques mois.
26:13Donc je suis contente de valider un plein.
26:15Le debout est amélioré pour la fin de la semaine.
26:18Mais en tout cas, c'est des bons repères. C'est un genre de rythme à prendre et c'est bien de le lancer.
26:25Sur le debout justement où vous passez par les balles de pioche, c'est l'excitation des premières courses ?
26:31C'est des petites erreurs techniques ? Vous avez une capacité en général à analyser très vite ?
26:35Racontez-nous.
26:36La première, je la rate à droite, donc un peu trop pressée de la lâcher.
26:41J'avoue que ma balle de pioche que je rate à nouveau, je pense qu'il me semble qu'elle est aussi à droite.
26:46Il faut que je redemande à Patrick.
26:47Mais un peu le même genre d'erreur, un peu trop pressée, je balaie la cible de droite à gauche.
26:52Du coup, si je la rate à droite, c'est que je suis trop pressée d'appuyer sur la détente.
26:56Donc voilà, c'est des erreurs d'un peu de précipitation.
26:59Il faut que je prenne plus mon temps et ça ira.
27:02Mais c'est vrai que j'ai un peu cette volonté de tirer un petit peu plus vite.
27:05C'est une volonté d'engager la première plus tôt.
27:07C'est nécessairement le genre d'erreur qui va avec.
27:10Donc voilà, c'est juste un petit calibrage à refaire.
27:13L'état d'esprit sera forcément très différent quand on va rentrer dans la semaine avec les courses individuelles,
27:17avec un tir qu'il faudra être beaucoup plus posé sur une course longue comme l'indive.
27:22Oui, complètement. Ce n'est pas du tout le même genre de tir.
27:26Pour le coup, l'individuel, je l'aborderai bien plus calmement, de manière plus safe.
27:31En tout cas, la balle de pioche, elle permet aussi de se délier, de se lâcher un petit peu.
27:36Et c'est aussi pour ça que c'est bien de commencer par l'Irlai.
27:38C'est qu'on a la sécurité de la balle de pioche qui nous permet d'être un peu plus à l'aise.
27:41Et ce ne sera pas du tout le cas sur l'indive.
27:43Donc, il faudra faire un petit compromis.
27:45Pour terminer, un petit pronostic sur la course des garçons.
27:48Norvège-France, mais Norvège sans les bœufs.
27:52On est chauvin sur la chaîne de l'équipe ou pas ?
27:54Un peu, il paraît.
27:56Bon, alors une petite pièce sur les Français.
27:59En toute objectivité, c'est eux les favoris ?
28:01Oui, de toute façon, en plus, c'est clair.
28:03Mais bon, même si ce n'était pas favoris, on dirait quand même que c'était eux.
28:06Merci, Lou.
28:08Pourquoi dit ça, Lou ?
28:09Vous avez bien servi.
28:11Je ne comprends pas.
28:13Magnifique.
28:14On est heureux de voir Lou comme ça, souriante déjà.
28:16Après cette première victoire sur ce relais et cette gestion magnifique de ce tout dernier relais.
28:22Vous avez posé une question à Anne-Sophie.
28:25Vous allez lui répondre en quelques instants sur Justine, sur la stat.
28:28Avant cela, on va juste peut-être décrypter maintenant avec vous, Alexis et Anaïs,
28:32ce tir de Lou très rapidement.
28:35Parce que c'est un tir qui dit beaucoup de la puissance mentale d'une athlète.
28:40Parce qu'elle réussit sur ce tir de bout, non ?
28:42Oui, puis elle le dit très bien.
28:43Elle a voulu accélérer sa vitesse de tir.
28:45C'est ce qu'elle travaille en ce moment.
28:46Et en fait, ça se traduit par des balles qui sortent un peu trop vite du canon.
28:50Elle ne prend pas le temps de s'arrêter assez sur la cible.
28:53Elle anticipe, en fait, la balle.
28:56Mais elle l'a déjà analysée.
29:00Donc, ça veut dire que le travail, il est fait.
29:03Et que les petits réglages qu'elle parle pour l'individuel,
29:06j'ai envie de dire, c'est déjà presque réglé.
29:08Parce que régler, elle n'a même pas besoin de repasser derrière la carave.
29:10Donc, c'est déjà traité dans son cerveau.
29:12Non, mais c'est important ce que vous dites, Anaïs.
29:14Parce qu'Alexis, c'est la force de Lou depuis le début.
29:16Dès qu'elle est apparue au plus haut niveau, on disait,
29:18elle fait une erreur une fois, pas deux.
29:20Et elle avait cette capacité de débrief, d'analyse hyper rapide.
29:24Là, elle le montre encore une fois avec ce que nous dit Anaïs.
29:26Elle a des très bonnes qualités techniques.
29:28Donc, elle peut assez facilement compter là-dessus.
29:30Et si vraiment, ça commence à se dérégler un peu,
29:33elle peut se rappuyer sur sa technique.
29:35Alors, bon, des fois, quand c'est extrême, elle n'arrive pas à le faire.
29:37Mais en général, voilà, elle apprend une fois.
29:39Et si ça coince, elle se repose sur cette technique.
29:41Là, ce qui est intéressant, peut-être aussi de remarquer,
29:43c'est qu'elle s'installe un peu différemment.
29:45En fait, il y a beaucoup de personnes qui sont inspirées du goudal
29:47et qui ont changé la façon d'enlever la carabine au niveau de la position.
