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  • il y a 6 minutes

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00:00Europe 1 Soir Week-end, 19h, 21h, Stéphanie Demureux.
00:04Europe 1 Soir Week-end et j'accueille mes débatteurs de la première heure.
00:08Jules Thorez, journaliste politique au JDD. Bonsoir Jules.
00:10Bonsoir Stéphanie, ravi de vous retrouver.
00:12Vous avez passé une bonne semaine ?
00:13Très belle semaine.
00:14Sébastien Ligné, chef du service politique de Valeurs Actuelles. Bonsoir Sébastien.
00:18Bonsoir Stéphanie.
00:19Alors, ils auraient certainement imaginé cette soirée autrement.
00:24Nos confrères de complément d'enquête, ils auraient sans doute imaginé
00:27cloué au pilori la chaîne CNews. La cible a été manquée
00:31puisque les équipes ont dû couper en catastrophe une séquence
00:35dans laquelle CNews était accusée et est accusée par reporters sans frontières
00:39de ne pas respecter le pluralisme.
00:42Mais alors, manque de chance, l'ARCOM a réfuté ces allégations
00:45quelques heures avant la diffusion du sujet, contraignant France Télévisions à rétropédaler.
00:51Complément d'enquête qui a aussi été obligé de changer d'invité
00:54après le refus finalement d'une chroniqueuse de CNews
00:57de venir en plateau. Bonsoir Philippe Ballard.
01:00Bonsoir.
01:01Vous êtes député Rassemblement National de l'Oise,
01:04vice-président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel.
01:07Alors hier, vous avez un peu sauvé la mise à nos confrères de France Télé
01:10puisque vous avez remplacé au pied levé Elisabeth Lévy.
01:14Alors manifestement, le journaliste Tristan Valec n'a pas eu trop le temps
01:18de changer ses questions car il s'est vraiment adressé à vous
01:21comme si vous étiez au choix le DRH, le directeur général de CNews.
01:27Vous lui avez rappelé à plusieurs reprises que vous n'étiez pas l'avocat de la chaîne.
01:31Je crois que ça a été 5-6 fois.
01:33Je vous le confirme, je ne suis pas l'avocat de CNews, du groupe Bolloré.
01:38Je suis tout simplement, et je suis très fier de l'être, un député Rassemblement National
01:41et un ancien journaliste surtout.
01:43Et c'est aussi pour ça que j'ai remplacé Elisabeth Lévy pendant 40 ans.
01:48J'ai été journaliste, mais je pense que j'ai été un journaliste neutre.
01:53Ça étonnait tout le monde quand j'ai dit je démissionne maintenant
01:56pour me lancer en politique, comme l'on dit.
01:58Et Jordan Bardella m'avait proposé des têtes de liste au moment des régionales à Paris
02:01ce que j'ai bien sûr accepté avec beaucoup de plaisir.
02:05Alors c'est vrai que vous vous êtes retrouvés dans ce fauteuil rouge
02:09avec un journaliste qui essayait un petit peu de vous corneriser
02:13pour dire ça en mauvais français.
02:16Vous l'avez senti comment, vous l'avez vécu comment cette interview ?
02:20Je savais où je mettais les pieds, je ne suis pas né de la dernière pluie.
02:25Mais moi j'aime bien le débat, j'aime bien la confrontation.
02:27Donc il faut y aller.
02:30Ce que j'ai trouvé, je vais dire savoureux, mais je le mets entre guillemets,
02:33c'est que ce sont des personnes, et plus globalement d'ailleurs beaucoup
02:37qui véhiculent des, comme on dit en très mauvais français, des fake news,
02:41donc des mensonges, mais en donnant des leçons, notamment de journalistes.
02:45C'est quand même assez savoureux.
02:47On a l'impression de se faire traiter d'escroc par Bernard Madoff, si vous voulez.
02:51Donc il y a un moment, ça va cinq minutes,
02:54mais j'ai bien aimé cet exercice qui a duré un quart d'heure, un quart d'heure, vingt minutes.
02:59Mais il y avait des fake news.
03:00Je ne sais pas si on peut rentrer dans le détail maintenant,
03:04mais il y a quand même, quand on reproche à CNews,
03:09encore une fois, je ne suis pas l'avocat de CNews,
03:11mais de faire le lien entre immigration et insécurité.
