- il y a 3 mois
Au programme de cette édition, Volodymyr Zelensky en visite à Paris pour sortir la tête du scandale de corruption qui secoue l’Ukraine. Alors que plusieurs proches du président sont mêlés à des détournements de fonds de plusieurs centaines de millions, Emmanuel Macron juge l’heure propice pour lui proposer des avions Rafale et des subsides…
Nous reviendrons ensuite sur la décision du gouvernement allemand de faire drastiquement chuter les coûts de l’énergie pour sauver son industrie. De quoi tirer vers le bas l’économie française et européenne.
Le président de la République tentait aussi de briller sur la scène entrepreneuriale avec le sommet “Choose France”, une autre face de la mascarade Macron.
Nous reviendrons ensuite sur la décision du gouvernement allemand de faire drastiquement chuter les coûts de l’énergie pour sauver son industrie. De quoi tirer vers le bas l’économie française et européenne.
Le président de la République tentait aussi de briller sur la scène entrepreneuriale avec le sommet “Choose France”, une autre face de la mascarade Macron.
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00:00Moins de 4 Français sur 10, moins de 4 sur 10 font encore confiance à la presse de grand chemin.
00:06Face à ce discrédit massif et devant le succès de la presse alternative,
00:10les médias mainstream mènent une guerre totale pour se réapproprier le récit.
00:15Ils imposent leur doxa, leur vision mensongère, ils étouffent les voix dissidentes et verrouillent l'information.
00:22Dans cette bataille, TV Liberté, première chaîne audiovisuelle alternative de France, subit tous les coups.
00:27Coupure de notre chaîne YouTube par le passé, fermeture récente de nos comptes bancaires, invisibilisation systématique.
00:34Sur ordre, nous sommes traités par les banques comme des sous-citoyens.
00:38Et nous sommes aussi confrontés à l'injure, à l'omerta et à l'exclusion des débats publics.
00:43Mais on ne se tait pas, on ne se vend pas, on informe.
00:47Pas de pub, pas de subvention, pas d'actionnaire, mais 1 million d'abonnés sur YouTube,
00:52le double, 2 millions sur les réseaux sociaux et 250 millions de vues en quelques années.
00:58Et puis, et puis vous les donateurs, vous tous, et une équipe soudée qui enquête, qui documente,
01:03qui raconte ce que personne d'autre ne raconte et qui a acquis en 12 ans le sérieux et la crédibilité pour se démarquer du lot commun.
01:12Cette liberté a un prix.
01:14Pour continuer à produire des enquêtes, des documentaires, des émissions longues,
01:18pour tenir tête à ces géants, pour sortir financièrement du rouge et bétonner le budget 2026,
01:23TV Liberté a besoin de vous.
01:26Chaque don, chaque soutien est une arme contre la censure et les dictates,
01:30une pierre à l'édifice de la vérité, celle qui rend libre et du véritable pluralisme.
01:36Avec votre soutien délivré du contrôle des banques, mais aussi de l'État, des oligarques, des annonceurs,
01:42nous avançons encore et encore.
01:45On ne se tait pas, on ne se vend pas, on résiste.
01:49Parce que la liberté coûte moins cher que la servitude.
01:52Aidez-nous.
01:52Madame, Monsieur, bonsoir.
02:20Très heureuse de vous retrouver ce soir.
02:23Au programme de cette édition, Volodymyr Zelensky en visite à Paris
02:26pour sortir la tête du scandale de corruption qui secoue l'Ukraine.
02:30Alors que plusieurs proches du président sont mêlés à des détournements de fonds
02:34de plusieurs centaines de millions,
02:36Emmanuel Macron juge leur propice pour lui proposer des rafales et des subsides.
02:41Nous reviendrons ensuite sur la décision du gouvernement allemand
02:44de faire drastiquement chuter les coûts de l'énergie pour sauver son industrie,
02:48de quoi léser l'Europe et la France.
02:51Et puis le président de la République tentait aussi de briller sur la scène entrepreneuriale
02:56avec le sommet Choose France, une autre mascarade d'Emmanuel Macron.
03:04Paris, terre de repli pour Zelensky.