29:51On voit, elle ne l'enlève plus de la même façon.
29:52Donc, certainement qu'elle est prête peut-être un peu plus vite qu'avant
29:54à lâcher sa première balle.
29:55Et c'est là où il y a des billets athlètes qui peuvent se faire avoir.
29:57C'est que, vu qu'on est prêt à tirer plus rapidement que les années précédentes,
30:02il faut être capable de tirer en étant plus essoufflé.
30:04Parce qu'en fait, plus on va attendre sur ce pas de tir,
30:06plus l'essoufflement, il va baisser.
30:08Mais si on est prêt et qu'on est encore très essoufflé,
30:10des fois, on peut un peu coincer.
30:11Et si, au bout d'un moment, on se dit,
30:12mais je suis prêt déjà depuis 3-4 secondes,
30:14j'ai toujours pas tiré, ça commence à faire beaucoup,
30:16c'est là qu'on peut avoir envie de se précipiter.
30:17Et il y a peut-être des choses comme ça, voilà, à certains niveaux,
30:20pour Lou, qui peuvent s'enchaîner, la déstabiliser.
30:25Et là, sur son tir debout, moi, j'ai trouvé quand même
30:27qu'entre le moment où elle a coupé sa respiration
30:29et le moment où elle a appuyé sur la détente pour que le coup parte,
30:32il y a eu beaucoup de temps.
30:33Encore une fois, peut-être ce pas dans le vide,
30:35voilà, elle est prête, elle se dit, bon, ça fait un moment,
30:37je veux vraiment pas la rater, je la retiens, je la retiens.
30:39Puis finalement, hop, je me précipite au tout dernier moment
30:41pour enfin libérer, justement, cette libération
30:46d'enfin tirer cette première balle debout et de partir.
30:49Après, la deuxième qu'elle rate,
30:51il y a les autres qui arrivent en même temps.
30:52Pareil, premier relais, on les entend arriver.
30:54Ça peut être quelques secondes d'inattention
30:57et vous ratez une deuxième balle.
30:58Bon, l'important, c'est qu'au moment où elle s'est dit,
31:00là, j'ai plus le droit à l'erreur, je dois repartir,
31:02elle a réussi à la mettre et elle est allée gagner la course.
31:05Et elle est allée remporter la première course de la saison.
31:07Une question que vous auriez pu nous poser sur l'équipe Connect
31:09avec le QR code qui est en bas à droite de l'écran.
31:11Mais c'est Anaïs qui y a pensé tout à l'heure.
31:13On peut répéter votre question au sujet de Justine ?
31:16Combien de 10 sur 10 en relais ?
31:19J'ai dit en relais.
31:20En relais ?
31:21Aucune pioche ?
31:22Aucune pioche en relais.
31:23Pour Justine, en relais ?
31:24En relais féminin, aucun.
31:25C'est la toute première fois qu'elle y parvient.
31:28Sur un relais mixte, elle y était déjà parvenue une fois.
31:31Une fois sur un relais mixte.
31:32C'était ici, justement, à Ostersund en 2023.
31:35Mais sinon, c'est une grande première, effectivement.
31:37Bien vu.
31:38On a vraiment les meilleurs experts.
31:39Honnêtement.
31:40Heureusement, vous êtes là.
31:41Le pot, je vais aller grimper.
31:45Justine Brézasse-Boucher qui réussit donc cette performance.
31:47Une première avec aucune pioche sur un relais.
31:51Ça vous est arrivé à vous ?
31:53Anaïs, vous vous rappelez ?
31:54C'est sur les relais que j'ai fait mes meilleures courses.
31:56Combien de fois, vous avez une idée ?
31:58Parce qu'on a la réponse.
31:59Non, j'ai pas en tête.
32:00A peu près.
32:01Je l'ai pas, ça.
32:02Moi, je l'ai.
32:03Ah, ok.
32:04Heureusement.
32:05Non, je sais pas.
32:06Je dirais 3, 4, plus.
32:08Vous êtes trop fort.
32:093 fois.
32:103 fois.
32:11Aucune pioche pour Anaïs Chevalier-Boucher.
32:13Dont une fois à Ostersund.
32:14Bravo Anaïs.
32:15Je me rappelle de celle.
32:16Oui.
32:17Vous avez rappelé tout.
32:18Vous êtes une machine.
32:19C'est ce qui nous permet de prendre le globe,
32:21je crois, en 2023.
32:23Et vous l'aviez gagné.
32:25On avait gagné.
32:26On a les images, je crois.
32:28Mais là, je vais peut-être trop vite.
32:30Non, mais on va les avoir.
32:31Le temps de rebondir un peu.
32:32Et puis, vous inquiétez pas, on va avoir les images.
32:34On a parlé du tir.
32:36Eh bien, regardez.
32:37A peine le temps de faire une petite pirouette.
32:39Elles sont là, les images.
32:40Voyez, Geoffrey en régie avec Redouane, Garance et toute l'équipe.
32:44C'est bien ce relais-là que vous gagnez à Ostersund.
32:49C'est toujours aussi beau.
32:50Ça remonte à quelques années.
32:52Ça ne me rajeunit pas.
32:54C'était 2021.
32:552021.
32:56Ok.
32:57Ça ne me rajeunit pas non plus.
32:59A peine moi.
33:00Je crois que c'est la dernière fois que l'équipe de France a remporté un relais féminin à Ostersund.