03:14Et là, moi quand j'ai écouté la question,
03:18les bras m'en sont tombés.
03:19Bon, je pense qu'il y a 85% des Français qui font un lien.
03:21Et ils s'appuient sur un rapport de Matignon.
03:25Alors déjà, quand on est un journaliste digne de ce nom,
03:27on croit que c'est source d'information.
03:29On ne prend pas qu'une source d'information,
03:31et en l'occurrence, Matignon.
03:33Et alors, dans sa démonstration,
03:35parce que je le reprends en lui disant,
03:36mais si, il fait 25% des détenus dans les prisons françaises.
03:38Oui, parce qu'il vous parle de preuves scientifiques,
03:41plusieurs fois, à l'appui.
03:42Oui, alors là, mais j'aurais voulu continuer à la limite cette interview,
03:47parce que comment scientifiquement peut-on pondérer,
03:50parce que en fait, c'est ça la démonstration,
03:52des crimes et des délits commis par des étrangers.
03:54Mais quelle est la méthode ?
03:56Enfin bon, on n'a pas eu le temps,
03:57mais j'aurais bien aimé, à la limite, aller encore plus loin
03:59dans cette pseudo-théorie.
04:04Enfin voilà, mais je lui dis dans l'interview,
04:07ce qui fait le succès de certaines chaînes
04:08ou de certaines radios comme Europe 1,
04:10c'est qu'on ne planque pas la vérité.
04:11Vous comme d'autres d'ailleurs.
04:13Mais là, c'est lunaire.
04:15Ces gens-là ne vivent pas sur la même planète.
04:18Alors, est-ce que c'est par conviction politique ?
04:20Est-ce que c'est par, pardon, mais imbécilité ?
04:23Enfin, j'en suis même à me poser la question,
04:26mais ils ne vous disent pas la vérité.
04:27Voilà, oui, bien sûr qu'il y a un lien entre la sécurité et l'immigration.
04:30Sébastien Ligny.
04:30Oui, Philippe Ballard, justement,
04:32est-ce que la question de la privatisation de cette audiovisuelle publique,
04:35du moins une partie,
04:36va finir par se poser dans des termes assez sérieux ?
04:40Parce qu'en effet, vous le dites,
04:41vous dites, bon, on est habitué sur le service public
04:44à être traité de telle sorte
04:46et d'avoir des fake news
04:47ou le refus de faire un lien entre l'immigration et la délinquance,
04:51alors que même que des faits scientifiques,
04:53pour reprendre les mots, existent.
04:55Mais on ne devrait pas avoir à s'habituer à cela.
04:58On ne devrait pas s'habituer à ce que notre service public,
05:01qui quand même est payé par la poche des Français,
05:04qui coûte 4 milliards d'euros par an,
05:06continue ce combat culturel,
05:08ce combat politique,
05:09qu'ils privatisent d'une certaine manière idéologiquement l'antenne,
05:13qu'ils imposent sur une grille la semaine
05:16où une commission d'enquête parlementaire
05:18est lancée sur l'audiovisuelle publique,
05:19que la direction impose sûrement à la va-vite
05:23un complément d'enquête fait sur mesure
05:25pour dézinguer ces news,
05:27est-ce que toutes ces méthodes-là,
05:28qui ressemblent quand même un petit peu
05:30à une prise d'otage de ce service public,
05:32est-ce qu'il ne faut pas cesser,
05:33tout simplement, et mettre fin à la récréation
05:34et dire, maintenant, stop, on privatise ?
05:36Oui, bien sûr, c'est un écosystème
05:39qui s'est développé depuis des dizaines d'années maintenant.
05:42Alors, ils paniquent parce que la bataille culturelle,
05:45ils s'aperçoivent qu'ils sont en train de la perdre.
05:47Mais quand vous avez, y compris le patron de l'ARCOM
05:50qu'on a auditionné cette semaine
05:52lors de la première journée de cette commission d'enquête,
05:54qui nous dit, non, le service public ne veut pas être neutre,
05:57il doit être pluraliste,
05:58là, ça pose un problème.
06:00Non, il doit être neutre,
06:01il ne doit pas être pluraliste.