03:07Alors que l'Ukraine est en prise avec un scandale de corruption
03:09touchant le plus haut de l'État,
03:11le président est en France pour rencontrer son ami Emmanuel Macron
03:14et signé une déclaration d'intention sur des rafales français.
03:19Le premier texte qui est un accord de coopération
03:21entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de l'Ukraine
03:24pour la réalisation de projets prioritaires dans les secteurs stratégiques
03:27pour la résilience et la reconstruction de l'Ukraine.
03:30Ce texte a déjà été signé.
03:31Les Français paient pour la corruption en Ukraine.
03:34Alors que son pays est englué dans un scandale de détournement de fonds,
03:38Volodymyr Zelensky et son costume sont à Paris pour faire le marché avec Emmanuel Macron.
03:43Cet accord prévoit ainsi un renforcement de la coopération bilatérale immédiat
03:48et sur les dix prochaines années,
03:51avec l'acquisition de capacités décisives à très court terme,
03:55drones, intercepteurs de drones,
04:00banques guidées et des engagements de production
04:03d'ici à la fin de l'année et sur les trois années qui viennent.
04:07Et puis l'acquisition jusqu'à 100 rafales.
04:10Nos chasseurs de dernière génération avec leur armement complet.
04:16Des armes et une centaine de rafales.
04:19Une nouvelle étape franchie en parole qui place un peu plus la France dans le viseur de la Russie
04:23alors même que ces déclarations ne devraient pas vraiment être suivies des faits.
04:28Car loin d'un accord en bonne et due forme,
04:30la rencontre de Zelensky et Emmanuel Macron a en réalité théâtralisé
04:34la signature de déclaration d'intention.
04:37Il n'en reste pas moins que l'on s'étonne de voir le président français
04:40annoncer le vol en escadrille de milliards pour l'Ukraine
04:43alors même que l'Assemblée nationale devise pour réduire le déficit abyssal du pays.
04:49Une interrogation encore plus insistante à l'heure du scandale de corruption
04:52que l'économiste Olivier Delamarche résumait bien dans l'émission Alerte Générale.
04:56J'arrive pas à imaginer qu'on puisse comme ça envoyer dans un pays
05:01qui est notoirement corrompu jusqu'à l'os comme l'Ukraine
05:05qu'on puisse envoyer des milliards et qu'il n'y ait pas de rétro-commission, c'est pas vrai.
05:10Une corruption qui semble s'imposer désormais dans le débat politique donc
05:13car si les médias français préfèrent encore tourner en boucle
05:16sur la neuvième visite de Volodymyr Zelensky à Paris
05:19les médias ukrainiens sont davantage alignés sur la voie populaire.
05:23Ainsi, de plus en plus de protestations s'élèvent après les révélations
05:27du scandale de corruption de plusieurs centaines de millions d'euros
05:30touchant des entreprises publiques du secteur énergétique, notamment Energoatom.
05:35Une affaire qui passe assez mal dans une population
05:38qui souffre précisément des frappes russes sur ce secteur
05:41et qui comprend donc qu'au lieu de consacrer des budgets
05:44à la sécurisation des infrastructures,
05:47certains dirigeants ukrainiens préfèrent se remplir les poches.
05:50Au cœur de l'affaire, un certain Timur Mindich
05:52à la tête de la société de production fondée par
05:56Volodymyr Zelensky quand il était comique troupier.
05:59Mais pas seulement.
06:00Il y a également le ministre de la Justice
06:02et ancien ministre de l'Énergie German Galushenko
06:06ainsi que la nouvelle ministre de l'Énergie
06:09Svitlana Grinchouk.
06:10Ils ont tous les deux démissionné.
06:13Mindich a pour sa part déjà fui loin de l'Ukraine,
06:16probablement en Israël,
06:17à peine quelques heures avant que les autorités
06:20ne perquisitionnent son appartement.
06:22Certaines voix affirment aussi que Roustem Umerov,
06:25ancien ministre de la Défense et actuel négociateur de paix
06:29avec la Russie, serait également mêlé à l'affaire
06:31selon les enregistrements de Mindich.
06:34Alors qu'il était parti en Turquie pour discuter de la libération
06:37de prisonniers ukrainiens,
06:39Umerov aurait en effet décidé de faire un détour par le Qatar
06:42qu'il ne voudrait désormais plus quitter.