33:05Bon, désormais, il y a le 28, 29, 28 novembre 2025.
33:10On est 28 ou 29 ?
33:1129.
33:1229.
33:1329.
33:14Elle est bien partie cette saison.
33:16Tant que l'équipe de France gagne sur la piste, tout va bien.
33:18Oui, s'ils sont moins approximatifs que nous, c'est bon.
33:20Ils sont en meilleure forme que nous sur ce début de saison.
33:23Alors, on a beaucoup parlé du tir avant d'accueillir les garçons
33:26pour leur traditionnel réglage pour le deuxième événement biathlon de ce jour.
33:30Alors, on va s'intéresser au ski parce que c'est ce qu'on guette évidemment sur une première course.
33:34La forme à ski, ça donne quoi ? Ça, c'est pour vous, Alexis.
33:37On va découvrir les temps de ski et ça…
33:40Bon, on va les découvrir ensemble.
33:41Qu'est-ce que ça a donné du côté de l'équipe de France ?
33:43La forme à ski sur l'ensemble, le temps de ski total.
33:47Alexis, décryptez ça pour nous.
33:49C'est l'équipe de France.
33:50Si on additionne les temps de ski des quatre relayeuses de toutes les nations,
33:55c'est l'équipe de France qui est allée le plus vite.
33:57Vous voyez, elles mettent 15 secondes à la suède.
34:00C'est là qu'on peut penser que si Elvira Heuberg revient dans cette équipe,
34:04peut-être que ces 15 secondes sera plus difficile à aller les chercher.
34:0723 secondes sur l'Italie.
34:10Grâce à des très bons temps de ski de Lisa Vitozzi et Dorothea Vireur,
34:14ça a permis de compenser finalement les temps de ski de Carrera et de Aoran Thaler,
34:19qui sont allés un tout petit peu moins vite.
34:21Mais globalement, on voit que c'est l'équipe de France qui va le plus vite,
34:24mais qu'il n'y a pas beaucoup de marge.
34:27Il y en a un petit peu plus sur l'Allemagne et la Norvège.
34:30Beaucoup plus.
34:31Et là, c'est un peu plus inquiétant.
34:32Ça s'explique comment on va découvrir ces écarts avec la Norvège et l'Allemagne en 1,26, 1,57.
34:39Là, c'était la catastrophe totale pour la Norvège et l'Allemagne.
34:42À la base, on s'est dit que la Norvège et l'Allemagne ratent parce qu'elles ne tirent pas bien.
34:48Mais en fait, quand on regarde un peu plus en détail, elles ratent aussi parce qu'elles ont très mal skié.
34:52Et ça, c'est un peu inquiétant.
34:54On est sur la première course de l'hiver.
34:55Il y a des temps de ski, notamment pour Tendrevold, qui est assez loin, à 35 secondes.
34:59C'est sur le même relais que Lampic qui allait très vite.
35:01Mais tout de même, Tendrevold n'est pas 10 secondes plus lente qu'Océane.
35:06Feinstein-Movic à 53 secondes, là aussi, c'est assez lent.
35:09Pour les Allemandes, Grossian n'est pas dans le coup, pas super bon au niveau de son temps de ski.
35:14Preuss, je pense qu'elle a relâché dans le dernier tour.
35:16Donc, on ne va peut-être pas en tenir compte et on attendra la première course individuelle
35:19ou le relais de demain, si elle y participe.
35:21Mais grosso modo, ce qui ressort, c'est ça.
35:24C'est que les Allemandes et les Norvégiennes, aujourd'hui, n'étaient pas dans le tempo sur les skis.
35:28Alors, on parlera de Vitozzi, de Vireur, parce qu'elles sont en très grande forme sur cette première course.
35:32Vous l'avez dit également, Alexis, dans un instant.
35:35On s'intéressera à Océane Michelon également parce que ce sera intéressant de la réécouter au sujet de son tir.
35:41Là aussi, très, très grande force mentale d'Océane.
35:44Et puis, on attend les garçons.
35:45Vous voyez, la nuit est tombée du côté d'Ostersund.
35:48Il est 15h18, nuit totale déjà.
35:51Enfin, totale, non.
35:52Pas complètement, mais pas loin.
35:54Sur notre échelle, c'est la nuit totale.
35:57Ostersund, où l'on attend les garçons pour le relais homme après la victoire des filles.
36:01A tout de suite.
36:02On est ensemble pour 9h de biathlon pour une formidable reprise.
36:05Une très belle journée pour lancer cette nouvelle saison en demi-athlon.
36:22Vous voyez comme c'est beau, Ostersund, alors que la nuit est en train de tomber déjà à 15h26.
36:27Le pas de tir se prépare à accueillir les garçons pour la deuxième course du jour après la victoire de l'équipe de France.
36:32Défi pour le premier relais.
36:34D'ailleurs, est-ce que vous faites pas du dire pour ceux qui nous rejoignent, Anne-Sophie ?
36:38Parce qu'on va récapituler ce qui s'est passé sur la première course ensemble.
36:41Vous l'avez dit, on n'a rien entendu.
36:42On n'a rien entendu.
36:43Alors, vous n'avez rien entendu.
36:44Si vous arrivez, Anne-Sophie va se charger de vous rappeler les temps forts du relais femme avant de basculer sur le relais.
36:50Oui, on va revoir les images de ce premier départ de la saison.