06:03Donc, c'est vicié à tous les étages, en quelque sorte.
06:06Donc, oui, une façon de régler le problème,
06:08ça sera de privatiser en partie ce service public.
06:11Après, on écoute Europe 1 ou on n'écoute pas Europe 1,
06:13on regarde CNews, on ne regarde pas CNews,
06:15je pourrais multiplier TF1, M6, etc.
06:17Et vous êtes privé, vous n'avez pas d'argent public.
06:19Donc, si les gens ne vous écoutent pas,
06:21vous aurez moins de rentrées publicitaires
06:23et vous mettrez là, évidemment, je n'espère pas,
06:26mais vous aurez des difficultés financières.
06:27On va le dire comme ça.
06:28Eux, ils s'en fichent, mais royalement,
06:30il y a 4 milliards d'euros qui arrivent tous les ans
06:31pour le service public.
06:33Que les audiences soient au rendez-vous ou pas,
06:34on continue.
06:35Regardez, France Info TV,
06:36ils sont à 0,8, 0,9 % d'indice d'écoute.
06:41Ils continuent de rentrer.
06:42Donc, il y a un moment,
06:43il faudra siffler la fin de la partie, bien sûr.
06:45Philippe Ballard, vous veniez de parler de pluralisme,
06:49justement, c'était l'objet hier,
06:52ce mot du reportage,
06:54puisque les équipes de complément enquête
06:55se basaient sur, justement,
06:58Reporters sans frontières
06:59qui affirment que CNews ne respectait pas le pluralisme.
07:03Sauf que dans la journée,
07:03c'est ce que je disais en préambule,
07:05l'ARCOM a clairement indiqué
07:06que c'était absolument faux,
07:07que la chaîne avait respecté ce pluralisme
07:11au mois de mars,
07:12contraignant, d'ailleurs,
07:13France Télé à rétro-pédaler.
07:15Vous, qui êtes président
07:16de la commission d'enquête
07:17sur l'audiovisuel public,
07:18ça vous inspire quoi ?
07:20Je suis vice-président.
07:21Je suis vice-président.
07:22C'est mon collègue...
07:23Non, il ne l'invite pas.
07:24Mon collègue Patrie Léthus,
07:26qui est président,
07:26et le rapporteur,
07:27c'est Charles Aloncle,
07:29nos collègues UDR.
07:32Alors, du coup,
07:32j'ai oublié votre question.
07:33Non, non, ça vous inspire quoi ?
07:35Effectivement,
07:36il y a eu quand même
07:36un petit peu d'improvisation.
07:38Au dernier moment,
07:39ils ont dû recouper le reportage
07:41puisque l'Arcom leur avait
07:42clairement donné tort.
07:44Ils se basaient donc
07:44sur un rapport
07:45de Reporters sans frontières.
07:47Ça interroge quand même.
07:48Oui, mais ça interroge.
07:50À la limite,
07:50on pourrait faire le parallèle
07:51avec l'exemple que je vous donnais
07:52de...
07:53On s'appuie sur un rapport
07:54de Matignon,
07:54sans croiser ses sources,
07:56sans se renseigner
07:57plus profondément.
07:58Là, bon,
07:59alors, Reporters sans frontières,
08:00malheureusement,
08:01ça avait très bien commencé
08:02parce que c'est mieux,
08:03Reporters sans frontières.
08:04C'est à quelques dizaines d'années.
08:07Ils ont fait du très bon travail
08:09et puis au fil des années,
08:10malheureusement,
08:10c'est devenu une sorte
08:11d'officine
08:12plus ou moins gauchiste,
08:15wokiste,
08:16sur lesquelles
08:16s'appuyer sur eux,
08:17effectivement,
08:18c'est part de ça.
08:18Et puis surtout,
08:19je ne sais pas
08:20comment ils ont fait
08:21leur pseudo-étude
08:23qui débouche sur ce résultat,
08:24mais visiblement,
08:25c'est faux.
08:26Et il faut rajouter,
08:27alors là,
08:27encore une fois,
08:29je ne suis pas l'avocat de CNEWS,
08:30mais on sait très bien
08:30parce que je faisais partie
08:32d'une autre commission
08:32d'enquête parlementaire
08:33sur l'attribution
08:34des chaînes de la TNT.