06:45Le président Macron a donc une nouvelle fois décidé de mettre à contribution
06:49les Français pour l'appareil d'État ukrainien
06:52qui vient pourtant de montrer une nouvelle fois ses petites faiblesses.
06:56L'Allemagne va s'affranchir des règles énergétiques
07:03qu'elle a elle-même imposées à l'Europe.
07:05Le gouvernement fédéral vient en effet d'annoncer d'importantes subventions
07:08pour faire baisser le coût de l'énergie pour son industrie.
07:12Décryptage de Nicolas Delamberterie aux côtés de Pierre-Yves Rougeron.
07:16Divisé par deux ou trois le coût de l'énergie de l'industrie allemande,
07:21tel est le plan que vient d'annoncer le chancelier fédéral Friedrich Merz
07:25dans l'espoir de sauver son industrie lourde
07:28qui s'effondre à vitesse grand V.
07:30En effet, avec une énergie devenue beaucoup trop chère
07:33en raison de la guerre en Ukraine
07:34et des mécanismes aberrants du marché européen de l'énergie,
07:38l'industrie allemande s'écroule brutalement depuis 2022
07:42et le miracle allemand, auquel on prête peut-être trop souvent
07:45des vertus surnaturelles, s'effondre sous nos yeux.
07:49La mesure, qui est censée être temporaire, d'une durée de trois ans,
07:53a été négociée avec la Commission européenne
07:56et coûtera entre 3 et 5 milliards d'euros au budget fédéral allemand.
08:01Un coût non négligeable, certes,
08:03mais qui ne pèse sans doute pas autant que le coût économique
08:06de la fermeture d'usines et de la disparition de bassins d'emploi
08:10et que le coût politique,
08:12qui a fait bondir les nationalistes de l'AFD de 10 à 25% en trois ans.
08:18Or, il faut rappeler que le marché européen de l'énergie,
08:21qui aboutit à des situations absurdes,
08:24telles que l'augmentation du coût de l'eau chaude en Suède,
08:27lorsque les éoliennes allemandes n'ont pas assez de vent pour tourner,
08:31a été mis en place pour satisfaire les demandes et besoins allemands
08:35de coupler le prix de l'électricité et du gaz.
08:39Selon Pierre-Yves Rougeron,
08:41qui a étudié en profondeur les mécanismes bancaires et énergétiques
08:45mis en place dès les années 1970,
08:47ce n'est qu'une étape de plus de la destruction systémique
08:51des avantages compétitifs majeurs dont bénéficiait la France.
08:54Il faut bien comprendre que ces affaires énergétiques
08:58sont à replacer dans une stratégie.
09:00Depuis 1974, la France indemnise l'Allemagne
09:05quand elle a un avantage compétitif sur elle.
09:08Il fallait indemniser l'Allemagne
09:10parce que la France avait fait l'effort de se doter
09:14de l'énergie la moins chère d'Europe par son parc électronucléaire,
09:17imposée à Giscard par les gaullistes.
09:19Comme l'Allemagne n'a pas réussi à faire l'équivalent,
09:23il fallait l'indemniser au nom de l'idée européenne
09:26et du couple franco-allemand.
09:27On a d'abord commencé à indemniser l'Allemagne
09:31dans l'espoir progressivement de liquider EDF,
09:34comme l'ont d'ailleurs bien rappelé différents patrons d'EDF.
09:38Donc, dans cette logique d'indemnisation,
09:41on a indexé progressivement,
09:44pour ne pas que la France ait cet avantage compétitif,
09:47on a indexé les prix de l'électricité sur ceux du gaz.
09:52Ensuite, va se rajouter à cette humiliation substantielle
09:57l'européisme et l'euroécologisme.
10:00Pourquoi ?
10:01Parce que le pivot de la vie politique allemande
10:03va progressivement devenir,
10:05d'abord d'un outsider,
10:06puis d'un parti central, les Grünen,
10:09qui vont réconcilier toute la classe politique allemande,
10:11CDU, CSU comprise,
10:13sur le fait de sortir du nucléaire,
10:14ce qui fera l'action d'Angela Merkel.