36:54Départ électrique selon les biathlètes qui sont ensuite venus au micro de Tanguy et Charles-Antoine.
37:00C'est Jeanne Richard qui est là pour l'équipe de France.
37:03Deux balles de pioche au tir debout pour Jeanne.
37:05Mais finalement, elle pourra ressortir sans passer par l'anneau de pénalité.
37:10On a peur quand même au moment du passage de relais entre Jeanne et Océane.
37:14Hop là, c'est Lisa Thérèse Hauser qui chute.
37:18Mais finalement, Lisa Thérèse Hauser est bien là.
37:21Regardez, au premier plan, c'est elle qui sort en tête du debout.
37:25Alors que Océane Michelon fait trois pioches.
37:28Trois pioches, elle en a parlé au micro de Tanguy.
37:30Elle espérait vraiment que ça n'empiète pas sur les performances de l'équipe de France.
37:36Contrairement au gros raté d'Ingrid Tendrevol.
37:38Trois tours de pénalité au total.
37:40Deuxième relais, c'est la Tchéquie qui est en tête devant l'Autriche et la France.
37:44La revenante Lisa Vitozzi ramène l'Italie.
37:48France, Italie, Autriche ressortent ensemble du tir debout.
37:52Mais Justine Bresas-Boucher va mettre une belle attaque et passer le relais en tête à Lou Jean Monod.
37:59Lou Jean Monod au tir, c'est absolument impeccable sur le coucher.
38:02Alors qu'au tir debout, petit frisson on le disait, deux balles de pioche pour Lou sur ce tir debout.
38:13Mais elle aura bien assez de marge pour ressortir devant ses adversaires.
38:17Victoire donc pour l'équipe de France sur la première course de cette saison.
38:22Devant les Italiennes de Lisa Vitozzi et les Tchèques de Marchetta Davidova qui n'avait pas connu ça depuis bien des saisons.
38:31L'Allemagne de Francisca Preuss.
38:33Un tour de pénalité pour elle termine onzième.
38:37Et la Norvège, treizième.
38:39Treizième position effectivement pour la Norvège.
38:42On verra la mésaventure de Tendrevol dans le détail dans quelques instants.
38:46On a vu Alexis et Anaïs cette image de la chute pendant la transmission du premier relais.
38:52On a eu peur que ce soit étudié pour une éventuelle faute.
38:56Alors c'est justement la faute à qui Anaïs sur cette chute à venir ?
39:01C'est un peu cafouillage.
39:04C'est la faute de Perse.
39:07C'est un peu la faute de Lisa Hauser qui traverse et qui ne regarde pas.
39:11Après les passages de relais on le sait, c'est toujours un petit peu comme on peut.
39:17Mais là il n'y aurait pas pu avoir de réclamations de toute manière de l'Autriche
39:21parce que c'est quand même Lisa qui est en tort.
39:23Et la circulation se passe comment Alexis sur ce moment-là ?
39:26En fait là on voit clairement qu'elle vient, c'est elle qui vient se décaler au tout dernier moment.
39:30Quand tout le monde est lancé à pleine vitesse, elle vient se mettre juste devant Lou.
39:33Il ne faut pas se décaler.
39:34Donc en fait Jeanne n'a plus de place pour passer tout simplement.
39:37Elle se rend compte que c'est de la faute de sa coéquipière.
39:42Sa coéquipière elle ne la repère pas.
39:43Normalement quand on arrive pour passer un relais, on repère.
39:46Et là vous voyez elle est du mauvais côté par rapport à Jeanne
39:48pour pouvoir aller normalement sur le côté gauche par rapport à elle et sa direction à elle.
39:52Elle est censée quand elle arrive aller sur la gauche pour donner le relais.
39:54Sauf que Lisa Theresa Hauser se dit
39:56elle est sur la droite de Jeanne, elle ne va pas pouvoir passer, je me décale.
39:58Donc elle vient se mettre devant la Française.
40:00Donc Jeanne qui est lancée pleine balle vient la percuter
40:02parce qu'elle ne peut pas freiner à ce moment-là.
40:04Et c'est la coéquipière en fait qui aurait dû se placer
40:06dès le début de l'autre côté par rapport à Jeanne.
40:08Et ça aurait permis à tout le monde de ne pas se faire peur.
40:12Mais par contre ça l'a bien réveillé Lisa Theresa Hauser
40:15parce qu'elle a fait un très très beau relais
40:17et peut-être même le meilleur relais qu'elle n'a pas fait depuis toute la saison dernière.
40:20Et bien voilà, chaque chute, enfin une chute sur chaque relais
40:23et puis elle sera bien pour les prochains relais.
40:26Blague à part il y a des règles, des codes à ce moment-là.
40:30En fait c'est ce que j'allais dire.
40:32On a eu le doute à un moment que finalement Jeanne n'ait pas touché Océane.
40:34Mais vu comme Océane part, comme elle part,
40:38finalement on ne voit pas trop ce qui se passe autour,
40:40c'est sûr qu'elle a été touchée parce qu'en général on sait
40:42que ça vaut une disqualification ou une pénalité.
40:45Donc on attend que notre coéquipière nous touche là.
40:48Océane elle a l'air tellement, on le voit sur l'image là,
40:51on ne sait pas trop si ça touche mais vu comme elle part,
40:53elle a été touchée parce qu'elle est déterminée.
40:56Sinon il y aurait un petit temps de hésitation.
40:58Donc aucun doute.
