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  • il y a 2 mois
Alors que les députés poursuivent le débat autour des dépenses pour le budget 2026, Sébastien Lecornu prévient que les choix qui ont été faits risquent de faire exploser l'objectif de déficit public. Lors d'une visite du salon Choose France, le Premier ministre souligne: "je ne ferai pas n’importe quoi. Je n’endosserai pas n’importe quoi. Le péril qui pèse sur l’économie française c’est l’absence de budget. Avec toute la part d’incertitude économique, financière, politique". 

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Transcription
00:00Quand on fait un compromis trop tard, c'est un mauvais compromis. C'est pour ça qu'il faut trouver un compromis sur le budget avant décembre.
00:07Parce que s'il n'y a pas de budget, ça sera un mauvais compromis en gestion de crise plus tard. C'est un peu pareil pour les retraites.
00:15Si le conclave avait fonctionné, peut-être qu'il n'aurait pas été utile de suspendre.
00:21Petite personnelle, je ne suis pas favorable à la suspension de la réforme des retraites. J'ai dû la proposer pour débloquer la situation.
00:30Bon, ça doit nous faire tous réfléchir.
00:33Le Premier ministre, on l'entend bien, qui tente de justifier, Alexis, une série de compromis qu'il a dû faire.
00:39Et ce n'est pas tout ce qu'il dit. Il évoque évidemment la réforme des retraites, mais il évoque aussi les différentes taxes qui ont été votées à l'Assemblée, par exemple.
00:45Oui, on sent que le Premier ministre a besoin de rassurer les acteurs économiques.
00:49Et il les rassure quelque part aujourd'hui en se déplaçant devant ces 200 acteurs réunis à la maison de la chimie.
00:56Et en disant « je ne ferai pas n'importe quoi, je n'endosserai pas n'importe quoi », façon de montrer qu'il est un Premier ministre responsable,
01:05c'est aussi une réponse à une critique que l'on entend parfois, y compris dans les rangs de ce que l'on appelait le socle commun,
01:12c'est-à-dire le Bloc central et les Républicains, qui accusent parfois ce Premier ministre d'avoir trop donné aux socialistes.
01:18Mais dans le son que nous venons d'entendre, Pauline, il y a aussi quelque part un message qui est passé directement aux chefs d'entreprise.
01:25Une façon de leur dire « attendez, il faut aussi que vous compreniez que nous devons faire des compromis ».
01:30Parce que lorsqu'il s'exprime sur l'échec du conclave, cette fameuse méthode qui avait été envisagée par François Bayrou pour revenir sur la réforme des retraites,
01:40l'échec du conclave est en grande partie imputé au MEDEF et au grand patron.
01:45Et d'ailleurs, c'est là-dessus qu'il revient, le Premier ministre, et qu'il insiste en disant que s'il y avait eu à l'époque un compromis au sein de ce conclave,
01:52peut-être n'aurait-il pas été obligé d'aller jusqu'à la suspension de la réforme des retraites quelques mois plus tard.
01:58Donc c'est aussi quelque part un message un peu critique vis-à-vis de ces patrons, à qui il demande aussi de respecter le Parlement.
02:06Le monde économique ne peut pas faire comme si le Parlement n'existait pas, tout en disant bien qu'il faut faire attention,
02:12que, ça c'est quelque chose qu'il a déjà dit à plusieurs reprises, le Premier ministre, qu'on est encore finalement au début de ces débats budgétaires,
02:18qu'il peut se passer beaucoup de choses tout au long de la navette entre l'Assemblée et le Sénat,
02:23et que tout ce que l'on a entendu ces dernières semaines, certes, ce sont des sujets qui sont revenus dans le débat public,
02:30mais rien n'est définitivement voté.
02:31Effectivement, et il évoque aussi l'importance d'avoir un budget, tout simplement, puisqu'il le rappelle, on l'entend bien également,
02:39il veut rappeler aux acteurs économiques notamment que la priorité, c'est la stabilité et d'avoir un budget,
02:46parce que s'il n'y en a pas, là, effectivement, ça sera compliqué pour la France.
02:49Le péril qui pèse sur l'économie, c'est l'absence de budget.
02:52Et là aussi, c'est une façon de dire à ces acteurs du monde économique qui sont inquiets de la tournure des événements,
02:58de la tournure des débats, faisons attention à d'abord trouver un compromis.
03:03C'est d'une certaine façon le message que leur passe Sébastien Lecornu.
03:08Il faut arrêter de faire comme si tout ce qui était voté l'était réellement, ça je le disais il y a quelques minutes,
03:12c'est une façon de leur dire que la discussion budgétaire va se poursuivre,
03:16que la façon dont les sénateurs plutôt à droite vont regarder ce budget sera bien sûr complètement différente
03:24de la lecture qu'en ont fait les députés ces dernières semaines.
03:29Mais on sent tout de même toujours cette défense d'une méthode de compromis.
03:35Sébastien Lecornu qui, vous vous souvenez, s'était dit assez impuissant dans cette configuration politique très particulière à l'Assemblée.
03:42et il a redit qu'il était le troisième Premier ministre après deux censures.
03:47Je ne suis pas dans la même situation que Michel Barnier et François Bayrou.
03:51Michel Barnier censuré en décembre, François Bayrou obligé de partir après l'échec d'un vote de confiance en septembre.
03:58Le monde économique doit en être conscient, a dit Sébastien Lecornu.
04:01Merci beaucoup.
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