10:17À partir de ce moment-là,
10:19on va d'autant plus subventionner l'électricité allemande
10:22faite à partir d'éolien et de solaire,
10:26qu'on va accepter de payer plus cher,
10:28et on va demander à la France
10:29de vendre à bas prix à l'Allemagne
10:32son électricité dite sale,
10:34qui est l'électricité nucléaire.
10:37Donc, la France va subventionner l'économie allemande,
10:40et ensuite, vous allez avoir le mécanisme européen
10:43de création de fausses concurrences,
10:45qui fait qu'en plus,
10:46on va multiplier le prix au particulier.
10:50Pourquoi ?
10:50Un, parce que ce sont des prix indexés sur le gaz
10:53et qu'on se frite volontairement
10:55avec la principale puissance gazière,
10:57qui est la Russie,
10:58et de l'autre côté,
10:59parce qu'on est obligé de faire bouffer
11:01une camarilla de fausses entreprises
11:04créatrices d'électricité.
11:06Voilà dans les grandes lignes ce qui se passe.
11:08Alors, pourquoi l'Allemagne est obligée
11:09de sortir d'un système qui a été fait par elle,
11:12pour elle, à son unique profit ?
11:15Tout simplement parce que l'Allemagne pensait
11:17qu'elle pouvait garder son écologisme,
11:21qu'elle pouvait le faire payer à la France
11:23en la pillant,
11:24enclencher la guerre d'Ukraine
11:25comme elle y a participé,
11:27et que les Russes finiraient par plier
11:30et par maintenir ce qui était le cas de Nord Stream,
11:34de faire de l'Allemagne le hub gazier
11:36qui lui aurait permis d'être à la fois
11:38le flic de quartier des Américains
11:41et le hub gazier des Russes
11:43au grand désespoir des autres puissances européennes.
11:46Ce rêve allemand se termine
11:49et donc l'Allemagne va subventionner
11:51son industrie qui est en train de s'effondrer
11:54du fait de ses choix géopolitiques et de rien d'autre.
11:57L'économie n'étant, comme le rappelle souvent Charles Gave,
12:00que de l'énergie transformée.
12:02Et si la France essaye de faire de même,
12:05tous les alliés de Berlin,
12:07car je vous rappelle qu'il y a des conseillers allemands
12:10dans nos propres ministères de l'écologie et de la transition,
12:13comme Fabien Bouglet l'a découvert et l'a dit,
12:17et c'est grâce à des gens comme lui,
12:19médias sociaux et lanceurs d'alerte,
12:21que des médias de grand chemin ou alternatif
12:24furent contraints de parler de cette réalité
12:27qui en fait nous plonge dans 40 ans de trahison.
12:31Et il y a urgence pour l'Allemagne à sauver ce qui peut l'être,
12:35étant donné que son effondrement industriel actuel
12:38pourrait bien être le prélude à un autre affaissement
12:40encore plus brutal à moyen terme,
12:43celui de l'un de ses piliers économiques et industriels,
12:46et même de son prestige,
12:48à savoir l'automobile allemande,
12:50amené d'ici peu de temps à se faire balayer
12:52par l'industrie de l'automobile électrique chinoise.
12:55D'où l'empressement de Berlin
12:57de sauvegarder autant que puisse se faire son industrie lourde
13:00et à se reconvertir avec Rheinmetall
13:03dans l'industrie militaire.
13:05Pendant ce temps,
13:06de l'autre côté du Rhin et des Vosges,
13:08Emmanuel Macron annonce des commandes industrielles militaires
13:11qui n'ont jusqu'à présent été suivies d'aucun fait.
13:14En parallèle de cela,
13:16le président de la République s'empresse de promettre à l'Ukraine
13:19nos meilleurs avions et à nos frais,
13:21et liquide les ultimes joyaux de la couronne
13:24avec l'annonce probable à venir du partage du bouclier nucléaire français.
13:28Pendant ce temps,
13:29l'Allemagne va donc se refaire une santé
13:31en se redonnant un avantage compétitif majeur
13:34avec la complicité de Bruxelles et de Paris.
13:37Pipo diplomatique et pipo économique.
13:43A l'occasion du sommet dit Choose France,
13:46Emmanuel Macron a tenté, huit ans plus tard,
13:48de rejouer le coup du chopin de l'économie
13:50après le Mozart de la finance.