40:59Et un tout dernier mot pour notre curiosité Alexis,
41:02un peu comme dans la circulation,
41:04il y a des conducteurs moins prévenants que d'autres
41:08au moment de passer des relais, moins sympas,
41:11qui faisaient des choses pas très bien.
41:13Il faut passer, des fois on est un peu obligé de passer un peu en force.
41:16Enfin, ça reste du sport.
41:18Il y a certaines situations, c'est pas le but,
41:21mais c'est soit on se fait marcher dessus, soit on marche sur les autres.
41:23Donc on essaie de faire un peu au mieux.
41:24Après, c'est ce qu'on dit à chaque fois dans tous ces cas,
41:26c'est qu'il n'y a pas de règle établie.
41:27Et donc c'est toujours hyper compliqué.
41:29Là, ce qui est bien dans l'histoire,
41:32c'est que vraiment on voit que Lisa Thérésa Hauser se décale
41:34et vient coincer Jeanne.
41:35Donc en fait, que Jeanne ne peut rien faire et que c'est pas de sa faute.
41:38Par contre, il y a une règle qui est définie,
41:40c'est que le coureur le plus avancé dans la course a la priorité.
41:43D'accord.
41:44Donc là, dans tous les cas, le cours...
41:47Ah non, pas dans tous les cas.
41:48Non, j'allais dire une métisse.
41:49Parce que je ne sais pas, du coup, Alexis...
41:52Mais même ça, il faut en parler avec Christophe Vassalou,
41:54qui est un peu le référent de la FFS pour l'IBU,
41:57sur certaines de ses règles où justement,
41:59pour moi, j'ai toujours été dans cette idée le plus avancée.
42:01Quand on parle des fois de la note pénalité,
42:03à la sortie de la note pénalité, il y en a qui se percutent.
42:05A priori, ce n'est pas si évident que ça quand même.
42:07C'est plus toujours un peu à l'appréciation de la situation globale.
42:11Et voilà.
42:12Bon, des fois, comme aujourd'hui, ce n'est pas grave
42:14parce que Lisa Thérésa Hauser n'a pas cassé sa carabine.
42:16Elle fait un super relais.
42:17Donc finalement, on l'oublie assez vite.
42:19Après, c'est sûr que si à ce moment-là,
42:20elle casse sa crosse et que du coup, elle ne peut pas faire la course,
42:22c'est plus de discussions,
42:24c'est plus de choses qu'il faut regarder.
42:26Mais il y a tellement de choses potentielles
42:29qui peuvent arriver pendant une course de biathlon
42:30qu'on ne peut pas faire un règlement.
42:32C'est un règlement qui est déjà très complet, très dense.
42:34On est obligé, certaines fois,
42:36de garder un peu l'appréciation du jury pour certaines décisions.
42:39Et quand elle se relève, son premier geste,
42:41c'est vite de toucher sa coéquipière.
42:43Ça marche ou c'est à sa coéquipière de la toucher ?
42:45Oui, c'est tout.
42:47Je ne sais pas, justement.
42:48Parce que tout de suite, elle fait ça.
42:50Et après, sa coéquipière la retouche.
42:52Oui.
42:53Et puis, je me suis dit, mais Hauser,
42:54elle était première ou deuxième relais ?
42:55Attends, je ne l'ai plus.
42:56Il y avait de la confusion.
42:57C'est ce que j'ai dit tout à l'heure.
42:58C'est qu'on ne part pas tant qu'on n'a pas été touché.
42:59Donc finalement, elle a dû se dire,
43:00panique à bord, il faut qu'on me touche pour que je parte.
43:03Là, ce qui est sûr, c'est qu'elle n'a pas été touchée.
43:05Donc, elle le sait.
43:06Donc, elle retourne voir sa coéquipière.
43:07Et puis, elle la touche.
43:08Elle se touche.
43:09Elle se touche.
43:10C'est bon.
43:11Vous voyez tout ce qu'on peut dire ?
43:13C'est un contact corps à corps entre les deux qui se passe le relais.
43:18Donc, je pense que ça marche dans les deux sens.
43:20Ça a marché.
43:21Ça a été validé.
43:22En tout cas, voilà la première mésaventure de cette saison.
43:25Et elle était pour la Norvège.
43:26Il y a eu une autre mésaventure de Tendrevol dans la voie dans un instant.
43:29Mais on va réécouter Océane Michelon, si vous n'étiez pas avec nous tout à l'heure.
43:32Océane Michelon, c'est là encore, tendez l'oreille.
43:35Remarquable d'analyse et de lucidité au micro de Tanguy.
43:38Elle a connu un tir debout difficile.
43:41Écoutez Océane Michelon.
43:44Oui, avec Océane, sportivement, la France est en tête à l'entame de ce dernier relais.
43:51Donc, tout va bien.
43:52Ça, c'est pour le collectif.
43:54Pour ce qui vous concerne, on sent qu'il y a eu de l'excitation.
43:57On sent qu'il y a de la difficulté sur les premières balles de la saison.
44:00Il y a eu des erreurs chez un peu tout le monde.
44:03Comment vous expliquez ce tir debout ?
44:05Où ça se termine bien, mais vous n'êtes pas passée loin de la correctionnelle.
44:08Oui, j'ai un petit peu...
44:10Désolée de l'expression, j'ai un peu serré les fesses, j'avoue.
44:13Non, non.
44:14En fait, j'arrive derrière Lisa, pas très loin.