08:35Et dans cette commission,
08:37mais clairement,
08:37les députés écologistes
08:39et les députés de gauche
08:41disaient,
08:41mais nous,
08:41on n'ira jamais sur CNEWS.
08:43Alors évidemment,
08:44à partir du moment
08:44où on ne va pas sur une chaîne,
08:46on ne peut pas comptabiliser
08:47votre temps de parole
08:47par définition.
08:48Alors c'est sûr
08:49qu'à l'arrivée,
08:50oui,
08:50il y a un déficit,
08:51mais un déficit...
08:52Il n'y a pas eu de déficit,
08:53justement.
08:54L'ARCOM a dit
08:54que le pluralisme
08:56avait été respecté,
08:57donc a battu en brèche
08:58ces accusations,
08:59clairement.
09:00Oui,
09:00parce qu'en fait,
09:01il y avait plusieurs tableaux
09:02de mémoire.
09:03Il y en avait un,
09:03c'était sur les diffusions
09:04de nuit.
09:05Il donnait l'exemple
09:07de François Hollande
09:07diffusé à 5h du matin.
09:09Mais il y avait un autre tableau
09:10qui montrait,
09:11je me rappelle très très bien,
09:12dans les matinales notamment,
09:14où il disait,
09:15bah oui,
09:15mais CNEWS
09:15est complètement déséquilibré.
09:17On donne davantage
09:17la parole aux gens
09:19qui se situent
09:19dans une certaine...
09:20Enfin,
09:21ce qu'ils appellent
09:22extrême droite
09:23ou droite.
09:24Oui,
09:24mais à partir du moment
09:25où vous avez des députés de gauche
09:26qui ne veulent pas s'exprimer
09:30à déséquilibre le compteur
09:31à l'arrivée.
09:32Reporteur sans frontières,
09:34d'ailleurs,
09:34mon cher Philippe Ballard,
09:35qui avait...
09:36qui s'était clairement
09:37prononcé
09:38contre le Rassemblement National
09:40durant la campagne
09:42des législatives.
09:44Oui,
09:44il n'y a pas qu'eux,
09:45mais entre autres,
09:46oui,
09:46c'est pas...
09:47Non, mais bon,
09:47c'est un petit peu embêtant
09:48pour...
09:49C'est pas leur vocation,
09:51a priori,
09:52reporter sans frontières.
09:54Oui,
09:54pas plus que le syndicat
09:55de la magistrature,
09:56si vous voulez.
09:56Mais tous avaient fait
09:57des communiqués
09:58pour appeler
09:59à nous faire
09:59barrage.
10:00Mais effectivement,
10:01oui, oui,
10:02reporter sans frontières,
10:04comme d'ailleurs
10:04un certain nombre
10:05de médias,
10:05avaient fait,
10:06avaient eu
10:06la même démarche.
10:08Mais malheureusement,
10:08on est habitués,
10:09mais les chiffres
10:11qui sont publiés
10:13sur les audiences
10:14montrent que,
10:14voilà,
10:14les Français
10:15en ont un petit peu
10:15marre de tout ça
10:16et qu'ils vont s'informer
10:18là où ils ont envie
10:19d'aller s'informer
10:19pour avoir une information
10:20où on ne planque pas
10:21la poussière sous le tapis.
10:23Merci beaucoup,
10:24Philippe Ballard,
10:24d'avoir été avec nous.
10:25Député Rassemblement National
10:27de l'Oise,
10:28vice-président
10:28de la commission d'enquête
10:30sur l'audiovisuel public.
10:31Restez avec nous
10:32dans quelques instants.
10:33On se retrouve
10:33avec Jules Torres
10:34et Sébastien Ligné.
10:36On parlera notamment
10:37de ce rapport
10:38choc sur l'école.
10:40Alors,
10:40ça ne va sans doute
10:41pas plaire
10:42à France Télévisions,
10:43mais ce rapport
10:44qui fait le lien
10:45entre l'immigration
10:46et justement
10:47les conséquences
10:47sur le système
10:48éducatif français.
10:49vous allez voir,
10:50c'est assez édifiant.
10:52Europe 1 Soir Weekend
10:5319h-21h
10:54sur Europe 1.
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