00:00:00Mon meilleur souvenir ?
00:00:11Je ne sais pas.
00:00:14Je n'ai jamais réfléchi à la question.
00:00:17Je n'ai jamais su si c'était la joie d'avoir vu quelqu'un que je n'ai pas vu depuis longtemps,
00:00:22la joie d'avoir vu mon fils pour la première fois,
00:00:25la joie d'avoir vu un soir, d'avoir pourri une bonne cuite avec des copains, je n'en sais rien.
00:00:33Il faut que j'y réfléchisse.
00:00:35Je ne sais pas si c'est la joie d'avoir fait une bonne chanson non plus.
00:00:39Je ne sais pas, je n'ai vraiment jamais réfléchi à ça.
00:00:42Je ne sais vraiment pas quelle est ma plus grande joie de ma vie, ni ma plus grande déception.
00:00:45Moi, je vis aujourd'hui.
00:00:56Je ne vis pas demain.
00:00:58Demain, je peux mourir.
00:00:59Demain, je ne peux pas être là.
00:01:00Je ne vais pas y penser.
00:01:01Et puis, en cinq minutes, quelqu'un a écrit quelque chose, il détruit tout.
00:01:24Je trouve ça très injuste.
00:01:56Johnny Hallyday, c'est un retour en force sur la scène du Palais des Sports.
00:02:15Pourquoi le Palais des Sports plutôt qu'un musical parisien ?
00:02:18Il faut un micro ici.
00:02:26Dis de moi, Johnny, comment évoluez-vous ? Comment mûrissez-vous ?
00:02:30Il faut qu'il vienne aux gens.
00:02:32C'est-à-dire qu'il doit aussi trouver que pas mal de gens sont casse-pieds du fait même que quand on lui demande quelque chose, il a plutôt envie qu'on lui demande rien.
00:02:38On va dire, c'est normal.
00:02:39Je veux dire, tout le monde est comme ça, d'ailleurs.
00:02:41C'est un moteur pour vous, l'argent.
00:02:43Il fallait vivre. On n'avait pas d'argent du tout, du tout, du tout.
00:02:46On n'avait pas d'argent, il ne faut pas croire.
00:02:47Même Johnny n'avait pas d'argent.
00:02:48Mais non, Johnny n'avait pas d'argent.
00:02:49Il a démarré vraiment sans argent.
00:02:51Il chantait des fois pour, je sais pas, peut-être 20 ou 30 ou 30 francs à l'époque.
00:02:54Peut-être qu'il chantait même pour rien.
00:02:55Il chantait pour se faire les dents.
00:02:57Bien sûr qu'il est solitaire.
00:02:59Mais comment ne pas l'être ?
00:03:01D'abord parce que je crois qu'il faut qu'il le soit.
00:03:04Et qu'il se force de temps en temps à l'être.
00:03:06Et comme tous les artistes, c'est une nature égocentrique, égoïste, mégalomaniaque, schizophrénique.
00:03:13Enfin, c'est pas normal.
00:03:15Mais ce qui serait anormal, c'est que l'idée soit normale.
00:03:18S'il vous plaît, je reviens au spectacle.
00:03:30L'idée de prendre Paul Naret, c'est une idée à vous ?
00:03:32J'aime beaucoup Johnny, je le connais pas.
00:03:34Et la violence ?
00:03:36Le trac pour vous, c'est le sommeil ?
00:03:39Je peux vous demander ce que vous pensez de mai 68, ou ça vous embête ?
00:03:42Vous me paraissez plus vûr, plus calme.
00:03:45L'autoroute du Sud enlégée l'année dernière à tout ce bordel que ça a été, ça vous a intéressé deux secondes ou pas ?
00:03:50Vous sentez gai ou triste ?
00:04:00Et quand vous levez, vous êtes pas, vous levez du pied gauche.
00:04:03Vous lisez quelques fois ?
00:04:05Parce que c'est ça l'idol.
00:04:06Oui, ça y est, merci.
00:04:21Il faut y aller, alors si on peut dire.
00:04:48On peut dégager les coulisses, s'il vous plaît, tous les gens qui n'ont rien à faire.
00:05:10Tous les gens qui n'ont plus rien à faire en coulisses, s'il vous plaît.
00:05:13Tout le monde.
00:05:15Sous-titrage Société Radio-Canada
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00:07:15C'est parti.
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