44:17Et en fait, je sais que ces derniers temps, mon debout, justement, est plutôt solide.
44:21Et je me dis que ça peut faire la différence.
44:24Et je pense que je me prends justement trop dans cet enjeu-là.
44:27Et un petit peu trop précipitée, un peu trop crispée.
44:31Et de toute façon, on m'a dit, ça poussait la rafale et tout.
44:34Ce n'est pas la rafale, c'est clairement moi.
44:37Je les vois, elles sont toutes haut de gauche ou haut de droite.
44:40J'ai du mal à me laisser rentrer dedans.
44:42Donc, tant pis, l'erreur est faite.
44:45Et j'ai essayé de me rattraver comme je pouvais sur les pioches.
44:49Ça commençait à trembler fort.
44:50Et la dernière, je me suis employée pour la mettre.
44:53Mais je me suis dit une chose, c'était que je n'avais pas le droit d'aller sur l'anneau aujourd'hui.
44:56Et c'est ma petite victoire du jour après la déception du debout.
44:59Anaïs, on voulait entendre de nouveau Océane parce que c'est tellement capital pour le mental des billets athlètes.
45:06Nombre de billets athlètes n'ont pas réussi ce qu'elle s'est fixé comme objectif de ne pas aller sur l'anneau des pénalités.
45:11Parfois, ça peut être un peu dévastateur au niveau mental.
45:13Sur cette première course, Océane, elle réussit cette performance-là.
45:16Et c'est la plus belle des performances qu'elle pouvait réussir ?
45:19Oui, on a l'habitude de dire que quand on tient une pioche, il faut la mettre.
45:25Mais c'est vrai que quand on a trois balles de pioche pour trois balles, on voit sur la dernière balle de pioche,
45:30elle fait une petite flexion parce qu'elle a les jambes qui tremblent.
45:33Il y a de l'enjeu derrière les deuxièmes relayeuses.
45:35Elle sait que l'équipe de France peut gagner, mais avec un tour de pénalité, ça va devenir plus compliqué.
45:40Donc elle a bien réussi à gérer ça et comme elle le dit, c'est une petite victoire.
45:45Et ça, c'est quelque chose qu'il faut qu'elle retienne pour la suite.
45:50C'est qu'elle est capable de le faire et peut-être qu'elle ne se mettra plus dans cette situation-là.
45:54On n'aime pas gérer ces situations, c'est un peu l'urgence.
45:58Donc elle a déjà très bien débriefé et elle peut être fière de ce qu'elle a fait sur ce tir debout.
46:03On s'y intéresse encore quelques secondes, Alexis, parce qu'on sait à quel point Océane sort d'une saison remarquable.
46:09Et c'est l'une des grosses attentes également du côté de l'équipe de France.
46:12Cette gestion-là aujourd'hui, c'est de bonne augure pour la suite de sa saison.
46:15Oui, toujours ces moments-là où il ne reste plus qu'une balle, on n'a plus qu'une chance sinon c'est la note de pénalité.
46:19Si on est en capacité de se reprendre et de la mettre, ça monte quand même de la solidité, ça monte du travail.
46:25On ne sait pas, mais peut-être que l'année dernière, en début de saison, la même situation, elle aurait raté la balle, elle serait allée sur la note de pénalité.
46:31Là, il y a eu du travail, 8 mois de plus de préparation, un statut qui change, qui évolue.
46:38Elle a quand même réussi à aller chercher une médaille mondiale en individuel.
46:41Elle a pris vraiment une place dans l'équipe.
46:43Elle a un titre en collectif.
46:46Donc vraiment une dimension complètement différente pour elle entre le début de la saison dernière et le début de cet hiver.
46:53Il faut quand même laisser à toutes ces plus jeunes, parce que bien sûr, Justine, Lou, Julia, quand elle va revenir, on va attendre beaucoup d'elles.
47:00Parce qu'on sait de quoi elles sont capables.
47:02On a encore pour Jeanne, pour Océane et puis les autres qu'on va découvrir aussi sur le reste de la semaine prochaine qui composent cette équipe de France.
47:10Elles ont changé de dimension.
47:12Elles apportent des nouvelles choses à l'équipe.
47:14Donc il faut aussi leur laisser leur phase de développement.
47:17Et là, Océane, on le sent tout de suite.
47:20C'est un grand talent.
47:20On l'a vu l'année dernière et on sent qu'elle est capable de répondre présente, même quand ça se corse.
47:25Et c'est là où on se dit qu'elle a le talent.
47:27On l'a comparé pas mal de fois l'année dernière avec Lou en disant qu'elle était très complète, qu'elle a de grandes chances de faire une belle carrière.
47:36Là, ça peut être des prémices.
47:38Alors c'est encore hyper long, c'est que la toute première course.
47:40Mais c'est un peu dur pour elle.
47:42Elle arrive à aller chercher sans faute cette balle dedans pour ne pas aller sur la nôtre pénalité.
47:47Et ça lui permet de s'être enrichie encore une fois d'une nouvelle expérience.
47:50Voilà pourquoi on voulait s'intéresser à ce moment précis pour Océane Michelon, qui était deuxième relayeuse aujourd'hui du côté de l'équipe de français.
47:57Et en s'intéressant aux « favorites » de la saison, les noms plus reconnus, Ingrid Tendrevold.
48:05On va redécouvrir sa mésaventure qui vous dit à quel point c'est parfois troublant ce qui peut se passer sur un pas de tir.