13:51L'issue sera la même.
13:53Explication d'Olivier Frère-Jacques.
13:54Je pense que ce qu'on a fait depuis huit ans fonctionne.
13:58On a augmenté l'attractivité,
14:00on a baissé le chômage,
14:02on a l'une des plus fortes croissances d'Europe,
14:04les chiffres de ce trimestre le montent encore,
14:06la moitié de la croissance de la zone euro,
14:07c'est la France.
14:09On a augmenté le taux d'activité,
14:11baissé le chômage des jeunes, etc.
14:13Donc les résultats sont là.
14:14On a endigué, stoppé douze ans de désindustrialisation.
14:18Et on commence à remonter.
14:19Dans un monde parallèle,
14:21alors que les indicateurs sont rouges
14:23et que l'impasse institutionnelle provoquée par sa dissolution
14:26participe largement du chaos économique,
14:28Emmanuel Macron a fait son petit coup de com'
14:30vendredi en hors d'oeuvre de la neuvième édition
14:33du sommet Choose France qui débutait ce lundi.
14:37Cette grand messe de l'attractivité économique
14:39pour la première fois dans une version française
14:42invite 150 à 200 entreprises tricolores
14:45à, je cite,
14:46célébrer leurs investissements sur le sol national.
14:49Pour l'occasion,
14:50Bercy promet des annonces mirobolantes.
14:5330,4 milliards d'euros au total,
14:56dont 9,2 pour des projets considérés
14:58comme totalement nouveaux.
15:00Répartis dans 151 initiatives
15:02touchant énergie, santé numérique et agroalimentaire.
15:06Des chiffres qui font écho au record de 20 milliards
15:08en mai dernier,
15:09avec des cas concrets comme les 700 millions de Sanofi
15:12sur 2025-2026,
15:14les 450 de Safran pour une usine de freins carbone dans l'Ain
15:18ou les 60 millions d'Urgo pour une nouvelle usine dans la Loire.
15:22Mais derrière cette vitrine ronronnante,
15:25l'événement sonne comme une mascarade
15:27pour une France économique et politique en pleine tourmente.
15:30Emmanuel Macron le sait,
15:32il a donc rejoué sa pensée printemps de 2017.
15:35Ne cédez pas aux passions tristes.
15:37Ne cédez pas à l'amorosité.
15:40Ne cédez pas à quelques fatalités.
15:41On a tout dans nos mains.
15:43Tout.
15:44On est un pays fort.
15:45On est un pays qui a des talents,
15:47qui a des territoires variés,
15:48qui produit dans tous les domaines du jeu.
15:50Il faut juste qu'on continue de s'organiser
15:52comme on le doit
15:53et qu'il regarde le cap, les résultats.
15:57Et on peut le faire parce qu'on l'a fait.
16:00Et on peut le faire parce que, je le vois,
16:02vous avez faim
16:02et vous avez envie.
16:06Et moi avec vous.
16:07Un discours vide de mobilisation managériale.
16:09Voilà ce qu'a produit huit années de macronisme.
16:13Côté réalité, le baromètre BPI France d'octobre révèle un effondrement.
16:17Seulement 39% des dirigeants de PME et TPE prévoient d'investir en 2025
16:21contre 45% en septembre.
16:24Le plus bas depuis la crise sanitaire.
16:27Côté patronal, le MEDEF dénonce, lui, une erreur fatale
16:29avec la suppression de la réforme des retraites
16:31et les hausses d'impôts potentielles
16:33tandis que la CPME alerte sur la désindustrialisation rampante.
16:38Avec plus de 5000 emplois détruits dans les petites usines entre 2023 et 2024
16:42avec des fermetures surpassant les ouvertures pour la deuxième année consécutive.
16:47La croissance patine à 0,7% en 2025
16:50plombée par une dette publique à 112% du PIB
16:53et un déficit à 5,5%
16:55avec des tensions budgétaires qui menacent les aides à la réindustrialisation.
16:58La concurrence chinoise et les surtaxes douanières américaines de 10%
17:03exacerbent la brutalité des échanges, comme l'admet Emmanuel Macron lui-même.
17:08L'édition 2025 de Chouze France tournait vers les Français par défaut.
17:12Les étrangers boudantent un pays instable, masquent mal l'échec à attirer des capitaux frais.
17:18C'est un appel à l'aide déguisée en cocorico
17:20où le gouvernement flatte les courageux investisseurs pour masquer son impuissance.
17:25Cette édition France est un véritable théâtre d'ombre
17:28avec des tables rondes fermées à la presse
17:31et un dîner à l'Elysée pour 200 grandes entreprises.
17:34Dîner pour lequel les grands patrons ont majoritairement préféré se faire représenter.
17:39Pas à la fête.
17:40Auprès du grand patronat, Emmanuel Macron doit aussi composer avec les petites entreprises
17:44chez qui la colère grimpe également.
17:47Un échec sur toute la ligne, mais là encore, une pirouette est possible.
17:51Accuser les Français.
17:52Donc on est dans une situation qui est certes imparfaite,
17:55mais qui a été voulue par les Françaises et les Français.
17:57Parce qu'on ne peut pas mener une politique si elle n'est pas soutenue par la majorité,
18:01dans une démocratie.
18:02Et donc il faut trouver ce chemin,
18:04mais ce chemin aussi, il faut l'éclairer à l'aune de ce qui est fait,
18:08des résultats obtenus,
18:09et en regardant ce qui marche et ce qui ne marche pas.
18:10Et partons à présent en compagnie de Renaud de Bourleuf pour l'actualité.
18:17En bref.
18:17Victoire de la liberté d'expression contre Laurent Nunez.
18:25Vendredi 7 novembre, l'Institut Iliade a obtenu satisfaction auprès du tribunal administratif de Paris,
18:31près de trois ans après l'interdiction préventive d'un colloque organisé en hommage à Dominique Vénère,
18:36historien décédé dix ans plus tôt.
18:38Romain Petitjean, directeur du développement de l'Institut Iliade,
18:41revient sur cette victoire sur Laurent Nunez, aujourd'hui ministre de l'Intérieur.
18:44Nous venons de faire condamner l'État, le préfet de police de Paris, Laurent Nunez,
18:49représentant l'État, pour avoir interdit de façon unique notre colloque consacré à Dominique Vénère,
18:56un historien qui a reçu le prix de l'Académie, auquel nous vous souhaitions rendre hommage,
19:01et qui a été interdit car pouvaient se tenir des propos contraires à l'ordre public immatériel.
19:09Donc c'est une notion nouvelle qui est en train de s'imposer.
19:12Si vous renversez une poubelle dans la rue, vous lui mettez le feu,
19:15on voit très bien le désordre matériel que vous pouvez faire.
19:19L'ordre public matériel, ce sont des propos, ce sont des idées qui désordonneraient la paix,
19:24que nous connaissons évidemment tous en France et en Europe,
19:28et cela se fait de façon anticipée.
19:31Un peu comme dans la nouvelle de Philippe Cadic, Minority Report,
19:35qui évoque la notion de pré-crime,
19:37pourrait se tenir des propos, et donc de façon anticipée,
19:41nous allons arrêter les criminels qui pourraient tenir des propos,
19:45et donc nous interdisons cet événement.
19:47C'est cette manœuvre-là que nous venons de faire condamner.
19:52C'est donc une défaite sèche pour l'État,
19:55et quelque chose qui est extrêmement important pour la défense des libertés publiques en France.
20:02Malgré cette victoire qui pourrait avoir des suites,
20:05il faut rappeler que Laurent Nunez avait appliqué la circulaire d'Armanin toujours en vigueur aujourd'hui.
20:10Là, nous venons de gagner une victoire contre le préfet dans son application de la circulaire d'Armanin.
20:16Et cette circulaire d'Armanin, elle existe toujours.
20:19Et il va y avoir d'autres victimes parmi des médias de droite, par exemple,
20:25parmi des personnalités, des journalistes, des influenceurs, des hommes politiques,
20:29des partis politiques qui vont être victimes de la possibilité technique de la circulaire d'Armanin,
20:35qui est d'interdire pour des idées de façon anticipée.
20:40Donc le combat pour nos libertés d'expression, les libertés publiques,
20:43est loin, loin, loin d'être terminé.