48:13Anaïs, là, on vous ressent le doute énorme.
48:16Elle se pose quoi comme question ? Elle est en train de chercher quoi, Ingrid Tendrevold ?
48:19Elle est en train de se demander si elle a tiré toutes ses balles de pioche ou s'il lui en reste.
48:24Mais c'est vrai que c'est étonnant comme image.
48:27Alexis, voir Tendrevold, c'est quoi ?
48:29C'est un moment où notre cerveau s'oublie un petit peu ?
48:32Elle était ailleurs et elle se rend compte qu'elle a fait une bêtise peut-être ?
48:37Assez souvent, quand on fait un tir en relais et qu'il y a le stress, il y a beaucoup de choses qui ne se passent pas comme prévu,
48:42la première balle de pioche et même des fois la deuxième, on les tire un peu sans s'en rendre compte de manière très automatique.
48:50Et donc, on n'est pas tout à fait conscients ou conscientes de ce qu'on est en train de faire.
48:54Et donc là, elle a dû tirer sa première pioche sans trop s'en rendre compte.
48:57Ensuite, elle fait la deuxième, la troisième.
48:59Elle termine toutes ses balles de pioche.
49:00Mais à ce moment-là, elle repart et elle se dit, attention, si je n'étais pas toutes tirées, ça va être deux minutes de pénalité par balle pas tirée.
49:09Donc, il vaut mieux que j'évite de repartir sans toutes les avoir tirées.
49:12Elle décide de prendre 5-6 secondes de plus pour vérifier si c'est quelque chose qui peut arriver.
49:18C'est une réaction qui est la meilleure quand on n'est pas sûr.
49:20Après, le mieux, c'est quand même d'être sûr et d'éviter de perdre 5 secondes de plus quand c'est déjà mal fait.
49:24Un bon réflexe dans un moment d'oubli pour Ingrid Tendrevold.
49:28On va s'intéresser aux favorites, justement, au niveau du tir.
49:32Cette stat qui va s'afficher pour découvrir quoi comme enseignement sur ce relais ?
49:37Alors, les tours de pénalité et de pioche.
49:40Regardez la Norvège.
49:41Alors, elles ont tourné 4 fois, les Norvégiers, l'incroyable.
49:444 tours de pénalité, 14 pioches.
49:47Anne-Sophie, l'Allemagne n'est pas beaucoup mieux lotie sur ce tableau-là.
49:51Oui, effectivement, 4 tours de pénalité pour cette équipe de Norvège
49:56avec la grosse mésaventure pour Ingrid Tendrevold
50:00avec un tour de pénalité sur son tir couché.
50:04Deux tours dans la foulée sur son tir debout.
50:07Et puis, on ne l'a pas vu à l'écran parce qu'elles étaient beaucoup trop loin.
50:10Mais la troisième relayeuse, Ragnine Femsteinovic,
50:13elle aussi est allée tourner sur le tir debout.
50:15Donc, au total, ça fait 4 tours de pénalité pour ces Norvégiennes.
50:19La Norvège en perdition, l'Allemagne également, qui termine en 11e position.
50:25Ça, c'était pour l'Allemagne de Preuss et la Norvège de Tendrevold.
50:29On attendait avec beaucoup d'impatience l'Italie de Vitozzi et de Vireur.
50:33Et surtout, Vitozzi 622 jours après sa dernière apparition sur le circuit.
50:37Et là, c'est remarquable, Anaïs.
50:39Est-ce qu'elle vous a bluffé, Lisa Vitozzi, sur son niveau pour sa toute première course ?
50:43J'ai eu un petit doute sur le deuxième tour parce que je trouvais qu'elle faisait moins les relances,
50:48que c'était moins engagé, un petit peu sur la retenue.
50:53J'avais cette sensation-là sous les skis.
50:56Après, elle était avec Justine.
50:57Je pense qu'elle a fait comme nous ces deux dernières années.
51:00Elle a regardé toutes les courses.
51:02Donc, elle sait à qui elle a affaire.
51:06Sur cette relance-là où j'ai trouvé que c'était un petit peu en dedans.
51:11Je me suis dit, tiens, est-ce qu'il lui en manque ?
51:13Et puis, en fait, sur le dernier tour, elle nous a montré que pas du tout.
51:15Elle en avait certainement gardé sous les skis.
51:17Et comme Justine l'a souligné tout à l'heure, je pense qu'elle n'a pas de souci à se faire.
51:21Elle a le niveau.
51:22À voir, là, c'était 6 kilomètres en confrontation.
51:24À voir sur un 15 kilomètres en individuel, comment ça évolue.
51:29Mais je pense qu'elle a bien travaillé.
51:32Et si elle revient, après ce qu'elle a traversé,
51:34si elle revient, c'est qu'elle est prête.
51:35Elle ne revient pas pour rien.
51:37Lisa Vitozzi qui a remporté le club de cristal avant de connaître ses soucis de blessure,
51:41notamment au dos.
51:42On va l'écouter au micro de Tanguy.
51:44Allons-y.
51:44Lisa Vitozzi avec Tanguy.
51:47Ça fait quoi d'être de retour sur la Coupe du Monde ?
51:53C'est incroyable et vraiment commencer comme ça, c'est encore plus beau.
51:59C'était vraiment difficile l'année dernière.
52:06Vraiment, ce n'est pas pour moi de regarder le biathlon à la télé.