20:46La procuration dématérialisée est désormais acquise.
20:50Le gouvernement français, sous l'impulsion du ministre de l'Intérieur,
20:53a adopté un décret généralisant la dématérialisation complète
20:56des procurations de vote pour tous les scrutins à compter de ce mois de novembre.
21:00Avec le portail Ma Procuration et l'application France Identité,
21:03il est désormais possible d'établir ou de résilier une procuration entièrement en ligne,
21:08sans aucun déplacement, à condition de posséder une identité numérique certifiée.
21:13Cette certification s'obtient après téléchargement de l'application,
21:16lecture NFC de la nouvelle carte d'identité,
21:19et validation rapide en mairie sans rendez-vous,
21:21expérimentée avec succès lors des élections de 2024,
21:24avec plus de 100 000 procurations intégralement en ligne.
21:27Cette évolution simplifie l'accès au vote par procuration à l'approche des municipales de mars 2026.
21:32Elle présente également un risque de donner un aspect trop numérique,
21:35voire virtuel, au vote,
21:36ouvrant la voie à des piratages, des ventes de voix,
21:39et surtout une déconsidération du vote par un accroissement des suspicions.
21:43Le pognon de dingue s'envole en Macronie.
21:46Après les recettes fondues sous l'ère Bruno Le Maire à Bercy,
21:49c'est à présent les recettes de la TVA qui se sont envolées.
21:52Le ministère de l'économie vient de lancer une mission d'urgence
21:54pour retrouver jusqu'à 10 milliards d'euros de cette taxe sur la consommation non perçue.
21:59Ce sont quelques 5 milliards au moins que sur le budget révisé par l'ancien Premier ministre François Béroux.
22:04Le manque à gagner serait lié à des omissions déclaratives,
22:07des erreurs ou des fraudes, notamment sur les petits colis importés.
22:10Ce lundi, l'Assemblée nationale, après l'examen du budget 2026,
22:14passe donc au crible le budget 2025 via le projet de loi de fin de gestion.
22:22Et on poursuit avec le reste de l'actualité, cette fois à l'international.
22:28L'impasse vient de Tel Aviv.
22:30Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a réaffirmé son opposition intransigeante
22:34à la création d'un État palestinien,
22:36malgré les signaux positifs émis par son soutien américain Donald Trump.
22:40Dimanche, lors du Conseil des ministres,
22:42le chef du gouvernement israélien a réaffirmé l'opposition de sa coalition
22:46à un État palestinien sur quelque territoire que ce soit.
22:49Pressé par son aile droite, il rejette toute leçon à la matière.
22:53Le texte américain révisé pour endosser le plan de paix de Trump
22:56à l'origine du cessez-le-feu fragile en place depuis le 10 octobre,
22:59évoque pourtant un chemin crédible vers l'autodétermination palestinienne
23:03via une force de stabilisation internationale et un comité de la paix
23:06présidé par le président américain jusqu'en 2027.
23:10Des ministres israéliens menacent de faire chuter le gouvernement
23:13si cette idée progresse, tandis que le Hamas dénonce lui un mandat colonial.
23:17Cette crispation complique les efforts de reconstruction de Gaza
23:20et ravive les tensions, alors que plusieurs pays ont reconnu l'État palestinien.
23:24L'ONU espère de son côté un compromis pour consolider la trêve.
23:28Un épisode inattendu dans le feuilleton Epstein.
23:31Dimanche, le président des États-Unis, Donald Trump, a appelé les élus républicains
23:35à voter pour la publication du dossier de l'homme d'affaires pédocriminel Jeffrey Epstein.
23:41En effet, la Chambre des représentants doit examiner cette semaine une proposition de loi
23:44qui forcerait le ministre de la Justice à publier le reste du dossier.
23:49Or, depuis plusieurs semaines, les rumeurs évoquent des liens compromettants
23:52entre Donald Trump et Jeffrey Epstein qui seraient dévoilés dans certains mails.
23:56Le président des États-Unis fustige une supercherie orchestrée par les démocrates
24:01et affirme que la publication du dossier permettra de le blanchir.
24:04Par ailleurs, Donald Trump a affirmé deux jours plus tôt qu'une enquête fédérale
24:07devrait être menée sur la relation entre Jeffrey Epstein et certaines personnalités démocrates,
24:12dont l'ancien président Bill Clinton.
24:15En pleine COP30, déjà des problèmes pour l'organisation de la COP31.
24:20Ce lundi, le Premier ministre australien a rejeté la proposition de la Turquie
24:24de co-organiser le sommet de l'ONU sur le climat de 2026.
24:28Les deux pays sont candidats pour cette édition.
24:30Pendant ce temps, l'organisation de la COP30, qui se tient au Brésil jusqu'à vendredi,
24:35est déjà contestée par les habitants.
24:37Des manifestants ont forcé et bloqué l'entrée du site de la COP.
24:40Les Amazoniens veulent faire savoir que leur territoire n'est pas, je cite,
24:43la carte postale que le gouvernement brésilien montre,
24:46et appellent à prendre en compte ce qu'ils présentent comme les vrais problèmes,
24:50à savoir les compagnies minières et l'agrobusiness qui détruisent leurs terres et leurs forêts.
24:55Communisme ou conservatisme au Chili.
24:58Le premier tour de la présidentielle a qualifié dimanche la communiste Jeannette Jara
25:02et le conservateur Rosé Antonio Cast pour le second tour,
25:05prévu le 14 décembre avec 26,71% des voix contre 24,12%.
25:10La candidate de la coalition de gauche au pouvoir arrive donc en tête,
25:15mais les sondages prédisent sa défaite face au report des voix de l'opposition.
25:18La campagne, marquée par un scrutin obligatoire et de longues files d'attente,
25:22a été dominée par l'explosion de la criminalité avec un taux d'homicide
25:26multiplié par 2,5 en 10 ans, des enlèvements en hausse de 76% depuis 2021
25:31et une explosion de l'immigration, notamment vénézuélienne.
25:36Jeannette Jara, 51 ans, ancienne ministre du Travail,
25:38promet un contrôle migratoire renforcé et la sécurité pour boucler les fins de mois
25:43face à la flambée du coup de la vie.
25:44Cast, 59 ans, fils d'un ancien soldat allemand,
25:48brigue un mandat en s'engageant à reconstruire le pays
25:50après l'échec constitutionnel de Gabriel Boric.
25:53La gauche sud-américaine pourrait donc connaître une nouvelle déroute
25:57après des échecs en Argentine et en Bolivie.
25:59– Et voilà, nous arrivons à la fin de cette édition.
26:05Dès à présent, retrouvé politique et éco.
26:07Pierre Bergerot reçoit Jean-Baptiste Léon, directeur des publications
26:10chez Contribuables Associés, pour évoquer les secrets de la faillite française.
26:15– Alors l'iceberg financier, il est devant nous, mais on n'est pas rentré dedans encore.
26:19Donc ça veut dire qu'il y a encore des marges de manœuvre et qu'on peut l'éviter.
26:22Un iceberg financier, ça voudrait dire que…
26:24Par exemple, prenons l'exemple de la dette.
26:26La dette, c'est ce qui nous pèse le plus quelque part,
26:29parce que tous nos déficits, tous nos dépenses publiques inutiles
26:31s'accumulent et créent cette dette.
26:34Et cette dette, en fait, elle est importante.
26:36C'est 3 400 milliards d'euros, vous l'avez dit.
26:40Et surtout, il y a la charge de la dette, c'est-à-dire le service de la dette,
26:43on l'appelle comme ça aussi, c'est-à-dire c'est les intérêts.
26:44C'est les intérêts de la dette qu'on paye chaque année.
26:47– 66 milliards cette année.
26:48– Oui, et puis ça ne va faire qu'augmenter.
26:51On va dépasser les 100 milliards avant 2030.
26:53– Demain, mardi, à partir de 7h, découvrez notre nouveau Zoom
26:56avec l'écrivain Philippe Colin-Olivier sur son dernier roman
26:59« Accorde et à cri, un polar à la Saint-Antonio ».
27:02C'est à présent la fin de ce journal.
27:04Merci à tous pour votre fidélité.
27:06Rendez-vous demain. Bonsoir.
27:08– Sous-titrage ST' 501
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