52:08Et aujourd'hui, on a pu vous comparer avec Justine, par exemple.
52:19C'était comment de vous comparer aux autres ?
52:22C'était comme je l'espérais.
52:25Je me suis vraiment bien sortie sur la piste.
52:27Je me suis dit que j'étais bien quand j'ai réussi à suivre Justine.
52:37J'ai encore du mal à savoir, mais je me suis sentie bien aujourd'hui.
52:46Vous battez pour le club de cristal cette saison ?
52:50Non, mon objectif cette saison, c'est les Jeux olympiques.
52:58Et on verra bien, mais évidemment, j'ai envie d'être tout en haut.
53:03Avec Justine, mais avec les autres filles aussi.
53:06Mais mon objectif principal, c'est bien les Jeux olympiques.
53:10Lisa Vitozzi pour sa première cette saison.
53:12Et puisqu'on parle de comparution, Tanguy,
53:15entre Lisa Vitozzi et les autres,
53:17la comparution sur les conditions
53:20entre les filles et les garçons
53:21sur le pas de tir, ça a l'air différent.
53:27Justement, on va comparer les conditions.
53:30Vous savez où on est ?
53:30On est dans la fosse au plus proche de la piste.
53:33On est à hauteur de piste.
53:34C'est la fosse des photographes.
53:35Il y a quelques photographes triés sur le volet
53:37qui ont le droit de venir prendre des photos.
53:38Regardez, le tapis numéro 1 est à à peine 2 mètres de nous.
53:42C'est l'endroit idéal pour voir,
53:43Messaoud, votre accessoire préféré.
53:46Regardez les Fagnons qui sont là.
53:47On est au plus près du Fagnon.
53:48Et regardez, le Fagnon, il est presque à l'horizontale par moments.
53:51Ça souffle de plus en plus fort
53:53de la gauche vers la droite
53:56quand on regarde le pas de tir.
53:59Et la nuit qui est en train de s'installer.
54:01Si Charles-Antoine élargit un petit peu
54:03et vous montre vers la gauche,
54:04on a le soleil qui s'est couché
54:06derrière le stade d'Ostersund.
54:09On va être dans la nuit totale
54:10pour cette deuxième course.
54:11Alors, je dois rebondir peut-être sur les mots de Tanguy
54:16pour dire qu'effectivement,
54:16on est super bien placé.
54:17Mais surtout, moi, je veux dire des choses sur Lisa Vitozzi.
54:19Ah, très rapidement, Alexis, alors.
54:20Parce que ça me tient à cœur.
54:21Très rapidement, oui et non.
54:23On aura le temps demain, de toute façon.
54:24On reviendra dessus.
54:24Le temps, mais effectivement.
54:25En fait, ce qui est particulier avec Lisa Vitozzi,
54:27c'est que son absence dans la saison de dernière
54:28reste quand même un peu trouble.
54:30On ne sait pas pourquoi elle n'a pas fait la saison.
54:32Est-ce que vraiment elle a eu mal au dos ?
54:33Est-ce qu'elle était en burn-out ?
54:34Est-ce qu'il y a eu d'autres choses ?
54:35Et c'est là où, en fait,
54:36on ne sait pas à quoi s'attendre cet hiver
54:38parce qu'on ne sait pas vraiment ce qu'elle a traversé.
54:40Certes, la communication, ça a été qu'elle a eu mal au dos,
54:42qu'elle ne pouvait pas revenir.
54:43Quand on creuse un peu
54:44et qu'on échange avec des personnes qui la connaissent mieux,
54:46a priori, c'était peut-être un peu plus.
54:49Il y a eu d'autres choses.
54:51Donc là, si on s'en tient uniquement au résultat du jour,
54:55elle est impressionnante.
54:56Franchement, elle va très vite.
54:58Elle a super bien, comme le dit Anaïs,
55:00dans ce deuxième tour, on se pose des questions.
55:01Mais en fait, elle a temporisé pour en garder.
55:03Donc ça veut dire qu'elle est capable même de gérer son effort.
55:06Donc là-dessus, il n'y a pas de souci.
55:06Après, est-ce que c'est parce qu'il y avait un peu de lassitude mentale
55:10ou est-ce que c'est des blessures au dos qui peuvent revenir ?
55:12On ne sait pas.
55:13Et donc c'est ça qui va aussi jouer au fur et à mesure de la saison.
55:15Mais c'est un retour gagnant.
55:18Et nous, on est toujours dans ce questionnement de dire
55:20pourquoi elle a raté la saison dernière
55:22et on verra jusqu'à quand elle peut tenir comme ça.
55:24On va s'y intéresser lors de chaque course pour Lisa Vitodi
55:27parce que c'est évidemment l'une des grandes concurrentes
55:30de Lou Jean Monod pour le Globe de Cristal cette saison,
55:32même si elle a déclaré au micro de Tanguy
55:34que son objectif, c'était les Jeux Olympiques à domicile
55:37à Milan-Cortina.
55:39On marque une très courte pause
55:40et on est ensemble pour le relais homme cette fois-ci.
55:42Vous voyez, ça souffle sur le patir.
55:44C'est beau, Ostersund, mais c'est en train de souffler
55:46très nettement.
55:47Les fagnons qui virevoltent sur le patir d'Ostersund.
55:50On y retourne avec Tanguy juste après une courte pause.
55:52A tout de suite.
55:53Sous-titrage Société Radio-Canada
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